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conjoncture économique

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“La conjoncture économique mondiale pour l’année 2018 est favorable pour la consolidation de la reprise de la croissance économique en Tunisie. L’année 2018 semble être un pic de croissance pour nos partenaires. Cependant des éléments de vulnérabilités – qui sont en fait des menaces immédiates – persistent.

Les finances publiques sont le talon d’Achille de la croissance future de l’économie tunisienne.”, indique l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) dans une note de conjoncture récente. Les corrections budgétaires devraient être axées sur l’optimisation (la réduction ou du moins la limitation) des dépenses improductives. L’expérience internationale suggère que la réduction des dépenses de 1% du PIB entraîne un recul d’environ un demi-point de pourcentage par rapport à la croissance moyenne d’un pays. En revanche, les corrections budgétaires axées sur la hausse des impôts de 1% du PIB s’accompagnent d’un recul du PIB de 2%. Cet effet de récession a tendance à durer plusieurs années. La réduction des dépenses est de ce point de vue la solution de moindre mal. Il est également souhaitable d’examiner la composition des recettes fiscales et d’orienter les taxes vers les segments les moins nocifs pour la croissance (taxes récurrentes et sur la propriété).

L’inflation devrait être corrigée par des politiques structuralistes (et non monétaristes comme le fait actuellement la BCT). Ces politiques consistent à corriger les imperfections du marché. Une identification précise, après étude, des goulots d’étranglement est donc nécessaire. Le traitement de l’inflation devrait donc se faire, dans l’immédiat, selon une approche sectorielle et non globale.

Au niveau sectoriel, les actions urgentes concernent le marché des biens et services, les secteurs du bâtiment et le phosphate.
Le faible niveau de l’investissement (national et étranger) nécessite l’amélioration du climat des affaires. Le décret gouvernemental n° 2018- 417 relatifs aux mesures d’amélioration du climat des affaires devrait, théoriquement impacter positivement notre classement. Un regain de confiance de la part des investisseurs étrangers est donc envisageable, mais en particulier d’attirer de nouveaux investisseurs.
Les déficits jumeaux (déficit budgétaire et déficit commercial) entraînent la dépréciation du Dinar et l’épuisement des réserves de change. Notre déficit commercial prononcé (28%) par rapport à la Chine et la Turquie (15%) s’explique essentiellement par la dépréciation compétitive des monnaies nationales de ces pays. L’amélioration de la compétitivité nationale pour résorber les déficits jumeaux passe inévitablement par l’amélioration de la productivité du travail et du capital.

Le rythme de croissance des crédits aux particuliers (crédits consommation et logement) a continué leur décélération amorcée depuis 2017. Il est passé de 5% en 2014 à 1% en 2018. Cette décélération s’explique d’une part par le renchérissement du coût de financement (en raison des relèvements successifs du taux directeurs de la BCT) et des dispositions fiscales qui ont freiné la demande notamment pour le financement des logements et de l’acquisition des voitures. Cette décélération pourrait se traduire par une contraction de la consommation et se répercuter in fine sur la croissance.

Par ailleurs, les crédits aux professionnels ont continué à augmenter à un rythme soutenu depuis 2016 (entre 14% et 15% en 2018), notamment dans le secteur de l’industrie et des professionnels. Cette tendance s’explique essentiellement par l’accroissement des besoins de financement (investissement et exploitation) tirés par les effets de la dépréciation du dinar tunisien. Quant aux secteurs des professionnels, nous pensons que cette évolution traduit un repositionnement stratégique de la majorité des banques de la place vers ce segment en raison de la contraction de la demande du segment des particuliers.

En effet, au sujet du financement de l’économie, la note de l’Ites précise que le rythme de croissance des crédits aux particuliers (crédits consommation et logement) a continué leur décélération amorcée depuis 2017. Il est passé de 5% en 2014 à 1% en 2018. Cette décélération s’explique d’une part par le renchérissement du coût de financement (en raison des relèvements successifs du taux directeurs de la BCT) et des dispositions fiscales qui ont freiné la demande notamment pour le financement des logements et de l’acquisition des voitures. Cette décélération pourrait se traduire par une contraction de la consommation et se répercuter in fine sur la croissance.

