En termes d’innovation, la Tunisie ne manque point de talents. En témoigne le premier robot sous-marin, conçu par la société SeaBotek, et exporté en Ecosse, précisément l’université d’Edimbourg Einburgh Napier qui va probablement déployer ce robot dans son département de recherche de biologie marine.
SeaBotek est une start-up nouvellement créée ayant vocation à développer des véhicules sous-marins de taille moyenne pour effectuer des tâches d’inspection. Les robots ont la particularité d’être modulables, répondant aux besoins de tous les utilisateurs dans le domaine maritime.
Cette invention purement tunisienne est une solution pour l’industrie sous-marine. L’idée a été imaginée six ans auparavant par Rami Kelboussi et Marwen Bousmina, ingénieurs, qui ont constaté des défaillances dans l’industrie sous-marine. Ils créent alors une alternative optimisée, qui procure des solutions plus rapides que les robots habituels, lesquels coûtent généralement très cher.
De plus, ces robots, s’imposant comme un outil incontournable dans nombre de domaines, sont utilisés pour dispenser les humains des tâches les plus pénibles ou répétitives dans le domaine industriel, et il semblerait que leur utilisation soit d’autant plus indispensable dans le domaine maritime : il est plus regardé comme un assistant, permettant de repousser les limites humaines de l’exploration ou du travail sous-marin. Car les chiffres montrent 7% de décès et 28 % de handicap partiel des plongeurs sous-marins, qui s’y mouillent et risquent leur vie à chaque plongeon.

Les robots à la conquête des mers et de leurs secrets
Les robots SeaBotek répondent adéquatement à ce nouveau paradigme : On ne cherche plus seulement à explorer les océans, mais à étudier leur comportement, selon Rami Kelboussi, directeur exécutif de l’entreprise.
Cette exploitation étant impossible sans connaissances, il s’ensuit un besoin vital de données. Et à l’échelle du domaine océanographique, et à la vue de l’incroyable complexité des systèmes aussi bien biologiques que physiques, c’est une véritable montagne de données qui s’avère nécessaire ! Une montagne que seuls les robots semblent capable de gravir.
Ils sont équipés de caméras diffusant en temps réel, et de capteurs capables de calculer le PH et l’acidité des eaux, afin de fournir des informations aux chercheurs dans le domaine pétrolier, militaire, ou scientifique.
Leur tâche est d’inspecter les lignes, le degré de corrosion, les câbles fibre-optiques, et les formes d’énergies renouvelables dans la structure sous-marine.
L’océan entre lui aussi dans l’ère de la Big Data, qui va révolutionner le travail de ceux qui veillent à sa protection !

Une levée de fonds en Mars 2023
La société compte des représentants à l’échelle internationale, dont l’objectif est de valoriser, étudier le bon fonctionnement de l’entreprise, et d’attirer de potentiels clients, et ce en sollicitant des investisseurs étrangers, un exercice dont ils ne sont pas coutumiers à ce jour, dès lors qu’ils comptaient exclusivement sur leurs fonds propres.
En outre, SeaBotek a un comité d’experts des prévalant rn moyenne d’une trentaine d’années d’expérience, et dont le rôle est de mettre en place la stratégie de la start-up.
Selon Kelboussi, SeaBotek compte réussir une levée de fonds à l’étranger courant mars 2023, dans le but de négocier une étape d’industrialisation de nouveaux produits.









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