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Les bonnes nouvelles, sur le front de l’économie, sont rares; ce qui est encore plus rare, c’est qu’il y en ait deux dans la même journée. Ce jeudi 15 novembre 2018 est à marquer d’une pierre blanche à ce niveau. La première bouffée d’oxygène est venue du côté du voisin libyen, pour qui le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, se démène afin de le sortir d’une longue traversée de désert, 7 ans, tout de même. Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a annoncé aujourd’hui le rétablissement du mécanisme du pétrole libyen contre marchandises tunisiennes. Il a ajouté qu’une délégation tunisienne a visité la Libye pour discuter de cette forme de coopération et que les négociations sont en cours pour un partenariat équitable servant les intérêts des deux pays.

Dans une déclaration aux médias à l’issue d’une séance d’audition organisée par la commission parlementaire des droits et libertés dans le cadre des débats budgétaires, le ministre a assuré que la Tunisie a déployé tous les moyens pour encourager les Libyens à s’asseoir à la table du dialogue sous l’égide des Nations Unies. “Mais malheureusement, la situation aujourd’hui est loin de ce noble objectif“, a-t-il regretté, estimant que le but ultime est d’aider les Libyens à parvenir par eux-mêmes à la solution.

Abordant le budget du département pour 2019, Jhinaoui a indiqué qu’une augmentation de 19 pc par rapport à 2018 est prévue cette année avec un montant de 252 millions dinars. Une augmentation qu’il justifie par les contributions aux organisations internationales et le rapatriement des dépouilles des Tunisiens à l’étranger qui devient du ressort du département uniquement. Avant, cette mission était partagée avec le ministère des Affaires sociales et la Caisse Nationale d’Assurance maladie.

Le ministre a ensuite passé en revue les différents projets de partenariat entre le département et des parties internationales avec pour objectif de soutenir le développement, en particulier dans les régions intérieures, lutter contre le chômage des cadres et mobiliser de nouvelles ressources financières.

Un peu plus tôt, on a appris que le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est nettement amélioré, de 71%, entre 2017 et 2018 (dix mois), pour se situer à 375,7 millions de dinars (contre 1 276,9 MD, l’année écoulée), selon des données publiées, ce jeudi, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Ainsi, le taux de couverture des exportations par les importations a atteint 91,4%, contre 65,8% en octobre 2017, suite à l’augmentation de la valeur des exportations alimentaires (+63,7%), à un rythme plus accéléré que celui des importations (+17,7%). Toutefois, en valeur, les importations alimentaires nationales dépassent encore les exportations.

En fait, la valeur des exportations alimentaires, à fin octobre 2018, a atteint l’équivalent de 4 milliards de dinars, grâce à la hausse des exportations de l’huile d’olive en quantité (190,4 mille tonnes, contre 67,9 mille tonnes) et en valeur (1,8 milliard de dinars, contre 0,6 milliard de dinars). En outre, les recettes des produits de la mer ont augmenté de 34% et des dattes de 39%, ainsi que des légumes frais (+29%) et des agrumes (+9%), en dépit de la baisse des quantités de 22%.

Le département de l’Agriculture a fait état, également, de l’augmentation de la valeur des exportations des fruits d’été de 55%, notamment des pêches (+28%), des melons (+25%), des grenades (+15%)…
Il est à noter que la valeur des exportations alimentaires, à fin octobre 2018, représente 12% du total des exportations du pays (contre 9% en 2017).

Pour ce qui est de la valeur des importations alimentaires, elle a atteint, durant les dix premiers mois de l’année, 4,3 milliards de dinars, en raison de la dépréciation du dinar, vis-à-vis des devises étrangères, à l’origine de l’accroissement de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base, notamment le blé dur (+26%), le blé tendre (+29%), l’orge (+60%).

En revanche, la valeur des importations d’autres produits alimentaires a connu une baisse, à l’instar du maïs jaune, qui s’est réduit de 14% et des huiles végétales (-26%), à cause de la régression des quantités importées. Même constat pour le sucre, dont la valeur des importations a baissé de 14%, au vu de la régression des prix de 15%.

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Le déficit commercial s’est accru de 21% à 15,9 milliards de dinars, à fin octobre 2018, par rapport à 2017, et de 48% par rapport à 2016, selon l’INS.

L’Institut National de la Statistique (INS) a précisé, dans une note, publiée jeudi, que le taux de couverture a enregistré une légère baisse de 0,2 points par rapport aux dix mois de l’année 2017 pour s’établir à 67,7 %.
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 10,8 milliards de dinars, sachant que le déficit enregistré de la balance énergétique s’est creusé pour atteindre 5,1 milliards de dinars (32,1% du total du déficit) contre 3,3 milliards de dinars, durant la même période en 2017.

Ce déficit est dû essentiellement au déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-4,4 milliards de dinars), l’Italie (-2,4 milliards de dinars), la Turquie (-1,8 milliards de dinars), l’Algérie (- 1,2 milliards de dinars) et la Russie (-1,1 milliards de dinars). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 2,8 milliards de dinars, la Libye de 0,8 milliards de dinars et le Maroc de 0,2 milliards de dinars.

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La balance commerciale des produits de la pêche a enregistré, au cours des neuf premiers mois de 2018, un excédent de 186 Millions de dinars (MD) contre 173 MD durant la même période de l’année écoulée, a indiqué le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.

Les exportations des produits de la pêche ont atteint à la fin du mois de septembre 2018 près de 18 211 tonnes, d’une valeur de 378,6 MD contre 14 207 tonnes, d’une valeur de 292,5MD, au cours de la même période de l’année 2017, a indiqué le département dans un communiqué publié lundi à Tunis.
En quantité, l’évolution des exportations est de 4003,9 tonnes, soit une hausse de 28%, et en valeur, elle est de 86 MD (29%).

La hausse des quantités des produits exportés revient à une importante augmentation des crabes exportés, passant de 392,5 tonnes au cours deS neuf premiers mois de 2017 à environ 2225,6 tonnes au cours de l’année 2018.

En valeur, les exportations des crabes ont augmenté de 14,5 MD, en 2018, contre 2,7 MD en 2017.

Par ailleurs les exportations de l’aquaculture (daurade) se sont doublées, de deux fois et demi par rapport à la même période de 2017. Ainsi, elles sont passées de 944,8 tonnes, l’équivalent de 12,1MD, en 2017 à 2460 tonnes pour une somme de 34,8MD en 2018.

Pour ce qui est des exportations de poulpes, la hausse est estimée à 19 MD, tirée par l’amélioration des prix à l’exportation, soit une évolution de 61,3%.

En contrepartie, les importations des produits de la pêche ont atteint jusqu’à la fin du mois de septembre 2018 près de 32 406,7 tonnes (192,5 MD) contre 21 313 tonnes (119,5 MD) au cours de la même période de 2017, soit une hausse en termes de quantité de 11 093,6 tonnes ( +52%) et de 73 MD (+61%) en termes de valeur.

L’accroissement des importations des produits de la pêche est expliqué par l’augmentation de l’importation du thon congelé, soit une hausse de 11 737 tonnes en termes de quantités et de 47,3 MD en termes de valeur.

