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L’ajustement de la balance commerciale entre la Tunisie et la Turquie, en facilitant l’écoulement des exportations tunisiennes sur le marché Turc, notamment des phosphates et dérivés, des produits agricoles et certains produits industriels, a été au centre d’une réunion tenue à Istanbul, entre le secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, Hichem Ben Ahmed et le ministre turc de l’économie de la Turquie, Nihat ZEYBEKCI.

Ben Ahmed a rappelé, au cours de cette réunion organisée dans le cadre des travaux de la 33ème session ministérielle du Comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l’Organisation de Coopération Islamique (COMCEC), que la Tunisie œuvre à la maitrise de ses importations via le renforcement de la transparence des transactions économiques et la protection du consommateur.
Il a mis l’accent sur l’importance du développement des investissements turcs en Tunisie et la création de projets communs dans les secteurs de textile-habillement et les industries de l’électroménager.

Pour sa part, le ministre Turc de l’économie a exprimé la volonté de son pays d’étudier les mesures favorisant le renforcement des exportations tunisiennes et la mise en place de projets bilatéraux dans le domaine des phosphates et dérivés.
Les deux parties ont convenu à cette occasion d’organiser une réunion de la commission mixte, au début de 2018, afin d’examiner les propositions visant l’équilibre des échanges commerciaux entre les deux pays.
Sachant que le déficit enregistré par la Tunisie avec la Turquie monte à -1 496,8 MD.

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Le déficit de la balance alimentaire a sa part dans les problèmes, devenus chroniques, de la balance commerciale. La Tunisie, un pays qui produit pourtant des tas de choses, continue, de manière déraisonnable, d’importer des aliments de base, qui lui coûtent de plus en plus cher avec la fonte du dinar face aux principales devises – dollar et euro. Le déficit de la balance alimentaire a atteint 1276,9 millions de dinars (MD) durant les dix mois de l’année 2017, (contre 884 MD durant la même période de 2016), ce qui représente 9,6% du déficit de la balance commerciale, selon les dernières données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
Du 1er janvier au 31 octobre 2017, le taux de couverture de la balance commerciale alimentaire a baissé à 65,8%, à fin octobre 2017, contre 71,1%, au cours de la même période de 2016.
Cette baisse résulte d’une importante progression de la valeur des importations alimentaires de 21,9%, notamment celles des produits de base ayant atteint 75% de la structure des importations contre 69% en 2016, alors qu’une hausse moins importante des exportations de 12,7% a été enregistrée.

Les exportations alimentaires en hausse, grâce aux dattes

Les exportations des produits alimentaires ont enregistré, durant les dix mois de l’année 2017, une évolution de 12,7% par rapport à la même période de 2016, pour se situer à 2452,4 MD.
Cette hausse s’explique par l’évolution de 10%, des recettes des dattes dont la valeur des ventes s’élève à 420,2 MD, en raison de l’amélioration du niveau des prix de 26% et la diversification des marchés (plus de 80 destinations mondiales).
Le ministère de l’Agriculture a précisé, dans ce contexte, une progression enregistrée par les parts des marchés asiatiques et européens et de l’Amérique du Sud, respectivement de 6%, 5% et 20%.

De même, la valeur des exportations des produits de la mer a augmenté de 39%, des pâtes alimentaires (9%) et des légumes frais (11%) en raison de l’amélioration des prix des tomates géothermiques et d’autres légumes.
Les recettes des exportations de l’huile d’olive ont enregistré une légère baisse de 3% pour s’établir à 641 MD, en raison de l’amélioration de 26% des prix à l’échelle mondiale, malgré une régression des quantités exportées de 23% (68 mille tonnes contre 80 mille tonnes) par rapport à la même période de 2016.
Les recettes de l’exportation des fruits d’été ont augmenté de 33% par rapport à la saison écoulée, pour se situer à 57 MD. Il est à noter que la valeur des exportations alimentaires, de janvier à octobre 2017, représente 8,9% du total des exportations des biens du pays, contre 9,3% en 2016.

Hausse affolante des importations

Les importations de produits alimentaires ont atteint 3729 MD, à fin octobre 2017, enregistrant une hausse de 21,9% en comparaison avec la même période de 2016.
Cette progression est due à l’accélération du rythme d’importation de la plupart des produits de base et à l’évolution de leurs prix au niveau mondial, face à la dépréciation continue du dinar vis-à-vis des principales devises étrangères. Cette tendance haussière a essentiellement concerné les importations du sucre (+108%), des huiles végétales (+77%), du thé et café (+99%), du lait et dérivés (+82%), et à moindre degré, celles du blé tendre (+17%) et du maïs (+24%).
Une évolution a aussi été enregistrée au niveau du rythme d’importation d’autres produits alimentaires, classés comme étant non-de base, dont les bananes (+43%) et les préparations alimentaires (+8%).
En revanche, la valeur des importations de certains produits alimentaires a chuté, durant les dix premiers mois de l’année 2017 , à l’instar de la pomme de terre (-50%), l’orge (-7%) et le blé dur (-19%), en raison de la régression des quantités importées et l’amélioration de la production locale.
Il est à noter que la valeur des importations alimentaires a représenté 9,1% du total des importations, au cours des dix mois de 2017, contre 8,9% pendant la même période de 2016.

TAP

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Les graines de tournesol en provenance de la Turquie, communément appelée «glibettes blanches» et dont raffolent les citoyens, sont une espèce en voie de disparition en Tunisie. L’annonce, qui avait déjà été ébruitée, a été faite hier mardi 31 octobre 2017 par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques, Samir Taïeb, sur Mosaïque Fm.

«La Turquie est parfaitement informée des difficultés que nous rencontrons. L’importation des glibettes blanches a beaucoup impacté la production locale, c’est la raison pour laquelle nous l’avons stoppée en activant l’article 17 de l’accord entre la Tunisie et la Turquie», a indiqué le ministre…

Cependant, ces fameuses “glibettes” sont une goutte d’eau dans la masse des produits qui déséquilibrent les échanges commerciaux entre les deux pays, en défaveur de la Tunisie, évidemment. Reste, pour les autorités tunisiennes, à attaquer les gros morceaux, et ça c’est une toute autre histoire…

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Si les produits marocains cartonnent dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, au point de permettre au royaume de dégager un excédent commercial de 7,5 milliards de dirhams (environ 787 millions $) en 2016, qu’est-ce que ce sera une fois que le Maroc aura officiellement rejoint la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ?! D’après le rapport économique et financier joint au projet de loi de finances 2018, le Maroc a toutes les raisons de se frotter les mains, en attendant la manne que va lui apporter l’élimination des barrières douanières avec les pays de la CEDEAO quand l’adhésion à l’organisation sera officialisée, tout au plus dans 2 mois…

D’après ce document, les échanges commerciaux entre le Maroc et les nations de la CEDEAO ont totalisé 9,5 milliards de dirhams (environ 997 millions $) l’an dernier, rapporte l’Agence Ecofin. Le royaume a massivement exporté vers les pays de la communauté ouest-africaine, pour 8,5 milliards de dirhams (environ 892 millions $), les importations en provenance de cette partie du continent paraissent insignifiantes à côté, à peine 1 milliard de dirhams (environ 105 millions $).

La CEDEAO est, et de très loin, le premier partenaire commercial du Maroc en Afrique, avec une part de 58,2% dans le volume global des échanges. Viennent ensuite les communautés de l’Afrique de l’Est (15,5%), de l’Afrique Australe (13,4%) et de l’Afrique Centrale (12,4%).

A signaler que le boom des échanges commerciaux entre le Maroc et la CEDEAO a été enregistré ces 15 dernières années. En 2000, on en était à un chiffre global de 1,5 milliard de dirhams (environ 157 millions $) ; en 2016 la musique est toute autre avec des échanges d’une valeur de 9,5 milliards de dirhams (environ 997 millions $).

