AccueilActualitésPlus de 200 migrants interceptés en route pour les côtes italiennes

Plus de 200 migrants interceptés en route pour les côtes italiennes

Les autorités tunisiennes ont annoncé avoir intercepté plus de 200 migrants tentant de rejoindre les côtes italiennes, lors de neuf opérations distinctes.

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« Dans le cadre de la lutte contre l’immigration irrégulière, des unités des régions du nord, du sud et du centre ont réussi à déjouer neuf tentatives (de traversée maritime) » dans la nuit de samedi à dimanche, a déclaré le porte-parole de la Garde nationale Houssem Eddine Jebabli.

Les interceptions ont eu lieu en mer et sur la côte, et ont permis de secourir 223 migrants originaires de différents pays africains, dont 111 Tunisiens, a précisé la Garde nationale.

À la fin du mois dernier, les garde-côtes tunisiens ont déclaré avoir déjoué six tentatives de départ et secouru 125 migrants à destination de l’Europe, dont 112 originaires d’Afrique subsaharienne.

Plus tôt en octobre, quatre migrants tunisiens sont morts et 19 autres ont été portés disparus après le chavirement de leur bateau au large de la côte est du pays.

Plus de 58 800 migrants ont réussi à atteindre l’Italie depuis le début de l’année, la plupart par la mer, selon l’agence des Nations unies pour les réfugiés.

Plus de 1 300 sont morts ou ont été portés disparus alors qu’ils tentaient de faire la traversée de la Méditerranée, notamment pour rejoindre l’Italie, l’Espagne et la Grèce.

La Tunisie est un point de départ essentiel pour les candidats à l’émigration qui espèrent tenter la dangereuse traversée en mer vers l’Europe.

L’île italienne de Lampedusa est située à 140 kilomètres (moins de 90 miles) de la côte est de la Tunisie.

Selon le groupe de défense des droits FTDES, les garde-côtes tunisiens ont intercepté quelque 19 500 personnes tentant de traverser la Méditerranée au cours des neuf premiers mois de cette année.

Cette tendance s’est accélérée depuis la mise en place, en juin, d’une ligne de communication directe entre Rome et Tunis pour coordonner les efforts contre l’immigration clandestine et partager les informations.

Depuis la révolution de 2011 en Tunisie, l’instabilité politique et la crise socio-économique ont aggravé le chômage, qui s’élève à 18 % au niveau national mais à plus de 40 % chez les jeunes.

Selon le FTDES, les garde-côtes ont intercepté 42 000 personnes entre 2011 et 2020.

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