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C’est assurément l’un des points noirs majeurs de l’économie de la Tunisie. Le déficit de la balance commerciale n’en finit pas de se creuser alignant les records. Durant le premier semestre de 2018, il s’est aggravé pour se situer aux prix courants à 8,16 milliards de dinars.

Selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique, le solde de la balance commerciale est déficitaire de 8164,9 MD, suite au déficit enregistré avec certains pays, dont la Chine (-2569,8 MD), l’Italie (-1329,2 MD), la Turquie (-1031,0 MD), la Russie (-621,6 MD) et l’Algérie (-608,1 MD).

En revanche, ce solde est excédentaire avec d’autres pays principalement, la France de 1729,5 MD, la Libye de 448,6 MD et le Maroc de 209,8 MD.

Hors énergie, le déficit de la balance commerciale se réduit à 5584,8 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’est établi à 2580,1 MD (31,6% du total du déficit) contre 1903,8 MD durant la même période en 2017, selon l’INS.

On exporte mieux et plus

Les exportations ont augmenté de 26,6% contre 12,7% durant la même période en 2017. En valeur, elles ont atteint le niveau de 20354,6 MD contre 16072,3 MD durant la même période en 2017.

La hausse des exportations a concerné la majorité des secteurs, d’après l’INS, dont le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires qui a enregistré un accroissement de 71,8% suite à l’augmentation des ventes des huiles d’olives (1351,6 MD contre 430,7) et des dattes (467,8 MD contre 347,0 MD). Les exportations du secteur de l’énergie ont également augmenté de 33,1% suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (895,1 MD contre 622,5 MD).

Quant au secteur des industries manufacturières, ses exportations ont augmenté de 28,5%, celles du secteur textile et habillement et cuirs ont affiché une hausse de 22,9% et cette hausse a été estimée à 19,4% pour le secteur des industries mécaniques et électriques.

Les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent, en revanche, en baisse avec un taux de 6,7%.

Les importations en hausse de 20,8%

Les importations ont, quant à elles, maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,8% contre 16,3% durant le premier semestre de l’année 2017, pour une valeur de 28519,5 MD contre 23607,5 MD durant la même période en 2017.

L’augmentation des importations est due essentiellement, selon l’INS, à la hausse enregistrée au niveau des importations de tous les secteurs, principalement celles du secteur de l’énergie (34,8%). Il s’agit aussi de l’augmentation des importations des matières premières et demi produits de 26,4%, des biens d’équipement de 19,3%, de secteur des mines, phosphates et dérivés de 8,9% et de secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 7,8%.

L’INS fait état d’une amélioration du taux de couverture de 3,3 points par rapport au premier semestre de l’année 2017 pour s’établir à des taux respectifs de 71,4% et 68,1 %.

72,7% des exportations vers l’UE

La répartition des échanges de la Tunisie avec l’extérieur fait ressortir que l’Union européenne est toujours le premier partenaire commercial de la Tunisie avec une part de 72,7% du total des exportations. Les exportations vers l’UE ont augmenté de 22,2%, en raison de la hausse des exportations vers l’Espagne de 75,5%, l’Allemagne de 26,6% et la France de 19,8%.

D’autre part, les exportations de la Tunisie sont en diminution vers d’autres pays européens notamment avec la Royaume-Uni de 29,9%. Avec les pays arabes, cependant, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 51,8%, le Maroc de 33,4% et la Libye de 27,8%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 11,1%.

Les échanges selon les régimes

La répartition des échanges par régime dénote une accélération du rythme de croissance des exportations sous le régime off shore. En effet, les exportations ont enregistré une hausse de 21,4% contre +14,0% durant la même période en 2017. Les importations ont enregistré sous ce régime une hausse de 26,3% contre +14,0% durant la même période en 2017.

Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 42,6 % contre +9,0% durant la même période en 2017.

TAP

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Heureusement qu’il y a l’huile d’olive, les dattes, les produits de la mer, les légumes frais, les agrumes…  Bref, l’alimentaire. En effet avec toutes les tuiles qui nous tombent sur la tête en ce moment, la Tunisie, son gouvernement en premier, est bien contente de pouvoir encore compter sur la manne céleste (en attendant les terribles dégâts du réchauffement climatique, mais qu’il est possible, rassurez-vous, d’atténuer). Il y a quelques jours on nous a annoncé que le déficit de la balance commerciale est revenu tourmenter le chef du gouvernement, lui qui ne manque pas de problèmes en ce moment. Ce déficit, encore et toujours, avec les mêmes ingrédients et les mêmes acteurs, alors que le pays était sur une bonne lancée au niveau de ses exportations et que les ministres le criaient sur tous les toits pour tenter de conjurer le sort. Ce mardi 12 juin on nous annonce une bouffée d’air frais, que personne ne boudera : La balance commerciale alimentaire a enregistré, durant les 5 premiers mois de 2018, un bond en avant remarquable. Le taux de couverture des exportations par les importations est même monté à 109,6% contre 67,1%, durant la même période de l’an dernier, d’après les données rendues publiques par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Comme explication de cette embellie, il y a la montée de la valeur des exportations alimentaires (+90%) en comparaison avec les importations (+16,3%), cela a permis à la balance commerciale alimentaire de dégager un excédent de 219,3 Millions de Dinars (MD), là où elle affichait un déficit de 647,7 MD durant les cinq premiers mois de 2017.
Autre indication : La valeur des exportations alimentaires, au cours des cinq premiers mois de cette année, affiche l’équivalent de 2509,4 MD, ce qui fait une hausse de 90% par rapport à la même période de 2017.
C’est l’augmentation des exportations de l’huile d’olive, en quantité (127,8 mille tonnes conte 40,1 mille tonnes) et en valeur (1216,2 MD contre 359 MD), et la poussée de 6% des prix qui expliquent cette évolution.

Il n’y a pas que l’huile d’olive !