De façon générale, les flux commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne ont connu une croissance moyenne de 9,1% par an depuis 2008, pour se situer à 19,2 milliards de dirhams (environ 2 milliards $) en 2016. Ces échanges pèsent 3% dans le volume global du commerce international du Maroc. Quant à l’excédent commercial de ce dernier, il est de 12 milliards de dirhams (environ 1,2 milliard $).

A noter que depuis 2008, les exportations vers l’Afrique subsaharienne n’ont cessé de prendre du poids dans le total des exportations du Maroc : De 3,5% en 2008 elles sont passées à 7% en 2016. Leur valeur a culminé à 15,6 milliards de dirhams (environ 1,6 milliard $) en 2016.

S’agissant des importations en provenance d’Afrique subsaharienne, elles affichent 3,6 milliards de dirhams (environ 378,3 millions $) en 2016. Elles pèsent 0,9% dans le total des importations en 2016, presque la moitié par rapport à 2008, 1.3% exactement.

Quand le roi Mohammed VI disait dernièrement qu’il n’envisageait pas l’avenir de son pays ailleurs qu’en Afrique, il avait de bonnes raisons !

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” Porter la contribution des exportations tunisiennes au PIB de 38% actuellement à 42% et augmenter le taux de couverture des importations par les exportations tels sont les principaux objectifs ciblés par le gouvernement actuel “, a indiqué Aziza Htira PDG du Centre de promotion des exportations (Cepex).
Htira a appelé à se focaliser sur des secteurs à haute valeur ajoutée, à conquérir des nouveaux marchés et à surmonter les obstacles entravant les exportations tunisiennes, faisant remarquer que l’exportation constitue le pilier de l’économie, rappelant que la contribution de l’exportation au PIB atteint dans certains pays, les 60%.

Htira, qui intervenait jeudi à une rencontre organisée entre le ministère du Commerce et les exportateurs pour s’informer sur leurs propositions pour développer les exportations, a souligné que la réalisation de ces objectifs demeure tributaire de la mise en place d’un environnement favorable à travers la simplification des procédures administratives, le soutien des exportateurs pendant tout le processus d’exportation ( produit, transport et opération d’exportation) afin de garantir une meilleure compétitivité des produits tunisiens à l’étranger.
” Il s’agit également de fournir l’appui financier aux entreprises exportatrices, en renforçant la présence des banques tunisiennes dans les marchés africains qui comptent des niches à explorer “, a-t-elle ajouté.

De son côté le ministre du Commerce, Omar Behi a, à cette occasion, souligné que les propositions présentées par les entreprises exportatrices seront examinées lors de la tenue du Conseil supérieur des exportations, dont la première réunion, après sa réactivation, aura lieu à la fin cette année et pendant laquelle des décisions seront prises aux fins de booster les exportations tunisiennes et réduire le déficit commercial.

Selon l’INS, le déficit de la balance commerciale s’est encore creusé à la fin de septembre 2017, pour se situer à 11 480,1 MD, alors qu’il était à 9 326,7 MD une année auparavant en raison de l’aggravation du déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3241,8 MD), l’Italie (-1 513,4 MD), la Turquie (-1 302,6 MD), la Russie (-924,6 MD) et l’Algérie (-326,4 MD).

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Le déficit de la balance commerciale s’est encore aggravé à fin Septembre 2017, pour se situer à 11 480,1 MD, alors qu’il était à 9 326,7 MD en Septembre 2016, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3241,8 MD), l’Italie (-1 513,4 MD), la Turquie (-1 302,6 MD), la Russie (-924,6 MD) et l’Algérie (-326,4 MD), selon les statistiques publiées mercredi, par l’INS.
Le taux de couverture a ainsi, baissé de 69,2% à 68,2%, entre 2016 et 2017 (9 mois) en raison de la disparité au niveau du rythme de croissance entre les importations (+19,2%) et les exportations (+17,4%).
En outre, le déficit de la balance énergétique s’est établi à 2700,4 MD (23,5% du total du déficit), contre 2453,6 MD durant les neuf mois de l’année 2016.

Baisse de 11,2%, des exportations de minerais et de phosphates et dérivés

Les exportations ont continué de s’accroitre à un rythme assez soutenu, malgré la légère décélération observée par rapport aux huit mois de cette année. Elles ont augmenté de 17,4%, à 24 608,8 MD, contre une progression de 3,1%, durant la même période de l’année dernière.
Cette évolution concerne la majorité des secteurs dont les exportations de l’énergie qui ont enregistré un accroissement important suite à l’augmentation des ventes du pétrole brut (909,8 MD contre 445 MD) et des produits raffinés (672,8 MD contre 337,2 MD). Les exportations agricoles et agro-alimentaires ont cru de 13,1%, en raison de la hausse des ventes des dattes (392,5 MD contre 347,7 MD). De même, les exportations des industries mécaniques et électriques ont progressé de 17,9%, du secteur du textile, habillement et cuirs de 14,4% et des industries manufacturières de 11,8%.
Le secteur des mines, des phosphates et dérivés a, toutefois, enregistré une baisse de 11,2%, suite à la diminution des exportations de l’acide phosphorique (318,8 MD contre 440,8 MD).

Hausse des importations des produits agricoles et alimentaires de base de 21,9%



Les importations ont fortement, progressé de 19,2%, à 36 088,9 MD, contre 2,4% durant la même période de l’année 2016. Cette hausse est essentiellement, due à l’accroissement des importations du secteur de l’énergie de 32,4%, sous l’effet de l’augmentation des achats de pétrole brut (658,7 MD contre 481,8MD) et des produits raffinés (2669,1 MD contre 1621,6 MD). De même, les importations des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 21,9%, du fait, de la progression des achats de blé tendre (424 MD contre 358,2 MD), des matières premières et demi-produits de 22,1%, des biens d’équipement de 11,7%, et des minerais et des phosphates et dérivés de 15,3%.
Les importations des autres biens de consommation demeurent aussi, en hausse de 20,8%, suite à l’augmentation des achats des voitures de tourisme de 5,7% (1 257,3 MD contre 1 189,8 MD), des huiles essentielles et parfumerie de 21% (274,5 MD contre 226,9 MD) et des ouvrages en plastique de 17,2% (1 109,4 MD contre 946,6 MD).

Augmentation de 20,3% des exportations tunisiennes vers l’UE

Le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant principalement avec la France de 2 093,3 MD, la Libye de 577,3 MD et le Royaume Uni de 194 MD.
Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (74,3% du total des exportations) ont augmenté de 20,3% en raison de la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie (+26,4%), l’Allemagne (+24 %) et les Pays Bas (+19,5%). D’autre part, les ventes sont en diminution vers d’autres pays notamment l’Autriche (-13,4%) et la Bulgarie (-4,9%).
Au niveau du Maghreb, les exportations ont baissé avec l’Algérie de 19,7% et la Libye de 8,2%. En revanche, les exportations vers le Maroc ont augmenté de 20,9%
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’union européenne (53,8% du total des importations) ont enregistré une hausse de 20,5% pour s’établir à 19 406,6 MD. Les importations ont augmenté de 15,2% avec la France et de 28,5% avec l’Italie.

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Dans un statut posté ce vendredi sur sa page Facebook, l’expert économique, Ezzedine Saidane a dressé un tableau noir de la situation économique en Tunisie : Un taux de croissance économique réalisée au deuxième trimestre de 0,1% et un déficit de la balance commerciale dépassant les 10 milliards de Dinars (10,068) au terme des huit premiers mois de l’année, soit une aggravation de plus de 22% par rapport à la même période de 2016.

Le déficit de la balance des paiements courants a atteint 6,6% du PIB au terme des huit premiers mois de cette année (5,8% pendant la même période en 2016). À ce rythme il devrait atteindre 10% du PIB à la fin de l’année. Un record absolu pour la Tunisie. La norme maximum admise au niveau international est de 3%.

Les réserves de change de la Tunisie baissent encore gravement malgré les multiples crédits extérieurs (et intérieurs en Euros) obtenus récemment. Nous sommes à 95 jours d’importation. Nous nous approchons de nouveau de la ligne rouge de 90 jours.

