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Zakaria_Hamad

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Selon un communiqué publié, ce mardi 19 janvier 2016, sur la page officielle facebook du ministère de l’Industrie, Zakaria Hamad, ministre de l’Industrie s’est entretenu, ce matin,  avec  les directeurs des centres techniques industriels.

Lors de sa rencontre avec les responsables en question, le ministre a insisté sur  la nécessité de développer davantage ces centres, et ce à travers le renforcement du partenariat industriel dans le secteur privé et public.

Les hauts responsables ont passé en revue la stratégie relative à la mise en place des programmes tracés durant la période de 2016/2018, a ajouté la même source.

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«Comme le sel dans toute nourriture» [ndlr : Dicton tunisien], la question de la Cotusal (Compagnie tunisienne des salines) revient chaque année, depuis 2014, sur les devants de l’actualité. L’année dernière, c’est le parti politique Ettakattol qui avait introduit une plainte auprès du tribunal administratif pour mettre fin au contrat de la Cotusal. Il n’y parviendra pas. Nommé par la suite à la tête du gouvernement par le Quartet, l’ancien chef du gouvernement Mehdi Jomaa se trouvera obligé de renouveler le contrat de la Cotusal. Il était venu à terme en 2014, mais pour le résilier, il fallait s’y prendre 10 ans plus tôt,  ce qui n’était pas possible.

Une année après, c’est l’actuel ministre de l’Industrie qui prend le taureau par les cornes et décide de revoir ce contrat, mais dans le respect de la loi, le respect des engagements et la continuité de l’Etat. Et Zakaria Hamad d’annoncer officiellement devant l’ARP l’intention du gouvernement Essid de solutionner définitivement ce qui devient «l’affaire Cotusal».

Questionné par Africanmanager sur cette affaire, le ministre de l’Industrie, de l’énergie et des mines, tient d’abord à relativiser cette question du sel et de l’importance du rôle de la Cotusal dans ce secteur. «Nous produisons à peu près 1,5 million de tonnes. Sept entreprises opèrent dans le secteur, dont la Cotusal. C’est vrai qu’elle fait, à elle seule, un million de tonnes dont elle écoule quelque 750 mille tonnes sur le marché international, notamment pour le déneigement. En 2014, la Tunisie a exporté pour 34 MDT de sel. Ce chiffre ne représente cependant que 2 % du total des exportations de tout le secteur des mines (1680 MDT). C’est dire donc le peu de poids que représente le chiffre d’affaires de tout le secteur du sel, dont on parle comme une manne et de l’or blanc, au regard  par exemple du  secteur des phosphates. Dans ces 34 MDT, le Cotusal qui exploite les mines de Thyna et Sahline, n’exporte que pour 18 MDT, ce qui représente 1 % des exportations minières», dit le ministre Zakaria Hamad.

Pour la solution de cette question et en explication de ses déclarations devant l’ARP, le ministre tient d’abord à affirmer que «l’Etat tunisien est soucieux, en premier lieu, de respecter ses engagements et toutes les conventions quelles qu’en soient les dates. Il y va de la crédibilité de l’Etat». Il explique ensuite que «je n’ai jamais dit qu’on va résilier ou arrêter ce contrat. J’ai dit qu’on va examiner ce contrat de 1949, dans le cadre du respect de nos engagements et des termes du contrat qui prévoient justement la possibilité de réviser cette convention et que nous pourrons  même aller jusqu’à l’arrêt de cette convention. Mais cela se fait dans le total respect du timing réglementaire, en informant l’opérateur, 10 années avant la fin du contrat», affirme encore le ministre de l’Industrie, de l’énergie et des mines.