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La balance commerciale de la pêche a enregistré, au cours de huit premiers mois de l’année 2018, un excédent de 172,6 millions de dinars (MD), contre 160,3 MD au cours de la même période de l’année 2017.

Les quantités exportées ont enregistré, jusqu’à fin août 2017, une hausse de 23,5%, pour s’établir à 16399,8 tonnes, d’une valeur de 347,9 MD contre 13280,2 tonnes d’une valeur de 173,3 MD au cours de même période de 2017.

En termes de valeur, la hausse est de 74,6 MD (+27,3%), a indiqué le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche dans un communiqué publié lundi à Tunis.
En volume, la hausse est expliquée par un important renchérissement des quantités de crabes exportés, passant de 290,9 tonnes au cours des huit premiers mois en 2017, à près de 2032,2 tonnes au cours de la même période de 2018. De même en valeur, les exportations sont passées de 2 millions de dinars en 2017 à 13,2MD en 2018.

S’agissant de l’aquaculture (daurades), les exportations ont triplé, jusqu’à fin août 2018, en comparaison avec la même période de 2017, passant de 9,5 MD à 28,6 MD. Ainsi, les quantités exportées sont passées de 733,6 tonnes à 2065,2 tonnes.

Pour ce qui est des exportations de poulpes, la hausse est estimée à 15 MD, tirée par l’amélioration des prix à l’exportation, soit une évolution de 62,5%.

En contrepartie, les importations des produits de la pêche ont atteint jusqu’à la fin du mois d’août 2018 près de 29 626,6 tonnes d’une valeur de 175,3 MD contre 20 404,3 tonnes, d’une valeur de 112,7 MD au cours de la même période de 2017, soit une hausse en termes de quantité de 9 222,6 tonnes ( +45%) et de 62,6 MD (+55%) en termes de valeur.

L’accroissement des importations des produits de la pêche revient à l’augmentation de l’importation du thon congelé, soit une hausse de 10176 tonnes en termes de quantités et de 47,3 MD en termes de valeur.

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La dérive continue du dinar face au dollar et à l’euro requiert de faire primer l’intérêt national sur celui des différends lobbys, en rompant avec la surconsommation des produits importés, par les voies légales et illégales, a affirmé Achraf Ayadi, expert bancaire et financier à Paris.
Dans une interview avec l’agence TAP, Ayadi traite aussi des questions des réserves en devises, de la dette publique, de la Loi de Finances…

Quelle lecture faites-vous de la dérive continue du dinar face au dollar et à l’euro ? Est-il possible d’arrêter cette dérive ?

Tout d’abord, tous les spécialistes vous diront que l’inflation importée a un poids prépondérant dans le glissement du dinar. Le peu de maîtrise que nous avons montré jusque-là, de nos importations et de notre balance commerciale, se répercute directement sur le glissement de la valeur de notre monnaie.
Aussi, il faut qu’à un moment nous puissions rompre le cercle vicieux de la surconsommation des produits importés, par les voies légales et illégales, et de la destruction des emplois nationaux. Nous devons faire des choix patriotiques en faveur de l’intérêt national dans sa globalité, et non pour le bénéfice de quelques lobbys. Ceci relève des prérogatives du politique et n’a rien à voir avec les choix économiques.

Les réserves en devises de la Tunisie poursuivent leur tendance baissière, inquiétante de l’avis de certains analystes. Comment analysez-vous cette tendance ?

Le meilleur remède contre cette tendance est bien connu : exporter, attirer les investisseurs directs étrangers et rendre l’activité touristique plus rentable. Toutes ces activités alimentent les réserves en devises. Or, les secteurs exportateurs ont besoin d’être beaucoup plus soutenus, repositionnés sur les bons segments de la chaîne de valeur, notamment dans le secteur industriel. Nous perdons des parts de marchés à l’export dans le secteur des TIC à mesure que les ingénieurs et les compétences expérimentées quittent le pays vers l’Europe.
Ensuite, pour attirer les investissements directs étrangers en devises, il faut d’abord qu’il y ait une reprise de l’investissement local, actuellement plombé par des taux d’intérêts difficilement supportables pour les entreprises, dans un environnement peu porteur.
Enfin, pour ce qui concerne le tourisme, il est étonnant de voir sa faible contribution dans le renflouement des caisses. Notre positionnement sur le balnéaire, le “all-inclusive” et les “basse-moyenne gammes” est peu rentable. L’écart entre la situation d’endettement de certaines entreprises hôtelières en difficulté contraste, à la fois, avec une bonne saison 2018, et la bonne santé patrimoniale de certains hôteliers à titre personnel. Les services fiscaux ont-ils vraiment fait leur travail ?
Toujours est-il que l’accroissement de nos engagements en devises auprès de l’étranger ne fait qu’aggraver la situation. Il faut alimenter les caisses et réduire le service extérieur de la dette pour avoir des réserves à un niveau suffisant. C’est une question de souveraineté nationale.

Quel commentaire vous inspire le niveau actuel de la dette publique ? Cette dette est-elle encore soutenable ?

La vraie question n’est pas si le niveau de la dette est soutenable dans l’absolu ou pas. Je préfère que l’on se concentre sur le niveau de la croissance. Est-ce que notre niveau actuel de croissance est compatible avec notre endettement actuel ? Est-ce que la valeur créée par notre économie est capable de couvrir nos engagements ? Est-ce que l’Etat et les services publics sont des accélérateurs du reste de l’économie ? La réponse est évidemment non pour toutes ces questions. Nous nous endettons en devises pour payer des dettes anciennes en devises. Jusqu’où et jusqu’à quand nos bailleurs de fonds étrangers vont continuer à nous suivre ? Nos erreurs nous ont quelque peu mis à leur merci. C’est, encore une fois, une question de souveraineté nationale.

La croissance de 2,8% enregistrée au cours du 2e trimestre 2018 ne traduit-elle pas une certaine reprise ?

La situation économique est critique. Combien d’emplois le taux de croissance réalisé a-t-il bien pu créer à son niveau actuel ? A quelle hauteur ce taux de croissance nous permet-il d’honorer nos engagements internationaux auprès des bailleurs de fonds ? Ne provient-il pas d’évènements exceptionnels dont nous ne pouvons pas garantir la pérennité (saison agricole, tourisme, etc.) ?
Nous parlerons de reprise lorsque les progrès économiques enregistrés seront soutenables dans le temps, liés à des réformes solides et des réalisations récurrentes.

Quelles sont, selon vous, les pistes (réformes, mesures…) à engager pour déclencher une véritable relance de l’économie ?

Certaines des 68 mesures du document de Carthage 2 sont intéressantes. Elles ne sont pas révolutionnaires, elles ne constituent pas une politique économique en tant que telle, mais constituent un plan d’action à court terme (6-9 mois). Mettons-les en application, à défaut de mieux.
Pour le long terme, il faudra lancer de véritables réformes de rupture avant d’être obligé de les faire, la gâchette des bailleurs de fonds sur la tempe. Tous les changements que nous pourrons entreprendre par nous-mêmes, avec un esprit réformateur et positif, dans l’administration publique et dans l’économie en général, pour libérer les énergies et améliorer l’efficacité des acteurs, ne devront pas nous être imposés de l’étranger. Ce serait une erreur historique.