La planche à billets se déchaîne de nouveau et le refinancement des banques par la Banque Centrale atteint un nouveau record : 10,543 milliards de Dinars le 5 octobre 2017.

“Je suis souvent accusé de présenter un tableau noir. Malgré tous ces indicateurs (chiffres officiels) certains nous présentent un tableau rose en prétendant indûment (chiffres relatifs aux investissements directs étrangers, au tourisme, aux phosphates, etc. exprimés en Dinars au lieu d’être exprimés en devise pour tenir compte de la baisse du Dinar) que la situation s’améliore et que la reprise de l’économie est là devant nous. Si nous refusons de voir notre réalité en face, nous ne pourrons jamais faire le vrai diagnostic et engager de manière responsable le vrai sauvetage de notre économie, et par conséquent de notre expérience de transition démocratique”, a ajouté Saîdane.

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Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (74.5% du total des exportations) ont augmenté de 21.4%, à la fin du mois d’août 2017. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 28.6%, l’Allemagne de 26.3% et la Belgique de 11.6%. D’autre part les ventes tunisiennes sont en diminution pour d’autres pays, notamment avec l’Autriche de 11.5% et la Bulgarie de 6.0%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont baissé avec l’Algérie de 17.2% et la Libye de 9.4%. En revanche, nos exportations vers le Maroc ont augmenté de 21.3%.

On remarquera que le solde de la balance commerciale tunisienne est déficitaire de 10068.5MD suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-2802.0MD), l’Italie (-1347.7MD), la Turquie (-1181.5MD), la Russie (-876.9 MD) et l’Algérie (-383.2MD). Le 6 août dernier pourtant, l’ancien ministre tunisien du Commerce, Zied Laadhari, déclarait à Africanmanager qu’il avait activé les mesures de sauvegarde avec la Turquie…

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L’Ambassadeur de la Turquie en Tunisie, Omar Farouk Dogan, a déclaré que son pays est prêt à investir en Tunisie et ce, dans une approche gagnant- gagnant.

Sur un autre plan, il a affirmé que la Tunisie doit choisir son modèle de développement, revoir ses fondamentaux, renforcer la production, la libéralisation et la privatisation, tout en introduisant le système du partenariat public-privé. Interview :

Les autorités tunisiennes s’étaient plaintes du déséquilibre des échanges commerciaux entre les deux pays, et la Turquie avait promis d’apporter des correctifs. Où en est-on ?

Les relations entre la Tunisie et la Turquie ont une longue histoire. Elles ont commencé déjà en 1964, pour s’approfondir et devenir multidimensionnelles en 1956 avec la naissance de la République indépendante.

L’aspect économique et commercial s’est fortement accéléré surtout avec la signature d’un accord de libre-échange en 2004, prévoyant une diminution progressive des droits de douane jusqu’en 2014, date à laquelle ils ont complètement disparu. A noter que la Turquie fait partie d’une union douanière depuis 1996.

Depuis 2014, les produits industriels turcs ont leurs propres droits d’accès au marché tunisien, avec 0 taxe. Les relations entre les deux pays se sont consolidées dans la foulée, surtout que les entrepreneurs tunisiens ont commencé à constater qu’il y a énormément d’opportunités..

Mais pourquoi ?

C’est simple, la Turquie fait la partie d’une union douanière et les produits originaires du pays ont toujours leurs propres droits d’accès aux pays membres de l’Union européenne. Les opérateurs tunisiens, au vu de cet avantage, ont commencé à changer de destination et à s’orienter vers la Turquie, qui a la même position qu’un pays membre de l’Union européenne.

C’est pourquoi les Tunisiens ont commencé à importer depuis notre pays, surtout que les prix sont très avantageux et la qualité est au rendez-vous.

Mais M. l’Ambassadeur, en dépit des avantages offerts par cet accord, un déséquilibre énorme a été constaté au niveau de ces échanges ?

Il est clair qu’un certain déséquilibre a été constaté au niveau des échanges entre la Turquie et la Tunisie et ce, pour multiples raisons.

Depuis 2011, la Tunisie n’a pas malheureusement gardé le même niveau de production, elle a fortement baissé à cause d’un climat social perturbé, marqué par la recrudescence des mouvements sociaux et des sit-in.

Par conséquent, la Turquie n’a pas pu importer de phosphate de la Tunisie car on avait tablé sur une production de 8 millions de tonnes en 2016, à l’arrivée le pays s’est retrouvé avec 2.5 millions de tonnes. Cela a accentué le déséquilibre des échanges entre les deux pays, et surtout pour la Turquie, un pays qui a de gros besoins en phosphate et qui a été obligé de s’orienter vers d’autres marchés pour les satisfaire.

Par ailleurs la Turquie n’a pas pu importer de dattes ou encore des automobiles.

Tout cela a causé un déséquilibre, qui n’a pas plu également à la Turquie. Ce qui nous a obligés à tenir une réunion du conseil économique le 21 juillet dernier pour mieux se pencher sur cette question.

La Turquie a aussi la volonté d’équilibrer ses échanges avec la Tunisie. Comment ?

Nous avons choisi de nous focaliser sur trois secteurs principaux, à commencer par le secteur de l’huile d’olive. A ce niveau, la Turquie a promis de mettre en place un certain quota pour la Tunisie, qui va s’établir entre 5 et 10 mille tonnes pour la première phase.

Le deuxième secteur sera le textile, considéré comme le promoteur de l’économie, en créant d’énormément d’embauches. A ce niveau, des réunions ont eu lieu avec les professionnels turcs afin de les encourager à investir en Tunisie.

Le phosphate est le dernier secteur et la Turquie essaye de trouver les moyens pour créer une usine d’engrais pour que la Tunisie devienne un pays exportateur de ce produit. Chose qui permettrait sans doute d’augmenter la valeur ajoutée de produit tunisien.

De toute façon, le marché tunisien doit monter en gamme pour réduire le déséquilibre dans les échanges commerciaux entre les deux pays.

C’est important, essentiellement pour convaincre davantage l’importateur turc, qui s’est détourné de la Tunisie.

Le rééquilibrage des échanges commerciaux prendra assurément du temps. Avez-vous une idée sur les échéances ?

Dans le concept de libre-échange, les autorités ne peuvent pas contrôler la demande du marché intérieur. Cela veut dire que le gouvernement turc ne peut pas forcer le secteur privé à aller dans un sens, et c’est pareil pour la partie tunisienne.

La Tunisie doit encourager l’investissement étranger et tirer profit de la Turquie, qui a injecté plus 5.5 milliards de dollars en Egypte, 2.5 milliards de dollars en Algérie, 3 milliards de dollars au Kenya et en Ethiopie

Avez-vous élaboré une stratégie afin de dépasser les défaillances ?

Les autorités tunisiennes doivent faciliter les procédures et l’accès des investisseurs. Partant de ce constat, elles sont appelées à mettre en place une réglementation qui sera en harmonie totale avec la nouvelle loi de l’investissement.

Les institutions et les ministres doivent s’adapter avec ce nouveau texte réglementaire.

Cette démarche est stratégique dans la mesure où plus de 180 projets de développement ont été lancés à l’occasion de la tenue de “Tunisia 2020”, mais voila leur réalisation dépend encore de l’adaptation à la nouvelle loi de l’investissement.

Y a-t-il une volonté turque pour investir davantage en Tunisie ?

Exemple simple : Nous sommes un pays agricole et nous importons annuellement 600 millions de dollars d’engrais et de phosphate. Qu’est-ce qui empêche à la Tunisie de répondre à nos besoins, sachant qu’elle dispose d’un potentiel énorme ?.

Si les conditions deviennent plus favorables, rien n’empêchera l’investisseur turc de miser sur la Tunisie et d’importer les produits dont il a besoin.

Autre chose : la Tunisie peut devenir une base de cargos aériens pour toute l’Afrique. La réalisation de cet objectif est tout à fait possible pour le pays, qui n’a que de bonnes relations avec les 54 pays africains.