Or l’actuel contrat ne viendra pas à échéance avant 2029. Toute volonté de révision devra être précédée d’ un avis à adresser à l’entreprise avant octobre 2019. «On pourrait alors, après discussion et négociation, soit signer une nouvelle convention avec la Cotusal, soit faire migrer cette convention qui lui est spécifique, vers le code minier. Toute la discussion dans cette convention se fera autour du montant de la commission de location des terrains à la Cotusal et que perçoit l’Etat tunisien et qui devient obsolète. Nous traiterons donc cette question, mais toujours dans le strict respect du principe de continuité de l’Etat et du respect des engagements pris, même antérieurement». Le ministre nous indique aussi que des discussions et des réunions avaient déjà eu lieu depuis 2014, avec la participation du ministère de l’Industrie et des membres de l’ancienne ANC (Assemblée Nationale Constituante), et que «la Cotusal avait toujours affirmé sa disposition à résoudre et solutionner cette problématique de manière définitive». Et comme pour lui faire écho, la Cotusal publiait, depuis le 7 décembre 2015, un communiqué dans lequel elle indique que «la Cotusal applique la loi en vigueur suivant les différents régimes auxquels elle est soumise. La convention de 1949 n’est pas un contrat de vente du sel mais une convention d’extraction de sel marin et d’occupation de terrains. A notre connaissance, les services du Ministère de l’Industrie étudient l’évolution de cette convention vers le Code Minier ou autres, mais actuellement elle n’est pas annulée. La Cotusal a toujours appliqué la loi en vigueur, si la loi change, Cotusal s’y soumettra».

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, Zakaria Hamad, ministre de l’Industrie de l’Energie et des Mines a passé en revue les causes ayant provoqué l’aggravation du déficit énergétique.

Evoquant les énergies renouvelables, il  a mis l’accent sur  la révision en cours du décret d’application du fonds de transition énergétique visant l’élargissement de son champ d’intervention et l’augmentation de ses ressources pour subvenir aux besoins du développement de la filière durant la prochaine période.

Le ministre s’est par ailleurs montré optimiste quant à  l’avenir du secteur industriel eu égard aux  résultats positifs enregistrés en termes d’investissement, en  prévoyant une amélioration du rythme pour atteindre cette année 25 milliards de dinars d’exportations industrielles.

Pour les des secteurs « porteurs », Zakaria Hamad a annoncé la mise en place d’un plan d’action pour la promotion de l’industrie aéronautique dans la région euro-méditerranéenne. Interview :

Le contexte actuel de l’énergie est caractérisé par un déficit, pouvez-vous nous en expliquer les causes ?

C’est vrai, la situation énergétique nationale s’est caractérisée par une aggravation continue et croissante du déficit énergétique qui a été multiplié par 6 durant la période 2010 -2014,  passant  d’environ 0,6 Mtep en 2010 à 3,6 Mtep en 2014, soit 40% des besoins en énergies primaires.

En effet, le bilan d’énergie primaire fait apparaître,  à fin septembre 2015, un déficit de 3,08 Mtep- pci (pouvoir calorifique inférieur) contre un déficit de 2,76 Mtep-pci enregistré à fin septembre 2014, soit une aggravation du déficit énergétique de 11%. Durant cette période, les ressources d’énergie primaire disponible (production nationale et redevance sur le gaz algérien) ont accusé une baisse de 5% contre une augmentation de la demande d’énergie primaire de 1%.  Ainsi le taux d’indépendance énergétique est passé de 60% à fin septembre 2014 à 56% à fin septembre 2015.

Parallèlement au déficit du bilan d’énergie primaire, la balance commerciale à fin septembre 2015  a affiché un déficit de 2896  MDT. Ce déficit s’explique notamment par la baisse de la production de pétrole de 8%, du  gaz naturel de 2%, du  GPL primaire de 7% et par celle des exportations et l’augmentation des importations.

D’ailleurs, les quantités des produits énergétiques exportés (y compris le brut) à fin septembre 2015,  ont atteint 1,97 Mtep enregistrant une baisse de 14% par rapport à la même période de l’année 2014.

Quant aux importations, elles ont augmenté de 4% en quantité et ont accusé une baisse de 26% en valeur  entre fin septembre 2015 et fin septembre 2014, pour atteindre respectivement 5,68 Mtep-pci et 4444MDT durant les 9 premiers mois de 2015.

Quelles sont les actions menées par le ministère pour la reprise du rythme normal des activités d’exploration et de développement ?

Le ministère a entrepris des actions pour la reprise du rythme normal des activités d’exploration et de développement,  et ce en convoquant le Comité Consultatif des Hydrocarbures le 11 août 2015 qui a examiné et traité  35 demandes  d’extension et de renouvellement des validités des permis et concessions et dossiers divers.

Ceci a permis aux sociétés opérant dans le domaine à mieux  planifier leurs programmes de travaux,  essentiellement d’exploration.

 De ce fait, au cours  de cette année 2015,  cinq (5) puits d’exploration ont été forés  (dont un puits est en cours de forage) contre 3 puits forés en 2014. De même,  le programme prévu  pour l’année 2016 porte sur 11 puits d’exploration.

