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Tunis : La Banque de l’Habitat remonte le courant en vue de sa recapitalisation

Alors qu’elle est éligible à un plan de recapitalisation, la Banque de l’Habitat s’emploie à réfléchir d’elle-même une nouvelle image à l’enseigne de la relance et de la mutation. Ses états financiers suggèrent que cela est en train d’être le cas. Son PDG, Ahmed Rejiba a déclaré, lors de l’Assemblée générale ordinaire (AGO) de la Banque, tenue samedi, 6 juin 2015 que la BH a pu en 2014 maintenir le cap fixé dans son business plan 2014-2018 sous le signe de la relance sur le plan de l’activité et du lancement de profondes mutations sur le plan de la restructuration de la banque. Elle y a réussi malgré un contexte national difficile et une économie épuisée et lourdement affectée par un déficit commercial, un recul de l’investissement plus accentué et la chute du dinar face au dollar, a-t-il expliqué.

À la fin de l’année 2014, le total bilan de la banque a atteint 6251,1 millions de dinars, en augmentation de 16,3% contre une baisse de 1% en 2013, alors que l’encours des dépôts de la clientèle à terminé à 4634 millions de dinars enregistrant une croissance de 13,8%, soit l’accroissement le plus élevé du secteur. Les dépôts à vue y ont contribué à hauteur de 31,8%.

Les crédits à la clientèle accordés sur les ressources propres de la banque ont atteint 4617 MD soit une croissance de 14% contre 8% seulement au niveau du secteur. Cette évolution a été réalisée grâce notamment à une croissance de 26,5% pour les crédits aux entreprises et aux professionnels et de 7,2% pour la promotion immobilière.

Les ressources de la clientèle de la BH, n’tant pas en reste, ont affiché en 2014, une pente ascendante avec une mobilisation additionnelle de 562,5 millions de dinars (+13,8%) contre 313,5 MD (+8,3%) une année auparavant portant ainsi l’encours à 4 634 MD.

Avec cette évolution, la banque enregistre la plus forte progression des dépôts de l’année contre une moyenne du secteur de 9,6% portant ainsi sa part de marché à 10,2% contre 9,4% une année auparavant.

Cet essor est boosté par la collecte des dépôts à vue dont le flux additionnel s’est situé à 333 MD (+31,8%) contre 16,7 MD (+1,6%) au titre de l’année 2013, contribuant ainsi à hauteur de 59% dans le flux total des ressources de la clientèle.

Autre progression, le nombre de comptes des dépôts à vue a, au titre de l’année 2014, évolué de 3,4% contre une moyenne de 0,5% pour la période 2010-2013. En 2014, les nouveaux comptes ont drainé un flux de 124,5 MD contre 93,4 MD en 2013. Ainsi, la part des dépôts à vue a été consolidée passant de 26% à 30% en 2014.

Un résultat net de 50,3%

La BH a clôturé l’année 2014 avec un résultat net de 50,3% rompant avec deux exercices successifs de résultats déficitaires, et ce grâce une stratégie pertinente de la banque en matière de maîtrise du risque et d’optimisation des frais généraux, a expliqué son PDG, Ahmed Réjiba.

La banque a pu également en 2014 clôturer l’exercice avec la meilleure progression du PNB au niveau du secteur, soit 18,7%. Cette évolution a été accompagnée par une amélioration de la structure du PNB avec la diminution de sa dépendance vis-à-vis de la marge d’intérêt, dont la contribution s’est située à 61% contre 71% une année auparavant, au profit des revenus des commissions et des gains sur le portefeuille titres.

Quant au coefficient d’exploitation, il s’est amélioré de plus de 3 points de pourcentage en passant de 48,8% en 2013 à 45,5% en 2014 et contre un coefficient moyen sectoriel de 46,1%.

L’évolution maîtrisée des frais généraux à 10,8%, comparable à celle enregistrée au niveau du secteur, a permis d’atteindre un niveau de résultat brut d’exploitation de 150,3 MD en accroissement de 25,7% enregistrant ainsi la croissance la plus élevée du secteur.

L’année 2014 a été aussi marquée par l’amélioration de la qualité d’actifs. Il est à signaler à cet égard que les efforts consentis en matière de recouvrement et de suivi de portefeuille ont permis une forte maîtrise du risque additionnel comme en témoignent la baisse du taux des créances classées à 19% contre 21,6% à fin 2013 et un taux de couverture atteignant 70,4% contre 65,3% à fin 2013.

M.L.

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