L’amélioration des exportations est également la résultante de l’évolution des recettes des produits de la mer et des dattes, respectivement de 44% et de 35%, à ajouter au gonflement de la valeur des ventes des légumes frais de 47%, notamment les tomates produites par géothermie et l’accroissement de la valeur des exportations des agrumes de 5%, même si les quantités ont baissé de 25%.
Les exportations des fruits de l’été enregistrent une hausse de 43% en quantité pour se situer à 9 mille tonnes et de 70% en valeur pour s’établir à 30,8 MD.
La valeur des importations alimentaires, au cours des 5 premiers mois de 2018, s’est établie à 2290 MD, ce qui fait une évolution de 16,3% en comparaison avec la même période de l’an dernier.
Mais ne nous emballons pas : Ce bon résultat est du à la fonte de la valeur du dinar par rapport aux monnaies étrangères et la montée des importations de certains produits de base, surtout le blé dur (+30%), le blé tendre (+18%), les dérivés du lait (+58%) et le sucre (+22%). Ce qui veut dire que le jour où le dinar reprendra des couleurs par rapport à l’euro et au dollar (à ce stade ça reste un voeu pieux, mais sait-on jamais !), ce sera une excellente nouvelle pour les importateurs, mais pas pour ces exportateurs. Et oui, comme on a coutume de dire : Le bonheur des uns fait le malheur des autres…

Reste que dans le fond la Tunisie devra, comme on l’a déjà dit, asseoir l’essor des exportations sur autre chose que l’alimentaire. Il faudra monter en gamme et prendre le virage des produis à haute valeur ajoutée, exactement comme l’ont fait les Coréens du Sud, les Indiens, les Chinois et avant eux les Allemands, les Français, les Italiens, les Japonais, etc. A cet instant cette assertion ne peut avoir d’autre valeur qu’un plan sur la comète, mais après tout les autres aussi ont commencé comme ça, avec des rêves, des chimères, des vues de l’esprit. “Tant qu’on rêve encore, Que nos yeux s’étonnent encore, Rien n’est perdu…“, a-t-on-entendu chantonner dans la comédie musicale française à succès “Le Roi Soleil“. On ferait mieux de faire de ces paroles un talisman…

S.L.

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Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 6 624,5 MD, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, contre 6 475,1 MD, durant la même période en 2017, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-2009,8 MD), l’Italie (-1143,4 MD), la Turquie (-868,0 MD), la Russie (-534,6 MD) et l’Algérie (-465,6 MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France, de 1494 MD, la Libye, de 394,7 MD et le Maroc, de 200,7 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 4,7 points, par rapport aux cinq premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à des taux respectifs de 72% et 67,3 %, en raison de l’évolution au niveau des exportations (+27,5%) et des importations (+19,3%).
Il est à noter que le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 4570,5 MD et que le déficit de la balance énergétique s’établit à 2054,0 MD (31,0% du total du déficit) contre 1 526,9 MD durant la même période en 2017.

Hausse de 27,5% des exportations

Les exportations continuent de croitre à un rythme soutenu, augmentant de 27,5%, durant les cinq premiers mois de l’année 2018, à 17 016,4 MD, contre 14,2% durant la même période de l’année écoulée, (13 347 MD).
L’augmentation observée au niveau de l’exportation, concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a enregistré un accroissement de 81,8%, suite à l’augmentation des ventes de l’huile d’olive (1216,2 MD contre 359 MD) et des dattes (438,8 MD contre 324,4 MD).
Les exportations du secteur de l’énergie progressent de 32%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (842,8 MD contre 566,2 MD), des industries manufacturières de 27,3%, du textile, habillement et cuirs de 23,1% et des industries mécaniques et électriques de 19,5% .

Forte poussée des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (72,7% du total des exportations) ont augmenté de 23,1%. Cette évolution est expliquée par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Espagne de 80,2%, l’Allemagne de 32,7% et la France de 19,8%.
Toutefois, les ventes sont en diminution vers d’autres pays européens notamment le Royaume Uni de 35,2%.
Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Egypte de 50,7%, le Maroc de 37% et la Libye de 21,6%. En revanche, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 14,5%.

Toujours ces importations !

Les importations ont maintenu un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 19,3% contre 17,8% durant les cinq premiers mois de l’année 2017, pour une valeur de 23 640,9 MD contre 19 822,1 MD.
L’augmentation des importations est essentiellement, due à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi, l’énergie a enregistré une hausse de 33,7%, les matières premières et demi produits de 24,9%, les biens d’équipement de 16,5%, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 15,1% et le secteur des mines, phosphates et dérivés de 5,7%.
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’union européenne (55,6% du total des importations) ont enregistré une hausse de 21,3% pour s’établir à 13137,2 MD. Les importations ont augmenté de 20,8% avec l’Allemagne, de 21,4% avec l’Italie et de 16,2% avec la France.

TAP

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Le déficit de la balance commerciale s’est situé au niveau de 5 085,4 millions de dinars (MD), à fin avril 2018, contre 5151,4 MD, durant la même période de 2017. Ainsi, le taux de couverture a évolué de 6,3 points par rapport aux quatre premiers mois de l’année 2017, pour s’établir à 2,7% (contre 66,4 %, en avril 2017), a annoncé l’Institut national de la statistique (INS).

Le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 3 398,2 MD et celui de la balance énergétique s’est établi à 1687,2 MD (33,2% du total du déficit), contre 1384,2 MD durant la même période en 2017.

Ce déficit dont le montant demeure très élevé est du, essentiellement, au déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-1508,9 MD), l’Italie (-978,7 MD), la Turquie (-749,7 MD), la Russie (-416 MD) et l’Algérie (-358,1 MD).

En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement, avec le premier partenaire commercial de la Tunisie, la France de 1307,3 MD, ainsi que la Libye de 288,2 MD et le Maroc de 168,3 MD.

La réduction du déficit s’explique par l’accroissement des exportations, à un rythme soutenu, à hauteur de 32,8% contre 8% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 13 542,6 MD contre 10 201 MD durant la même période en 2017.

Cette hausse concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré un accroissement important de 93%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (668,5 MD contre 303,6 MD), de produits agricoles et agro-alimentaires (+ 93,7%), suite à la progression spectaculaire de nos ventes de l’huile d’olive (1 015,7 MD contre 284,3) et des dattes (369,9 MD contre 263,9 MD), des industries manufacturières de 28,2%, du secteur du textile, habillement et cuirs de 24,9% et des industries mécaniques et électriques de 23,6%.