Cela serait facilité par la transformation de toute la Tunisie en une zone de libre échange. Chose qui permettrait par la suite d’avoir une réelle base logistique.
C’est important surtout qu’il y a un fort mouvement
occidental vers l’Afrique et un e-commerce qui se
développe grâce à des cargos aériens. En Afrique,
1.2 Milliards de personne se nourrissent avec 85% d’importations et
la Tunisie qui a inspiré la civilisation africaine pourrait
bénéficier de cet avantage.

Vos messages pour les autorités tunisiennes afin que notre pays puisse sortir de l’impasse économique ?

C’est simple, il est plus que jamais utile de libéraliser l’économie et introduire les conditions de la libre concurrence.

Libéraliser aussi les institutions pour augmenter la concurrence, la compétence et aussi la qualité, ce qui permettrait certainement de baisser les coûts de production et de faire évoluer l’exportation.

Il faut encore trouver les moyens d’accélérer l’économie de la Tunisie, considérée comme la seule stable sur la bande maghrébine.

Et pour ce faire, la Tunisie doit bénéficier de ces avantages, protéger son unicité, renforcer la stabilité et la solidarité, et revenir tout de suite à la production, tout en introduisant de nouvelles politiques pour encourager la production destinée à l’exportation.

Ces étapes vont certainement améliorer la position de la Tunisie à l’échelle internationale et en faire un pays aussi bien exportateur qu’importateur.

Un mot sur les projets et initiatives de votre pays pour aider la Tunisie à passer le cap des difficultés économiques postrévolutionnaires

Nous avons vécu cette expérience dans le passé. Nous avons traversé les mêmes étapes et on a eu de grands débats avec la Banque Mondiale, qui a limité les activités de notre pays. A présent la Turquie est classée 6ème économie mondiale.

Pour y parvenir, il faut revoir les fondamentaux du pays, renforcer la production, la libéralisation et la privatisation, tout en introduisant le système du partenariat public-privé.

La Tunisie a encore besoin d’encourager et stimuler sa diaspora estimée à plus de 2 millions de personnes.

Et pour le soutien de la Turquie ?

Nous avons échangé les expériences et nous sommes prêts à investir dans une approche gagnant- gagnant, sachant que le tiers des citoyens tunisiens est effrayée par cette approche.

Partant de tout cela, la Tunisie doit choisir son modèle de développement et bien se positionner par rapport à ses multiples partenaires.

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L’Ambassadeur de la Turquie en Tunisie, Omar Farouk Dogan, a déclaré que le marché tunisien doit monter en gamme pour réduire le déséquilibre dans les échanges commerciaux entre les deux pays.
Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, il a mis l’accent sur cette étape considérée comme importante, essentiellement pour convaincre davantage l’importateur turc, qui s’est détourné de la Tunisie.
La raison ? La Turquie n’a pas pu importer de phosphate de la Tunisie car on avait tablé sur une production de 8 millions de tonnes en 2016, à l’arrivée le pays s’est retrouvé avec 2.5 millions de tonnes, a répondu l’ambassadeur turc. Cela a accentué le déséquilibre des échanges entre les deux pays, et surtout pour la Turquie. «C’est un pays qui a de gros besoins en phosphate et qui a été obligé de s’orienter vers d’autres marchés pour les satisfaire».

«Si les conditions deviennent plus favorables, rien n’empêchera l’investisseur turc de miser sur la en Tunisie et d’importer les produits dont il a besoin», a affirmé l’ambassadeur, avant de poursuivre : « nous sommes un pays agricole et nous importons annuellement 600 millions de dollars d’engrais et de phosphate. Qu’est-ce qui empêche à la Tunisie de répondre à nos besoins, sachant qu’elle dispose d’un potentiel énorme ? »

Nous y reviendrons…

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Les échanges effectués par les sociétés résidentes (selon l’optique change), durant le 1er semestre de 2017 ont engendré un niveau de déficit dépassant 10,8 Milliards de dinars, et c’est ce qui rend l’aggravation du déficit commercial durant cette période davantage préoccupante, dénote une Analyse des échanges commerciaux de la Tunisie du Premier Semestre 2017, qui vient d’être publiée par la Banque centrale de Tunisie.

La même analyse a précisé que la part des exportations des non-résidents demeure toujours supérieure à celle des ventes des résidents (60%/40%). Par contre, la part des importations des résidents est prépondérante (72%).
Face à cette situation, les analystes de la BCT estiment que la mise en œuvre de la stratégie visant la promotion des exportations effectuées par les sociétés résidentes, qui se traduisent par un impact direct sur le niveau des avoirs en devises, doit se poursuivre et s’accompagner par des mesures efficaces visant la maitrise des importations, notamment celles débridées et non-essentielles (sous franchise, non conformes aux normes techniques et sanitaires…).

Il est à rappeler que le déficit commercial s’est aggravé de 1,5 milliard de Dinars (+24,9%), durant le 1er semestre de 2017. Le niveau du déficit a atteint au terme du 1er semestre de l’année en cours 7,5 milliards de Dinars (soit un déficit mensuel moyen de 1256 MDT contre 1006 MDT lors du 1er semestre 2016). Lequel déficit est dû à la progression des importations à un rythme plus accentué que les exportations, soit +16,4% et +12,7%, contrastant avec les baisses des exportations et des importations (respectivement -1,3% et -1,5%) enregistrées lors du 1er semestre de 2016.
Faits saillants de l’évolution des échanges commerciaux durant le 1er semestre de 2017

Le boulet des importations de produits alimentaires

On en retient, à titre de résultats positifs, une poursuite de la bonne tenue des exportations des secteurs des industries manufacturières, (+13,2%), qui a concerné tous les secteurs exportateurs, (industries mécaniques et électriques (+16,1% contre +11,7% lors du 1er semestre 2016), le textile, habillement et cuir (+10,6% contre +4,6%) et les autres industries manufacturières (+7,3% contre 5%). A noter une augmentation des ventes du secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires de 11,3% en relation, notamment, avec la hausse des ventes des produits de la pêche (+62,3%) et des dattes (+17,5%).

Parmi les résultats négatifs, l’analyse de la BCT a cité la forte hausse de 29,8% des achats des produits alimentaires, qui a touché principalement les produits de base (blé tendre, huiles végétales, sucre, café…), l’augmentation des importations des biens de consommation de 13,1% en lien surtout avec la hausse des achats des produits pharmaceutiques (+ 55,7%), des produits de textile et habillement (+15,7%) ainsi que les appareils électriques et mécaniques destinés à la consommation (+4,1%), le creusement cumulé des déficits de la balance énergétique et de la balance alimentaire a contribué pour plus de la moitié dans l’élargissement du déficit commercial global et le repli des ventes du secteur des mines, phosphates et dérivés de 19,9% par rapport au premier semestre de 2016, en dépit de la reprise confirmée de la production au cours de ces derniers mois, en lien avec l’amélioration du climat social.

Ainsi, outre la nécessité de promouvoir les exportations effectuées par les sociétés résidentes, l’analyse de la BCT recommande d’adopter une politique commerciale pour le secteur des phosphates de manière à reconquérir les anciens marchés et de cibler de nouveaux débouchés pour ces produits, de mettre en place un plan d’action visant l’amélioration de la valeur ajoutée des industries manufacturières, dont l’intégration dans l’économie reste faible, malgré la confirmation de la bonne performance de leurs exportations lors du 1er semestre de l’année en cours.

TAP

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Le Maroc exporte beaucoup vers l’Afrique subsaharienne (biens, services, produits agricoles), pourtant, à en croire les chiffres publiés par l’Office marocain des changes, c’est pas la grande forme pour sa balance commerciale. Fin juillet 2017, elle affichait un déficit de 6,9%…

Les échanges commerciaux du pays sont montés globalement à plus de 111 milliards de dirhams (environ 11,79 milliards $) sur les 7 premiers mois de cette année, contre 103,8 milliards de dirhams (environ 11,03 milliards $) sur la même période l’an dernier. Le hic c’est que les importations ont explosé, +16,5 milliards de dirhams (à peu près 1,75 milliards $), 251,8 milliards de dirhams (environ 26,75 milliards $) au total fin juillet 2017. La facture très salée des produits énergétiques (+33,4%), des produits bruts (+11,6%) et des produits finis de consommation (+4,4%) a fait de sacrés dégâts.