De quels paramètres faut-il tenir compte dans le cadre de la loi de finances 2019 ?

Plus intéressant encore que la loi de finances 2019, celle complémentaire de 2018 ! J’aimerais bien savoir comment le gouvernement réussira à clôturer – comptablement parlant – ressources et emplois de cette année. Le moment politique est délicat : qui sont les lobbys qu’il va falloir ménager ? Qui sont ceux qu’il va falloir sacrifier ? Comment faire passer la pilule amère de la baisse de la compensation ? Quelle est l’étendue de cette baisse ? Quelles mesures de decashing seront imposées pour réduire le poids de l’économie informelle et remettre de la liquidité dans les comptes bancaires ? Quelles mesures fiscales pour réduire la fraude et augmenter la contribution sans plomber l’investissement national ? Comment attirer l’investissement étranger sans creuse le gap entre l’onshore et l’offshore ?
Une loi de finances n’est pas qu’un casse-tête budgétaire. C’est aussi la transposition sur une année d’une stratégie plus globale. Je ne suis pas sûr que nos dirigeants actuels aient une réelle vision de l’économie nationale au-delà des élections de 2019.

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Selon les statistiques du commerce extérieur, publiées par le Bureau national des statistiques (BNS), la balance commerciale du Nigeria a enregistré un excédent de 2,36 trillions de nairas (environ 6,5 milliards $) au second trimestre 2018. Soit une hausse de 8,36% par rapport à l’excédent réalisé au premier trimestre de cette année qui était de 2,17 trillions de nairas (environ 6 milliards $), rapporte l’agence Ecofin.

Malgré cette augmentation de l’excédent commercial du Nigeria, les échanges commerciaux ont globalement enregistré un repli de 8,9% pour s’établir à 6,57 trillions de nairas (environ 18,12 milliards $) au second trimestre 2018, contre 7,21 trillions de nairas (environ 19,88 milliards $) au premier trimestre de cette année.

D’après le BNS, cette baisse globale du commerce extérieur du Nigéria est la résultante aussi bien d’une contraction des exportations que des importations du pays. Ainsi, les exportations se sont situées à 4,46 trillions de nairas (environ 12,3 milliards $) au second trimestre 2018. Soit une baisse de 4,9% par rapport au volume des exportations au premier trimestre qui s’était établi à 4,7 trillions de nairas (environ 12,9 milliards $). Toutefois, en glissement annuel, les exportations du second trimestre enregistrent une croissance de 43,8% par rapport au second trimestre 2017.

S’agissant des importations au second trimestre 2018, elles se sont établies à 2,11 trillions de nairas (environ 5,8 milliards $). En baisse de 16,3% par rapport au premier trimestre de cette année où elles affichaient un volume de 2,52 trillions de nairas (environ 6,9 milliards $).

Ces importations sont également en baisse de 19,9% en glissement annuel par rapport au second trimestre 2017, détaille encore la même source.

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C’est indiscutablement le symptôme le plus brutal d’une balance commerciale qui bat de l’aile. Le dinar tunisien s’est inscrit dans une spirale que peu d’analystes se retiennent de qualifier de descente aux enfers. Et ce n’est point excessif au regard à la cadence à laquelle il plonge en l’absence du moindre indice que ce ne soit pas encore le cas sur le court terme voire à plus longue échéance. Les tout derniers chiffres de la Banque centrale de Tunisie sont là pour étayer ces craintes avec un déficit courant qui « s’est nettement élargi pour s’établir, à fin août 2018, à 7.675 MDT (ou 7,2% du PIB), après avoir atteint 6.767 MDT (ou 7% du PIB) une année auparavant ». En corollaire, elle fait état d’une « détérioration des paiements extérieurs toujours perceptible au niveau des réserves en devises qui se sont établies, au 12 septembre 2018, au voisinage de 3,9 milliards de dollars, soit l’équivalent 69 jours d’importations contre 93 jours à fin 2017 ». Une barre que l’on retrouve, pas plus tard que ce 17 octobre. Mécaniquement, et en raison de l’acuité du déséquilibre entre l’offre et la demande, le marché de change a connu une accélération du rythme de dépréciation du dinar vis-à-vis des principales devises, au cours de la période récente. Du premier au 12 septembre 2018 et par rapport à toute l’année 2017, le dinar s’est déprécié de 10,7% et 5% face à l’euro et au dollar américain respectivement.

On est alors à des années-lumière de l’année 2010, par exemple, où le dinar s’échangeait           contre 1,44 dollar. À la mi-septembre 2018, cette contre-valeur est de 2,78 pour un dollar et de 3,23 pour un euro, en ce début de semaine. Et avec une facture d’importation qui a augmenté de 20,4% à 13,9 milliards de dollars par rapport aux huit premiers mois de l’année dernière, le déficit devrait continuer de se creuser sur le reste de l’année, avertissent les analystes.

Le Fonds monétaire international a fait valoir que «la flexibilité du taux de change, appuyée par des adjudications plus compétitives de devises par les banques centrales, est essentielle pour aider à améliorer la situation du compte courant et à reconstituer les réserves internationales du pays». Une préconisation taillée en pièces par les économistes qui affirment que le maintien d’une telle «flexibilité» est contre-productif pour l’économie tunisienne et pourrait être «suicidaire» à long terme, arguant que le pays ne pourrait pas couvrir le déficit commercial croissant, alimentant ainsi le déséquilibre des comptes courants.

Un « précipice sans fond » !

Cités par « The Arab Weekly », ils ajoutent s’attendre à ce que le déficit commercial de 2018 dépasse le déficit commercial record de 2017, qui a atteint 5,6 milliards de dollars, soit 24% de plus que l’année précédente. L’un d’’eux, l’ancien ministre tunisien du Tourisme, Slim Tlatli, économiste, ne voit pas d’un bon œil que « les autorités continuent de laisser le dinar se déprécier dans le soi-disant objectif de mettre fin au déficit commercial. Nous devons changer de politique, qui pousse le pays dans un précipice sans fond », selon ses dires.

D’après lui et d’autres économistes, la dépréciation du dinar aurait permis d’ouvrir de nouveaux marchés pour les ventes à l’étranger si l’économie était plus productive et innovante, mais elle y a échoué. La Tunisie, largement reconnue comme la réussite économique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au cours des deux décennies précédant 2010, a été dépassée par le Maroc et l’Algérie, ses pays voisins, dans le dernier indice de compétitivité mondiale du Forum économique mondial. La Tunisie était 95ème, neuf crans au-dessous de l’Algérie et 24 spots plus bas que le Maroc, à l’échelle de la compétitivité.

Une politique « suicidaire »

“Lorsque l’élasticité des prix des importations et des exportations est faible, comme c’est le cas en Tunisie, la dévaluation du dinar amplifie encore le déficit commercial”, a déclaré Abdelaziz Halleb, directeur général de la société de composants électriques Omnitech, cité par la même source, faisant remarquer que le déficit commercial de la Tunisie se creusait depuis 2011, le dinar perdant progressivement du terrain face au dollar.

