Tags Posts tagged with "Zine El Abidine"

Zine El Abidine

par -

Inlassablement, Youssef Chahed continue la guerre de la nouvelle Tunisie contre la corruption, la prévarication, la concussion et la contrebande. Les interpellations se suivent depuis plus d’un mois et ne se ressemblent que dans la procédure légale adoptée par le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) qui suit la piste d’un décret datant de 1987.

Hommes d’affaires et douaniers en font jusque-là les frais, alors que la population attend toujours l’extension de cette campagne aux ramifications politiques et politiciennes des empires financiers dont les barons ont été interpellés. Très vite, aux interpellations de ces «hommes d’affaires» véreux et voraces, s’était ajoutée la confiscation de tous leurs biens et les personnalités interpellées mises au vert, parfois dans des endroits demeurés secrets. Mai dernier, ce sont 8 personnes dont les biens ont été confisqués, par le même décret qui avait servi à la confiscation des 114 personnalités proches de l’ancien régime de l’ex président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali. Il y a deux jours, ce sont 7 autres personnes dont «les biens ont été confisqués, dans l’objectif d’en étudier la provenance», annonçait Mounir Ferchichi, président de la commission de confiscation, lors d’une conférence de presse.

  • L’immeuble aux piscines privatives et à 8.000 MDT le mètre

Beaucoup d’informations ont été fuitées sur les biens et fortunes accumulées par cette quinzaine de confisqués. Peu en ont été données à propos des biens, meubles et immeubles, qui auraient pu être confisqués, tant l’étendue de ces fortunes est occulte et échappe aux réseaux officiels.

Selon nos informations, puisées auprès de sources très proches du dossier et qui ont requis l’anonymat, un seul un compte bancaire dans lequel est déposée la somme de 11 MDT a pu être identifié après les multiples démarches entreprises auprès des banques tunisiennes. L’explication est simple, selon nos sources. Ces «hommes d’affaires» comme ne veut plus qu’on les appelle l’organisation patronale tunisienne Utica, n’utilisent que la cash et ils le cachent toujours dans des endroits qui demeurent secrets. Ils évitent les banques pour que l’on ne puisse pas tracer l’origine de leur fortune ou que le fisc y fourre son nez.

Selon les mêmes sources, beaucoup de biens, immeubles et fonciers, auraient par contre été déjà confisqués. L’un d’eux, confisqué auprès d’un des barons du commerce des fruits secs, est un immeuble en cours de construction, jusque-là de 3 étages et situé dans la région du Lac. Ce qui y a été jusque-là investi est d’une valeur de 100 MDT. Ce sont des appartements, tous donnant sur le plan d’eau du Lac de Tunis, avec une piscine privative pour chacun d’entre eux et où le mètre carré fini devait être cédé à la valeur de 8 mille DT. C’est le graal en matière de logement très haut standing pour ceux qui devaient en être les futurs propriétaires !

Beaucoup de titres fonciers, de superficies variées, auraient aussi été confisqués et dont le traitement est confié au ministère des Domaines de l’Etat pour y démêler les écheveaux, fonciers et juridiques, en transférer définitivement la propriété à l’Etat tunisien qui devra tout vendre.

  • La «Confiscation 2.0». Une nouvelle démarche qui tire les leçons de la version 2011

A terme, nous assurent nos sources, tout l’argent tiré de la «confiscation 2.0» ou «confiscation version 2017», ira au développement des zones déshéritées à travers leur dotation de infrastructures, éducatives et sanitaires notamment, dont elles avaient été privées depuis plus de 20 ans. Au rebours de tous les gouvernements qui l’ont précédé, celui de Youssef Chahed ne devrait donc rien verser dans le budget de l’Etat, de tout l’argent issu de la «confiscation 2.0» qui ira, au contraire, alimenter un fonds spécial. Un bon point pour «l’Eliot Ness tunisien» qui avait un temps pensé appliquer la «méthode Al Capone» pour faire tomber les barons de la contrebande en Tunisie.

Dans l’équipe de Youssef Chahed, on se rappelle des dizaines de millions DT tirés de la confiscation faite en 2011 (Ndlr : Certains de ceux qui n’avaient jamais critiqué cette 1ère version, se mettent désormais à le faire et de conseiller certains confisqués de l’attaquer auprès du tribunal administratif), versés dans le budget qui y consacre annuellement une ligne, qui n’ont servi qu’à colmater les brèches du budget et parfois même utilisés à d’autres fins.

