A partir du 17 octobre 2022, et dans une note commune entre les ministères du Commerce, de l’industrie, et de la Santé, de nouvelles mesures liées à l’importation seront appliquées, pour maintenir l’équilibre en devises du pays, dont la balance commerciale est, à ce jour déficitaire.
En effet, une batterie de documents devra être présentée pour pouvoir importer et dédouaner, une démarche perçue comme une manière de rallonger les délais de dédouanement.
A cet effet, Mehdi Abdelmoula, président de la Chambre nationale des chaînes de magasins, et importateur de textiles, donne son avis à African Manager, sur ce projet portant introduction d’un système de contrôle préalable à l’importation, « protectionniste déguisé, synonyme de perte de temps», selon ses dires.
Le responsable a indiqué que ce projet vise à desservir les importateurs, en les obligeant à importer les biens de consommation directement au prix d’usine, dans les pays d’exportation, sans passer par la case de distributeur européen.
Une barrière à l’importation
Une liste de données a été mise en place pour pouvoir dédouaner, dans l’ordre, les factures délivrées par les usines exportatrices, les certificats «émis par un organisme officiel du pays d’exportation- une preuve que l’usine dispose d’un système de contrôle de qualité- le nom de la marque commerciale du produit et celui de la marque produite sous licence, le modèle d’étiquettes des produits à importer, et les documents et rapports confirmant que les produits importés sont conformes aux caractéristiques en vigueur. Tout cela représente, selon le responsable, une barrière à l’importation, des procédures qui demandent énormément de paperasse « incroyables » que les importateurs n’oseront « même pas transmettre à leurs fournisseurs ou partenaires étrangers ».
Par conséquent, l’importateur ne s’en porte que mal, car il a un fonds de roulement qui dort, est transparent, travaille dans la légalité, mais essuie une prolongation des délais, ce qui laissera la place à la contrebande, qui trouvera un terrain propice et prospérera facilement.
En outre, cela va impacter le commerce légal et régulier, et renforcer le commerce informel et la contrebande. Et donc, « léser les recettes de l’Etat, et favoriser les recettes du marché informel ».
La nomenclature des produits
Selon la communiqué publié par les ministères précités, les listes d’importations soumises au contrôle comprennent les parfums, les préparations capillaires, la pâte dentifrice, le savon, les sous-vêtements, les chaussures, les ustensiles, le matériel de cuisine, les climatiseurs, les machines de réfrigération, les réfrigérateurs, les machines à laver, les équipements de chauffage électrique, les sèche-cheveux, les fours, les cuisines , poêles, interrupteurs électriques, poupées, jouets, crayons et argile.
La liste comprend également les dalles de pierres naturelles et les matériaux sanitaires tels que les baignoires, les vasques, la peinture, les produits en bois, les vêtements confectionnés, les parapluies, les plantes artificielles, les produits en cristal, l’aluminium, les outils de construction et de jardinage, les meubles, les récepteurs photovoltaïques, les motos et les bicyclettes.
En ce qui concerne les produits alimentaires, Il a également été décidé de soumettre au contrôle les légumes divers, fruits, café torréfié, thé en conserve, épices, produits de meunerie, graines de semoule, farine, chips, haricots, huiles végétales raffinées, chocolat, sucres, pâtes alimentaires, produits de boulangerie, céréales, préparations de soupes et bouillons et boissons non alcoolisées.
Des procédures « archaïques » !
Abdelmoula a noté que la liste de ces produits ne représente même pas 15% de la valeur des importations, et que 85% du déficit de la balance commerciale provient de la facture énergétique et des produits alimentaires de première nécessité, notamment le blé.
Il a, en outre, précisé que ces procédures appliquées étaient archaïques, ont fait leur temps, que certaines marques internationales de textiles fabriquent des millions de pièces en Tunisie. Et justement, si ces groupes de renommée mondiale confient leurs produits à la Tunisie, et qu’on leur cause du tort en termes d’exportation, ils n’auront d’autre choix que de quitter le pays et franchiser ailleurs.
« Si aujourd’hui, on se comporte de la sorte avec des pays « amis », et avec lesquelles on a un excellent commercial tels que la France, demain nous aurons des soucis d’exportation ». a-t-il averti.
Il a également indiqué que la chambre nationale avance régulièrement des propositions au ministère du Commerce, notamment la base des droits de douane, pour contrer le secteur informel, et pour que le secteur formel se maintienne bien et tienne le rang qui doit être le sien.









Pour vous montrer que nous sommes gouvernés par des minables qui ne reconnaissent pas le travail d’équipe et surtout ceux de la profession prennent des décisions à côté qui nuisent l’image du pays et font tort aux consommateurs tunisiens. Le monde moderne exige le travail en groupe comme le foot, ce sentiment du travail collaboratif et non individuel « minni tagraa » est un impératif dans toute décision, or en Tunisie, chacun croit détenir seul la vérité et c’est la raison pour laquelle nous tendons vers le négatif.
il serait judicieux de stopper également le recrutement des sportifs payés en devises notamment les footballeurs et de nous contenter du made in Tunisia uniquement.