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> « Le 29 novembre 2016 » sera sans doute une journée inoubliable pour la Tunisie, le petit pays qui ne cesse d’affirmer sa place dans la Méditerranée, mais aussi partout dans le monde. C’est lors d’une journée intense et pleine d’émotions placée sous le slogan « Tunisia 2020 » que la Tunisie a tenté de séduire le plus grand nombre de responsables, de chefs d’États, de décideurs politiques et d’opérateurs économiques. Une grosse mobilisation qui montre, entre autres, que malgré la crise très profonde (économique, sociale, sociétale…), la Tunisie n’a pas perdu ses partenaires stratégiques, comme en témoigne la forte mobilisation internationale de la part de l’Union européenne, le Fades, la BERD, l’AFD. Plusieurs milliards de dollars sont déjà assurés, semble-t-il, des crédits qui seront convertis en projets, des dons, des prêts remboursables avec des conditions favorables, etc. Un bilan à priori positif qui permettra de relancer l’économie et remettre le pays sur les rails du développement. Au total, 2000 hauts responsables dont des présidents, chefs de gouvernements et représentants d’institutions financières ont pris part à cet événement.
Des initiatives qui viennent suite à l’appel du président de la République, Béji Caied Essebsi, qui a indiqué, lors de son discours d’ouverture, que la Tunisie n’a pas encore réussi sa transition économique escomptée à cause des troubles dans la région et la crise en Libye, faisant remarquer, dans le même ordre d’idées, que le pays passe par une période exceptionnelle et attend un soutien exceptionnel de la part de ses principaux partenaires dans l’optique de poursuivre l’ensemble des réformes déjà engagées, améliorer son climat d’affaires et booster l’investissement. « Nous œuvrons à la modernisation de l’administration nationale, la libéralisation de l’économie et la mise en place d’un nouveau modèle de développement caractérisé par une forte valeur ajoutée et une forte employabilité », a indiqué BCE, précisant toutefois que ces caractéristiques se trouvent déjà dans les accords qui vont être sous peu conclus avec nos principaux partenaires et institutions internationales.
Il a par ailleurs indiqué que les attentes des Tunisiens vis-à-vis de ce congrès sont grandes et légitimes et que tout soutien apporté à la Tunisie sera un message fort envoyé aux investisseurs, tunisiens et étrangers.
Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a appelé quant à elle les investisseurs locaux et étrangers ainsi que les partenaires de la Tunisie à investir dans le pays qui offre, selon ses déclarations, d’excellentes opportunités d’affaires, estimant qu’il est temps aujourd’hui de construire et d’accompagner les réalisations politiques et des changements économiques pour au moins répondre aux attentes des Tunisiens, promouvoir le secteur privé, locomotive du développement, selon ses dires.
Alain Pilloux, Vice-Président en charge des Opérations bancaires de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a déclaré, lors de la Conférence internationale sur l’investissement, qui se tient actuellement à Tunis, que la BERD est fière d’avoir pu participer à un processus destiné à améliorer le climat des affaires en Tunisie et à rendre le pays plus attrayant pour les investisseurs locaux et internationaux.

 « Nous continuons de soutenir le Plan de développement 2016-2020 pour la Tunisie et sommes prêts à appuyer les autorités pour la mise en œuvre des réformes indispensables afin de stimuler la croissance et d’engendrer des opportunités d’emploi, surtout pour les jeunes et les personnes en marge de l’économie et de la société », a-t-il dit.
Il a, dans le même cadre, indiqué que la BERD cherche non seulement à favoriser la création d’emplois, mais aussi à soutenir la Tunisie à mesure qu’elle déploie des projets d’infrastructures favorables au développement efficace d’une économie dynamique, tout en établissant les relations susceptibles de mettre de l’huile dans les rouages commerciaux.

La présidente de l’UTICA a, dans le même ordre d’idées, indiqué que le secteur privé qu’elle a l’honneur de représenter n’a jamais baissé les bras et il le démontre tous les jours sur le terrain, malgré les difficultés. « Ma confiance au potentiel du site Tunisie est infaillible et ma détermination est inébranlable pour mener à terme la réussite de la transition économique qui, vous l’imaginez bien, conditionne, sans nul doute, le succès de cette expérience démocratique inédite », a-t-elle dit.
Et Bouchamaoui de rajouter que le temps des débats ne pourra s’éterniser indéfiniment et que la démocratie a autant besoin d’idées que de richesses pour s’épanouir. « Aux acteurs économiques que nous sommes, sans distinction aucune entre Tunisiens et étrangers, saisissons cet immense potentiel du site Tunisie mais aussi les gisements de son environnement géographique immédiat », a indiqué la présidente de l’Utica, avant d’ajouter :  » Notre ennemi commun est le chômage et l’exclusion, le sous-développement et le terrorisme. L’entreprise est encore à notre portée. Il y va de l’avenir de la Tunisie mais aussi de celui de ses voisins des deux cotés de la Méditerranée ! », a-t-elle conclu.

De son côté, le ministre du Développement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, a indiqué, lors d’un premier panel, organisé sur le thème « La Tunisie une plate-forme pour la mondialisation », que la Tunisie a décidé de nouveau de se concentrer sur l’économie, de changer les lois dans l’optique d’accroître l’attractivité du site tunisien pour qu’il soit le plus compétitif dans la Méditerranée. « Nous souhaitons aussi consolider les acquis de la Révolution », a-t-il indiqué.

Le ministre a par ailleurs avoué que la situation économique en Tunisie est extrêmement compliquée car le pays a d’une part des engagements avec le FMI et d’autre part avec l’UGTT, appelant ainsi à une certaine solidarité et une autre manière de concevoir la Tunisie, un petit pays mais qui peut se transformer avec quelques petites choses.

Il a, en outre, indiqué que la Tunisie jouit de plusieurs atouts non seulement grâce à sa proximité avec l’Europe mais aussi grâce à la logistique et les accords de libre échange conclus avec l’Union europénne. « La Tunisie demeure fragile, mais il y a quand même du potentiel », a-t-il dit.