Par ailleurs, les crédits aux professionnels ont continué à augmenter à un rythme soutenu depuis 2016 (entre 14% et 15% en 2018), notamment dans le secteur de l’industrie et des professionnels. Cette tendance s’explique essentiellement par l’accroissement des besoins de financement (investissement et exploitation) tirés par les effets de la dépréciation du dinar tunisien. Quant aux secteurs des professionnels, nous pensons que cette évolution traduit un repositionnement stratégique de la majorité des banques de la place vers ce segment en raison de la contraction de la demande du segment des particuliers.

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Le mouvement Ennhahdha a mis en valeur l’accent mis par le chef du gouvernement, à travers le remaniement ministériel, sur les questions économiques et le lancement de concertations avec les signataires du pacte de Carthage sur la vision économique “susceptible de sortir le pays de la conjoncture économique et financière difficile”.
Dans un communiqué rendu public après la réunion de son bureau exécutif mercredi, le mouvement a souligné “le besoin d’un tel remaniement pour combler les vacances et conférer plus d’efficience à l’action gouvernementale face aux prochaines échéances nationales importantes, dont la loi des finances 2018, les élections municipales, la rentrée scolaire et universitaire et la nouvelle session parlementaire”.
“Le profil du gouvernement en cette période doit être celui de l’unité nationale, de l’efficacité, de la compétence, de l’intégrité, de la performance et de la clarté de la vision”, indique le parti.
Ennhadha s’est félicité d’autre part du souci du président de la république de consacrer la réconciliation globale et enraciner l’unité nationale des Tunisiens”. Il a réitéré son ” attachement au consensus national et ses fondements aux côtés du mouvement Nida Tounes et la famille destourienne”, tout en appelant les autres courants politiques à adhérer à ce processus.
Au sujet des élections municipales, le parti Ennahdha a renouvelé son attachement “à la tenue du scrutin le 17 décembre 2017 qui constitue une réponse aux désirs de la grande majorité des Tunisiens et l’accomplissement d’un intérêt national pour la poursuite de la réussite du processus de transition démocratique et le renforcement de la confiance à la Tunisie comme une destination attrayante pour l’investissement”.
Tout en reconnaissant que “certaines justifications pour le report du scrutin ont une certaine légitimité”, Ennahdha estime que “la plupart de ces griefs peuvent être surmontés avant le rendez-vous du 17 décembre alors que des réponses peuvent être données aux autres après les élections”.

Concernant la session extraordinaire du parlement, le parti a fait état de son consensus avec Nida Tounes, son partenaire au pouvoir, pour la convocation de cette session et la détermination de son ordre du jour. Il a rappelé à ce sujet son appel à la tenue d’une session parlementaire extraordinaire pour parachever l’élection des membres de l’Instance supérieure indépendante pour les élections.

 

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, Slim Besbes, membre de la commission des finances, de la planification et du développement au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a déclaré qu’il est exagéré de parler de faillite suite à la dépréciation du dinar tunisien.

Évoquant la formation d’un gouvernement d’union nationale, il a déclaré que les acteurs politiques font attention dans le choix de la personne qui va avoir la lourde responsabilité de diriger le gouvernement dans une période très difficile. D’après lui, ce nouveau chef du gouvernement doit avoir essentiellement un profil économique, mais avec un background politique. Interview:

Avec la forte dépréciation du dinar tunisien, plusieurs scénarios ont été prévus par un nombre important d’experts, et même certains d’entre eux ont mis en garde contre le risque de faillite. Qu’en pensez-vous?

Parler d’une situation de faillite est à mon avis une approche lointaine pour ne pas dire qu’on est en train de trop exagérer.

Un glissement de 10% sur sept ou dix mois ne signifie pas un scénario de faillite, mais cela n’empêche qu’on se trouve face à des clignotants rouges.

Une telle situation nous oblige à agir et à anticiper avant que le danger arrive.