Les exportations ont certes évolué, mais d’à peine 9,3 milliards de dirhams (environ 988 millions $), 140,8 milliards de dirhams (environ 14 milliards $) à fin juillet 2017. Le Maroc doit ce chiffre à l’industrie pharmaceutique (+10,4%), l’aéronautique (+10,3%), l’agriculture et agro-alimentaire (+10,1%), les phosphates et dérivés (+7,9%), l’électronique (+6,4%), le textile et cuir (+3%) et l’automobile (+2%).

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Le déficit commercial, dont les chiffres, mauvais, comme on pouvait s’y attendre (il n’y a pas de raison d’avoir une embellie, puisque le gouvernement ne fait rien pour), viennent de nous être communiqués par l’Institut National de la Statistique (INS), s’ajoutent au flux de trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que plus rien ne semble secouer les autorités en place, et encore moins les citoyens. Nous sommes tous dans une espèce de lévitation, groggy, sonnés par l’avalanche de catastrophes économiques et politiques depuis 6 ans. Autant de tuiles sur la tête des citoyens en si peu de temps ont complètement anesthésié notre capacité d’indignation, même face aux choses les plus graves. Pas plus tard que le 06 mars 2017, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), ne nous a-t-il pas donné, certes contre sa volonté – à travers les enregistrés fuités -, une idée sur ses talents en matière de manoeuvres pour se cramponner au pouvoir ? Mais voilà, ces révélations, aussi explosives soient-elles, à part le courroux du fils du président de la République, qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières pour démasquer le “traitre”, n’ont pas provoqué de cataclysme politique. Alors vous imaginez bien que le déficit commercial n’empêchera pas le gouvernement de dormir, et encore moins les citoyens…

Face à l’ampleur du déficit commercial, qu’on ne peut plus planquer sous le tapis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tout de même concédé un Conseil ministériel restreint sur cette épineuse affaire, lundi 13 mars 2017. Mais attention, il ne s’agit pas tout de suite de trouver les voies et moyens pour stopper cette plongée, mais simplement de contenir ce déficit à un niveau acceptable dans le PIB de cette année. Comme unique annonce au sortir de ce qu’il faut bien appeler une réunion de crise on a eu la mise en place “d’une commission qui sera chargée d’étudier les mesures proposées par les différentes parties, tout en tenant compte des engagements de la Tunisie vis-à-vis de l’OMC ainsi que de ses accords bilatéraux et régionaux”. Et encore il s’agit d’une recommandation. Donc le temps de prendre la décision d’installer effectivement cette fameuse commission, de recueillir les avis des uns et des autres, tout en aménageant un espace de navigation entre les contraintes drainées par les accords avec l’OMC et les pays partenaires, de l’eau aura coulé sous les ponts. Et d’ici là, je ne vous apprends rien en vous disant que le trou de la balance commerciale continuera de s’élargir…

L’état des lieux

Durant les 2 premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger aux prix courants a enregistré un gonflement de 4,7% des exportations, pour une valeur de 4,626 milliards de dinars contre 4,418 milliards à la même période de l’an dernier. Par contre rien ne semble pouvoir enrayer l’envolée des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, pour une valeur de 7,137 milliards de dinars contre 5,769 milliards en 2016, a fait avoir l’INS. Et bien entendu il est interdit de pointer la main de la Turquie dans cette affaire puisque c’est ce qui avait valu à l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce son limogeage. Pourtant la ministre des Finances, Lamia Zribi et le ministre du Commerce, Zied Laadhari ont bel et bien reconnu qu’il y avait un problème avec la Turquie, et un gros…

Bien entendu ces tendances impactent directement la balance commerciale, en creusant le déficit jusqu’à 2,510 milliards de dinars durant les 2 premiers mois de 2017 contre 1,350 milliard durant la même période en 2016.
Idem pour le taux de couverture, en repli, avec-11.8 points en comparaison avec son niveau de 2016. La Tunisie n’a pas pu faire mieux que 64,8% contre 76,6% durant la même période de2016.

Le pays doit cette petite embellie à l’exportation, +4.7%, durant les 2 premiers mois de 2017, aux secteurs de l’agriculture et des industries agro-alimentaires, lesquels affichent +17,4%, boostés par les ventes de dattes (127,5 millions de dinars contre 72,4 millions en 2015). A signaler également les bonnes performances des industries mécaniques et électriques, +7.5%, du textile/habillement et cuirs, +7.1% et des industries manufacturières, +3.8%.

A contrario l’énergie fait grise mine, -39,4%, lestée par la chute des ventes de pétrole brut (69,8 MD en 2017 contre 149,6 MD en 2016). Idem pour le secteur des mines, phosphates et dérivés, qui enregistre un recul de 12,4% suite à la baisse des exportations en acide phosphorique (48,9 MD cette année contre 124 MD en 2016).

Dans le détail, on doit ce bond des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, à la hausse phénoménales dans le secteur de l’énergie, +135.2%, un mouvement dopé par la montée des achats en pétrole brut (178,2 MD en 2017 contre 31,8 MD en 2016) et produits raffinés (525,1 MD cette année contre 352,8 MD l’an dernier).

A signaler également la poussée impressionnante des importations de produits agricoles et alimentaires de base, +60.1%, notamment le blé tendre (98,9 MD en 2017 contre 21,9 MD en 2015) ; les matières premières et demi produits affichent +10,2% ; les biens d’équipement +17,5% ; les mines, phosphates et dérivés +7,5% et les biens de consommation, à part l’alimentaire, +14,2%. Selon l’INS, les importations hors énergie sont en hausse de 15,7%.

Il faut des solutions à tout cela, évidemment. Mais comme on l’a dit déjà, on attend la mise en place de la fameuse commission. Comme on attend les commissions qui vont sortir des chapeaux des signataires du Pacte de Carthage et qui vont piloter les grandes réformes, notamment les dossiers chauds de l’administration, de l’éducation et des entreprises publiques, alors qu’on croyait que le gouvernement avait justement été mis en place pour… gouverner, réformer, prendre en main le pays. Une “commissionite” bien tunisienne qui coûte très cher au pays, en temps et en deniers publics, alors que les changements ne peuvent plus attendre…

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La balance commerciale alimentaire a enregistré, au cours des deux premiers mois de 2017, un déficit de 295,2 millions de dinars (ce qui représente 11,7%, du déficit de la balance commerciale), contre 102,6 MD, au cours de la même période de 2016.
En janvier et février 2017, le taux de couverture des exportations par les importations a, ainsi, régressé à 63% contre 80,6% en 2016. Cette situation résulte d’une importante augmentation de la valeur des importations alimentaires de 51% et notamment les produits de base, alors que les exportations n’ont progressé que de 18,1%.
La valeur des importations alimentaires au cours des deux premiers mois de 2017 a atteint l’équivalent de 798,1 MD. Leur forte augmentation est expliquée par l’évolution du rythme des achats de la plupart des produits alimentaires de base durant cette période et la hausse de leurs cours mondiaux, au moment ou le taux de change du dinar tunisien se dégrade par rapport aux devises internationales.

Parmi ces produits figurent, le blé tendre (99 MD contre 22MD), l’orge (+31%), les huiles végétales (+104%), le sucre (152,5 MD contre 15,6 MD). Il s’agit aussi, de l’évolution du rythme d’autres produits alimentaires classés “hors produits de base”, tels que les bananes (+64%), les préparations alimentaires (23 MD contre 7MD) et les conserves de poissons (8,6MD contre 2MD).

