La Tunisie est tenue de tirer parti des opportunités et des changements mondiaux pour attirer des investissements majeurs dans le domaine industriel, selon le directeur général des industries manufacturières au ministère de l’industrie, Fathi Sahlaoui .
A cet effet, il a expliqué, dans une interview avec African Manager, que la pandémie de Covid-19 ainsi que la guerre russo-ukrainienne ont poussé tous les pays, en particulier ceux d’Europe, à redessiner leur carte industrielle et à se rapprocher davantage des pays d’Afrique du Nord en raison du facteur de proximité et de plusieurs autres avantages.
Nouvelle carte industrielle
Sahlaoui a souligné que de nombreuses opportunités sont disponibles aujourd’hui, en particulier dans le secteur des composants automobiles et de l’industrie automobile. En outre, plus de la moitié de la production de la société allemande « Volkswagen » est fabriquée en Chine, et donc ce groupe devrait penser à se repositionner principalement dans les pays du Maghreb.
Le responsable estime, d’autre part, que la Tunisie dispose des capacités et des compétences qui lui permettent d’attirer une part importante d’investissement dans l’industrie des composants automobiles, appelant dans ce contexte à accélérer le rythme des réformes, notamment au niveau de l’aménagement des zones industrielles et portuaires, de la construction des infrastructures et de la logistique.
Il a souligné que la signature de la Charte de partenariat public-privé dans le secteur automobile et ses composants vise à renforcer la compétitivité de l’industrie automobile et de ses composants à l’horizon 2027.
Doubler les exportations
Il lui est également assigné l’objectif de porter la valeur des exportations tunisiennes de composants automobiles de 7,5 milliards de dinars à 14 milliards de dinars d’ici 2027, et a aussi pour finalité de créer 60.000 emplois supplémentaires et de passer de 90.000 emplois à 150.000 emplois au cours de la même année.
A moyen terme, la charte de partenariat tend à attirer les investissements dans la fabrication de voitures électriques et intelligentes et à attirer des entreprises leaders dans ce domaine.
Il contribuera également à faire passer le chiffre d’affaires du secteur de 12 % à 22 % et à améliorer le taux d’intégration de 40 % à 48 %.
Sahlaoui a souligné que le projet de port en eau profonde d’Enfidha sera une occasion d’attirer de nouveaux investisseurs et apportera de la valeur ajoutée à la région du Sahel et aux zones voisines. Selon ses dires, il y aurait des signes positifs dans ce projet.
Il convient de noter que le ministère du Transport a récemment annoncé que trois offres avaient été acceptées pour trois grandes entreprises internationales spécialisées dans la construction portuaire et qu’il était en train d’examiner ces offres de concert avec un bureau spécialisé dans le tri des offres d’un point de vue technique, ainsi que de coordonner avec les autorités compétentes afin d’évaluer les offres financières.
Le coût total du projet de construction du port en eau profonde d’Enfidha a été estimé à 3.000 millions de dinars, répartis en 75% à fournir par l’Etat tunisien et 25% par l’opérateur privé du port, qui sera sélectionné après l’annonce d’un appel d’offres international.
Simplifier les procédures pour attirer les investissements
Au niveau du secteur des composants automobiles, le ministère de l’Industrie reçoit chaque semaine des requêtes d’investisseurs souhaitant ouvrir des unités industrielles dans le pays, mais « ce qui manque, c’est de simplifier ces procédures et d’améliorer davantage les lois pour attirer justement les investisseurs», a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs, indiqué, que la Tunisie est pionnière dans le domaine de la fabrication de composants automobiles, ce qui lui permettra de passer facilement au domaine de la construction automobile, et a annoncé l’intention d’un nouvel investisseur dans le domaine des composants automobiles à venir s’implanter en Tunisie.
L’industrie des composants automobiles est l’un des principaux secteurs en Tunisie, alors que le pays cherche à porter la valeur des exportations du secteur des composants automobiles à 13,5 milliards de dinars d’ici 2025. En effet, le secteur comprend plus de 280 entreprises industrielles, dont 140 à participation étrangère et 65% totalement exportatrices, procurant environ 90.000 emplois.









Est-ce sérieux?
Nouvel investissement dans l’industrie des composants aéronautiques en Tunisie????
Quels sont les éléments qui concernent cet investissements?
Des rumeurs de journaliste mal documenté.
un proverbe de chez nous dit: يبيع القرد ويضحك على شاريه
Avec tous mes respects pour l’article qui ne correspond pas au titre.