“C’est la raison pour laquelle cette politique monétaire est simplement suicidaire”, a-t-il prévenu, rappelant que la chute du dinar avait sérieusement affecté la valeur des exportations des composants mécaniques et électriques ». « Lorsque ces transactions sont conclues, les montants de leurs exportations ne sont pas influencés par la valeur du dinar. Pour certaines sociétés étrangères spécialisées dans ces composants, le seul facteur qu’elles mettent en avant pour choisir la Tunisie tient aux salaires de leurs employés locaux payés en dinars et quand le dinar chute, ces salaires diminuent aussi », a-t-il souligné. Pour les produits agricoles, «les recettes en devises émanant de leurs exportations manquent à croître si le dinar se déprécie», a-t-il ajouté.

La valeur en baisse du dinar a frappé l’industrie du tourisme, autre principale source de devises. «Les accords sont négociés avec des voyagistes étrangers pour l’été et en dinars. Lorsque nous déprécions le dinar, nous perdons en termes de devises », a-t-il affirmé, expliquant que les touristes d’Algérie et de Libye « affluent vers le marché noir pour échanger de l’argent. Nous perdons aussi en même temps que nous dévaluons le dinar ».

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Lors du séminaire national sur les orientations de la loi de finances 2019 qui se tient actuellement au Palais des congrès à Tunis, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a affirmé : “en dépit  de contraintes économiques et sociales, nous avons réalisé des progrès tangibles et ce grâce aux diverses mesures qui ont été prises par le gouvernement d’union nationale. Nous sommes sur la bonne voie et nous continuons à multiplier tous les efforts visant à redynamiser la machine économique dont notamment l’amélioration de la balance commerciale, la croissance économique , les équilibres financiers. Nous accordons aussi une grande importance au volet social afin de préserver le pouvoir d’achat des Tunisiens“.

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A la fin du mois d’aout 2018, le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est réduit pour se situer au niveau de 162,8 millions de dinars (MD), contre 886,2 MD enregistrés durant les huit premiers mois de l’année écoulé, soit une baisse de 82%, tirée principalement les exportations d’huile d’olive, des dattes et les produits de la pêche, selon les données publiées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche.

La balance commerciale alimentaire a enregistré une nette amélioration au niveau de la couverture des importations par les exportations, soit 95,5%, contre 69,7 % pendant la même période de l’année 2017.
Le ministère de l’Agriculture a imputé la régression de ce déficit à l’évolution de la valeur des exportations alimentaires laquelle (valeur) a dépassé celle des importations (68,6% export contre 23,1% import), ajoute la même.

Entre janvier et fin août 2018, l’exportation des produits alimentaires ont généré des bénéfices estimés à près de 3434,6 MD, soit une croissance de 86,6% en comparaison avec les résultats de l’année dernière.
Ces résultats sont confortés par la croissance du volume des exportations d’huile d’olive au niveau de la quantité (166,8 mille tonnes, contre 59,7 mille tonnes) et la valeur (15890,3 MD, contre 533,2 MD), outre la hausse de 3% enregistrée au niveau des prix, des entrées en devises (31% pour les produits frais de la pêche) et de 38% pour les dattes.
La valeur des exportations des légumes fraiches ainsi que celle des agrumes ont accusé une hausse respectivement de 27% et de 8%, en dépit de la régression des quantités de poissons de 22% et des conserves de poissons de 19%.
La valeur des exportations alimentaires, sans compter les revenus de l’huile d’olive, s’élève à 24%, sachant que la Tunisie a exporté près de 24 mille tonnes des fruits d’été pour une valeur de 62 MD, soit des hausses respectives de 41% et de 44% par rapport aux huit premiers mois de l’année 2017.
La valeur des exportations alimentaires en 2018, a atteint 13% du total des exportations de, biens contre 9,3% en 2017.

Le pays a également dépensé 3597,4 MD pour l’importation des produits alimentaires, ce qui a permis d’enregistrer une hausse de 23,1% par rapport à la même période de l’année 2017.
Cette évolution s’explique en partie par la baisse du taux de change du dinar tunisien par rapport aux monnaies étrangères, et l’augmentation de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base, outre la hausse de leurs prix sur le marché international (blé dur (+31%), blé tendre (+30%), l’orge (+59%) et les dérivées du lait (+52%).
Les achats de maïs et des huiles végétales ont régressé en valeur respectivement de 3% et de 28%, en raison de la baisse des quantités importées, sachant que les produits alimentaires de base représentent 68 % du total des importations alimentaires, contre 74% en 2017.
Au cours des huit premiers mois de l’année 2018, la valeur des importations alimentaires a représenté 9,3% de l’ensemble des importations tunisiennes, contre 9,1% en 2017.

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Rappelons d’abord qu’à chaque fois que la presse parle commerce extérieur, des voix s’élèvent en Tunisie pour fustiger l’importation et partant le déficit de la balance commerciale. L’accusé principal ce sont les importations de biens de consommation et de biens non-utiles pour l’économie. Les chiffres de l’INS donnent une idée complètement différente de la chose.

Remarquons ensuite que la balance commerciale tunisienne par pays affichait à fin août 2018 un total de 38,427 Milliards DT en importations pour plus de 1,620 millions de tonnes de marchandises diverses, contre 26,358 Milliards DT en exportations représentant 6,848 millions de tonnes de marchandises. Ainsi, sur les 97 produits qui ont été importés par la Tunisie en août dernier, seuls 9 ont coûté un peu plus de 24,205 Milliards DT. Les 88 autres, n’ont nécessité que le paiement d’un peu plus de 14 Milliards DT.

  • 9 produits constituent l’essentiel

Pour l’anecdote, nous trouvons dans le total de la balance commerciale par pays 277.232.789 DT en exportations, par avitaillement (Action d’avitailler un navire, ou un avion) et 177.909.377 DT en exportations vers des «pays non déterminés», comme disent texto les documents de l’INS.

En feuilletant les documents du commerce extérieur, par exemple pour la période des 8 premiers mois de 2018, on remarque que seulement neuf produits importés représentent plus de 24,205 milliards DT. Ce chiffre représentait en août dernier les 2 tiers de toutes les importations tunisiennes. Ces produits sont en plus d’une importance capitale pour l’économie du pays.

En premier lieu, la houille que consomment notamment les cimentiers tunisiens et les produits pétroliers. En août 2018, la Tunisie en a importé pour presque 5,7 Milliards DT. En avant dernière place, mais tout aussi important, sinon plus, que les hydrocarbures, les céréales. La Tunisie en a importé en août dernier plus de 2,322 millions de tonnes pour plus de 1,313 Milliard DT. Les deux produits ont connu des hausses de prix à l’échelle mondiale, alors que la récolte céréalière tunisienne reste fortement dépendante de la pluviométrie et que les grèves et autres freins à la production pétrolière persistent et deviennent des enjeux politiciens.

Les premières places, en importations, représentent des importations vitales, en biens d’équipement (Machines, appareils et autres) et en matières premières (matières plastiques, fer, fonte, acier, coton notamment), sans lesquels l’industrie de transformation tunisienne ne tournerait pas. Tous ces produits sont essentiels, voire vitaux pour l’économie tunisienne.