Le ministre a, à ce propos, appelé à mettre en place les réformes nécessaires, soulignant en revanche qui rien ne pourra se faire sans l’administration tunisienne qui gage, selon lui, de compétences de haut niveau.

Parmi les invités d’honneur étaient présents son Altesse Tamim Ben Hamad Al Thani, Emir du Qatar, le Premier ministre français, Manuel Valls, Abdelmalek Sellal, Premier ministre de la République d’Algérie, Mme Marie Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie du Canada et Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale de la Tunisie.
De nombreux membres de gouvernements de pays partenaires, des ambassadeurs et représentants en chef de plusieurs organisations internationales ainsi que de grands groupes privés ont également assisté à cet évènement.

Près de 2500 personnalités tunisiennes et internationales du monde économique et politique sont venus manifester leur amitié et leur solidarité avec la Tunisie et son peuple.
Les principales promesses faites à la Tunisie en marge de cette conférence sont les suivantes :

Le Qatar a décidé de l’octroi d’une aide d’un montant de 1.25 milliard de dollars
-La France, à travers l’Agence française de développement (AFD), a octroyé à la Tunisie une aide dont le montant s’élève à 250 millions d’euros par an
-Un don saoudien de 100 millions de dollars et un investissement de 500 millions de dollars
-La Turquie s’est engagée à déposer la somme de 100 millions de dollars à la BCT.
-Le Koweït accorde à la Tunisie un prêt de 500 millions de dollars sur une durée de 5 ans
-La Suisse accorde à la Tunisie un prêt de 250 millions de dollars sur 7 ans
-Le Canada s’est engagé à investir à hauteur de 24 millions de dollars sur 4 ans
-La Banque Européenne d’Investissement (BEI) a décidé d’octroyer la somme de 2.5 milliards d’euros sur une durée de 4 ans
-Le Fond arabe du développement économique et social a consenti à la Tunisie la somme de 1.5 milliard de dollar

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La BERD mettra à la disposition du secteur privé tunisien 620 millions de dollars. C’est ce qui a été annoncé lors de la Conférence internationale de l’investissement, « Tunisia 2020 », qui se tient actuellement au palais des congrès à Tunis.

Il est à rappeler par ailleurs que le coup d’envoi de la Conférence internationale a été donné ce mardi 29 novembre 2016 par le président de la République, Béji Caied Essebsi. L’évènement se poursuivra dans la journée de demain, mercredi 30 novembre 2016.

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La ministre de Développement canadienne a annoncé, lors de la Conférence internationale qui se tient actuellement au palais des congrès, que son pays va injecter 24 millions d’euros dans le plan de développement quinquennal de la Tunisie

Il a par ailleurs indiqué que la Tunisie a besoin d’une économie durable et inclusive, exprimant ainsi l’engagement du Canada à la soutenir dans cette phase de transition démocratique afin de garantir une justice et une croissance partagée.

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L’Ambassadeur d’Allemagne à Tunis, Andreas Reinicke, a confirmé, ce matin du mardi 29 novembre 2016, sur RTCI, la volonté de son pays d’accompagner la Tunisie dans son cheminement vers le développement et la prospérité. D’ailleurs à cet effet, une délégation de décideurs politiques est en Tunisie pour les besoins de la Conférence internationale sur l’investissement. Une délégation d’hommes d’affaires et de chefs d’entreprises a également fait le déplacement. Deux gros contrats seront signés par l’Allemagne et la Tunisie à cette occasion, a affirmé M. Reinicke.

L’Ambassadeur, qui ne flanche pas quand il s’agit d’asséner certaines vérités, a redit qu’il ne faut plus attendre de l’Etat tunisien qu’il soit un pourvoyeur d’emplois, que cette époque est révolue, pour l’Allemagne comme pour la Tunisie, et qu’il faut s’orienter vers le secteur privé pour cela. Mais pour que ce soit possible, il faut que le cadre social et le climat des affaires évoluent. Il a appelé dans ce sens les Tunisiens à se prendre en main pour transformer le destin de leur pays en allant au bout des réformes indispensables, selon lui. Il a déclaré que l’Allemagne sera aux côtés de la Tunisie dans cette démarche. Il a ajouté que les investissements sont vitaux mais qu’il revient d’abord aux citoyens de faire ce qu’il faut pour créer un environnement favorable…

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a reçu, ce lundi 28 novembre 2016, au palais du gouvernement à la Kasbah, le président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Werner Hoyer qui a été accompagné par une délégation, indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

Des accords de financement d’une valeur estimée à 400 millions d’euros seront signés entre le gouvernement tunisien et la BEI, et ce en marge de la conférence internationale sur l’investissement qui va démarrer demain, 29 novembre 2016, à Tunis, indique le même communiqué.

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Une quinzaine des chefs d’entreprises canadiens vont participer à la Conférence internationale sur l’investissement, prévue les 29 et 30 novembre à Tunis, a annoncé l’ambassadrice du Canada à Tunis, Carol McQueen Dans une déclaration accordée à Africanmanager, elle a ajouté que ces chefs d’entreprises appartiennent à plusieurs secteurs dont notamment le transport, l’éducation et l’infrastructure.
Elle a dans le même contexte signalé que la ministre du Développement et de la Francophonie prendra part à cet événement, considéré comme une bonne opportunité pour les Canadiens voulant coopérer avec leurs
homologues tunisiens dans ces domaines, selon ses dires.

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Plus de 250 hommes d’affaire français participeront à la conférence « Tunisia 2020 ». L’ensemble des secteurs seront représentés, en particulier le secteur des transports, du numérique, mais aussi des énergies renouvelables, de la santé, l’environnement et les services.

A noter la participation aux panels sectoriels de la conférence « Tunisia 2020 » des représentants de BPI France, l’Agence française de développement mais aussi de Mazars, Eurogroup, Vectorys, Sagemcom, Business&Decision, Denos Health Management, Faurecia.