La nouvelle démarche du GUN dans le domaine de la confiscation se confirme surtout dans la gestion des 40 entreprises confisquées auprès des 15 personnalités interpellées depuis la fin mai 2017. Selon nos informations, ce dossier aurait été confié au ministre-conseiller, Fayçal Derbel.

Tirant les conclusions de l’expérience du processus, du maigre bilan et des mauvais résultats de la confiscation, entamée en 2011 sur décision signée par l’actuel chef de l’Etat tunisien Béji Caïed Essebssi et tirant la leçon de l’échec de la confiscation 1.0, F. Derbel entendrait d’abord, selon nos informations, éviter que les 40 entreprises confisquées ne fassent faillite comme plusieurs des entreprises des anciennes familles liées à l’ancien régime de Ben Ali. Une démarche, plus soucieuse des postes d’emploi et de la pérennité des activités d’entreprises qui pourraient être, si la justice en décide autrement, rendues à leurs propriétaires ou vendues par l’Etat et cette fois-ci à un prix convenable et sans que l’Etat ne soit obligé d’y injecter de l’argent.

  • Une démarche, socialement plus juste et juridiquement plus prévoyante

Décision aurait ainsi été prise d’éviter de confier la gestion de ces entreprises à des administrateurs judiciaires. C’est ainsi que les actuels gestionnaires directs des 40 entreprises confisquées, seront maintenus, mais doublés de hauts cadres du ministère des Finances qui auront le droit et le devoir de contrôler la gestion des entreprises dont l’activité et les marchés seront maintenus. Derrière cela, pointe le souci du GUN et du responsable en charge du dossier des 40 confisquées de pérenniser les emplois dans ces entreprises et de bien gérer ce qu’il confisque. En somme, une démarche plus équitable.

L’une des confisquées, travaillant dans le domaine des chambres froides, emploie par exemple plus de 1.000 personnes en période de pointe. Ses ouvriers ont vécu l’arrêt de leurs salaires pendant deux mois, car les comptes de l’entreprise ont été gelés. Et c’est l’Etat tunisien qui a d’ailleurs dû intervenir pour débloquer 200.000 DT à partir d’un compte public, dédié à la confiscation, pour payer les ouvriers de cette entreprise confisquée. Une autre confisquée, avec une dizaine de points de vente dans le secteur des fruits secs, a été aussi maintenu en activité, selon le nouveau mode de gouvernance, mais sommée d’ajuster ses prix. Le souci est toujours de veiller à la continuité de l’activité et du maintien des postes d’emploi pour que la confiscation ne se transforme pas en catastrophe, pour les employés aussi, de bien gérer ses biens et ceux des autres.

Rached Ghannouchi ne disait-il pas que «les piliers et les leviers de l’Etat sont encore entre leurs mains». Il parlait certes des alors des Laïques. Mais la parabole est extensible !

par -

Le gouvernement tunisien a lancé ce qu’il présente comme une campagne sans précédent contre la corruption, arrêtant huit hommes d’affaires le 23 mai et confisquant leurs biens.

Dans un seul cas, cependant, le gouvernement est allé bien au-delà des accusations de corruption. C’est au sujet de Chafik Jarraya, déféré devant la justice militaire le 26 mai pour trahison, atteinte à la sécurité de l’Etat et intelligence avec une armée étrangère, un crime passible de la peine capitale. L’avocat de Jarraya, Fayçal Jadlaui, a déclaré dans un communiqué le 1er juin que les accusations portées contre son client sont dénuées de tout fondement juridique et peuvent relever des règlements de comptes politiques, écrit Al-Monitor, le site de référence dédié à la couverture et à l’analyse du Moyen-Orient.

Des politiciens et des activistes de la société civile ont apporté leur soutien au gouvernement. Cependant, certains Tunisiens craignent que le gouvernement ait conçu cette campagne uniquement pour s’assurer l’appui de l’opinion publique suite aux mouvements de protestation de Tataouine au cours desquels un jeune homme a été tué, écrasé par un véhicule de la police. Les citoyens protestaient également contre un projet de loi qui accorde l’amnistie aux personnes accusées de corruption sous le régime de l’ex président Zine El Abidine Ben Ali, renversé en 2011.

Un processus sélectif et superficiel !