Au rayon des produits alimentaires dont la valeur des importations a connu une baisse, figurent les pommes de terre (-22%) et les viandes (-50%).
Le ministère de l’agriculture a indiqué, par ailleurs, que la valeur des importations alimentaires au cours des premiers mois de 2017, a représenté 11,2% du total des importations du pays contre 9,2% au cours de la même période de 2016.
S’agissant des exportations, la Tunisie a principalement, exporté les dattes dont les recettes ont enregistré une hausse de 76%, à 128 MD grâce à l’amélioration des quantités exportées de 34% et des prix de 32%, ainsi que les préparations de légumes et de fruits (+ 26%), des produits de la mer (+10%) et dans une moindre mesure des agrumes (+1%).
A contrario, les exportations d’huile d’olive ont baissé de 18% en valeur à 143 MD et de 35 % pour ce qui est de la quantité à 16,4 mille tonnes.
Les ventes nationales de légumes frais et de conserves ont régressé respectivement de 2% et de 24%.
A relever que la valeur des exportations alimentaires au cours des deux premiers de 2017 a représenté 10,8% des exportations totales de biens contre 9,6% au cours de la même période de 2016.

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Face au marasme économique du fait de la fonte des cours de pétrole, dont l’Algérie dépend tant, le gouvernement a décidé de continuer à serrer la vis, notamment sur le front des importations, qui dévoraient les devises du pays. Après les excellents résultats de la balance commerciale dernièrement, le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a fait savoir, le 6 mars 2017, que le gouvernement va encore rogner la facture des importations, 35 milliards en 2016. «Notre objectif en 2017 est de réduire à 30 milliards de dollars le volume de nos importations», a affirmé Sellal lors de la 20ème réunion tripartie gouvernement-syndicats-patronat, rapporte l’Agence Ecofin.

Il a indiqué que les gros efforts d’assainissement ont permis de «ramener les importations de 66 milliards dollars en 2014 à 35 milliards dollars en 2016», soulignant les «avancées» dans les industries mécanique et pharmaceutique.

Il a, dans la foulée, levé un coin du voile sur le grand virage des autorités vers les marchés du continent, se détournant de l’Europe, à l’instar du voisin marocain. Sellal a invité les patrons algériens à s’implanter sur les marchés africains, précisant que le secteur privé «peut jouer un rôle important dans ce domaine». Il a ajouté, dans ce sens, que l’industrie pharmaceutique nationale «possède des capacités énormes pour conquérir le marché africain».

Ces propos font suite aux pas accomplis par l’Algérie lors du Forum africain pour les affaires et les investissements, en décembre 2016, la toute première rencontre de ce type dans le pays, lui qui a longtemps ignoré ce continent où les possibilités de partenariat sont infinies. Il semble que le gouvernement soit décidé à rattraper le coup. Il n’est jamais trop tard pour bien faire…

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Nous l’écrivions dans notre édition du 18 décembre dernier, la Tunisie fait commerce avec 172 pays, et son déficit affiche un montant total de 11,628 Milliards DT. Trois pays représentent plus de la moitié de cet énorme déficit (6,014 milliards DT). Il s’agit, par ordre d’importance, de la Chine avec plus de 3 Milliards, de la Turquie avec plus de 1,33 Milliards DT et de la Russie avec plus de 1,21 Milliards DT en moins d’une année.

Ce que nous avons pu confirmer, c’est que la BCT au moins, a de gros soucis à ce sujet. «Qu’il faille revoir notre position commerciale avec la Turquie et la Chine, cela me paraît essentiel. Le déficit de la balance commerciale avec la Chine n’est pas normal. Cela, je l’avais dit au gouverneur de la banque centrale de Chine, lorsque je l’avais rencontré et il m’avait donné raison», dit à Africanmanager le Gouverneur Chedly Ayari, lorsque nous l’interpellons à ce sujet. «Je constate et je dénonce le déficit commercial et je dis que c’est mauvais pour les comptes du pays. Je n’ai d’autorité, ni sur les importations, ni sur les exportations qui sont du domaine du ministère», avoue le premier responsable de l’institution qui finance le commerce extérieur. Pour lui, «il faut trouver des solutions, sans pour autant diminuer le commerce avec ce pays, et j’avais alors découvert que 70 % de nos achats de ce pays sont des équipements et non de la pacotille et que nous n’aurons jamais une balance commerciale positive avec la Chine».

–          Un MOU à transformer en convention pour que le Swap démarre

La BCT (Banque Centrale de Tunisie), est en train de trouver une solution à ce problème et d’essayer de donner une réponse, financière et monétaire, au problème du déficit de la balance commerciale, notamment avec la Chine d’où vient le plus grand déficit, bien que la Tunisie ne représente certainement qu’une goutte dans l’océan des échanges chinois avec le reste du monde. «On est en train de trouver des solutions pour cela. Nous pouvons, ainsi par exemple, passer par un accord Swap entre le Dinar et le Yuan (Un Yuan = 0,33 DT). Le principe est acquis et signé». Cet accord Swap est généralement adossé à une ligne de crédit, financée par le gouvernement chinois. Ces comptes seront gérés directement par les banques.

Le 12 décembre 2016, Chedly Ayari signait avec le Gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiachuan, un mémorandum d’entente et de coopération, favorisant une plus grande ouverture entre les deux secteurs bancaire et financier des deux pays. «Les deux gouverneurs s’étaient mis d’accord sur le principe de conclure une convention portant sur le swap du yuan contre le dinar tunisien dans le but de régler une partie des opérations commerciales et financières en monnaie nationale, ce qui permettra d’atténuer les risques de change pour les deux parties et d’intéresser davantage les importateurs chinois aux exportations tunisiennes», disait alors un communiqué de la BCT. «Nous estimons que les Swap de change, dont la Chine par exemple a signé 36 avec beaucoup de pays comme l’Egypte et le Maroc, permettra à l’importateur de payer avec la monnaie du pays en question, la Livre turque ou le Yan chinois», a précisé Chedly Ayari à Africanmanager.

Actuellement, par exemple, la Tunisie passe par le Dollar US pour payer les Chinois et les Turcs. Les Swap de change auront ainsi pour effet de fournir directement des lignes de crédit qui permettront de financer le déséquilibre de la balance commerciale sur le court terme. Le Dinar tunisien sera ainsi accepté comme collatéral et comme garantie et devient donc une monnaie de paiement, au cas où les Chinois voudraient importer des marchandises de Tunisie. «La Chine a donné son accord et nous sommes en train d’étudier la question».

C’est ainsi, par exemple, qu’un concessionnaire qui voudrait importer des voitures chinoises s’adressera à sa banque qui paiera ses importations en Yuan par le DT que convertira le banquier tunisien, à travers la ligne de crédit chinoise. Pour le Gouverneur Chedly Ayari, «un accès facile au paiement pourrait augmenter le déséquilibre des échanges, certes. Mais dans tous les cas de figure, les accords de Swap n’éliminent pas le besoin d’une gestion, au plus près, du commerce extérieur par les Etats en place pour regarder ce qu’on importe. Mais c’est surtout le moment de développer un courant d’exportation vers ces pays». Force est de constater que la Tunisie achète beaucoup de Chine, mais ne vient que rarement à ses foires pour essayer d’y vendre, comme pour le cas de l’excédent d’agrumes pour un marché chinois qui entre de plain-pied dans l’ère de la consommation.

La symbolique est importante. Le Yuan est convertible et pourrait même devenir une monnaie de paiement avec d’autres pays et notamment la zone Yuan qui existe déjà et pourrait même renforcer les réserves de change de la Tunisie. «On pourrait même utiliser ce biais pour engager un processus, hors commerce, d’investissement chinois en Tunisie. L’idée qui me trotte en tête et que j’ai déjà soumise aux Chinois, c’est de créer un fonds d’investissement sino-tunisien pour des projets communs d’infrastructure, de tourisme et autres. Le yuan deviendra un moyen de paiement, à court terme j’espère, un moyen d’investissement et un moyen de renforcement des réserves de change», se prend ainsi à rêver le Gouverneur Chedly Ayari.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas et douteraient de la possibilité de passer du rêve à la réalité, le Yuan est convertible et même considéré comme monnaie de réserve. Malgré les quelques restrictions qui le frappent encore, il fait partie des DTS (Droits de Tirages Spéciaux) du FMI depuis octobre dernier. Actuellement, dans le calcul de la valeur des DTS, il y a le Yuan.