Une délégation du MEDEF International, présidée par M. Eric Hayat, Président du conseil des chefs d’entreprise France-Tunisie de Medef International, et composée de plus d’une trentaine de représentants de grands groupes français fera également partie de la délégation officielle de M. Manuel Valls, Premier Ministre de la République Française.

La France, qui demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie, le premier investisseur et dont les 1300 entreprises à participation française présentes en Tunisie emploient plus de 135 000 salariés, co-parraine la conférence « Tunisia 2020 » aux côtés du Qatar, du Canada et de la Banque mondiale.

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Dans cinq jours, se tiendra la Conférence Internationale sur l’Investissement « Tunisia 2020 » (29-30 Novembre), sur laquelle, le gouvernement Chahed mise pour booster l’investissement et relancer la croissance et la dynamique économique en Tunisie. Voici en 10 points, les enjeux de cet évènement, le deuxième du genre qu’abrite le pays, depuis la révolution tunisienne.
1- D’ou vient l’idée de l’organisation de « Tunisia 2020″ ?
L’idée de l’organisation de la conférence internationale sur l’Investissement a émané de l’ex-gouvernement de Habib Essid. Essid avait déclaré, la 27 avril 2016, à l’occasion de la conférence organisée par l’Institution Carnegie pour la Paix (Endowment for international peace), qu’une conférence internationale de donateurs sera organisée en septembre 2016  » pour présenter les grands projets publics à réaliser au cours des cinq prochaines années « . La date de la conférence désormais dédiée à l’investissement, a été fixée, ensuite, pour les 29 et 30 novembre 2016.
2- Deuxième évènement d’envergure depuis la révolution de 2011
La Conférence Internationale sur l’investissement devient la Conférence Internationale d’appui au développement économique, social et durable de la Tunisie, « TUNISIA 2020 » en allusion à la période d’exécution du plan de développement 2016-2020. Cette conférence, qui réunira des décideurs politiques internationaux, des investisseurs et des partenaires de la Tunisie, est la deuxième du genre organisée en Tunisie depuis la révolution. La première a été celle organisée en 2014, sous le gouvernement de Mehdi Jomâa et baptisée « Investir en Tunisie, Start-up démocracy », mais n’a pas malheureusement pas tenu ses promesses.
3- « Tunisia 2020 », un évènement adapté au contexte de transition à tous les niveaux
La Tunisie est en train de vivre une période très délicate de son histoire. Après la révolution de 2011, le pays a adopté une nouvelle constitution et a vu naitre des institutions favorisant l’émergence de la démocratie. Cette jeune démocratie, qui a vu le jour après la chute de la dictature de Ben Ali qui a régné sur le pays pendant presque 30 ans, est perçue comme une success-story dans une zone marquée par les troubles et les conflits. Le cadre règlementaire est en train de changer et des réformes ont été engagées, dont une loi de l’Investissement qui a été adoptée par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour favoriser l’attraction davantage d’IDE. Les textes d’application de la loi devraient être adoptés avant la tenue de la conférence « TUNISIA 2020″.
4- Contexte économique très difficile
L’économie tunisienne est en stagnation. La valeur des investissements directs étrangers (IDE) a baissé de 7,6% en 2016 par rapport à 2010. Le taux de chômage a atteint 15,5%. Le taux d’inflation est estimé à 3,9%.
Le déficit du compte courant est resté élevé, à 8,7 % du PIB en 2015. En 2016, le déficit pourrait atteindre 9% contre 8,3% initialement prévu, d’après le gouvernement.
Le déficit commercial a été ramené à 11,3 % du PIB en 2015, contre un niveau record de 13,7 % du PIB en 2014, ce qui correspond à la décélération de la demande intérieure privée et à la baisse des prix internationaux de l’énergie. Les arrivées de touristes et les recettes touristiques ont chuté respectivement, de 30,8 et 35,1%, . Les envois de fonds depuis l’étranger ont également diminué.
Les apports d’IDE ont augmenté de 9 % en 2015, et les réserves de change brutes, de 200 millions de dollars pour s’établir à 7,5 milliards de dollars à la fin de 2015, représentant 4 mois d’importations (selon le dernier rapport de suivi de la situation économique de la Banque Mondiale (avril 2016).
5- Objectifs de la Conférence
-Présenter à la communauté internationale le Plan de Développement 2016-2020, les orientations choisies, les grands équilibres et les besoins de financements.
-Exposer le programme des réformes du Gouvernement Tunisien pour accélérer la mise à niveau de l’administration et des grandes entreprises publiques et améliorer l’attractivité de la Tunisie pour les opérateurs privés
-Mobiliser les fonds nécessaires au développement des grands projets d’infrastructures, notamment, via les partenariats public-privé
-Aider les investisseurs privés à identifier les secteurs et filières à fort potentiel dans chacune des régions du pays.
6- Principal message de  » Tunisia 2020  »
 » La Tunisie est de retour « , est retenu comme le principal message de la Conférence Internationale sur l’Investissement  » Tunisia 2020 « . C’est pour dire au monde que la Tunisie est aujourd’hui un pays où la stabilité est rétablie sur les plans social, politique et sécuritaire.
7-  » Tunisia 2020  » en chiffres
2500 demandes de participation acceptées, dont 1200 demandes provenant de l’étranger. 6000 préinscriptions. 50 intervenants sont attendus au programme de la manifestation. 40 délégations étrangères participeront à cette conférence. 140 projets seront présentés à cette conférence, dont 64 projets publics, 33 projets de partenariat public-privé et 43 projets privés. 70% des projets d’infrastructures sont dédiés aux régions intérieures.
8- Qui participent à cette Conférence ?
Des personnalités politiques et de hauts responsables représentants plusieurs pays, dont les USA, le Canada, la France, la Belgique, les EAU, le Qatar, l’Algérie, le Kuwait, le Bahrein, Jordanie, …, et organisations internationales ont répondu favorablement à l’invitation des autorités tunisiennes. Des chefs d’Etat, des institutions internationales, des fonds d’investissement et des représentants des secteurs public et privé ainsi que de la société civile, sont attendus à cette manifestation.
9- Lieu de la conférence
Le Palais des congrès, Avenue Mohamed V au centre-ville de Tunis.
10- Les principaux secteurs des projets qui seront présentés à  » Tunisia 2020  »
Les projets qui seront présentés à  » Tunisia 2020 « , touchent presque à tous les secteurs d’activités (20 secteurs). La majorité sont des projets d’infrastructure, de transport, des TIC, d’agriculture et le secteur de l’environnement (énergies renouvelables).