  • Des biens de consommations, pas non-indispensables que ça !

Les biens de consommation, dits non-nécessaires, dénoncés par certains, nous en avons retracé certains, dans le dernier document de l’INS, présentant les échanges commerciaux de la Tunisie, en août dernier, par chapitre ou type de marchandise :

La Tunisie a ainsi importé pour presque 52 MDT en métaux précieux, pour presque 55,786 MDT en soie, pour plus de 267,419 MDT en tabac, pour 38,5 MDT en boissons et alcools, du sucre et des sucreries, des fruits secs, du thé, du café dont les prix sont subventionnés par l’Etat et pour plus de 433 MDT en vêtements et autres articles de confection. Dans la liste de l’INS, on n’a trouvé ni parfums ni produits de maquillage, ni autres produits dont on pourrait facilement se passer, sauf peut-être les 11,690 MDT de «coiffures», les 2,453 MDT de parapluies, les 12,685 MDT en «duvet et fleurs artificielles», ou encore les 68,561 MDT en «ouvrages en pierre».

Autrement, cela pourrait paraître inutile. Mais cela fait travailler beaucoup de métiers. On pourrait peut-être vivre sans fruits secs et sans boissons alcoolisées, ni tabac, mais peu de Tunisiens l’accepteraient, surtout pour des produits comme le tabac, le thé ou le café. On s’étonnera quand même que la Tunisie, grand industriel de vêtements, avec des régions, comme Monastir notamment, spécialisées dans cette industrie et qui en importe autant, sans réagir. Avouons, tout de même, que l’interdire ne changerait pas grand-chose à la balance commerciale tunisienne !

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Rien n’y fait, le déficit de la balance commerciale court, court. Il s’est encore creusé durant les 8 premiers de cette année, de 20,77%. Il se situe à 12 160,5 millions de dinars (MD) fin août 2018 contre 10 068,5 MD l’an dernier à la même période ; quant au taux de couverture, il bouge à peine, 68,4%, 0,1 point de moins, indique l’Institut national de la statistique (INS).

Dans le détail, les exportations sont montées de 20,2%, contre 18,1% au terme des 8 premiers de 2017, c’est une poussée de 21 927,3 MD fin août 2017 à 26.358,8 MD fin août 2018. Mais les importations ont aussi progressé, certes à un rythme moins important que les exportations, +20,4% contre +19,3% à pareille époque en 2017, mais leur valeur elle a explosé, 38 519,2 MD cette année contre 31 995,8 MD en 2017. Un “petit” point de plus dans les importations mais de gros dégâts, fonte du dinar face aux principales devises étrangères oblige…

Autre indication : Le déficit de la balance énergétique pèse lourd, 3863,3 MD, soit 31,8% du déficit global, contre 2322,7 MD au terme des 7 premiers mois de 2017.

Enfin le classement des pays qui tourmentent le plus la balance commerciale de la Tunisie, il est le même : la Chine (-3488,2 MD), l’Italie (-1775,1 MD), la Turquie (-1417,4 MD), l’Algérie (-1078,5 MD) et la Russie (-824,6 MD). Par contre il y a des motifs de satisfaction dans les échanges avec la France, avec un excédent de 2135,1 MD, la Libye (+592,5 MD) et le Maroc (+235,1 MD).

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Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant les sept premiers mois de l’année 2018 montrent que les exportations continuent d’accroitre à un rythme soutenu. En effet, les exportations ont augmenté de 23,3% contre 15,9% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 23580,1 MD contre 19128,9 MD durant la même période en 2017. C’est ce qui ressort d’une note récente publiée par l’Institut National des Statistiques (INS).

De même, les importations maintiennent un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 18,8% durant les sept mois de l’année 2017, pour une valeur de 33526,6 MD contre 27756,9 MD durant la même période en 2017.

Suite à cette évolution au niveau des exportations (+23,3%) et des importations (+20,8%), le solde commercial s’établit à un niveau de 9946,5 MD contre 8628,0 MD durant la même période en 2017.

Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 1,4 points par rapport aux sept premiers mois de l’année 2017 pour s’établir respectivement à des taux de 70,3% et 68,9 %.

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 19,3% contre +16,4% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 24,9% contre +17,5% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 35,1 % contre +14,4% durant la même période en 2017. De même, les importations enregistrent une hausse de 18,8% contre +19,5% durant la même période en 2017.

L’augmentation observée au niveau de l’exportation (+23,3%) durant les sept premiers mois de l’année 2018 concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré un accroissement de 67,6% suite à l’augmentation de nos ventes d’huile d’olive (1471,7 MD contre 489,9 MD) et de dattes (496,4 MD contre 360,7 MD), des secteur des industries manufacturières de 28,0%, du textile/habillement et cuir de 21,0% , des industries mécaniques et électriques de 17,3% et de l’énergie de 9,3%.

En revanche, les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent en baisse avec un taux de 4,8%. L’augmentation des importations de 20,8% est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi l’énergie a enregistré une hausse de 37,8%, les matières premières et demi produits de 23,9%, les biens d’équipement de 18,4%, le secteur des mines, phosphates et dérivés de 11,1% et le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,4%.

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (73,0% du total des exportations) ont augmenté de 19,4%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 63,9%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 17,7%.

D’autre part, nos ventes sont en diminution vers d’autres pays européens, notamment avec le Royaume-Uni de 25,9%.

Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 38,5%, le Maroc de 34,4% et la Libye de 26,7%. En revanche, nos exportations vers l’Algérie ont baissé de 9,1%.

Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (54,9% du total des importations) ont enregistré une hausse de 22,2% pour s’établir à 18399,7 MD. Les importations ont augmenté de 26,2% avec la Belgique, de 20,4% avec l’Italie et de 20,5% avec la France.

Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 9946,5 MD suite au recul enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-3045,0 MD), l’Italie (-1553,3 MD), la Turquie (-1210,4 MD), l’Algérie (-749,6 MD) et la Russie (-747,1 MD).

 En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 1941,6 MD, la Libye de 527,8 MD et le Maroc de 222,6 MD.

Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 6708,3 MD. En effet le déficit de la balance énergétique s’établit à 3238,2 MD (32,6% du total du déficit) contre 2122,6 MD durant la même période en 2017.

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C’est assurément l’un des points noirs majeurs de l’économie de la Tunisie. Le déficit de la balance commerciale n’en finit pas de se creuser alignant les records. Durant le premier semestre de 2018, il s’est aggravé pour se situer aux prix courants à 8,16 milliards de dinars.

Selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique, le solde de la balance commerciale est déficitaire de 8164,9 MD, suite au déficit enregistré avec certains pays, dont la Chine (-2569,8 MD), l’Italie (-1329,2 MD), la Turquie (-1031,0 MD), la Russie (-621,6 MD) et l’Algérie (-608,1 MD).

En revanche, ce solde est excédentaire avec d’autres pays principalement, la France de 1729,5 MD, la Libye de 448,6 MD et le Maroc de 209,8 MD.

Hors énergie, le déficit de la balance commerciale se réduit à 5584,8 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’est établi à 2580,1 MD (31,6% du total du déficit) contre 1903,8 MD durant la même période en 2017, selon l’INS.