En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 29,5%.
Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (73,4% du total des exportations) ont augmenté de 28,9%, en raison de la hausse de nos exportations vers l’Espagne de 87,2%, l’Allemagne de 31,5% et la France de 25,7%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont augmenté avec le Maroc de 43,7% et la Libye de 25,7%, mais ont baissé de 15,2%, vers l’Algérie.

Toutefois, le déficit commercial demeure important, en raison du maintien du rythme de croissance des importations à hauteur de 21,3%, pour une valeur de 18 628 MD contre 13,8% durant les quatre premiers mois de 2017 soit 15 352,3 MD.

L’accroissement perceptible des importations est du essentiellement à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 37,3%, des matières premières et demi produits de 27,4%, des biens d’équipement de 17% et du secteur des produits agricoles et alimentaires de base de 13,9%.
En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 2,2%. Les importations hors énergie ont augmenté de 19,3%.

TAP

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Au cours du 1er trimestre 2018 (1ER T), la balance commerciale alimentaire de la Tunisie a enregistré un excédent de 222,6 millions de dinars (MD), contre un déficit de 384 MD enregistré au cours du 1er T 2017, en raison du doublement des exportations alimentaires d’huile d’olive, selon des données publiées, mercredi 11 avril, par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Au cours de la même période, le taux de couverture des importations par les exportations, a augmenté de 117%, contre 67,1% en 2017. Cette croissance est due à la hausse de la valeur des exportations alimentaires de 95,6%, contre 12,1% des importations alimentaires.

L’excédent de la balance commerciale alimentaire explique l’amélioration globale du taux de couverture de la balance commerciale de 1.7 point, soit 73,6%.
Les exportations des produits alimentaires ont atteint, au cours du 1ER T 2018, l’équivalent de 1530,9 MD, soit une croissance de 95,6% par rapport à la même période 2017, en raison du doublement des exportations de l’huile d’olive en quantité (80,4 mille tonnes, contre 26,4 mille tonnes) et en valeur (776,9 MD contre 233,3MD) et la hausse de 9% du niveau des prix.

Ces revenus expliquent la croissance du total des exportations alimentaires de 63%, outre la hausse des revenus des produits frais de la mer, des dattes qui ont augmenté respectivement de 60 et 34%.
La valeur de vente des légumes frais a augmenté de 64% dont notamment les tomates géothermiques.

Il convient de rappeler que la valeur des exportations alimentaires, au cours du 1er T 2018, a représenté 15% du total des exportations du pays, contre 10,4% au cours de la même période 2017.

La valeur des importations alimentaires a atteint, au cours de la même période, environ 1308,3 MD, soit une hausse de 12,1% par rapport à la même période 2017, en raison de la baisse du taux de change du dinar tunisien par rapport aux autres devises étrangères, outre la croissance de la valeur des importations de certains produits alimentaires de base comme le blé dur (10%), les dérivés de lait (61%) et le sucre (35%).

Au cours de la même période, la valeur d’achat d’un certain nombre de produits alimentaires a enregistré une régression, comme l’orge, le maïs jaune et le café qui ont respectivement augmenté de 21, 32 et 21% en raison de la baisse des quantités importées.

La valeur des importations a représenté environ 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2%, au cours de la même période 2017.

Les importations des produits alimentaires ont constitué, au cours du 1er T 2018, 9,4% du total des importations du pays, contre 10,2% au cours de la même période 2017.

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Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (74,4% du total des exportations) ont augmenté de 32,0%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Allemagne de 34,4%, la France de 32,1% et l’Italie de 26,5%. D’autre part, nos ventes sont en diminution vers d’autres pays, notamment avec le Royaume-Uni de 43,6%. Avec les pays arabes, les exportations ont augmenté avec le Maroc de 35,1% et avec la Libye de 15,1%. En revanche, nos exportations vers l’Algérie ont baissé de 26,8%. Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (57,2% du total des importations) ont enregistré une hausse de 28,6% pour s’établir à 7909,3 MD. Les importations ont augmenté de 35,9% avec l’Allemagne et de 21,5% avec la France.

  • Excédentaire avec la France, déficitaire avec la Turquie et surtout la Chine

Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 3655 MDT, suite au déficit enregistré avec certains pays, tel que la Chine (-1043,1 MDT), l’Italie (-717 MDT), la Turquie (-541,1 MDT), l’Algérie (-327,5 MDT) et la Russie (-306,3 MDT). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 1008,9 MDT, la Libye de 192,7 MDT et le Maroc de 122,4 MDT.

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Quand l’économie d’un pays se porte bien, cela se perçoit nettement dans sa balance commerciale. De ce point de vue les indicateurs, provisoires, du commerce extérieur de la Côte d’Ivoire, rapportés par l’Agence Ecofin, sont très parlants. On a appris que la balance commerciale du pays affiche un excédent de 1708,4 milliards FCFA (environ 3,2 milliards $) l’an dernier, une montée de 29,7% en comparaison avec 2016. En valeur, c’est une hausse de 391,4 milliards FCFA (à peu près 741,5 millions $) de l’excédent commercial en 2017.

Les exportations ivoiriennes ont progressé de 8,8% pour culminer à 7302,4 milliards FCFA (environ 13,8 milliards $) en 2017 ; une bonne nouvelle, les importations n’ont que peu évolué, à peine +3,3%, à 5594 milliards FCFA (environ 10,6 milliards $) l’an dernier.
Dans le détail, le gonflement en valeur des exportations ivoiriennes est du aux produits primaires qui ont gagné 15,1% ; les produits transformés quant à eux ont légèrement reflué, -6%. Les produits de l’agriculture industrielle (+17,7%), surtout le cacao fèves (+13,1%), la noix de cajou (+29,2%), le caoutchouc (+48,9%) et le coton en masse (+124,7%) portent la dynamique de l’export. Le cacao fèves à lui tout seul a vu son volume progresser de 43,1% à l’export, malgré la fonte des prix, -20,9%.

A noter que l’Union européenne – les Pays-Bas (12,6%), la France (5,3%), l’Allemagne (5,1%) et la Belgique (5,0%) – garde son statut de partenaire commercial numéro 1 et principal client de la Côte d’Ivoire, elle pèse 38,2% de la valeur des produits exportés l’an dernier. Vient ensuite la CEDEAO (18,8%), puis l’Asie (17,5%) et le continent américain (13,3%). Ces quatre entités captent 88,0% des exportations ivoiriennes.