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Le nouveau code de l’investissement a fait l’objet d’un petit déjeuner-débat organisée, ce mercredi 16 novembre 2016, à Tunis. Ont assisté à cet événement le ministre tunisien de l’Investissement et de la Coopération internationale, Mohamed Fadhel Abdelkafi et les ambassadeurs d’Allemagne et d’Italie à Tunis. Abdelkafi a déclaré à l’occasion que la Tunisie est passée ces dernières années par une phase très difficile et compliquée qu’elle a pu dépasser grâce à l’héritage de Habib Bourguiba.

Il a, dans le même contexte, indiqué que la transition en Tunisie a un coût qui se chiffre à quelques milliards de dinars, une des raisons du blocage et de la réduction de la marge de manœuvres. Il a souligné qu’il partage l’idée selon laquelle l’État est devenu un mauvais gérant par rapport à l’investissement.

S’agissant de la situation économique, il a indiqué que la Tunisie est dans une période d’urgence économique, appelant ainsi le gouvernement à prendre les mesures nécessaires et adéquates pour dépasser cette période très difficile et compliquée.

Il a, dans le même cadre, indiqué qu’un énorme gap entre la perception économique et la vision politique existe depuis 5 ans en Tunisie, déplorant ainsi la disparition « des radars économiques » dans le pays.

Le ministre a toutefois affiché son optimisme quant à l’avenir du pays, estimant que la Tunisie pourra trouver sa stabilité si le gouvernement en place demeure inchangé et que la logistique d’action est améliorée.

Abdelkefi a par ailleurs démenti les propos selon lesquelles les Tunisiens ne veulent pas travailler, expliquant que le citoyen veut travailler mais dans un climat de décence, appelant ainsi le gouvernement à prendre les mesures nécessaires, à appliquer la loi et surtout à simplifier les procédures et accélérer les investissements.

L’ambassadeur de l’Italie à Tunis, Raimondo De Cardona, a fait savoir que les investisseurs italiens sont toujours là et sont intéressés par la Tunisie, mais ils ont besoin de recevoir des signes positifs sur les programmes et les orientations futures du pays. « L’Italie est là et la volonté est là aussi… Juste on a besoin de signes positifs. On doit être rassuré sur le fait que la Tunisie va se stabiliser », a-t-il ajouté.

Il a en outre indiqué qu’entre 200 et 250 investisseurs italiens sont attendus à la Conférence internationale sur l’investissement, félicitant ainsi les autorités tunisiennes pour l’organisation de cet événement.

Raimondo De Cardona a, dans le même cadre, souligné que les Italiens sont toujours intéressés par la Tunisie, assurant que la mise en place de ce nouveau code de l’investissement donnera plus de dynamisme au gouvernement et à la classe politique.

L’Italie continue, selon lui, de soutenir la Tunisie dans ses efforts visant la reprise économique, un investissement accru et la création d’emplois, appelant toutefois à mettre en place une nouvelle loi d’urgence facilitant les affaires liées à l’investissement. Il a aussi appelé à soutenir des PME en Tunisie.

Quant à lui, l’ambassadeur d’Allemagne à Tunis, Andreas Reinicke, a affirmé que le nouveau code de l’investissement est un bon signe pour les investisseurs allemands, et un premier pas pour développer le cadre juridique et économique du pays.

Après avoir félicité les autorités tunisiennes pour l’organisation en Tunisie de la Conférence internationale sur l’investissement, l’ambassadeur d’Allemagne a fait remarquer qu’il est persuadé que le futur de la Tunisie ne pourra être déterminé que par les investisseurs. Il est convaincu que l’État tunisien est devenu un mauvais gestionnaire et qu’il n’a plus la capacité de garantir l’investissement et l’emploi, comme il le faisait auparavant. «Aujourd’hui, c’est aux investisseurs de présenter, de créer et de procurer l’investissement et l’emploi » aux Tunisiens, a-t-il ajouté.

En outre, il a assuré que l’Allemagne va continuer à soutenir la Tunisie afin qu’elle puisse dépasser cette phase de transition, estimant que le nouveau code de l’investissement est une loi parfaite qui a nécessité des compromis et des négociations à l’intérieur et à l’extérieur du Parlement.

Il a recommandé de donner de l’importance aux PME comme moteur de la croissance et du développement en Tunisie, comme c’est le cas déjà en Allemagne où les PME sont mises au cœur de l’industrie, de l’investissement et de l’emploi. En revanche, il a indiqué que les PME allemandes ont besoin de la stabilité et d’un cadre juridique et économique fiable.

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La haute commission en charge des grands projets