On exporte mieux et plus

Les exportations ont augmenté de 26,6% contre 12,7% durant la même période en 2017. En valeur, elles ont atteint le niveau de 20354,6 MD contre 16072,3 MD durant la même période en 2017.

La hausse des exportations a concerné la majorité des secteurs, d’après l’INS, dont le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires qui a enregistré un accroissement de 71,8% suite à l’augmentation des ventes des huiles d’olives (1351,6 MD contre 430,7) et des dattes (467,8 MD contre 347,0 MD). Les exportations du secteur de l’énergie ont également augmenté de 33,1% suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (895,1 MD contre 622,5 MD).

Quant au secteur des industries manufacturières, ses exportations ont augmenté de 28,5%, celles du secteur textile et habillement et cuirs ont affiché une hausse de 22,9% et cette hausse a été estimée à 19,4% pour le secteur des industries mécaniques et électriques.

Les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent, en revanche, en baisse avec un taux de 6,7%.

Les importations en hausse de 20,8%

Les importations ont, quant à elles, maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 16,3% durant le premier semestre de l’année 2017, pour une valeur de 28519,5 MD contre 23607,5 MD durant la même période en 2017.

L’augmentation des importations est due essentiellement, selon l’INS, à la hausse enregistrée au niveau des importations de tous les secteurs, principalement celles du secteur de l’énergie (34,8%). Il s’agit aussi de l’augmentation des importations des matières premières et demi produits de 26,4%, des biens d’équipement de 19,3%, de secteur des mines, phosphates et dérivés de 8,9% et de secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,8%.

L’INS fait état d’une amélioration du taux de couverture de 3,3 points par rapport au premier semestre de l’année 2017 pour s’établir à des taux respectifs de 71,4% et 68,1 %.

72,7% des exportations vers l’UE

La répartition des échanges de la Tunisie avec l’extérieur fait ressortir que l’Union européenne est toujours le premier partenaire commercial de la Tunisie avec une part de 72,7% du total des exportations. Les exportations vers l’UE ont augmenté de 22,2%, en raison de la hausse des exportations vers l’Espagne de 75,5%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 19,8%.

D’autre part, les exportations de la Tunisie sont en diminution vers d’autres pays européens notamment avec la Royaume-Uni de 29,9%. Avec les pays arabes, cependant, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 51,8%, le Maroc de 33,4% et la Libye de 27,8%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 11,1%.

Les échanges selon les régimes

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 21,4% contre +14,0% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 26,3% contre +14,0% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 42,6 % contre +9,0% durant la même période en 2017.

TAP

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Heureusement qu’il y a l’huile d’olive, les dattes, les produits de la mer, les légumes frais, les agrumes…  Bref, l’alimentaire. En effet avec toutes les tuiles qui nous tombent sur la tête en ce moment, la Tunisie, son gouvernement en premier, est bien contente de pouvoir encore compter sur la manne céleste (en attendant les terribles dégâts du réchauffement climatique, mais qu’il est possible, rassurez-vous, d’atténuer). Il y a quelques jours on nous a annoncé que le déficit de la balance commerciale est revenu tourmenter le chef du gouvernement, lui qui ne manque pas de problèmes en ce moment. Ce déficit, encore et toujours, avec les mêmes ingrédients et les mêmes acteurs, alors que le pays était sur une bonne lancée au niveau de ses exportations et que les ministres le criaient sur tous les toits pour tenter de conjurer le sort. Ce mardi 12 juin on nous annonce une bouffée d’air frais, que personne ne boudera : La balance commerciale alimentaire a enregistré, durant les 5 premiers mois de 2018, un bond en avant remarquable. Le taux de couverture des exportations par les importations est même monté à 109,6% contre 67,1%, durant la même période de l’an dernier, d’après les données rendues publiques par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Comme explication de cette embellie, il y a la montée de la valeur des exportations alimentaires (+90%) en comparaison avec les importations (+16,3%), cela a permis à la balance commerciale alimentaire de dégager un excédent de 219,3 Millions de Dinars (MD), là où elle affichait un déficit de 647,7 MD durant les cinq premiers mois de 2017.
Autre indication : La valeur des exportations alimentaires, au cours des cinq premiers mois de cette année, affiche l’équivalent de 2509,4 MD, ce qui fait une hausse de 90% par rapport à la même période de 2017.
C’est l’augmentation des exportations de l’huile d’olive, en quantité (127,8 mille tonnes conte 40,1 mille tonnes) et en valeur (1216,2 MD contre 359 MD), et la poussée de 6% des prix qui expliquent cette évolution.

Il n’y a pas que l’huile d’olive !

L’amélioration des exportations est également la résultante de l’évolution des recettes des produits de la mer et des dattes, respectivement de 44% et de 35%, à ajouter au gonflement de la valeur des ventes des légumes frais de 47%, notamment les tomates produites par géothermie et l’accroissement de la valeur des exportations des agrumes de 5%, même si les quantités ont baissé de 25%.
Les exportations des fruits de l’été enregistrent une hausse de 43% en quantité pour se situer à 9 mille tonnes et de 70% en valeur pour s’établir à 30,8 MD.
La valeur des importations alimentaires, au cours des 5 premiers mois de 2018, s’est établie à 2290 MD, ce qui fait une évolution de 16,3% en comparaison avec la même période de l’an dernier.
Mais ne nous emballons pas : Ce bon résultat est du à la fonte de la valeur du dinar par rapport aux monnaies étrangères et la montée des importations de certains produits de base, surtout le blé dur (+30%), le blé tendre (+18%), les dérivés du lait (+58%) et le sucre (+22%). Ce qui veut dire que le jour où le dinar reprendra des couleurs par rapport à l’euro et au dollar (à ce stade ça reste un voeu pieux, mais sait-on jamais !), ce sera une excellente nouvelle pour les importateurs, mais pas pour ces exportateurs. Et oui, comme on a coutume de dire : Le bonheur des uns fait le malheur des autres…

Reste que dans le fond la Tunisie devra, comme on l’a déjà dit, asseoir l’essor des exportations sur autre chose que l’alimentaire. Il faudra monter en gamme et prendre le virage des produis à haute valeur ajoutée, exactement comme l’ont fait les Coréens du Sud, les Indiens, les Chinois et avant eux les Allemands, les Français, les Italiens, les Japonais, etc. A cet instant cette assertion ne peut avoir d’autre valeur qu’un plan sur la comète, mais après tout les autres aussi ont commencé comme ça, avec des rêves, des chimères, des vues de l’esprit. “Tant qu’on rêve encore, Que nos yeux s’étonnent encore, Rien n’est perdu…“, a-t-on-entendu chantonner dans la comédie musicale française à succès “Le Roi Soleil“. On ferait mieux de faire de ces paroles un talisman…

S.L.

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Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 6 624,5 MD, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, contre 6 475,1 MD, durant la même période en 2017, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-2009,8 MD), l’Italie (-1143,4 MD), la Turquie (-868,0 MD), la Russie (-534,6 MD) et l’Algérie (-465,6 MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France, de 1494 MD, la Libye, de 394,7 MD et le Maroc, de 200,7 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 4,7 points, par rapport aux cinq premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à des taux respectifs de 72% et 67,3 %, en raison de l’évolution au niveau des exportations (+27,5%) et des importations (+19,3%).
Il est à noter que le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 4570,5 MD et que le déficit de la balance énergétique s’établit à 2054,0 MD (31,0% du total du déficit) contre 1 526,9 MD durant la même période en 2017.