–          Le Swap avec la Turquie n’est pas encore possible, mais on y pense

Le problème de l’énorme déficit est aussi valable, bien qu’à moindre importance en sommes d’argent, pour la Turquie. «Pour la Turquie, le déficit est tout aussi important, au point qu’il nous faut revisiter le commerce extérieur entre les deux pays. Il est hors de question de fermer les frontières. Les accords de l’OMC nous en empêcheraient. Autrement, les procédures sont longues et les mesures doivent être limitées dans le temps. C’est une mesure qu’un ministre du Commerce doit avoir en tête, mais c’est un recours de dernier ressort. L’idée, à mon sens, est de conforter ce déséquilibre par des lignes de crédit qui te fournit de l’argent dans la monnaie du pays avec lequel tu es déficitaire», reconnaît encore le Gouverneur de la BCT.

Reste à savoir si la solution que la BCT est en train d’essayer avec la Chine, pourrait être appliquée au pays avec lequel la Tunisie enregistre le 2ème grand déficit commercial. Il semble que non. «Le modèle chinois que nous sommes en train de mettre en place, ne pourra pas s’appliquer à la Turquie. Avec ce pays, nous pourrions développer la question des lignes de crédit à caractère commercial qui financeront les importations tunisiennes de ce pays et proposer le Swap. Nous n’en avons pas encore discuté avec ce pays, mais on l’envisage dans le cadre d’un nouvel accord monétaire et commercial», conclut pour nous le Gouverneur de la BCT.

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Pour prendre le pouls de la santé économique d’un pays, il faut passer à la loupe ses exportations, lesquelles donnent à leur tour de précieuses indications sur l’état de l’industrie, de l’agriculture, des produits à haute valeur ajoutée, etc. De ce point de vue l’exemple allemand est très parlant. Voilà un pays dont l’excédent commercial record, le plus gros du monde, 252.9 milliards d’euros en 2016, énerve les pays de l’Union européenne, lesquels ont la désagréable impression que Berlin a fait d’eux les dindons de la farce et que le seul pays qui profite à fond de l’élimination des barrières douanières au sein de l’UE… c’est l’Allemagne. Toujours l’Allemagne. Avec sa puissance industrielle, ses produits haut de gamme qui toisent l’attelage européen, et même la France.

Evidemment quand on évoque tout de suite après le cas tunisien, on descend de plusieurs crans, avec un déficit commercial chronique ces dernières années, et dont d’ailleurs on ne voit pas le bout. Et pour compliquer la donne, les produits chinois ont inondé en masse le marché tunisien, creusant un peu plus le trou de la balance commerciale, déjà abyssal. Et quand on sait que Pékin a la ferme intention de reprendre le flambeau du leadership économique mondial après ce qui semble être la défection américaine, avec un Trump qui a des envies de bouclage de ses frontières face à tout ce qui a le parfum de l’étranger – protectionnisme -, on se dit que la Tunisie n’est pas sortie de l’auberge…

Le déficit commercial de la Tunisie a plus que doublé passant à 1221,8 millions de dinars (MD) en janvier 2017, contre 507,2 MD en janvier 2016, provoquant une perte de plus de 15 points au niveau du taux de couverture des importations par les exportations, selon les résultats du commerce extérieur publiés, que vient de publier l’Institut National de la Statistique (INS).
Ainsi, le taux de couverture s’est établi à 64,8%, contre 80,2% une année auparavant, chutant de 15,4 points. Ce déficit commercial est du à une forte hausse du déficit enregistré au niveau de la balance énergétique (-309,2 MD contre -24,2 MD en janvier 2016), ce qui représente 25,3% du déficit global.

Il est également, expliqué par la hausse des importations (+35,6% à 3 474,8 MD), à un rythme plus accéléré que celui des exportations (+9,6% à 2 253 MD). La hausse des importations a concerné l’ensemble des secteurs, notamment l’énergie, puisque les importations ont accru de 277,9%, en comparaison avec janvier 2016 (98,4 MD). D’après l’INS, les importations énergétiques en janvier 2016 ont été au deçà des moyennes mensuelles (405 MD), enregistrés au cours des années 2015 et 2016.

De même, les importations des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 75,1% en raison de la hausse des importations de blé tendre (57,4 MD contre 33 MD en janvier 2016). Même constat pour les matières premières et les produits semi-manufacturés qui se sont accrus de 20,7%.

En ce qui concerne les exportations, la hausse enregistrée en janvier 2017, a concerné les produits agricoles et alimentaires (19,2%) en raison de l’accroissement des recettes de vente de dattes (59,1 MD, contre 29,4 MD) et les industries mécaniques et électriques de 16,7%, ainsi que le textile de 7,4%.
A contrario, les exportations énergétiques et de phosphate ont régressé respectivement de 15,5% et de 11,4%.

L’invasion chinoise n’est pas une vue de l’esprit 

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (- 292,2 MD), suivie par d’autres pays tels que la Russie (-228,6 MD), et l’Italie (-121,6 MD).
La balance commerciale enregistre, cependant, un excédent avec plusieurs pays, comme la France, premier partenaire de la Tunisie (236,2 MD) et la Libye (53,3 MD).

Les exportations tunisiennes avec l’Union européenne ont connu une nette augmentation de 10,1%. Cette tendance haussière a principalement concerné l’Allemagne (+20,5%), la Belgique (16,8%) et la France (+12,2%) alors que nos ventes ont chuté avec notamment les Pays Bas (-42,6%) et l’Espagne (-2,2%).

A l’échelle maghrébine, les exportations tunisiennes continuent de régresser vers la Libye (-24,5%). En revanche, celles destinées au Maroc et l’Algérie ont connu une progression remarquable respectivement de 146,8% et 19,7%.

Côté importations, les échanges tunisiens avec l’Union Européenne (51% du total des importations d’une valeur de 1772,7 MD) ont enregistré une hausse de 28% par rapport à la même période de l’année dernière. La France et l’Italie demeurent les plus importants fournisseurs de la Tunisie, avec des quotas d’importations respectifs de 14,5% et 14,1%.
Les importations avec l’Italie ont évolué de 39,2% et avec la France de 14,7%.

TAP

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) vient de prendre le pouls des fondamentaux de l’économie tunisienne, et le moins qu’on puisse dire est que c’est la soupe à la grimace pour ce début d’année…

  • La croissance économique, évaluée aux prix constants 2010, devrait se maintenir, en 2016, sur une trajectoire légèrement ascendante avec un taux annuel de 1,3% contre 1% en 2015, avant de passer à 2,3% et 2,8% en 2017 et 2018 respectivement.
  • En 2016, le taux d’inflation a été à son plus bas niveau depuis 2012, soit 3,7% contre 4,9% une année auparavant, en dépit de la résurgence des tensions inflationnistes vers la fin de l’année, portant le taux d’inflation à 4,2% en GA, en décembre 2016.
  • En revanche, on relève une plus grande persistance de la composante sous-jacente de l’inflation (hors alimentaire frais et administrés) qui s’est maintenue sur un palier relativement élevé, soit 5,2% contre 5,3% en 2015.
  • Les perspectives de l’inflation sont orientées à la hausse avec un taux de 4,8% au terme du premier trimestre 2017 et un taux moyen de 4,7% pour toute l’année 2017.
  • La politique budgétaire est de plus en plus contrainte par la hausse structurelle des dépenses courantes et la faiblesse des ressources, limitant ses marges de manœuvre pour mener une politique contra-cyclique.
  • La balance courante demeure fragilisée par l’ampleur du déficit énergétique, la part de plus en plus grandissante des importations non productives et par un secteur touristique qui peine à se relever, exacerbant les pressions sur les réserves de change.
  • Renforcement des crédits à l’économie, au cours de l’année 2016, bénéficiant aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers.
  • Poursuite des pressions sur la liquidité bancaire dans le sillage d’un déficit courant toujours important, induisant un déséquilibre permanent entre l’offre et la demande de devises sur le marché des changes, et une intervention accrue de la BCT sur ce marché pour lisser ce déséquilibre, en plus de l’effet de la hausse importante des billets et monnaies en circulation.