Au niveau des importations, le principal fournisseur de la Côte d’Ivoire reste l’Union européenne (33,1%), suivie par l’Asie (33,0%) et la CEDEAO (15,2%). Ces trois zones pèsent 81,3% du volume global des importations en valeur.
En Europe et en Asie, la France et la Chine sont les leaders des pays fournisseurs avec, respectivement, 11,8% et 14,3% des importations. A signaler la montée en puissance des importations ivoiriennes de la Chine, elles sont passées de 4,5% en moyenne entre 2000 et 2010 à 12,8% en 2012-2017.

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Les échanges commerciaux de la Tunisie avec ses partenaires occidentaux sont tous en baisse depuis 2010. Les échanges commerciaux avec la Chine, l’Algérie et la Turquie sont en nette hausse depuis 2010. La situation sécuritaire régionale a dégradé les relations commerciales de la Tunisie avec le Royaume-Uni et la Libye. C’est ce que remarque l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE).

L’OTE rappelle que depuis l’indépendance de la Tunisie et jusqu’aujourd’hui, la France et l’Italie sont respectivement les premier et deuxième partenaires économiques de la Tunisie en termes de volume des échanges commerciaux. L’Allemagne occupe la troisième place depuis le milieu des années 70. Comme le montre le graphique, bien que ces trois pays restent des partenaires commerciaux historiques, la dynamique depuis la révolution n’est pas en leur faveur.

Selon les chiffres du FMI exprimées en USD, les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Italie ont chuté de 28% tandis que ceux avec la France ont baissé de 17% sur la même période. Seule l’Allemagne a réussi à maintenir ses échanges avec la Tunisie avec une légère baisse de 5%. L’Espagne et les Etats-Unis, habituellement dans le top 5 des partenaires commerciaux de la Tunisie, ont également chuté de 22% et 27% respectivement.

Alors que la dynamique avec les partenaires occidentaux de la Tunisie est sur une pente descendante, depuis la révolution les relations économiques avec l’Algérie, la Chine et la Turquie s’inscrivent dans une dynamique ascendante. L’augmentation des importations de la Chine et de la Turquie (respectivement +35% et +36%) sur cette période correspond à une baisse quasiment équivalente des importations de la France et de l’Italie (respectivement -28% et -27%).

L’Algérie est le seul des dix pays avec qui la Tunisie a augmenté ses exportations entre 2010 et 2016, avec une hausse de 40% sur cette période. De leur côté, les chutes exceptionnelles des échanges commerciaux avec le Royaume-Uni et la Libye sont le fait principalement d’événements sécuritaires avec les attentats de Sousse et la guerre en Libye. Elles apparaissent ainsi moins structurelles que les autres tendances.

Ainsi, depuis la révolution, la Tunisie s’est inscrite dans une dynamique où elle a diversifié ses partenaires commerciaux pour dépendre de moins en moins des pays européens historiques. Serait-ce la raison pour laquelle l’Union Européenne est si pressée de signer l’ALECA ? La Tunisie s’émancipe-t-elle de l’Union Européenne, ou ferait-elle un virage commercial vers l’Est ?

Force est aussi de se demander, à la lecture de ces chiffres de l’OTE, si c’est une démarche politique ou c’est une nouvelle stratégie commerciale ? De suite, viendraient à l’esprit les positions de l’ancien ministre du Commerce d’Ennahdha, Zied Laadhari, par rapport aux relations commerciales de la Tunisie avec la Turquie.

Ce qui est sûr, c’est que ce genre de tendance, de rééquilibrage des flux commerciaux, a déjà été adopté par plus d’un pays africain, au bonheur notamment de la Chine qui commence à s’enraciner économiquement dans le continent.

Ce qui est sûr aussi c’est que la Tunisie semble financièrement un peu trop engagée avec une Europe qui finance à tour de bras, bien que pas trop ouverts, l’économie tunisienne pour y lâcher facilement sa mainmise. Gouvernements européens, la France par exemple à travers l’AFD, l’Allemagne à travers la GTZ et même l’Italie, sans compter l’Union Européenne mettent assez d’argent pour ne pas accepter un tel revirement. Cela, sans oublier que si la balance commerciale avec un pays comme l’Italie est déficitaire en faveur de la Tunisie, elle est fortement excédentaire avec la France.

Source : OTE

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Une amélioration du solde commercial a été enregistrée à fin février 2018, à 2 215,3 MD, contre 2 510,6 MD durant les deux premiers mois de 2017, suite à une évolution remarquable des exportations (+42,9%) et une décélération des importations (+23,7%), selon les statistiques publiées jeudi 08 mars 2018 par l’INS.
Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant les deux mois de 2018 montrent que les exportations continuent de croître à un rythme soutenu, atteignant 6 612,1 MD contre 4626,6 MD, durant la même période en 2017. Toutefois, les importations maintiennent un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 23,7%, pour une valeur de 8 827,4 MD.
Le taux de couverture a enregistré une amélioration de 10,1 points, par rapport aux deux premiers mois de l’année écoulée, pour s’établir à des taux respectifs de 74,9% et 64,8%.

Le casse-tête chinois, turc, italien, russe et algérien

Ce solde de la balance commerciale résulte du déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-701,8 MD), la Turquie (-360,3 MD), l’Italie (-342,7 MD), la Russie (-265,2 MD) et l’Algérie (-222,1 MD).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 1 417,5 MD, sachant que le déficit de la balance énergétique s’élève à 797,8 MD (36,0% du total du déficit) contre 786,6 MD durant la même période en 2017.
Sous le régime général, les exportations ont enregistré une hausse importante de 74,2 %, contre une baisse de 8% durant la même période en 2017. De même, les importations ont augmenté de 15,9% contre 33,2% durant la même période en 2017.

Les bonnes surprises

La hausse enregistrée au niveau des exportations est due à la contribution de la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré un accroissement remarquable de 259,9%, suite à l’augmentation des ventes de pétrole brut (393,0 MD, contre 69,8 MD). Le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a aussi enregistré une hausse de 99,5%, suite à l’augmentation des ventes d’huile d’olive (544,8 MD contre 143,3MD) et des dattes (169,4 MD contre 127,5 MD). Les secteurs des industries mécaniques et électriques, du textile et habillement et cuirs et des industries manufacturières ont respectivement évolué de 37,1%, 25,4% et 27,6%.
En revanche, le secteur des mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 30,9%, suite à la diminution des exportations en DAP (26,5 MD contre 102,8 MD).