Hausse de 27,5% des exportations

Les exportations continuent de croitre à un rythme soutenu, augmentant de 27,5%, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, à 17 016,4 MD, contre 14,2% durant la même période de l’année écoulée, (13 347 MD).
L’augmentation observée au niveau de l’exportation, concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a enregistré un accroissement de 81,8%, suite à l’augmentation des ventes de l’huile d’olive (1216,2 MD contre 359 MD) et des dattes (438,8 MD contre 324,4 MD).
Les exportations du secteur de l’énergie progressent de 32%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (842,8 MD contre 566,2 MD), des industries manufacturières de 27,3%, du textile, habillement et cuirs de 23,1% et des industries mécaniques et électriques de 19,5% .

Forte poussée des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (72,7% du total des exportations) ont augmenté de 23,1%. Cette évolution est expliquée par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 80,2%, l’Allemagne de 32,7% et la France de 19,8%.
Toutefois, les ventes sont en diminution vers d’autres pays européens notamment le Royaume Uni de 35,2%.
Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 50,7%, le Maroc de 37% et la Libye de 21,6%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 14,5%.

Toujours ces importations !

Les importations ont maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 19,3% contre 17,8% durant les cinq premiers mois de l’année 2017, pour une valeur de 23 640,9 MD contre 19 822,1 MD.
L’augmentation des importations est essentiellement, due à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi, l’énergie a enregistré une hausse de 33,7%, les matières premières et demi produits de 24,9%, les biens d’équipement de 16,5%, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 15,1% et le secteur des mines, phosphates et dérivés de 5,7%.
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’union européenne (55,6% du total des importations) ont enregistré une hausse de 21,3% pour s’établir à 13137,2 MD. Les importations ont augmenté de 20,8% avec l’Allemagne, de 21,4% avec l’Italie et de 16,2% avec la France.

TAP

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Le déficit de la balance commerciale s’est situé au niveau de 5 085,4 millions de dinars (MD), à fin avril 2018, contre 5151,4 MD, durant la même période de 2017. Ainsi, le taux de couverture a évolué de 6,3 points par rapport aux quatre premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à 2,7% (contre 66,4 %, en avril 2017), a annoncé l’Institut national de la statistique (INS).

Le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 3 398,2 MD et celui de la balance énergétique s’est établi à 1687,2 MD (33,2% du total du déficit), contre 1384,2 MD durant la même période en 2017.

Ce déficit dont le montant demeure très élevé est du, essentiellement, au déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-1508,9 MD), l’Italie (-978,7 MD), la Turquie (-749,7 MD), la Russie (-416 MD) et l’Algérie (-358,1 MD).

En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement, avec le premier partenaire commercial de la Tunisie, la France de 1307,3 MD, ainsi que la Libye de 288,2 MD et le Maroc de 168,3 MD.

La réduction du déficit s’explique par l’accroissement des exportations, à un rythme soutenu, à hauteur de 32,8% contre 8% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 13 542,6 MD contre 10 201 MD durant la même période en 2017.

Cette hausse concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré un accroissement important de 93%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (668,5 MD contre 303,6 MD), de produits agricoles et agro-alimentaires (+ 93,7%), suite à la progression spectaculaire de nos ventes de l’huile d’olive (1 015,7 MD contre 284,3) et des dattes (369,9 MD contre 263,9 MD), des industries manufacturières de 28,2%, du secteur du textile, habillement et cuirs de 24,9% et des industries mécaniques et électriques de 23,6%.

En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 29,5%.
Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (73,4% du total des exportations) ont augmenté de 28,9%, en raison de la hausse de nos exportations vers l’Espagne de 87,2%, l’Allemagne de 31,5% et la France de 25,7%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont augmenté avec le Maroc de 43,7% et la Libye de 25,7%, mais ont baissé de 15,2%, vers l’Algérie.

Toutefois, le déficit commercial demeure important, en raison du maintien du rythme de croissance des importations à hauteur de 21,3%, pour une valeur de 18 628 MD contre 13,8% durant les quatre premiers mois de 2017 soit 15 352,3 MD.

L’accroissement perceptible des importations est du essentiellement à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 37,3%, des matières premières et demi produits de 27,4%, des biens d’équipement de 17% et du secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 13,9%.
En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 2,2%. Les importations hors énergie ont augmenté de 19,3%.

TAP

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Au cours du 1er trimestre 2018 (1ER T), la balance commerciale alimentaire de la Tunisie a enregistré un excédent de 222,6 millions de dinars (MD), contre un déficit de 384 MD enregistré au cours du 1er T 2017, en raison du doublement des exportations alimentaires d’huile d’olive, selon des données publiées, mercredi 11 avril, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Au cours de la même période, le taux de couverture des importations par les exportations, a augmenté de 117%, contre 67,1% en 2017. Cette croissance est due à la hausse de la valeur des exportations alimentaires de 95,6%, contre 12,1% des importations alimentaires.

L’excédent de la balance commerciale alimentaire explique l’amélioration globale du taux de couverture de la balance commerciale de 1.7 point, soit 73,6%.
Les exportations des produits alimentaires ont atteint, au cours du 1ER T 2018, l’équivalent de 1530,9 MD, soit une croissance de 95,6% par rapport à la même période 2017, en raison du doublement des exportations de l’huile d’olive en quantité (80,4 mille tonnes, contre 26,4 mille tonnes) et en valeur (776,9 MD contre 233,3MD) et la hausse de 9% du niveau des prix.

Ces revenus expliquent la croissance du total des exportations alimentaires de 63%, outre la hausse des revenus des produits frais de la mer, des dattes qui ont augmenté respectivement de 60 et 34%.
La valeur de vente des légumes frais a augmenté de 64% dont notamment les tomates géothermiques.

Il convient de rappeler que la valeur des exportations alimentaires, au cours du 1er T 2018, a représenté 15% du total des exportations du pays, contre 10,4% au cours de la même période 2017.

La valeur des importations alimentaires a atteint, au cours de la même période, environ 1308,3 MD, soit une hausse de 12,1% par rapport à la même période 2017, en raison de la baisse du taux de change du dinar tunisien par rapport aux autres devises étrangères, outre la croissance de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base comme le blé dur (10%), les dérivés de lait (61%) et le sucre (35%).

Au cours de la même période, la valeur d’achat d’un certain nombre de produits alimentaires a enregistré une régression, comme l’orge, le maïs jaune et le café qui ont respectivement augmenté de 21, 32 et 21% en raison de la baisse des quantités importées.

La valeur des importations a représenté environ 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2%, au cours de la même période 2017.

Les importations des produits alimentaires ont constitué, au cours du 1er T 2018, 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2% au cours de la même période 2017.

