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Le ministre de l’Economie distille les «premières vérités» issues de l’accord avec le FMI

Ce mardi 1 novembre 2022, s’est tenue une conférence de presse à Tunis  sur le rôle dévolu aux acteurs sociaux et économiques  dans la mise en œuvre  des chantiers auxquels  le gouvernement  est en train de s’atteler , à savoir le plan de développement 2023-2025 , et le  budget et la loi de finances de l’Etat pour l’année à venir dans le cadre de la vision 2020-2035.

Le ministre de l’Economie et de la planification, Samir Saied, a confirmé que le gouvernement a une politique claire et un ensemble de réformes qu’il avait  présentées au Fonds monétaire international et aux acteurs financiers qui soutiennent la Tunisie dans ces moments de crise.

Ila  qualifié la situation des finances publiques de « très difficile » et a déclaré que « nous avons besoin de prêts qui seront, cette fois-ci, utilisés aux fins de l’investissement et du  développement social dans les domaines de la santé, l’éducation et les infrastructures, et ce, dans le but de réformer l’économie tunisienne. »

Les conditions du FMI

Au vu de la polémique suscitée autour de l’accord du Fonds monétaire international, le ministre de l’Economie a souligné que les Tunisiens seraient surpris d’apprendre que l’une des conditions posées  par le FMI  est d’assurer un niveau minimum de dépenses sociales au profit des groupes vulnérables en raison des répercussions de la crise nationale et internationale. Il a, en parallèle, cité la nécessité de mettre en place  le climat approprié pour que le secteur privé puisse fonctionner efficacement et être une source « de richesse et d’emplois ».

En outre, la situation actuelle exigeant la solidarité de toutes les parties quelles que soient les interactions politiques ou sociales, le programme de réforme comprendrait principalement des mesures liées à celle des entreprises publiques,  à la masse  salariale  et aux réformes fiscales, car elles sont « actuellement injustes dans notre pays. » Le ministre a mis en avant les réformes, qui portent, selon lui,  sur la révision du système de subventions, qui est  l’unique cause de l’hémorragie des finances publiques, puisqu’un tiers de la compensation  profite aux riches, ce qui la rend non dirigée aux personnes à faible revenu.

« Aujourd’hui, nous pouvons dire que le gouvernement se dirige vers la suppression permanente des subventions aux carburants d’ici 2026, et a déjà commencé à augmenter les subventions par le biais d’un ajustement automatique des prix, selon ce que le ministre des Finances Sihem Boughdiri Nemsia a indiqué la semaine dernière.

En effet, elle a souligné, lors d’une conférence de presse, que le gouvernement s’est engagé à lancer une plateforme d’orientation du soutien aux consommables à la fin de l’année 2022.

Pour rappel, le 15 octobre, le Fonds monétaire international a annoncé avoir conclu un accord préliminaire avec la Tunisie d’environ 1,9 milliard de dollars sur 48 mois.

Des opportunités d’emploi

Dans ce contexte, la directrice du Fonds monétaire international, Christina Georgieva, a qualifié l’accord de point positif, expliquant que le gouvernement  tunisien a déployé des efforts considérables pour parvenir à un accord qui lui offrirait de nombreuses opportunités d’emploi et soutiendrait ses capacités.

Elle a indiqué se concentrer sur certains points qui profiteront à la Tunisie, en  premier lieu, l’attention que la Tunisie accorde aux filets de sécurité sociale, qui sont considérés comme importants et qui ont été profondément pensés et conçus de manière à cibler les personnes concernées.

En deuxième lieu, le vif intérêt pour le programme de réformes structurelles, qui sera plus fort et plus dynamique et créera plus d’opportunités d’emplois lorsqu’il sera ouvert à la concurrence ; de ce fait, cela serait plus facile pour les entrepreneurs d’obtenir des financements et des opportunités.

Le programme de réforme, selon le responsable du FMI, accorde également une grande attention à la manière de faire de la Tunisie, qui est un pays autonome dans plusieurs domaines, dont la sécurité alimentaire.

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