C’est dans ce contexte que toute la classe politique, malgré la différence des positions, que ce soit au niveau de la présidence du gouvernement ou encore à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), est d’accord sur l’importance d’agir le plus tôt possible afin de sauver ce qu’on peut sauver.

Mais par quel moyen?

C’est simple, cela passera par la prise d’une série de décisions adéquates au niveau du choix d’un gouvernement capable de gérer cette situation, dans une conjoncture assez délicate.

L’intérêt du gouvernement actuel s’est focalisé essentiellement sur les réformes structurelles et sur la planification à moyen et long terme. Mais pour l’étape actuelle, un programme à court terme demeure une urgence pour sortir de l’ornière et faire face aux défis de la conjoncture actuelle.

Quels seraient alors les grands axes de ce programme?

L’important est de redynamiser l’investissement et de booster l’exportation de façon à instaurer un climat de confiance pour les chefs d’entreprises et l’ensemble des citoyens.

C’est une démarche importante pour leur donner l’espoir que les choses vont avancer dans la prochaine période et que l’avenir sera meilleur.

Ce serait le fruit d’une politique gouvernementale volontariste, capable de semer l’espérance avec une stratégie de communication adéquate, des décisions audacieuses et douloureuses qui pourraient troubler l’opinion publique.

Mais pour plusieurs observateurs, la formation d’un gouvernement d’union nationale ne peut qu’aggraver la situation. Qu’en dites-vous?

Non, je ne crois pas… Cependant, je prévois qu’on pourrait faire un petit pas vers l’arrière puisque le contexte actuel est favorable à un certain ralentissement. C’est logique, surtout dans cette période de l’année caractérisée par l’avènement de la saison estivale qui coïncide avec le mois sain.

Toutefois, c’est très intelligent de choisir cette période pour poser les véritables questions, jugées très sérieuses et chercher les solutions susceptibles d’aider à sortir de l’impasse et de relancer notre économie.

A mon avis, le danger survient lorsqu’on ne fait rien alors que le risque est sérieux. Le risque ne réside pas dans les indicateurs, qui sont en rouge mais le fait que nous n’ayions pas les moyens d’agir.

Cela nous amène à parler des prévisions faites par le gouvernement et relatives au taux de croissance. Est-il possible d’atteindre ces objectifs dans pareille situation?

Tout cela doit être retraité par la nouvelle équipe gouvernementale, qui sera certainement appelée à proposer un programme de sauvetage à court terme. C’est un travail classique, tout en essayant de réviser les prévisions, surtout qu’on se trouve dans une conjoncture dynamique.

C’est faisable ?

Certainement oui puisqu’on est encore à la moitié de l’année et on est capable de constater les réalisations enregistrées au cours du premier semestre et d’actualiser par la suite les prévisions pour le reste de l’année.

On doit donner les nouveaux indicateurs, tout en prenant en considération la nouvelle conjoncture.

Parlons un peu de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Plusieurs noms circulent actuellement dans les médias, dont notamment le gouverneur de la Banque Centrale, Chedly Ayari. A-t-il le profil idéal pour diriger ce nouveau staff?

A ma connaissance, il n’y avait aucune proposition. D’ailleurs, le service de presse de la présidence du gouvernement vient de démentir ces informations, et tous les autres noms dévoilés.

Donc, il n’existe aucune proposition officielle émanant de Nidaa Tounes, parti vainqueur des élections et habilité à proposer les noms ou de la présidence de la République, qui était derrière cette initiative.

Une chose est sûre : nous faisons très attention dans le choix de la personne qui va avoir la lourde responsabilité de diriger le gouvernement dans cette période très difficile.

Ce gouvernement aura une double tâche : faire face à la conjoncture actuelle et préparer un nouveau programme de restructuration.

Quels sont les critères pour un bon chef du gouvernement?

Il doit avoir essentiellement un profil économique, mais avec un background politique. Il doit être soutenu par la majorité, mais surtout on doit lui donner beaucoup de pouvoirs pour qu’il soit capable de prendre les décisions adéquates au moment opportun.

Un nom en tête??

Je ne crois pas que la Tunisie soit dans une pénurie de personnes capables d’accomplir cette mission… Si on cherche, on va trouver.

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