L’augmentation des importations est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs, ainsi les matières premières et demi-produits ont progressé de 39,3%, l’énergie de 58,0%, les mines, phosphates et dérivés de 25,5% et les biens d’équipement de 21,9%.
En revanche, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a enregistré une baisse de 2,4 %.
Pour ce qui est des importations hors énergie, elles ont augmenté de 21,9%.

Forte hausse des exportations vers l’UE

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (74,4% du total des exportations) ont augmenté de 40,8%. Cette évolution est expliquée par la hausse de nos exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 46,0%, la France de 37,4% et l’Allemagne de 35.3%.
En revanche, les ventes ont reculé vers d’autres pays, notamment avec le Royaume Uni de 52,8%.
Au niveau des échanges avec les pays arabes, les exportations ont enregistré une augmentation de 36,5% vers le Maroc et de 14,4% vers la Libye. Par contre, les exportations vers l’Algérie ont baissé de 20,4%.
S’agissant des importations de l’UE (56,7% du total des importations), elles ont enregistré une hausse de 33,7% pour s’établir à 5 008,4 MD. Les importations ont évolué de 47,9% avec l’Allemagne et de 22,0% avec la France.
Le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent, principalement avec la Libye de 1 229 MD, la France de 685,7 MD et le Maroc de 83,6 MD.

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Le déficit de la balance commerciale s’est légèrement réduit pour s’établir à un niveau de 1211,7 millions de dinars (MD), en janvier 2018, contre 1221,8 MD une année auparavant. Le taux de couverture a enregistré, ainsi, une nette amélioration de 7,2 points pour s’établir à un niveau de 72,1 % contre 64,8 % au mois de janvier 2017, a annoncé l’Institut national de la statistique (INS).
Le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 858 MD et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 353,7 MD (29,2% du total du déficit) contre 309,2 MD durant la même période en 2017.
Selon un document publié mercredi, par l’INS, sur son site web, ce déficit est expliqué, essentiellement, par le déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (-264,4 MD), la Russie (-193,2 MD), la Turquie (-188,7 MD), l’Algérie (-112,4 MD) et l’Italie (-57,0 MD). En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays principalement avec notre premier partenaire la France (184,8 MD), la Libye (44,7 MD) et le Maroc (39,3 MD).

L’INS a fait état, par ailleurs, d’une nette accélération du rythme de croissance des exportations, durant le mois de janvier 2018. En effet, les exportations ont augmenté de 38,9% contre 9,6% durant le mois de janvier 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 3129,5 MD contre 2253 MD durant le mois de janvier 2017.
De même, les importations maintiennent un rythme de croissance remarquable, enregistrant une hausse de 24,9% contre 34,6% durant le mois de janvier 2017. En valeur les importations ont atteint la valeur de 4341,2 MD contre 3474,8 MD durant le mois de janvier 2017.

L’accroissement remarquable des exportations est du essentiellement, à la hausse remarquable enregistrée au niveau des exportations énergétiques de 273,2%, suite à l’augmentation de nos ventes de pétrole brut (207,5 MD contre 55,1 MD) et des produits raffinés (26,7 MD contre 7,6 MD).
Le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré aussi un accroissement de 93,7% suite à l’augmentation de nos ventes des huiles d’olives (236,2 MD contre 71,9 MD) et les dattes (84,6 MD contre 59,1 MD).
De même, le secteur des industries mécaniques et électriques a enregistré une hausse de 26,4%, le secteur textile et habillement et cuirs de 26,7% et le secteur des industries manufacturières de 28,2%.

En revanche, le secteur mines, phosphates et dérivés a enregistré une baisse de 25,1%, suite à la diminution de nos exportations en acide phosphorique (31,9 MD contre 39,4 MD).
Pour ce qui est des importations, l’augmentation observée, durant le mois de janvier 2018, concerne notamment le secteur de l’énergie, qui a observé un accroissement de 58%, sous l’effet de la hausse de nos achats des produits raffinés (432,5 MD contre 286,6 MD). De même, les mines, phosphates et dérivés de 46,2%, les matières premières et demi produits de 41,4%, les biens d’équipement de 24,5%.
En revanche, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base a enregistré une quasi-stagnation (+ 0,6%). Les importations hors énergie ont augmenté de 21%.

Le Maroc n’a peut-être pas les mêmes problèmes que la Tunisie et l’Algérie au niveau du déficit commercial, mais il en a. En effet malgré des exportations qui se portent très bien, notamment en Afrique de l’Ouest, le déficit de la balance commerciale du royaume s’est creusé de 2,8% l’an dernier, rapporte la MAP. Il s’est établi à 190,2 milliards de dirhams (MMDH) contre 185 MMDH en 2016, d’après l’Office des changes.

Les importations présentent une hausse de 435,2 MMDH, +6,4%, moins que les exportations lesquelles affichent +9,4%, près de 245 MMDH, précise l’Office des changes dans son rapport sur les chiffres mensuels du commerce à fin 2017.
Le taux de couverture des importations par les exportations s’est érodé, passant de 54,8% à 56,3%. En fait c’est la montée de la facture des produits énergétiques, +27,4%, qui a pesé lourd sur les importations ; l’évolution des produits bruts, +15,8% et celle des produits finis de consommation, +5,2%, ont également leur poids sur l’ardoise des importations, indique la même source. Par contre la part des produits alimentaires s’est réduite de -4,7%.

Toutefois cette progression des exportations est un vrai motif de satisfaction pour les autorités ; presque tous les secteurs sont au vert : l’aéronautique (+20%), les phosphates et dérivés (+11,1%), l’électronique (+7,6%), l’Automobile (+67,3%), l’agriculture et l’agro-alimentaire (+7%), le textile et cuir (+6,1%), selon l’Office des changes.

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Le ministre du Commerce, Omar El Behi a indiqué dans une déclaration à Africanmanager, en marge d’une rencontre tenue, jeudi 25 janvier 2018 à Tunis, que le gouvernement veut réduire le déficit de la balance commerciale à 4,9% en 2018 et à 3% l’horizon 2020.