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Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (74,4% du total des exportations) ont augmenté de 32,0%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Allemagne de 34,4%, la France de 32,1% et l’Italie de 26,5%. D’autre part, nos ventes sont en diminution vers d’autres pays, notamment avec le Royaume-Uni de 43,6%. Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec le Maroc de 35,1% et avec la Libye de 15,1%. En revanche, nos exportations vers l’Algérie ont baissé de 26,8%. Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (57,2% du total des importations) ont enregistré une hausse de 28,6% pour s’établir à 7909,3 MD. Les importations ont augmenté de 35,9% avec l’Allemagne et de 21,5% avec la France.

  • Excédentaire avec la France, déficitaire avec la Turquie et surtout la Chine

Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 3655 MDT, suite au déficit enregistré avec certains pays, tel que la Chine (-1043,1 MDT), l’Italie (-717 MDT), la Turquie (-541,1 MDT), l’Algérie (-327,5 MDT) et la Russie (-306,3 MDT). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 1008,9 MDT, la Libye de 192,7 MDT et le Maroc de 122,4 MDT.

par -

Quand l’économie d’un pays se porte bien, cela se perçoit nettement dans sa balance commerciale. De ce point de vue les indicateurs, provisoires, du commerce extérieur de la Côte d’Ivoire, rapportés par l’Agence Ecofin, sont très parlants. On a appris que la balance commerciale du pays affiche un excédent de 1708,4 milliards FCFA (environ 3,2 milliards $) l’an dernier, une montée de 29,7% en comparaison avec 2016. En valeur, c’est une hausse de 391,4 milliards FCFA (à peu près 741,5 millions $) de l’excédent commercial en 2017.

Les exportations ivoiriennes ont progressé de 8,8% pour culminer à 7302,4 milliards FCFA (environ 13,8 milliards $) en 2017 ; une bonne nouvelle, les importations n’ont que peu évolué, à peine +3,3%, à 5594 milliards FCFA (environ 10,6 milliards $) l’an dernier.
Dans le détail, le gonflement en valeur des exportations ivoiriennes est du aux produits primaires qui ont gagné 15,1% ; les produits transformés quant à eux ont légèrement reflué, -6%. Les produits de l’agriculture industrielle (+17,7%), surtout le cacao fèves (+13,1%), la noix de cajou (+29,2%), le caoutchouc (+48,9%) et le coton en masse (+124,7%) portent la dynamique de l’export. Le cacao fèves à lui tout seul a vu son volume progresser de 43,1% à l’export, malgré la fonte des prix, -20,9%.

A noter que l’Union européenne – les Pays-Bas (12,6%), la France (5,3%), l’Allemagne (5,1%) et la Belgique (5,0%) – garde son statut de partenaire commercial numéro 1 et principal client de la Côte d’Ivoire, elle pèse 38,2% de la valeur des produits exportés l’an dernier. Vient ensuite la CEDEAO (18,8%), puis l’Asie (17,5%) et le continent américain (13,3%). Ces quatre entités captent 88,0% des exportations ivoiriennes.

Au niveau des importations, le principal fournisseur de la Côte d’Ivoire reste l’Union européenne (33,1%), suivie par l’Asie (33,0%) et la CEDEAO (15,2%). Ces trois zones pèsent 81,3% du volume global des importations en valeur.
En Europe et en Asie, la France et la Chine sont les leaders des pays fournisseurs avec, respectivement, 11,8% et 14,3% des importations. A signaler la montée en puissance des importations ivoiriennes de la Chine, elles sont passées de 4,5% en moyenne entre 2000 et 2010 à 12,8% en 2012-2017.

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Les échanges commerciaux de la Tunisie avec ses partenaires occidentaux sont tous en baisse depuis 2010. Les échanges commerciaux avec la Chine, l’Algérie et la Turquie sont en nette hausse depuis 2010. La situation sécuritaire régionale a dégradé les relations commerciales de la Tunisie avec le Royaume-Uni et la Libye. C’est ce que remarque l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE).

L’OTE rappelle que depuis l’indépendance de la Tunisie et jusqu’aujourd’hui, la France et l’Italie sont respectivement les premier et deuxième partenaires économiques de la Tunisie en termes de volume des échanges commerciaux. L’Allemagne occupe la troisième place depuis le milieu des années 70. Comme le montre le graphique, bien que ces trois pays restent des partenaires commerciaux historiques, la dynamique depuis la révolution n’est pas en leur faveur.

Selon les chiffres du FMI exprimées en USD, les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Italie ont chuté de 28% tandis que ceux avec la France ont baissé de 17% sur la même période. Seule l’Allemagne a réussi à maintenir ses échanges avec la Tunisie avec une légère baisse de 5%. L’Espagne et les Etats-Unis, habituellement dans le top 5 des partenaires commerciaux de la Tunisie, ont également chuté de 22% et 27% respectivement.

Alors que la dynamique avec les partenaires occidentaux de la Tunisie est sur une pente descendante, depuis la révolution les relations économiques avec l’Algérie, la Chine et la Turquie s’inscrivent dans une dynamique ascendante. L’augmentation des importations de la Chine et de la Turquie (respectivement +35% et +36%) sur cette période correspond à une baisse quasiment équivalente des importations de la France et de l’Italie (respectivement -28% et -27%).

L’Algérie est le seul des dix pays avec qui la Tunisie a augmenté ses exportations entre 2010 et 2016, avec une hausse de 40% sur cette période. De leur côté, les chutes exceptionnelles des échanges commerciaux avec le Royaume-Uni et la Libye sont le fait principalement d’événements sécuritaires avec les attentats de Sousse et la guerre en Libye. Elles apparaissent ainsi moins structurelles que les autres tendances.

Ainsi, depuis la révolution, la Tunisie s’est inscrite dans une dynamique où elle a diversifié ses partenaires commerciaux pour dépendre de moins en moins des pays européens historiques. Serait-ce la raison pour laquelle l’Union Européenne est si pressée de signer l’ALECA ? La Tunisie s’émancipe-t-elle de l’Union Européenne, ou ferait-elle un virage commercial vers l’Est ?

Force est aussi de se demander, à la lecture de ces chiffres de l’OTE, si c’est une démarche politique ou c’est une nouvelle stratégie commerciale ? De suite, viendraient à l’esprit les positions de l’ancien ministre du Commerce d’Ennahdha, Zied Laadhari, par rapport aux relations commerciales de la Tunisie avec la Turquie.

Ce qui est sûr, c’est que ce genre de tendance, de rééquilibrage des flux commerciaux, a déjà été adopté par plus d’un pays africain, au bonheur notamment de la Chine qui commence à s’enraciner économiquement dans le continent.

Ce qui est sûr aussi c’est que la Tunisie semble financièrement un peu trop engagée avec une Europe qui finance à tour de bras, bien que pas trop ouverts, l’économie tunisienne pour y lâcher facilement sa mainmise. Gouvernements européens, la France par exemple à travers l’AFD, l’Allemagne à travers la GTZ et même l’Italie, sans compter l’Union Européenne mettent assez d’argent pour ne pas accepter un tel revirement. Cela, sans oublier que si la balance commerciale avec un pays comme l’Italie est déficitaire en faveur de la Tunisie, elle est fortement excédentaire avec la France.

Source : OTE

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