Le projet de la station thermale «El Khbayet» à El Hamma, dans le gouvernorat de Gabès, sera présenté à la Conférence internationale sur l’investissement prévue les 29 et 30 novembre, apprend Africanmanager de l’Office National du Thermalisme et de l’Hydrothérapie (ONTH).
Dans une déclaration accordée ce mardi 15 novembre à Africanmanager, le responsable de l’office a mis l’accent sur cette démarche ayant pour but de mettre sous la lumière les opportunités d’investissement dans le secteur du thermalisme et les nouvelles zones touristiques à réaliser dont notamment le projet de la station thermale «El Khbayet». « Il s’agit d’une opportunité pour relancer ce projet pilote toujours en suspens », a dit le responsable.
Pour plusieurs observateurs, c’est important dans la mesure où la signature entre le gouvernement tunisien et un investisseur autrichien d’une convention d’investissement relative à la construction de cette station n’a pas encore eu lieu.
La station thermale «El Khbayet», d’une valeur de 300 millions, rappelle-t-on, est composée de deux centres de thermalisme, trois unités hôtelières, sept unités d’hébergement et 10 centres de sport, de loisirs et d’animation, outre un terrain de golf et un espace de camping. Le complexe revêt une importance particulière, surtout qu’elle permettra de générer environ 3000 postes d’emplois.
Une fois réalisée, la station, qui sera construite sur une superficie de 140 hectares, pourra faire de la région d’Al Hamma un pôle de tourisme thermal et attirer environ 2500 visiteurs par jour.
Ce projet rejoint trois autres dans le thermalisme, qui seront présentés lors de cet évènement incontournable dont les préparatifs vont bon train.
Jusqu’à ce jour, 3000 participants sont inscrits sur le site web. 1200 sont encore attendus, a indiqué le commissaire général de la conférence, Mourad Fradi, ajoutant que 1400 inscrits dont 800 participants étrangers ont été acceptés.
Pour les projets, il a souligné que 83 projets ont été reçus dont 21 projets privés.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, a déclaré lors de la séance d’audition hier mardi 08 novembre à l’ARP que de grandes entreprises internationales opérant dans les secteurs de l’énergie et des industries mécaniques vont revenir en Tunisie, rapporte le quotidien Asarih ce mercredi.

Fadhel Abdelkefi a par ailleurs affirmé que 1350 personnalités, des centres de décision économique, des institutions financières internationales ainsi que des représentants d’entreprises mondiales seront présents lors de la Conférence Internationale sur l’Investissement qui aura lieu en Tunisie les 29 et 30 novembre courant.

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Les décrets d’application relatifs à la loi sur l’investissement adoptée le 17 septembre 2016, et qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2017, ont été soumis à la présidence du gouvernement et seront adoptés par un Conseil ministériel, avant la Conférence internationale sur l’investissement prévue les 29 et 30 novembre, a déclaré Mohamed Hédi Oueslati, responsable au ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale.
Intervenant lors d’un débat organisé, ce mardi, par la CTFCI (Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie) sur la nouvelle loi sur l’investissement, il a rappelé que ces décrets concernent les incitations financières (les primes), la nomenclature des activités et les délais d’octroi des autorisations et l’aspect institutionnel.

Pour sa part le directeur général de la FIPA (Agence de Promotion de l´Investissement Extérieur), Khalil Abidi, a souligné que ce texte ne constitue pas la seule réponse aux problèmes de l’investissement en Tunisie et ne permet pas de générer les flux voulus. Il s’agit d’ajouter une pierre à l’édifice, en attendant des réformes primordiales telles que la révision du code du travail et la législation des changes, a-t-il indiqué, soulignant que la majorité des bureaux d’études des investisseurs examinent les textes relatifs à l’investissement avant de prendre la décision de venir.
La loi de l’investissement n’est qu’un élément dans l’instauration d’un climat d’affaires propice à l’investissement, d’où la nécessite de garantir également la stabilité politique, la sécurité et la performance du secteur bancaire, et de développer l’efficacité de l’administration fiscale, des infrastructures et des compétences humaines.

Selon ce responsable, la majorité des pays développés n’ont pas un code d’investissement, le droit commun est lui-même attractif, ajoutant que le précédent code qui était certes un code d’incitation a  atteint ses objectifs mais n’est plus adapté au contexte actuel du pays, rappelant qu’il a contribué à l’installation de 3320 entreprises étrangères ou à participation étrangère (350 mille personnes) et a permis de développer l’industrie et l’exportation. Cependant, compliqué et inaccessible, ce texte n’a permis qu’à 10% seulement du tissu industriel ou d’affaires de profiter de 90% des avantages proposés. Il ne répond plus aux standards internationaux de codification de l’investissement (accès au marchés, incitations, aspect institutionnel et arbitrage), a-t-il dit.

Grâce à la nouvelle loi, l’investisseur dispose aujourd’hui de plus de visibilité, d’autant que le nouveau texte a apporté des innovations, notamment en termes de structures, d’autorisations et de délais, a-t-il ajouté, citant la mesure relative à la nécessité de se conformer aux délais de réponse pour chaque demande d’autorisation remise par l’investisseur à l’administration et l’obligation de justifier chaque refus.

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Le premier ministre français Manuel Valls sera lundi 8 septembre en

Le Premier ministre français, Manuel Valls, parrainera la Conférence internationale sur l’investissement, prévue les 29 et 30 novembre prochain à Tunis, a déclaré, jeudi, à l’agence TAP, l’ambassadeur de France à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor.
En visite à l’agence TAP, il a réaffirmé l’engagement résolu de son pays à aider la Tunisie à surmonter la situation économique qu’elle traverse et à appuyer le processus de son expérience démocratique.
 » La Tunisie a, pleinement, besoin d’un appui important, voire d’un accompagnement économique dans les mois à venir pour relancer son développement « , a-t-il ajouté, annonçant, à ce propos, la mise en place, début décembre prochain, d’un important document qui définit les priorités de la coopération tuniso-francaise.
Selon le diplomate, le parachèvement du processus de la transition démocratique et économique, la mise en place des instances de gouvernance, la lutte contre la corruption, l’éducation et la culture sont autant de sujets prioritaires pour la coopération bilatérale.
D’après Olivier Poivre d’Arvor, la conférence de soutien à l’économie et à l’investissement qui aura lieu à Tunis sera marquée par la participation d’une forte délégation française.

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Une forte délégation turque représentant les secteurs public et privé est attendue à la Conférence internationale sur l’investissement qui aura lieu, en novembre prochain, à Tunis, a affirmé, lundi, l’ambassadeur de Turquie à Tunis ?mer Faruk Do?an.
Reçu par le ministre des Affaires étrangères Khémaies Jhinaoui, le diplomate a réaffirmé l’engagement de son pays à continuer à appuyer l’économie tunisienne et à accompagner ses efforts en matière de développement.
Il a indiqué que le forum turco-africain, prévu les 2 et 3 novembre prochain à Istanbul offrira l’occasion pour apporter le soutien nécessaire à la Conférence de Tunis.
Selon un communiqué du département des AE, Jhinaoui s’est félicité des excellentes relations établies entre les deux pays soulignant des perspectives prometteuses pour la coopération bilatérale notamment dans le domaine économique.