Il a ajouté qu’à cet égard, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures comme la réduction des importations, la hausse des tarifs douaniers et d’autres mesures visant à promouvoir le rythme de l’exportation.

Outre la réduction du déficit de la balance commerciale, le ministre a assuré que le gouvernement veut aussi réduire de 12% la dette de la Tunisie.

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Entre le 1er et le 20 janvier de l’année en cours, selon des chiffres officiels, les exportations tunisiennes ont augmenté de 49,7% pour arriver à 3025 MDT, alors que les importations ne signaient qu’une hausse de 32,9 % pour un total de 2080 MDT. Cette double évolution a permis d’améliorer le taux de couverture de la balance commerciale tunisienne de 7,8 points, passant d’un taux de couverture, des importations par les exportations, de 68,8 % contre 61 % pour la même période de l’exercice 2017

Dans le même ordre, les exportations des produits agricoles tunisiens ont progressé de 67 % au cours de la même période (du 1er au 20 janvier 2018), alors que les exportations de phosphate rebondissaient de 22,6 %, celles du textile et chaussures augmentaient de 40,3 % et les exportations de produits mécaniques et électrique augmentaient de 26,7 %.

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En février 2017, nous rapportions que la BCT (Banque Centrale de Tunisie), était en train de trouver une solution au problème du déséquilibre de la balance commerciale avec la Chine et d’essayer de donner une réponse, financière et monétaire, au problème du déficit de la balance commerciale.

«On est en train de trouver des solutions pour cela. Nous pouvons, ainsi par exemple, passer par un accord Swap entre le Dinar et le Yuan. Le principe est acquis et signé», nous déclarait alors le Gouverneur Chedli Ayari. Notons que cet accord Swap est généralement adossé à une ligne de crédit, financée par le gouvernement chinois.

Faisant le suivi de cette déclaration de Chedli Ayari, nous apprenons que la Chine a en effet fait une proposition d’accord Swap à la Tunisie, jugée intéressante, mais qui a finalement été refusée par la Banque Centrale de Tunisie, car le taux d’emprunt qui devait être fait en Yuan, était trop cher. Depuis, la Chine n’a pas fait une seconde offre moins chère.

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Les exportations marocaines vers l’Espagne et l’Union européenne ont augmenté respectivement de 14,08 % et de 9,9% de janvier à octobre 2017 par rapport à la même période de l’année précédente.

Selon les données rapportées par l’agence d’information marocaine MAP, les importations marocaines de biens d’origine espagnole ont, quant à elles, augmenté de 17,57 % en taux annuel, alors que celles de l’ensemble de l’UE ont enregistré une croissance de 4,7 % durant la même période.

En termes de parts de marché, l’Espagne est le premier client du Maroc avec des importations représentant 41,4 % du total des importations communautaires provenant du Royaume, suivie de la France (29,1%), de l’Italie (6,8 %), du Royaume-Uni (5,3%) et de l’Allemagne (4,4 %).

Les principaux articles importés de l’Espagne, pendant cette période, sont les combustibles et lubrifiants (13,7%), les composantes d’automobile (13,4%), et tissus d’habillement (10,4%), relève la même source qui note que les principaux produits exportés par le Maroc vers l’Espagne étaient les matériaux électriques (29,3%), vêtements (23,6%), et mollusques et crustacés (8,6%).

En outre, l’Espagne est le premier fournisseur du Royaume avec des exportations représentant 36,4% de l’ensemble des exportations communautaires vers le Maroc, suivies de la France (18,2%) de l’Allemagne (9,5%), de l’Italie (8,3%) et des Pays-Bas (4,3%).

Durant la période de janvier à octobre 2017, le taux de couverture de l’Espagne avec le Maroc était de 126,67%, ce qui confirme l’évolution vers un équilibre dans les échanges commerciaux entre les deux pays, détaille la même source.

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Le déficit de la balance commerciale s’est aggravé à 15 592 millions de dinars (MD), à fin 2017, niveau jamais atteint auparavant par le pays, contre 12601,2 MD, en 2016, a annoncé jeudi, l’Institut national de la statistique (INS), .
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se réduit à 11 559,1 MD, alors que le déficit de la balance énergétique s’établit à 40 32,9 MD (25,9% du total du déficit) contre 2703,8 MD durant l’année 2016.

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Dans une récente étude, intitulée «Le rééquilibrage de la balance commerciale en Tunisie» et faite par Jean-Louis Guigou, président de l’IPEMED, Mariem Brahim, Chargée d’études au sein de l’IPEMED et sous la direction de Noureddine Hajji, Président d’IPEMED Tunisie, quatre solutions, jugées efficaces par ces experts, et pouvant permettre un rétablissement de l’équilibre de la balance commerciale tunisienne, et de faire des échanges com­merciaux un catalyseur de la relance de l’économie en Tunisie, ont été avancées. Cette étude conclut ainsi à quatre propositions, qui s’adressent essentiellement au chef du gouvernement, Youssef Chahed, chef d’orchestre de la stratégie économique.

  1. Négocier avec la Chine, la Turquie et la Russie

Pour le 1er point, l’Ipemed rappelle d’abord que 85% du commerce extérieur se réalise avec les pays de l’UE, et estime équilibré ce commerce Nord/Sud. Il estime ensuite, comme beaucoup d’autres experts, que «le déficit avec la Chine, la Turquie et la Russie est colossal» et qu’il est «urgent de rationaliser les importations de la Tunisie dans le respect de ses engagements internationaux. Il en va de même de certaines des activités en Tunisie».

Les experts de l’observatoire de l’économie méditerranéenne proposent, pour la Chine, l’établissement de «nouvelles relations dans la perspective d’attirer des investissements chinois en Tunisie pour développer des plateformes d’opérations sur l’Europe et l’Afrique». Pour la Turquie, il faudrait «revoir la convention d’échanges commerciaux entre les deux pays pour limiter les importations jugées improductives et réduire les importations de luxe». Le gouvernement de Youssef Chahed s’est certes engagé dans cette voie, mais pas entièrement, refusant la révision de la convention et se limitant à durcir les conditions financières d’importation de certains produits et en rétablissant les DD sur la Turquie. Reste la Russie. Selon l’observatoire, «il devient indispensable de développer et diversifier les exportations à destination de ce pays». Peut-être que le chef du gouvernement tunisien s’y attardera, jeudi 3 janvier 2018, lors de la réunion du Conseil supérieur de l’exportation.