Abdellatif Haddad, activiste politique et syndical, estime que le moment choisi pour le lancement de la campagne de lutte contre la corruption a pris les Tunisiens au dépourvu. Il a affirmé à Al-Monitor que « le gouvernement capitalise intelligemment sur [ses pouvoirs en vertu de ] l’état d’urgence dans le pays, » qui a été instauré il y a un an et demi à la suite d’un attentat-suicide qui a tué 12 agents de la sécurité présidentielle dans la capitale, Tunis. Le 16 mai, la présidence la République a prolongé l’           état d’urgence pour un autre mois.

L’optimisme au sujet de la campagne de lutte contre la corruption est quelque peu retombé, note Haddad, quand des accusations liées à la sécurité ont été lancées contre Jarraya. La question sécuritaire a occulté la corruption et nourri « la crainte que la campagne puisse devenir un processus sélectif, superficiel ou un règlement de comptes politiques, gardant à l’abri le fantôme de la corruption et de ses cellules toxiques ».

Le gouvernement et le pouvoir judiciaire n’ont fait aucune déclaration officielle au sujet des accusations portées contre les personnes arrêtées, à l’ exception de la brève déclaration faite le 24 mai par le chef du gouvernement Youssef Chahed, qui a affirmé que la corruption impunie voue le pays à la perte et à la ruine. « Il n’y a pas d’autre choix. Soit la corruption soit l’État. Soit la corruption soit la Tunisie. J’ai choisi l’Etat et la Tunisie » a clamé Chahed.

La vague d’arrestations s’est poursuivie, et le 30 mai, elle a touché Saber Ajili, directeur du département de la sécurité touristique au ministère de l’Intérieur et ancien directeur général de l’unité de lutte contre le terrorisme. Les autorités ont affirmé que Saber Ajili est lié à l’affaire Jarraya, mais n’ont donné aucun détail sur la nature des relations entre les hommes.

Abderraouf al-Ayadi, le chef du parti Wafa, a déclaré dans un communiqué qu’il doutait du sérieux du gouvernement de Chahed dans la lutte contre la corruption, affirmant que les arrestations « font partie intégrante du plan du parti au pouvoir Nidaa Tounès pour régler des comptes. »

Cette formation politique est en proie à de graves conflits internes, et certains de ses députés au Parlement soutiennent que les arrestations, notamment celle de Jarraya, sont destinées à exacerber les divisions et à salir la réputation des parlementaires qui lui sont liés.

« Evidente incohérence »

Haddad estime que la pléthore d’explications possibles pour la campagne du gouvernement est due au « manque d’informations officielles crédibles », ajoutant qu’il existe une «  évidente incohérence entre le slogan de la campagne de la guerre contre le terrorisme et l’exercice réel, marqué par deux vagues ».

« La première vague a créé une effervescence en raison de l’arrestation de caïds de la contrebande et de chefs de lobbies de la corruption ; les hommes d’affaires arrêtés ont censément des précédents en matière de contrebande et d’activités économiques illégales », a-t-il dit. « La deuxième vague a pointé quelques figures notoires pour atteinte à la sécurité de l’Etat et espionnage au profit d’une armée étrangère. C’est une dangereuse déviance de l’affaire de corruption, qui devient maintenant une question de Renseignement militaire et de sécurité ».

L’analyste politique indépendant Abdul Sattar al-Ayidi a indiqué à Al-Monitor que « la campagne du gouvernement contre certains hommes d’affaires accusés de corruption révèle un conflit au sein du parti au pouvoir. Un grand nombre des personnes arrêtées sont connues dans les milieux politiques locaux pour être proches d’une faction au sein de Nidaa Tunis, en particulier Jarraya ». Il ajoute que « bien que Chahed soit membre de Nidaa Tounès, il a décidé de régler les différends en arrêtant ces figures, apparemment avec le soutien du président. Ainsi, [Chahed] a réalisé plus d’un objectif: D’une part, il a obtenu un plus grand soutien public et politique de son gouvernement, qui fait face à plusieurs défis économiques et politiques aggravées par des manifestations dans les régions défavorisées. D’autre part, il a tenu la promesse qu’il avait faite de combattre le terrorisme, lorsqu’il a été nommé chef du gouvernement ». « En prime, il a pu affaiblir l’autre faction de Nidaa Tounes ».

Quelles que soient les véritables intentions du gouvernement derrière sa campagne contre ces suspects, il répond manifestement à une demande publique de longue date pour lutter contre la corruption endémique dans le pays.