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Le ministre des Affaires étrangères, Khémaies Jhinaoui, a indiqué, mardi, que le gouvernement œuvre à mobiliser le soutien international pour faire réussir la Conférence internationale sur l’investissement qui se tiendra à Tunis, les 29 et 30 novembre prochain.
Plus de 70 pays, parties et institutions, ont été invités à prendre part à ces assises, organisées conjointement par la Tunisie, le Canada, la France, le Qatar et la Banque mondiale.
Dans une déclaration à l’agence TAP, en marge d’une conférence donnée mardi, à l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire 2016-2017, Jhinaoui a parlé d’une disposition internationale manifeste à participer à cet événement.
Il a formé l’espoir de voir cette conférence constituer un nouveau départ pour l’économie tunisienne malgré qu’elle se tienne dans un contexte de crise économique en Europe et de préparation pour l’élection présidentielle aux Etats unis d’Amérique.
Jhinaoui, a, par ailleurs, noté que le ministre du Développement, de l’investissement et de la coopération Internationale effectue, actuellement, une visite en Europe pour la mobilisation de soutien à cet évènement.
La ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables effectuera, dans le même cadre, une visite en Corée du Sud et au Japon, a-t-il ajouté.
Le ministre a, en outre, évoqué la réunion tenue, récemment, à New York, en présence de près de 25 personnalités dont des ministres des Affaires étrangères, des ambassadeurs et de hauts responsables, en témoignage de l’intêret international porté à cet événement.
A l’ordre du jour de la conférence, l’organisation d’une réunion, le 29 novembre qui sera présidée par le président de la République et en présence des participants. Elle sera suivie d’ateliers de travail animés par une cinquantaine d’intervenants et qui verront la participation de plus de 1500 participants tunisiens et étrangers.
Les travaux porteront sur les questions liées à l’infrastructure, l’économie verte, le développement durable, le développement des régions et la création d’emplois.

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Dans une récente déclaration accordée à Africanmanager, Zied Laadhari, ministre de l’Industrie et du Commerce, a indiqué que plusieurs projets industriels seront présentés au cours de la Conférence internationale sur l’investissement prévue pour les 29 et 30 novembre 2016 à Tunis.
Le ministre a dans ce cadre précisé que son département est un acteur principal de cet événement, considéré important, voire crucial pour le pays. La rencontre sera marquée par la présence de près de 1200 invités venus du monde entier et représentant tous les secteurs de l’économie.
Des réunions avec les invités de la Tunisie auront lieu, a ajouté Zied Laadhari.
Le ministre a par ailleurs qualifié cette démarche de capitale, peu de temps après l’adoption de la loi de l’investissement.
« Cette étape cruciale sera certainement suivie par d’autres démarches, à commencer par le développement des cadres législatif et institutionnel. A ce niveau, on multiplie les efforts pour promouvoir le système de la propriété industrielle », a-t-il dit.

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Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 28 septembre à Africanmanager, Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a souligné la nécessité de faire preuve de solidarité pour sortir de la crise économique qui secoue le pays depuis des années.

L’une des solutions demeure la révision de la masse salariale dans la fonction publique, qui a atteint des niveaux inconcevables et la recherche d’autres sources de financement de manière à arriver à un certain équilibre des finances publiques acceptable non seulement pour notre sécurité, mais aussi pour nos partenaires.

Le ministre a par ailleurs, mis l’accent sur la conférence internationale sur l’investissement qui se déroulera en Tunisie en novembre prochain, faisant savoir que plus de 2000 personnalités sont attendues à cet événement incontournable qui sera l’opportunité pour que la Tunisie soit une destination économique d’investissement local et international.

Le ministre a d’autre part affirmé que le gouvernement n’a pas d’autre choix que de réussir. Interview :

Quels sont les dossiers les plus importants que vous avez trouvés sur la table en arrivant ?

Quatre sujets importants étaient posés sur table. Il s’agit de la loi de l’investissement, le plan de développement, l’organisation de la conférence internationale sur l’investissement et aussi  la préparation de l’assemblée générale du FMI et de la banque mondiale au mois d’octobre.

Votre est votre plan d’action pour s’attaquer à ces sujets ?

Tout d’abord, on a commencé par la loi de l’investissement qui était bien avancé au niveau de la commission des finances au sein de l’ARP jusqu’au mois de juillet, et même au cours de la session extraordinaire et ce, dans le but d’adopter cette loi ainsi qu’un crédit contracté de la Banque Africaine du Développement (BAD) présenté déjà par la ministre des Finances.

Au bout de deux jours de discussions en plénière, cette loi a été adoptée et par la suite notre pays s’est doté d’une nouvelle loi ayant pour but principal de simplifier et accélérer les investissements. Nous sommes passés de 75 articles à une loi de 25 articles, et de 33 décrets d’application à seulement 3.

A mon avis, l’économie tunisienne avec l’adoption de cette loi connaîtra une nouvelle étape, celle du retour de la confiance des opérateurs économiques, moins de paperasses administratives, une accélération des investissements publics et privés, l’amélioration du climat des affaires ainsi que la stabilisation sécuritaire.

Pour le second point, à savoir le plan quinquennal 2016-2020, il a fallu de se mettre d’accord et le revoir. Car, il prévoyait une croissance de 2.5% qui sera dans le meilleur des cas aux alentours de 1.4% au cours de cette année.

Donc, on est en train de mettre à jour ce plan, avant de le passer au Parlement.

Le troisième sujet concerne la tenue de la conférence internationale sur l’investissement, qui aura lieu les 29 et 30 novembre en Tunisie. Cet événement ,qui sera sous le haut patronage du président de la République, aura pour but de donner un support politique et économique à la Tunisie, essentiellement dans cette conjoncture difficile.

