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Des discussions qui se sont tenues entre les services du FMI et les autorités ivoiriennes, pendant les assemblées annuelles à Washington, ont permis d’aboutir à un accord préalable au niveau des services du FMI en vue d’un programme économique triennal qui pourrait être appuyé par deux accords au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) pour un montant de 487.8 million de DTS (environ 674.3 millions de dollars), équivalent à 75 pourcent de la quote-part de la Côte d’Ivoire. Sous réserve de l’approbation par la Direction du FMI, l’accord établi au niveau des services du FMI devrait être soumis à l’examen du Conseil d’administration de l’institution en décembre 2016.
A la fin des discussions, M. Ghura, chef de mission pour la Côte d’Ivoire, a fait la déclaration suivante :

« Le programme soutiendra les principaux objectifs du Plan National de Développement (PND) de la Côte d’Ivoire pour 2016-2020, en remédiant aux obstacles pesant sur l’équilibre durable de la balance des paiements et sur la croissance économique. Le PND vise à favoriser une croissance forte et inclusive et la réduction de la pauvreté par des investissements dans les infrastructures et les secteurs sociaux, ainsi que le soutien de la transformation structurelle et l’industrialisation de l’économie par le secteur privé.

« Le déficit budgétaire de l’Etat devrait converger vers la norme communautaire de l’UEMOA de 3 pourcent du PIB d’ici à 2019 afin de préserver la viabilité de la dette publique et la couverture des réserves de change de la BCEAO. A cet effet, certains des objectifs clés du programme sont de maîtriser les dépenses courantes et de renforcer la mobilisation des recettes par la poursuite des réformes d’administration fiscale et l’élargissement de l’assiette fiscale.

« Le programme contient un ensemble de réformes qui visent à renforcer la gestion des finances et de la dette publique, qui incluent : l’extension de la surveillance des entités publiques au-delà du gouvernement central ; la maîtrise des risques budgétaires provenant des entreprises publiques en difficulté financière ; l’amélioration de la gestion de la dette ; la restructuration des banques publiques ; et l’amélioration du climat des affaires. Les services du FMI accueillent favorablement la requête formulée par les autorités de bénéficier d’assistance technique complémentaire pour améliorer la qualité et la dissémination des statistiques économiques.

« En mettant en œuvre ces politiques, la Côte d’Ivoire sera en mesure de créer de l’espace budgétaire pour davantage d’investissements en infrastructures et de dépenses sociales, catalyser le financement public et privé et construire une résilience face aux futurs chocs économiques. D’une manière générale, ce programme aidera le gouvernement à poursuivre les grands succès atteints durant les quatre dernières années et renforcer les fondations d’une croissance forte et inclusive qui favorisera la réduction de la pauvreté. »

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La délégation du Fonds monétaire international (FMI) a conclu ce jeudi 11 août un accord préliminaire avec le gouvernement égyptien pour un crédit record d’à peu près 12 milliards de dollars. Reste maintenant la dernière étape : La validation de cet important prêt par le conseil d’administration du FMI, « au cours des prochaines semaines », précise le communiqué de l’institution.

Cet accord entre dans le cadre du mécanisme élargi de crédit (MEDC), qui va s’étaler sur trois ans et stipule une somme de 8,6 milliards de droits de tirage spéciaux, ce qui fera à terme, à peu de choses près, 12 milliards de dollars.

Pour rappel, le MEDC est un dispositif qui a été mis en place pour accompagner les pays en proie « à de graves problèmes de balance des paiements à moyen terme en raison de faiblesses structurelles qui tarderont à être corrigées ». Il se décline en crédits dont le remboursement est planifié sur de longues périodes – entre 4 ans et demi et 10 ans –, à des taux en-dessous de ceux pratiqués sur les marchés financiers. Mais attention, le décaissement de ces sommes est conditionné par une batterie de réformes structurelles, souvent douloureuses, pour extirper les pays emprunteurs de leurs difficultés économiques chroniques.

La thérapie de choc administrée par le FMI

Le gouvernement égyptien a pris l’engagement d’adopter rigoureusement une « politique budgétaire [visant] à placer la dette publique sur une trajectoire clairement décroissante vers des niveaux plus durables ». Il est question par exemple de rogner sérieusement la dette des administrations publiques, et de la faire passer de 98% du PIB en 2015-2016 à à peu près 88 % du PIB en 2018-2019.

Au menu également une taxe sur la valeur ajoutée, un objectif de moins de 10% sur le front de l’inflation, la rationalisation des subventions à l’énergie, l’amélioration du climat des affaires ainsi que la transparence dans la gestion des finances publiques et de la fiscalité. Bref, la potion est sacrément amère, et l’Egypte a intérêt à attaquer sans tarder ces chantiers colossaux…

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