AccueilActualitésTunisie-FMI ''Les négociations sont à un stade avancé''

Tunisie-FMI  »Les négociations sont à un stade avancé »

Amine Mati, chef de la mission du FMI pour la Tunisie a affirmé, dans une interview accordée à TAP, que « les négociations entre la Tunisie et le Fonds Monétaire International (FMI) sur le déblocage d’un accord stand-by se poursuivent », malgré le climat d’incertitude généré par la démission du gouvernement de Hamadi Jebali (19 février 2013). Elles sont mêmes à un « stade avancé ». Le FMI procèdera, toutefois, à une évaluation de la situation après la formation du nouveau gouvernement. Ce faisant, a-t-il ajouté, nous évaluerons le meilleur moyen d’aider la Tunisie pour réaliser ces objectifs qui visent à générer une croissance plus inclusive et réduire le chômage.

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Interrogé sur les conditions posées par le FMI pour la conclusion de cet accord, il a souligné que le Fonds accorde des prêts aux pays pour soutenir la mise en œuvre des politiques qui visent à corriger les distorsions économiques et réduire les vulnérabilités macro-économiques, ajoutant qu’il est important que les politiques de réforme aient le soutien de la société et des politiques et puissent être mises en œuvre comme prévu. Afin de maximiser les avantages d’un prêt du FMI, les gouvernements doivent viser à corriger les distorsions qui ont conduit à des problèmes économiques et à la nécessité d’emprunter.

Pour atteindre cet objectif, la plupart des prêts du FMI sont décaissés par tranches qui sont liés à des actions spécifiques énoncées dans le programme du gouvernement.

Le but visé par ces conditions de prêt est de s’assurer que des progrès sont réalisés dans la mise en œuvre du programme et que le pays sera en mesure de rembourser le FMI, afin que les ressources puissent être mises à la disposition d’autres pays membres qui sont dans le besoin.

L’accord de confirmation à titre de précaution en cours de négociation pour la Tunisie s’inscrit dans cette logique, avec le programme de réforme du gouvernement— déjà discuté dans l’ANC— constituant la base des politiques macroéconomiques et réformes qui pourraient être suivies.

Enfin les réformes structurelles entamées par le gouvernement, telles que la réforme du code des investissements, permettront de promouvoir le développement du secteur privé et diminuer les disparités régionales.

« Le gouvernement Tunisien n’utiliserait les fonds du FMI qu’au cas de chocs exogènes », a-t-il conclu.

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