Avez-vous des estimations chiffrées par rapport à cet événement incontournable ?

Tout d’abord, je pense qu’il y aura une présence politique importante, notamment à la première plénière. D’ailleurs, nous nous attendons à une présence massive des chefs d’Etat et chefs de gouvernement des pays amis, sans oublier la représentation des principales institutions financières internationales et les partenaires financiers, dont notamment la Banque Mondiale, le FMI et les fonds arabes, la Banque Européenne de l’Investissement, etc.

Cette conférence sera aussi marquée par la présence des privés internationaux.

Côté tunisien, il y aura la présence des projets gouvernementaux inscrits dans le plan 2016-2020. D’ailleurs, on a sensibilisé très fortement le secteur privé tunisien pour qu’il soit présent.

Donc, ce sera l’occasion de donner une image nouvelle de la Tunisie économique et de dire que notre pays peut être une destination économique d’investissement local et international.

Quant à la présence, les estimations tablent sur une présence de plus 2000 personnalités, sachant que les inscriptions ont démarré sur le site créé à cet effet.

Il faut signaler que deux commissaires généraux ont été nommés pour nous aider à mieux organiser cette conférence et à mobiliser au maximum les investisseurs étrangers et à s’occuper aussi de la logistique. A cela s’ajoute un consortium composé de la banque d’affaires française Arjil & Associés, du bureau d’études tunisien COMETE Engineering et du groupe de médias et d’événementiel Jeune Afrique, qui a été retenu par la République tunisienne pour conduire les opérations de promotion du Plan de Développement 2016–2020.

Et pour la présence américaine ?

Nous sommes rentrés de voyage des Etats-Unis où on a eu un accueil extrêmement chaleureux de la part de l’administration américaine.

C’était aussi l’occasion pour rencontrer la directrice générale du FMI, le président de la Banque Mondiale, l’Emir du Qatar..

A mon avis, ce déplacement était très positif pour l’image politique de la Tunisie, mais aussi pour l’image économique, surtout que l’administration américaine par la voix de son secrétaire d’Etat, John Kerry, a invité les investisseurs américains à soutenir le développement économique de la Tunisie, considéré comme l’unique cas de transition politique et démocratique réussie dans la région.

Y a-t-il des promesses fermes pour réaliser cet objectif et faire de la Tunisie une destination de choix pour les investisseurs  ?

De promesses fermes, non. Il n’y a pas de promesses chiffrées.

Je saisis cette occasion pour rappeler que l’objectif de la conférence internationale sur l’investissement est de donner une autre image de la Tunisie. Car, un investisseur ne peut pas venir sans qu’il y ait une stabilisation sécuritaire, politique.

Je pense que ces deux aspects ont été substantiellement stabilisés en Tunisie et on est en train de communiquer sur ces deux éléments, surtout avec l’arrivée de la nouvelle loi de l’investissement et avec la mise en place de ce nouveau gouvernement. On est capable d’avancer.

C’est pour cette raison qu’on a invité ces gens pour leur exposer nos projets et les convaincre.

Avez-vous des craintes étant donné que ce RDV vient dans une conjoncture assez délicate ?

On multiplie les efforts pour que cet événement puisse réussir et soit un succès pour notre pays..

La situation est certes morose et devient de plus en plus difficile sur le plan financier.

Pour le salut de ce pays, il faut redémarrer la machine de l’investissement qui pourrait se faire via l’Etat et aussi via les investisseurs locaux et internationaux.

Je reste confiant et attentif, surtout que la Tunisie dispose de tous les moyens de s’en sortir, s’il y a une mobilisation sur les grands thèmes et si les gens prennent conscience de la délicatesse de la situation.

Outre l’organisation de cet événement, que faut-il faire pour assurer le redémarrage de l’investissement ?

Le préalable est d’avoir un cadre législatif adapté. Je pense qu’avec une nouvelle loi, même s’il y a des niches d’amélioration, on a un cadre législatif qui permettrait de réaliser cet objectif. Ajoutons à cela, la stabilisation de l’aspect politique et sécuritaire.

Parlons du projet de loi portant sur l’impulsion de la croissance économique. Ce projet a suscité certaines polémiques au sein de l’ARP et également au niveau de l’opposition. Qu’en pensez-vous ?

Je ne pense pas que ce projet de loi ait causé la polémique. Cette loi d’urgence économique vise à fluidifier, à simplifier et à accélérer les investissements.

Nous considérons que les projets publics ou privés devraient avoir un parcours plus rapide dans l’exécution. Nous avons imaginé que les projets qui peuvent avoir des capacités d’emplois dépassant les 500 personnes ou un coût d’investissement de plus de 50 millions de dinars pourraient avoir un statut de projet d’utilité publique. Donc, il prendrait par la suite un chemin plus rapide au niveau des autorisations administratives de toutes sortes.

Est-il possible aujourd’hui de relever ce défi ?

Nous y travaillons du matin au soir, et tout est possible dans une Tunisie disposant d’une position géographique exceptionnelle, d’une situation sociopolitique importante et de ressources humaines extrêmement compétitives, comparées à d’autres pays.

La dévaluation du dinar pendant plusieurs années a rendu la Tunisie incontestablement plus intéressant pour l’export.

A mon avis, il y a un énorme espoir, un énorme potentiel dans ce pays dans un contexte général, sécuritaire et politique où on a beaucoup avancé.

Mais cela n’empêche que les Tunisiens sont appelés à reprendre le chemin du travail compte tenu des défis du moment, à savoir le chômage qui a atteint des niveaux élevés, la pauvreté, tout en réalisant la discrimination positive entre les régions.

Un autre point, y a-t-il des nouveautés par rapport à certains projets bloqués comme Sama Dubai?

On a beaucoup de projets bloqués et on a essayé de les débloquer.

Pour Sama Dubai, il s’agit d’un dossier beaucoup plus complexe qui relève beaucoup plus du droit que des aspects économiques. Notre ministère est chargé de cette question, en commençant par dialoguer avec nos partenaires pour trouver la solution adéquate.

