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Tunisie : Ali Laarayedh ne démissionnera pas tout en reconnaissant « l’existence d’ erreurs dans certaines estimations »

Le gouvernement au complet à l’exception du ministre de la Défense, Abdelkrim Zbidi, était présent à la séance que l’assemblée nationale constituante a consacrée à un débat parfois houleux sur les derniers événements dont l’ambassade des Etats-Unis à Tunis était le théâtre.

Le feu des questions et aussi des accusations s’est déversé comme de bien entendu sur le ministre de l’Intérieur, Ali Laarayedh, tenu par l’opposition pour responsable de la manière dont a été géré l’assaut contre la représentation diplomatique américaine et l’école américaine de Tunis. La démission du ministre de l’Intérieur a été souvent réclamée lors des dizaines d’interventions faites, à cette occasion, contrairement aux représentants du groupe parlementaire d’Ennahdha qui ont dit tout le bien qu’ils pensent du ministre, au point que le président du groupe, Sahbi Atig, a affirmé que Ali Laarayedh est celui qui a plus réussi parmi tous les membres du gouvernement actuel.

D’ailleurs, le ministre a affirmé avec la dernière énergie qu’il ne démissionnera pas de son poste et qu’il continuera d’assumer les responsabilités qui sont les siennes, vu la conjoncture que traverse le pays.

Cela ayant été dit et réaffirmé, le ministre de l’Intérieur, a reconnu, dans ses réponses à la première partie des interrogations des membres de l’Assemblée nationale constituante (10), à propos des incidents de l’ambassade américaines, « l’existence d’erreurs dans certaines estimations », s’agissant notamment « du plan sécuritaire mis en place à cet effet ».

Le ministre a, par ailleurs, fait remarquer que les mesures sécuritaires prises, aujourd’hui, autour de l’ambassade de France à Tunis, ont pour objectif de prévenir toute agression pouvant la cibler.

Ces mesures sécuritaires interviennent à la suite de la publication de caricatures offensantes du prophète Mohamed (Prière et salut sur lui), par la revue française « Charlie Hebdo », dans son numéro du mercredi, et les craintes de mouvements de protestation possibles, devant le siège de l’ambassade de France, au centre ville de Tunis.

Dans le même sens, Ali Larayedh a indiqué que la décision de fermer l’ambassade française, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à lundi prochain, « ne concerne pas seulement la Tunisie, et qu’il s’agit d’une mesure préventive prise par le ministère français des Affaires étrangères dans vingt pays différents ». Il a démenti que cette mesure soit une « sanction contre la Tunisie seulement ».

Pour ce qui est des nominations dans les structures et les corps du ministère de l’Intérieur, il a réfuté l’idée que la liste ait été établie sur la base de l’appartenance partisane.

Il a souligné, à cet effet, que les tentatives pour l’impliquer et impliquer les unités de la sécurité et de l’armée nationales dans les tiraillements politiques, les luttes partisanes et la campagne électorale en cours dans le pays ne « servent aucune partie ».

Il a, dans le même contexte, affirmé qu’il « accomplit son travail en toute indépendance, loin de tout tiraillement politique, qu’il n’est au service de quiconque ni d’aucun parti, et que seule la patrie compte ».

Archives « protégées »

Les archives de l’Intérieur sont  »protégées » et leur ouverture nécessite un consensus entre les institutions constitutionnelles et nationales

Répondant à une interrogation sur le retard accusé dans l’ouverture des archives du ministère de l’Intérieur, le ministre a précisé que ces archives sont « bien gardées » et que l’ouverture de ces dossiers « nécessite un consensus entre les institutions constitutionnelles et nationales, dans un climat serein, loin des tiraillements politiques et des luttes partisanes ».

S’agissant de la même question, il a ajouté en substance : « je ne veux pas m’aventurer à ouvrir ce dossier, en ce moment sensible que vit le pays ».

Sur un autre plan, le ministre de l’Intérieur a indiqué que la situation sécuritaire a connu, au cours des huit premiers mois de l’année 2012, une amélioration en comparaison avec la même période de l’année écoulée.

Il a ajouté, à ce propos, que les arrestations, en 2011, ont été au nombre de 56. Quelque 546 dont certains avaient été libérés, alors que d’autres ont été mis en prison, contre 77.368 entre janvier et fin août 2012.

Evoquant les suicides, il a souligné que ce phénomène a connu une nette régression, passant de 285 en 2011, à 168 cas pour les huit premiers mois de 2012, en plus de la réduction des cas d’immolation par le feu qui sont passés de 291 cas en 2011, à 186 à la fin du 8ème mois de 2012.

Le ministre a, d’autre part, précisé que l’année 2011 a enregistré 297 agressions perpétrées contre des étrangers, un chiffre qui a baissé en 2012, pour atteindre 125 jusqu’à fin août.

A l’issue de la présentation de ces indicateurs, Ali Larayedh a fait observer que les unités de la sécurité sont en mobilisation permanente, surtout que les établissements éducatifs, hospitaliers, judiciaires et économiques, ainsi que les routes nécessitent des renforts sécuritaires.

Il a expliqué, dans ce sens, qu’il n’est pas possible de satisfaire tous ces besoins.

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