Il est à mentionner aussi que l’activité de forage peut en partie en  cas d’une découverte rentable,  combler le déclin naturel de la  production et par conséquent réduire le déficit.

Le  ministère, et à fin de faciliter l’intervention et l’ouverture des sociétés pétrolières sur leurs environnements, a mis également en place des programmes de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), essentiellement dans les gouvernorats de Tataouine et Kebili ainsi que des sociétés d’environnements, et ce dans le but  de réduire le taux de chômage dans ces régions.

Presque 5 mois après la promulgation de la loi sur les Energies Renouvelables, où en est-on ?

Pour atteindre l’objectif de taux de pénétration des énergies renouvelables en termes de production électrique à 12 % en 2020 et 30% à l’horizon 2030 alors qu’aujourd’hui il n’est que de 3%, une loi relative à la production de l’électricité à partir des énergies renouvelables a été ratifiée et publiée le 12 mai 2015.

Ce cadre juridique a pour objectif d’accroître la part des énergies renouvelables dans le mix électrique, de développer l’investissement dans le domaine des énergies renouvelables, et ce, par la production de l’électricité par les privés et donne la possibilité d’exportation de l’électricité.

Les textes d’application de ladite loi sont en cours d’élaboration dans le cadre d’une commission au niveau du ministère, à savoir le décret d’application de la loi, les cahiers des charges techniques de raccordement et les contrats de vente.

D’autre part, le décret d’application du fonds de transition énergétique est en cours de révision dans le but de l’élargissement de son champ d’intervention et l’augmentation de ses ressources pour subvenir aux besoins du développement de la filière durant la prochaine période et atteindre les objectifs ambitieux déjà inscrits dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale de  transition la énergétique.

Le plan solaire tunisien, à son tour, a été actualisé tout en mettant en exergue les différents objectifs de la stratégie nationale de transition énergétique dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire photovoltaïque, l’énergie éolienne et la biomasse.

Pouvez-vous nous présenter la conjoncture industrielle actuelle ?

Les 9 premiers mois de l’année 2015 ont été caractérisés par une amélioration notable au niveau du climat des affaires et du retour progressif de la confiance des industriels et investisseurs qu’ils soient tunisiens ou étrangers, et ce malgré les évènements liés au terrorisme qui ont frappé à deux reprises notre pays dans l’objectif d’entacher notre image à l’international et de freiner l’élan de nos compatriotes pour un avenir économique et social prospère.

 Ainsi, le secteur de l’industrie a affiché une amélioration au niveau de plusieurs de ces indicateurs de performance. A ce titre, les exportations des industries manufacturières ont progressé de 5.4% durant les 9 premiers mois 2015, passant de 17.2 milliards de dinars l’année dernière à 18.1 MD cette année grâce notamment à l’accroissement important des ventes extérieures de l’huile d’olive qui ont été multipliées par 6 par rapport aux 9 premiers mois de l’année dernière et d’un certain nombre de créneaux porteurs et locomotives de l’industrie tunisienne à l’instar des Fils et Câbles Electriques qui représentent près de 20% des exportations des biens manufacturiers et des industries pharmaceutiques dont les exportations ont augmenté respectivement de 5% et 4% par rapport à la même période de 2015.

Et je me permets d’être optimiste et de dire qu’à ce rythme nous atteindrons cette année, dans les conditions normales, 25 milliards de dinars d’exportations industrielles contre 23.7 MD, l’année dernière, et seulement 20.5 Milliards de dinars enregistrés en 2011.

En termes de valeur ajoutée, le secteur industriel est arrivé quand même à tirer son épingle du jeu positivement en progressant d’environ 1% durant l’année 2015 au moment où le PIB du pays, c’est-à-dire la croissance de tous les secteurs de production et des services, ne sera que de 0.5% aux prix du marché. C’est dire que le secteur industriel même avec toutes les difficultés vécues cette année est resté le secteur qui tire la valeur ajoutée globale vers le haut.

Sur le plan de l’emploi, il ressort des enquêtes trimestrielles de l’INS que le secteur a employé 627.000 personnes à la fin du premier trimestre de 2015 contre 620.000 en moyenne pour l’année 2014 (chiffres du recensement de la population). Ceci réconforte le secteur industriel dans sa position de premier secteur productif générant des emplois en Tunisie.

Quid de l’investissement ?