Evoquons la loi de finance 2017. Quelles sont les priorités de votre département?

C’est un acte gouvernemental, surtout que notre chef a insisté sur la solidarité de son équipe.

C’est une loi de toute l’équipe ministérielle. La direction est claire et le souci majeur demeure la masse salariale dans la fonction publique, qui a atteint des niveaux importants. D’après les chiffres, elle est passée de 6,5 milliards DT à 13 milliards DT durant les cinq dernières années, ce qui représente 70% des recettes fiscales du pays.

Il faut savoir que sur chaque dinar de recette fiscale, on paye 700 millimes pour la masse salariale dans la fonction publique. De même, la dette a doublé.

Nous sommes dans une position qui nous oblige de dire à nos partenaires sociaux qu’il faudrait une certaine solidarité pour sortir de la crise économique et par la suite de la crise des finances publiques.

A mon avis, l’une des solutions est de revoir la masse salariale, mais aussi de trouver d’autres sources de financement de manière à arriver à un certain équilibre des finances publiques acceptable non seulement pour notre sécurité, mais aussi pour nos partenaires.

Comment vous voyez l’avenir du pays?

En connaissant mieux nos problèmes, avec une assise politique importante marquée par une solidarité gouvernementale, l’équipe de Youssef Chahed n’a pas d’autre choix que de réussir.

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Depuis 2014, le mot touriste est devenu en Tunisie synonyme de «tous risques» et les risques, c’est désormais tout un pan de l’économie d’un pays qui les supporte, plie sous son poids et courbe l’échine pour quémander l’aide internationale.

La Tunisie est à moins de deux mois du très important rendez-vous, pour lequel elle déploie efforts et argent,  la Conférence internationale sur l’investissement attendue pour la fin novembre 2016 qui devrait être le couronnement de la campagne pour la promotion du programme quinquennal 2016/2020 et une action de restauration de l’image d’une Tunisie terre d’investissement étranger.

On ne sait pas encore ce qui sortira de la réunion qu’il a tenue (manifestement la manière Chahed de traiter les catastrophes économiques, si on admet que ce qui s’est passé à Kerkennah est économiquement comparable à ce qui s’est passé au Bardo et Sousse), mercredi 21 septembre 2016 sur le sujet.

Mais, à moins d’être aussi inconscient que l’affirmait pour Africanmanager le responsable patronal Nafaa Ennaifer, on imagine qu’il a dû, au moins avoir prononcé le «mot de Cambronne» en apprenant de la bouche de son ministre des affaires sociales que Petrofac a officiellement décidé de plier bagages, a déjà commencé à faire ses cartons et engagé les procédures de règlement (paiement des salaires notamment).

On évoquait la parabole économique avec l’attentat de Sousse, et c’est de nouveau la Grande-Bretagne qui est touchée, cette fois de manière économique, par ce qui se passe en Tunisie. Petrofac est en effet une entreprise britannique, le même pays qui a été l’un des premiers à bannir la Tunisie de la liste des pays où ses touristes passent leurs vacances. L’Angleterre, c’est aussi le plus grand investisseur étranger en Tunisie, à travers British Gaz, l’un des premiers opérateurs énergétiques touchés, depuis 2011, par les Sit-in.

Pour la petite histoire, son site à Nakta (près de Sfax) avait été alors interdit d’entrée aux travailleurs par des locaux qui réclamaient le développement. L’entreprise anglaise avait alors proposé un fonds d’un million DT qui financerait des projets à ceux qui le demandent parmi les manifestants. La réponse de ces derniers avait alors été «donnez-nous l’argent, on saura quoi en faire»! Selon certaines informations, non confirmées, la même chose se serait répétée à Kerkennah avec le Sit-In de Petrofac !

Au-delà de l’Angleterre, la décision de Petrofac de quitter la Tunisie sera certainement le plus mauvais signal que la Tunisie puisse jamais donner aux investisseurs étrangers qu’elle courtise à travers la conférence de novembre prochain. Un signal, d’abord d’absence d’Etat dans un pays où le nouveau code des investissements assure que l’Etat protège les investisseurs. Un signal donc d’incapacité totale à rassurer l’investisseur et à garantir la pérennité de ses installations et de ses finances, non pas contre une catastrophe naturelle, mais contre le banditisme de ses propres citoyens.

Un signal aussi d’indolence du gouvernement face aux dérapages des employés, un signal fort d’incapacité à faire appliquer les lois, et de protéger les droits des entreprises, surtout étrangères, un Etat accommodant avec les ouvriers et pusillanime face aux forces syndicalistes, nonobstant leurs dérapages. C’est désormais ainsi que sera vue la Tunisie par les investisseurs étrangers. Vive la révolution !!

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Le Chef du gouvernement Habib Essid a souligné jeudi la volonté de la Tunisie de bénéficier d’un appui plus important de ses partenaires et plus particulièrement des grands pays industriels.
Lors d’une réunion avec les ambassadeurs des pays du G7 et de l’Union européenne, Essid a sollicité de ces pays une participation massive à la conférence internationale sur l’investissement prévue les 29 et 30 novembre prochain à Tunis.
Les ambassadeurs présents à cette réunion ont souligné l’engagement de leurs pays à contribuer à la réussite du processus de réforme économique en Tunisie, à travers le développement de la coopération bilatérale ainsi que la promotion et la diversification des investissements.
A cet égard, ils ont rappelé la recommandation issue du récent sommet du G7 tenu au Japon et qui prévoit d’appuyer les expériences et les développements économiques dans nombre de pays, y compris la Tunisie.
Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, la réunion a permis d’aboutir à un accord sur la création d’un mécanisme de coordination et de suivi de la coopération économique et financière qui regroupe les ambassadeurs du G7 et des représentants des institutions financières internationales.
 » Ce mécanisme se veut un moyen pour appuyer et assister la préparation de la conférence internationale de Tunis sur l’investissement « , lit-on dans le communiqué.

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