AccueilLa UNETunisiair : La bonne gouvernance à l’ère du pluralisme syndical

Tunisiair : La bonne gouvernance à l’ère du pluralisme syndical

«Le point fort de cette réunion est la relance de l’activité de la compagnie aérienne Tunisair, qui continue de faire l’objet de fortes agressions en termes économiques et financiers », c’est ce que nous a affirmé Hatem Cherif, membre du comité directeur de la Confédération générale tunisienne du travail (CGTT), lors d’une rencontre tenue, jeudi, au siège social de l’entreprise.

Cette réunion vient à un moment critique où la direction générale de la compagnie aérienne Tunisair a signalé, dans un communiqué rendu public, que les dossiers de corruption sont traités depuis une année et à plusieurs niveaux par les instances concernées. Ils ont été déjà transmis aux tribunaux et à l’inspection du Premier ministère.

Les syndicats de base des cadres des techniciens avion et du personnel au sol sous l’égide de la CGTT et les syndicats des personnels naviguant technique et le syndicat des personnels navigant commercial libre, viennent d’organiser cette manifestation afin d’insister sur le rôle stratégique du pluralisme syndical dans la préservation de l’intérêt de la nation, particulièrement les intérêts de la compagnie. « Dans ces conditions, la Confédération générale tunisienne du travail appelle le gouvernement, la présidence de la république et l’assemblée constituante et les composantes de la société civile à valoriser et mettre en œuvre le pluralisme syndical à l’instar du pluralisme politique », a ajouté Hatem Cherif.

Une action stratégique pour remédier à la situation de l’entreprise qui reste encore difficile et critique à cause «des anciennes pratiques de corruption ainsi que l’absence d’une stratégie appropriée pour y faire face».

D’après des indicateurs publiés par la compagnie aérienne sur le portail web de la Bourse de Tunis, les recettes de la société sont estimées à 879 millions de dinars (MD), en 2011, contre 991 MD, en 2010, et l’activité de transport des voyageurs a chuté de 14 % en 2011 par rapport à 2010

Le message est donc clair. Et les syndicalistes tiennent à préciser, à cette occasion, que la mise en place d’un plan de restructuration qui allie intérêts de Tunisair et préservation de ceux de la totalité de ses personnels, demeure nécessaire. Par ailleurs, ils ont appelé à une révision profonde des législations mises en œuvre et à l’établissement d’un dialogue avec tous les partenaires sociaux dans le but ultime de préserver les acquis de cette compagnie dans un environnement concurrentiel.

D’ailleurs, les déclarations sont allées dans ce sens: « Il faut gérer le manque à gagner à cause d’une mauvaise gestion et réunir les efforts pour sauver cette institution». Cela ne peut se faire qu’à travers une réelle indépendance de la compagnie qui reste tributaire de la mise en place d’un programme clair garantissant une bonne gouvernance et une gestion souveraine de ses activités.

Une étape primordiale, d’après les intervenants ; puisque Tunisair est en train de subir un harcèlement de la part des organisations extérieures de la compagnie.

Wiem Thebti

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