  1. Moderniser les filières importatrices qui sont à l’origine du déficit commercial

Pour sa seconde proposition au gouvernement tunisien, pour réduire son déficit commercial qui creuse à son tour le déficit de la balance des paiements, l’Ipemed constate d’abord que les filières qui sont à l’origine de 79% du déficit com­mercial sont la filière agroalimentaire (13% du total du déficit commercial), la filière chimique (19%), la filière métallurgie – sidérurgie (18%), la filière bois et papiers (6%) et la filière énergétique (23%).

Pour y remédier, deux axes lui paraissent prioritaires. D’abord «Rapatrier et développer en Tunisie les activités de transformation en prolongement des importations des produits alimentaires et de la production agricole et ne plus se limiter à des exportations de produits non transformés». L’exemple type, à ce sujet, est celui de l’huile d’olive, jusqu’ici en grande majorité exportée en vrac, alors que les possibilités de conditionnement et de packaging pourraient en transformer les perspectives. C’est ensuite, selon les experts méditerranéens, «concentrer les IDE sur l’ensemble de ces 5 filières et internationaliser la production». Or, jusqu’ici, la Tunisie subit les IDE et n’arrive toujours pas à les canaliser.

  1. Renforcer les filières exportatrices

L’Ipemed constate, pour la 3ème proposition de remède aux problèmes des déficits des balances, commerciale et de paiement, que «les filières qui sont fortement exportatrices et qui ont encore un fort potentiel de croissance sont la filière textile, habillement, cuir et chaussures». Il propose à ce sujet «le renforcement de la chaine de valeur et la diversification de la production» qu’il juge «nécessaire et possible», notamment par la coproduction avec les industriels européens.

Pour la filière mécanique et électrique, Guigou, Hajji et Brahim suggèrent que «la restauration et le renforce­ment de la compétitivité sont nécessaires avec l’attraction d’opérateurs d’envergure comme, à la fois, cibles et moteurs de la dynamique qu’elle doit connaitre». Il est vrai que différentes entreprises industrielles, étatiques, nécessiteraient l’entrée de partenaires stratégiques et que le syndicat ouvrier tunisien, UGTT, s’y oppose !

  1. Restaurer la compétitivité du tissu industriel tunisien

L’étude, dont l’Ipemed a donné un résumé, a mis en relief selon ses auteurs «des secteurs et des filières, pas ou trop peu exploités» et mis en exergue «la nécessaire reconfiguration et dynami­sation de quelques secteurs vers une production à forte valeur» et pointé du doigt la nécessité de «réponses claires au travers d’une politique affirmée par des actions concrètes sur le terrain».

Guigou, Hajji et Brahim citent en exemple «les secteurs et filières automobile, aéronautique, textile, habillement, cuir, chaussures, chimique, agroalimentaire, énergies renouvelables et le digital [qui] regorgent d’opportunités d’investissement » et proposent, comme levier de développement, le recours à une politique de «coproduction avec des partenaires européens et non européens».

Reste à savoir, d’abord, si les ministres des différents secteurs de l’économie tunisienne étaient au courant de cette étude, réalisée depuis août dernier et si le chef du gouvernement lui-même l’était et l’aurait lue. A tous ses critiques et détracteurs, Chahed demandait des solutions. En veux-tu en voilà !

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Le déficit commercial s’est creusé, au terme des 11 mois de 2017, pour atteindre un niveau historique le plus élevé, soit 14.362MDT contre 11.628MDT, une année auparavant, a indiqué la BCT, jeudi, dans une note de conjoncture économique.
Les importations totales se sont accrues à un rythme plus accentué que celui des exportations, soit 19,2% et 17,3%, respectivement se traduisant par une détérioration du taux de couverture (68,3 points de pourcentage contre 69,4 points à fin novembre 2016).
“Le déficit commercial record porte la marque, essentiellement, du maintien des déficits de la balance énergétique et celui de la balance alimentaire à des niveaux élevés, soit -3,829MDT et -1,338MDT respectivement”, lit-on dans cette note.
La BCT a fait état, dans ce contexte, d’une bonne tenue des exportations du secteur des industries mécaniques et électriques (+19,7% à fin novembre 2017 contre +15,6%) qui semble profiter de la reprise de la demande de la zone Euro, principal partenaire commercial de la Tunisie.
En revanche, la contreperformance du secteur des mine, phosphates et dérivés s’est poursuivie avec une baisse des ventes de 3% à fin novembre 2017 contre un rebond technique (+42,3%) au cours de la même période 2016, et ce en dépit de la reprise de la production dans le bassin minier.

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L’UTICA et le chef du gouvernement, Youssef Chahed, même combat. Après le tir amical de Chahed, qui ne s’est pas démonté devant le redoutable et irascible président turc, Recep Tayyip Erdogan, c’est au tour de l’UTICA de porter l’attaque, dans les mêmes termes : courtois mais franc, avec un chef d’Etat que la rudesse n’effraie pas. Tout l’enjeu de la visite d’Erdogan, un séjour qui a fait jaser pour les raisons que l’on sait, était, pour les Tunisiens, de faire comprendre à un partenaire clé que les rapports économiques sont trop déséquilibrés à un point qui n’est plus supportable pour la Tunisie, et qu’il était temps de rééquilibrer les choses. Mais aussi bien Chahed que l’UTICA ont fait preuve de doigté, de sens aigu de la diplomatie devrait-on dire, en évitant d’évoquer frontalement le problème du déficit de la balance commerciale, et ont préféré mettre le curseur sur l’ouverture du marché turc aux produits tunisiens et les investissements turcs en Tunisie. C’est aussi une façon de rééquilibrer les relations économiques entre les deux pays, tout en contournant l’obsessionnelle invasion du marché tunisien par les produits turcs, sur laquelle on peut difficilement avoir une prise dans la durée, après le rétablissement des droits de douane pour une période bien déterminée.