La campagne intervient alors que le gouvernement a désespérément besoin d’être sauvé des manifestations qui ont éclaté exigeant plus d’opportunités d’emploi dans les champs pétrolifères à Tataouine. Le gouvernement a perdu le soutien politique et de l’opinion publique un an seulement après son entrée en fonction en raison de la situation économique et sociale dans le pays. Cette campagne anti-corruption donnera au gouvernement un coup de pouce supplémentaire pour aller de l’avant, et elle a apparemment accru la popularité de Chahed et pourrait le propulser mettre au-en tête de la liste des candidats à l’élection présidentielle de 2019. Pourtant, la campagne poursuit des objectifs et des intentions vagues, le tout marqué du sceau du secret.

par -

Le secrétaire d’Etat chargé des domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid et le ministre des Affaires Culturelles Mohamed Zine El Abidine ont effectué, hier, mercredi 15 février 2017, une visite au siège du RCD à Tunis.

Les deux responsables ont visité l’espace social et culturel de la bâtisse, un espace qui sera prochainement exploité au profit d’événements culturels et touristiques.

par -

Il y a quelques années, tout le monde, opposition planquée à l’extérieur et opposants couchés à l’intérieur, se plaignait de la mainmise du pouvoir en place sur l’information et la communication dans le pays. Une communication alors réglée comme du papier à musique autour du chef d’orchestre qu’était le conseiller à l’information de Carthage, Abdelwaheb Abdallah.

Les instructions étaient tellement fermes, de ne rien donner à la presse dont le Palais n’était pas auparavant au courant, sinon d’accord, que nous avions pu voir des ministres supplier des journalistes de ne pas publier certaines informations avant qu’ils n’en fassent état, eux-mêmes d’abord, au chef de l’Etat. Les dépêches de l’agence officielle d’information, toujours lues in extenso comme disait un ancien DG de Tunis 7, étaient plus sacro-saintes que le Coran.

L’ancien chef de l’Etat tunisien, Zine El Abidine Ben Ali et son équipe de communication, avaient d’ailleurs verrouillé la communication, dès les premières années du «Changement», lorsqu’un ancien secrétaire d’Etat aux télécommunications avait été «viré» pour avoir divulgué l’entrée en exercice du «Télétexte» à la télévision nationale, car l’annonce en devait être faite par le chef de l’Etat lui-même.

Ayant été nous-mêmes journalistes à l’ancienne TV7, les interviews des ministres pour les médias se décidaient à Carthage qui en contrôlait a posteriori le contenu, envoyé sur CD par motard présidentiel pour le cas de la télévision nationale.

Les communiqués de presse de certains ministres devaient d’abord avoir l’aval de Carthage avant d’être transmis à l’Agence de presse officielle, seule habilitée à en faire la diffusion. Dans le cas contraire, c’était à l’agence d’en faire le contrôle avec qui de droit. Les directeurs et les rédacteurs en chef étaient les seuls habilités à interviewer les ministres et l’attaché de presse officiel était le seul habilité à donner l’information, qu’il n’avait d’ailleurs pas puisqu’il devait la puiser sur l’unique ordre du ministre qui devait lui-même prendre ses instructions plus haut.

L’information était ainsi verrouillée dans une sorte de système de poupées russes. Et c’est ce système, dont pâtissait toute la presse, obligée de faire le funambule pour garder un minimum de crédibilité, qui avait abouti au contrôle total de la communication et des médias par l’ancien régime. Un contrôle qui avait, entre autres, isolé toute l’opposition, emprisonné toute l’opinion publique dans l’information officielle qui marginalisait tout ce qui ne sert pas sa propre cause et ses propres intérêts.

  • On l’attendait par devant, il est venu par derrière, disait Larayedh

Qui pouvait croire, après une «révolution» dont le seul bénéfice tangible était la liberté de la presse et la liberté de communication, que ce droit est remis par le chef du gouvernement de la première démocratie arabe, sinon l’unique comme il s’en vantait lui-même il y a quelques jours sur la BBC à Davos ?

Et pourtant. Le 16 janvier 2017, dans la 4ème circulaire interne de l’année, «la présidence du gouvernement invitait les fonctionnaires publics à s’abstenir de fournir aux médias des déclarations, de divulguer le secret professionnel ou de fournir des informations ou documents officiels sur des sujets en lien avec leur fonction ou l’établissement auquel ils appartiennent sans autorisation préalable de leur chef hiérarchique». Comble de l’ironie, la circulaire se gaussait certainement de dire que «cette décision a été prise afin de mieux organiser le travail des médias et des cellules de communication et d’optimiser l’accès des citoyens à l’information». Des mauvais démons semblent vouloir amener Youssef Chahed à user des mêmes moyens et subterfuges pour mieux contrôler une presse désormais libérée et parfois même débridée, mais pas encore aux ordres.