Au niveau de l’investissement, le secteur n’a pas, à mon avis, encore réussi à capter tout le potentiel d’attractivité qu’il mérite, et ceci malgré les efforts déployés au niveau international, national et régional. Ceci s’explique aussi par la conjoncture internationale et les tensions géopolitiques dans notre région. Nous n’en avons pas moins réussi à réaliser des résultats positifs. Par exemple, le secteur industriel a drainé des Investissements Directs Etrangers (IDE)  de l’ordre de  392 MD à fin septembre 2015, soit 6.1% de plus que le niveau enregistré en 2014. Nous sommes confiants que ces IDE, très importants pour l’économie et qui étaient négatifs rappelons le les années passées, vont contribuer à près de 20% de notre objectif d’investissement annuel pour l’industrie qui est supérieur à 2100 MD. Nous suivons également de près les intentions d’investissement dans les secteurs industriel et des services liés à l’industrie et nous comptons redoubler d’effort durant les mois à venir pour transformer le plus possible d’intentions en vrais projets.

Qu’en est-il de la  stratégie mise en place par votre département pour la promotion des secteurs « porteurs » dont essentiellement l’aéronautique ?

Oui, le développement des créneaux industriels porteurs figure parmi les priorités que nous nous sommes fixés pour cette année et s’intègre dans notre démarche stratégique de promotion de l’innovation et du développement technologique en tant que  vrais moteurs de la croissance et de la compétitivité de notre industrie.

Sur ce dossier, nous avons commencé par les industries aéronautiques. Nous avons travaillé pendant des mois afin d’esquisser une stratégie pour l’émergence de ce secteur dans lequel la Tunisie a une place certaine à prendre.

J’ai même été dans le salon International des professionnels de l’aéronautique du Bourget pour démontrer, chiffres, faits et atouts à l’appui, que les industries aéronautiques sont une « ambition tunisienne ». D’ailleurs ce secteur a exporté à fin septembre 2015 pour 391 MD contre 52 MD seulement en 2010.

La stratégie dédiée au développement de ce secteur s’articule autour d’un ensemble de mesures complémentaires dont notamment l’extension de la zone industrielle d’El Mghira de 28 ha supplémentaires, avec une autre extension plus grande en deuxième temps de 170 Ha, l’octroi de primes d’investissement entre 5 à 10% pour les nouveaux projets dans le domaine et l’affectation au technopole de Sousse la mission de réalisation et du développement d’un cluster regroupant les intervenants dans le secteur de l’aéronautique. Le secteur bénéficiera également d’un plan d’action pour la promotion de la Tunisie en tant que pôle pour l’industrie aéronautique dans la région euro-méditerranéenne.

Au demeurant, le ministère de l’Industrie continue à travailler sur d’autres stratégies dans le domaine des créneaux porteurs, notamment les industries pharmaceutiques, la mécatronique, les textiles techniques, les industries liés aux énergies renouvelables …

Notre objectif en la matière est de faire émerger dans les 5 prochaines années un nouveau tissu industriel dans ces créneaux à haut contenu technologique et à hautes valeurs ajoutées.

Pouvez-vous nous  dresser le bilan actuel du secteur du phosphate ?

Comme vous le savez, le secteur des phosphates et dérivés a connu de grandes difficultés durant le deuxième trimestre de cette année à cause de la poursuite des mouvements sociaux et du blocage de la production et du transport du phosphate vers les usines destinéés à  sa transformation. Cette année et pour la première fois depuis janvier 2014, la production nationale de phosphate s’est arrêtés deux mois de suite (avril et mai).

Grâce aux efforts du gouvernement et avec l’appui de toutes les forces vives et des composantes de la société civile dans le pays, nous avons réussi à assainir le climat social dans les bassins de production et de transformation des phosphates tout en lançant des projets et des initiatives pour promouvoir le développement économique global dans ces régions. C’est une démarche que nous poursuivons au niveau gouvernemental.

En effet, nous avons produit au terme des 10 premiers mois, plus de 2.4 millions de tonnes dont près de 1.4 million de tonnes entre juin et octobre 2014. Le mois d’octobre a d’ailleurs affiché la production de plus de 410 mille contre 300.000 tonnes durant le mois de juin/juillet 2015.

On espère donc à ce rythme dépasser les 3.2 millions de tonnes et nous rapprocher au maximum de notre objectif de l’année 2015, l’équivalent à 3.5 millions de tonnes.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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