L’UTICA (Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat) a appelé les investisseurs turcs à réaliser des projets en Tunisie, de manière à leur permettre d’écouler leurs produits sur d’autres marchés, notamment africains, dans le cadre d’une approche visant à trouver des solutions au déficit de la balance commerciale avec la Turquie (1500 millions de dinars), a déclaré, jeudi, à l’agence TAP, le membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et président de la partie tunisienne du conseil d’affaires tuniso-turc, Slim Ghorbal.
Il a indiqué que la Tunisie bénéficie d’un ensemble d’avantages, tels que sa position géographique stratégique et les compétences dont elle dispose, outre un tissu industriel développé capable d’offrir la valeur ajoutée escomptée à l’investisseur turc dans plusieurs secteurs, à l’instar de la confection de prêt-à-porter, notamment la production de petites séries, la câblerie, les composants électroniques et les technologies de l’information et de la communication (TIC).

Le membre du bureau exécutif de la Centrale patronale a rappelé que la nouvelle loi sur l’investissement permet, également, à l’investisseur étranger de posséder son entreprise à hauteur de 100% ( à l’exception des terres agricoles), ce qui est de nature à encourager l’investisseur étranger à réaliser ses projets en Tunisie.
Ghorbal a fait savoir que la partie turque qui a rencontré, mercredi, ses homologues tunisiennes lors du Forum d’affaires tuniso-turc, organisé à l’occasion de la visite d’Etat d’Erdogan en Tunisie (26-27 décembre 2017), examinera cette proposition comme il en sera le cas pour les différents intervenants en Tunisie, ce sujet devant être étudié au niveau du Conseil de la coopération stratégique tuniso-turque qui se tiendra en 2018.
Il y a lieu de rappeler que la loi de finances pour l’exercice 2018 a adopté l’article 40 stipulant des mesures douanières exceptionnelles sur la liste des importations en provenance de la Turquie qui seront soumises à partir de janvier 2018 à des taxes douanières de 90%.

Lors des travaux du forum tuniso-turc, Ghorbal a indiqué que face aux enjeux issus de la difficulté de la transition politique et ses implications sur la situation économique et sociale, sur le développement des régions de l’intérieur et sur l’emploi des jeunes, la Tunisie n’a d’autres issues que de relancer la croissance par la relance des exportations, le redéploiement et le développement des investissements publics, privés, locaux et étrangers, selon un communiqué de l’UTICA, publié jeudi.
Et de signaler que les relations tuniso-turques ne doivent pas être traitées de manière isolée de cette donne ni encore moins se limiter à la simple problématique de la structure de la balance commerciale qui a pris des dimensions parfois démesurées mais doivent être traités dans le cadre d’une réflexion dans une perspective globale, beaucoup plus ambitieuse et débouchant le plus rapidement possible sur des actes porteurs de signaux forts.

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale Zied Laâdhari, a affirmé, de son côté, que la présence de 150 hommes d’affaires turcs est une véritable opportunité pour établir des partenariats stratégiques entre les entreprises des deux pays.
Les échanges économiques tuniso-turcs sont en deçà de nos ambitions, a-t-il ajouté, mais il y a des opportunités et un grand potentiel de partenariats entre les deux pays à saisir.

Pour sa part, Ugur Dogan, président de la partie turque du Conseil d’affaires turco-tunisien, a souligné que les Turcs sont prêts à investir dans des domaines comme l’industrie automobile et les télécommunications.
La Tunisie a signé en marge de la visite du président turc plusieurs accords dont certains relatifs à la protection et au renforcement des investissements tuniso-turcs.

Le président Erdogan a souligné, au cours d’une conférence de presse tenue, mercredi, au palais de Carthage, conjointement avec le président de la République Béji Caid Essebsi, comprendre la conjoncture économique par laquelle la Tunisie passe, affirmant la volonté de la Turquie de l’aider afin que le pays puisse surmonter le déficit de la balance commerciale, à travers l’augmentation des importations des produits tunisiens.
Et de préciser que les deux parties oeuvreront a intensifier le dialogue et la concertation afin de renforcer les relations de coopération bilatérale, notamment dans les domaines du commerce et du tourisme, annonçant que la Turquie compte accorder un prêt de 300 millions de dinars à la Tunisie.

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Le déficit de la balance alimentaire de la Tunisie a atteint 1338 millions de dinars (MD), soit 9,3% du déficit de la balance commerciale, durant les 11 premiers mois 2017, contre 947,5 MD au cours de la période de 2016, en raison de la hausse continue des importations des produits alimentaires de base de 21,8%. Le ministère de l’agriculture a conclu que la Tunisie a connu, au cours des 11 mois de 2017, un accroissement des achats de la plupart des produits alimentaires de base et l’augmentation de leurs prix à l’échelle internationale, en plus de la poursuite de la baisse du prix de change du dinar par rapport par rapport aux devises étrangères.
Les importations de la Tunisie en sucre ont augmenté de 91%, en huiles végétales (76%), café et thé (91%), lait et dérivés (82%) et en blé dur (18%).
Le rythme des importations des autres produits alimentaires non de base, tels que les bananes et les préparations alimentaires ont, pour leur part, respectivement progressé de 39% et 11%.
Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations a atteint 67,5 % contre 72% durant la même période de 2016, selon des données publiées, mardi, par le ministère de l’agriculture.
La hausse des importations alimentaires dont la valeur s’élèvent à 4119,3 MD, a atteint 76% pour les produits de base contre 69% durant les 11 premiers mois 2016.

Quant aux exportations tunisiennes de produits alimentaires, elles ont atteint 2781,4 MD, en hausse de 14,2% par rapport à la même période de l’année dernière.
Les recettes des exportations des dattes ont augmenté de 12% atteignant 488 MD dont 11% des dattes biologiques.
Les exportations des produits de la mer et des pâtes alimentaires ont augmenté respectivement de 37% , 26% et 17%.
Les entrées de l’huile d’olive ont enregistré, en dépit de la baisse des quantités exportées, une légère baisse de 2% pour atteindre 634 MD, en raison de l’augmentation de 26% des prix à l’échelle internationale, sachant que les exportations de l’huile d’olive biologique ont représenté 42% , au plan des quantités totales, soit l’équivalent de 310 MD, alors que les exportations de certaines autres variétés de fruits ont procuré des entrées de 60 MD.
Le montant des exportations de certains produits alimentaires s’est amoindri au cours de ladite période, à l’instar des agrumes et des conserves de poissons, et ce, respectivement de 16% et 23%, en dépit de l’augmentation de la production locale de ces produits.

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