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Tunisie a clôturé l’année 2016, avec un déficit commercial de 12 620,5 millions de dinars (MD), contre 12 047,6 MD au cours de la même période de 2015, selon les résultats du commerce extérieur (Décembre 2016), publiés par l’Institut National de la Statistique.
Le taux de couverture des importations par les exportations a enregistré une quasi stabilisation, s’établissant à 69,8%, contre 69,6% en 2015.
Un déficit commercial aggravé avec la Chine, la Turquie et la Russie
La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (- 3 843,9 MD), suivie par d’autres pays dont notamment la Turquie (- 1482,2 MD) et la Russie (-1375,6 MD).
Le déficit commercial résulte, aussi de celui de la balance énergétique, (2 703,8 MD, contre 3391,6 MD en 2015), ce qui représente 21,4% du déficit global, mais également, du déficit de la balance alimentaire qui s’est établi à 1 095 MD contre 91,1 MD en 2015), en raison de la baisse des quantités exportées d’huile d’olive durant cette période ( 112,7 mille tonnes, contre 302,4 mille tonnes en 2015).
Les exportations portées par les phosphates, les IME et le Textile
Les exportations nationales ont progressé aux prix courants, de 5,6%, à 29 145,6 MD en 2016, en raison de l’amélioration des exportations des phosphates et dérivés (+29,1%), suite à l’évolution des exportations de l’acide phosphorique (498,5 MD contre 320,8 MD en 2015) et du D.A.P (393,2 MD en 2016 contre 226,3 MD en 2015). Idem pour les exportations des industries mécaniques et électriques et du textile et de l’habillement qui ont gagné respectivement 15,7% et 8,3%.
A contrario, les exportations des produits agricoles et alimentaires ont régressé de 23,1%, suite à la baisse des recettes de l’huile d’olive (872,4 MD en 2016 contre 1891,9 MD en 2015) et celles de l’énergie (-17,3%).
Hausse des importations des produits de consommation non essentiels de 13,8%
De leur côté, les importations ont augmenté de 5,3%, à 41 766,1 MD, avec l’accroissement de celles des matières premières et produits semi-manufacturés (+ 9,9%), des produits d’équipement (+ 9,6%) et des produits de consommation non essentiels (+ 13,8%). Hors énergie, les importations ont grimpé de 9,2%.
En revanche, les importations énergétiques ont chuté de 19,2%, de même que les produits agricoles de base (-de 3,2%), au vu de la diminution de nos achats de blé dur (541,5 MD en 2016 contre 685,2 MD en 2015).
Les exportations vers l’UE en hausse de 4,3%
La balance commerciale enregistre un excédent avec plusieurs pays, dont notamment la France, premier partenaire de la Tunisie (2855,2 MD), la Libye (886,2 MD), la Pologne (60,2 MD) et la Suisse (9,1MD). Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne ont connu une augmentation de 4,3%. Cette tendance haussière a principalement concernée la France (+15,1%), l’Allemagne (+6 %) et la Belgique (+7,1%) alors que nos ventes ont chuté avec des pays, tels que l’Espagne (-25,7%) et la Hollande (-3,3%).
A l’échelle maghrébine, les exportations tunisiennes vers la Libye, continuent de régresser(-10,3%). En revanche, les exportations vers l’Algérie ont connu une progression remarquable de 30,2%.
S’agissant des importations nationales de l’Union européenne, elles ont enregistré une modeste évolution de 0,3% par rapport à 2015, à 22160,4 MD. Les importations tunisiennes en provenance de la France, (représentant 15,5 % des importations totales) ont baissé de 8,5%. Par contre, les importations tunisiennes avec certains fournisseurs européens, tels que l’Italie (14,5% du total des importations) et l’Allemagne (7,7% du total des importations), ont enregistré une hausse respective de 2,7% et de 11,3%.

par -

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier une analyse sur les échanges commerciaux de la Tunisie au cours des 9 premiers mois de cette année. Il en ressort que cette période a été caractérisée par l’atténuation de l’effet positif de la baisse des prix internationaux des hydrocarbures sur les importations des produits énergétiques et la poursuite du repli de la production nationale des hydrocarbures (- 8%) ainsi qu’une légère contraction du déficit de la balance énergétique (-10,1% ou 277 MDT) qui demeure, toutefois, élevé ( 2454 MDT).

Cette période a également connu une chute des exportations d’huile d’olive en lien avec la régression de la production durant la compagne de la saison (2015-2016 ),comparativement à la précédente qui était exceptionnelle  et une détérioration de la balance alimentaire qui a dégagé un déficit de 758 MDT (contre un excédent de 298 MDT au cours de la même période de l’année écoulée).
Il a été également constaté la  reprise à un rythme irrégulier de l’activité de production, transport et transformation des produits phosphatés et la poursuite de la tendance haussière entamée depuis le début de l’année des ventes du secteur des mines, phosphates et dérivés

Les 9 premiers mois ont été aussi marqués par l’élargissement du déficit commercial et l’amélioration du climat sécuritaire et social (baisse des perturbations sociales, résultant d’une bonne tenue des exportations des secteurs des industries manufacturières.  On note aussi une forte reprise–en glissement annuel -des exportations et des importations (+13,7 % et +11,1 % respectivement contre -14,4 % et -16 %) et une amélioration du taux de couverture de 1,6 point de pourcentage pour se situer à 67,1%. L’Union Européenne demeure la 1 ère destination des exportations tunisiennes, surtout pour les ventes des produits industriels . La part des pays de l’UMA dans les exportations tunisiennes a connu une légère hausse tirée par l’accroissement de celles destinées à l’Algérie (+ 38,2 % )alors que les ventes vers la Libye ont poursuivi leur baisse ( – 1,1 % ). La part des pays de l’Asie au cours du troisième trimestre de 2016 a aussi diminué par rapport à la même période de 2015 suite, essentiellement, au repli des exportations vers l’Inde ( – 21%)

Et pour conclure, la BCT a indiqué que les 9 premiers mois de l’année 2016 ont été caractérisés par la maîtrise du déficit commercial qui demeure tributaire de la promotion des exportations à travers notamment la diversifications des produits exportés et la conquête de nouveaux marchés extérieurs, situation qui devrait s’accompagner par des actions visant la maîtrise du niveau des importations, notamment, celles des biens de consommation.
Les échanges commerciaux effectués par les Sociétés «Résidentes» ( selon l’optique change) continuent à dégager un déficit commercial qui se maintient à un niveau élevé exerçant ainsi une forte pression sur le taux de change du Dinar vis -à-vis des principales devises de règlement.
Les exportations du secteur des mines phosphates et dérivés devraient, accentuer leur rythme de progression, amorcée depuis le début de l’année, afin
de mieux profiter de l’accroissement, prévu pour2017, des prix des produits phosphatés sur les marchés mondiaux*.

Afin de booster les exportations des secteurs des industries manufacturières, qui ont connu une bonne performance au cours des 9 premiers mois de l’année 2016, une stratégie appropriée devrait être mise en œuvre afin d’améliorer le tissu industriel tunisien et assurer une meilleure compétitivité des produits
manufacturiers sur les marchés internationaux .
Toujours selon la BCT, la poursuite du fléchissement de la production nationale des hydrocarbures au cours de ces dernières années a nettement contribué à la détérioration de
la balance énergétique dont le déficit est devenu structurel. Il est nécessaire de mettre en place une politique d’investissement qui s’articule autour de la diversification des sources d’énergie, en l’occurrence l’exploitation des énergies renouvelables (solaires, éoliennes, etc…) et la poursuite des
investissements dans les domaines d’exploration et de développement ( Le projet gaz du sud « Nawara » …).

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