Dix jours plus tard, s’apercevant que cette circulaire interne avait déjà été fuitée, la Primature se permet le luxe de prendre les journalistes pour des … idiots, en affirmant dans un autre communiqué «son attachement au droit d’accès à l’information», précisant que «la circulaire ne doit en aucun cas compromettre la liberté d’opinion et d’expression». Or, sur quoi s’exprimer librement si l’information devient contrôlée ?

Le même second communiqué, se gausse ensuite de toute une profession restée hors-contrôle, en estimant que «la coordination entre les administrations publiques, qui constituent une source de l’information, a pour objectif de fournir une information exacte respectant à la fois l’éthique professionnelle du fonctionnaire public et du journaliste».

 Au chef du gouvernement, à qui on a fait signer ce texte d’une mauvaise et grossière communication, on aurait dû lui rétorquer que chacun fasse son métier et que le droit de réponse, «ce n’est pas fait pour les chiens». Et ne vous laissez pas méprendre Monsieur le Chef du gouvernement, révisez bien votre français, cette locution n’est pas une insulte.

On aurait pu aussi lui rappeler que celui à qui vous fermez la porte trouvera toujours une fenêtre pour s’y glisser. Le journaliste cherchera toujours l’information par tous les moyens, même s’il faut la puiser dans les poubelles de la Kasbah qui en regorgent, ou même l’acheter auprès de tous ceux qui ont déjà infiltré la Primature et Chahed, qui en connaît l’amer goût des «Ikrahet» (Traduction arabe du mot contrainte, utilisé pour la 1ère fois devant la presse par l’ancien chef de gouvernement Hammadi Jbali), en sait quelque chose !

  • «Vade retro Youssefa»

«Vade Retro» Youssef Chahed. Il vous suffit déjà que vous équipes choisissent, à leur guise, ceux à qui vous parlez sans répondre, et les médias chez qui vos ministres palabrent sans donner d’information et sans convaincre. Il vous suffit aussi que certains de vos ministres évitent ceux qui dérangent et fassent attendre des médias que vos équipes mettent sur liste noire. Il vous suffit enfin, que d’autres refusent, sans s’expliquer, de simples chiffres de la douane alors qu’ils devraient être publics.

 L’accès à l’information est un droit constitutionnel que vous ne pouvez pas pourfendre. Alors laissez aux journalistes le droit de chercher ce que vous cachez dans des communiqués laconiques qui ne servent à rien et ne servent pas, de surcroît, vos concitoyens. Laissez-les parlez de ce que vous estimez faux car il vous dévoile ou qu’il emmène vos pensées en dehors des dédales d’une politique devenue banale !

 En fait, derrière toute cette mauvaise gesticulation médiatique de l’équipe de communication de Youssef Chahed, il faut chercher une nouvelle tentative de contrôle et de mainmise sur des médias restés jusqu’ici à l’écoute de toutes les voix et à la recherche de tout ce que le gouvernement cacherait ou ne voudrait pas voire publier, en concrétisation du sacro-saint principe de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Comme le disait l’autre ancien chef de gouvernement Ali Larayedh, lorsqu’il les attendait par devant et qu’ils lui sont venus par derrière, Chahed semble ainsi prendre le raccourci et contourner la liberté des médias en lui coupant l’herbe, celle de l’information, sous les pieds. Avec tout le respect pour la personne d’A. Abdallah, force est de dire que la circulaire du 16 janvier signe un retour de La Kasbah au système AA !

 

par -

Dorsaf, la fille de l’ancien président déchu Zine el-Abidine Ben Ali et épouse de Slim Chboub, a récemment déposé un dossier médical français chez les autorités tunisiennes, faisant état de la dégradation de son état de santé et sur la nécessité de se faire opérer pour une maladie maligne.

Selon des sources bien informées citées ce lundi 10 octobre 2016 par le journal Al Chourouk, elle est toujours interdite de voyager. Privée de son passeport depuis près de cinq ans, elle reçoit même des menaces quotidiennes et subit des pressions pour quitter sa maison.

On rappelle que cette décision fait suite à un décret qui a été adopté fin février 2011 par le Conseil des ministres du gouvernement de Béji Caïd Essebsi ; il stipulait la saisie des avoirs et des biens mobiliers et immobiliers appartenant à 110 personnes de l’entourage de Ben Ali.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

SPORT

Reseaux Sociaux