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côtes tunisiennes

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Une série de récentes recherches géologiques menées par des experts européens ont confirmé à maintes reprises que plusieurs côtes tunisiennes sont considérées comme étant parmi les régions les plus menacées par l’élévation du niveau de la mer.

C’est dans ce contexte que l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) vient d’annoncer, en se basant sur ses propres études, qu’elle prévoit une élévation accélérée du niveau de la mer sur fond de réchauffement climatique qui va conduire à la fonte des glaces.

L’APAL prévoit également une augmentation moyenne du niveau de la mer de 30 à 50 cm à l’horizon 2050. Les régions les plus menacées sont Tabarka, la Goulette, Kélibia, Sousse, Sfax, Gabès et Zarzis.

Les recherches estiment à 16 000 hectares la perte des terres agricoles par submersion réparties sur les zones de Ghar Elemelh, le Delta de Medjerda, le golfe de Hammamet, Djerba et Kerkennah.

En effet, 21% des côtes tunisiennes qui s’étendent sur 1300 km sont vulnérables à l’érosion dont notamment les côtes de Bizerte, Sousse, Monastir, Sfax et les golfes de Tunis, Hammamet et les îles de Kerkennah et Djerba.

Dans ces conditions le rythme annuel de retrait de la mer varierait selon la région : 25 m dans la banlieue de Tunis, entre 10 et 40 m sur le Golfe de Hammamet, 50 m sur les côtes-Est de Djerba. Les chiffres mentionnés risquent de doubler en 2100.

D’après l’APAL, le volume annuel des précipitations connaitra une baisse de 10% dans les régions du nord et 30% dans les régions du sud et cela s’accompagne de l’augmentation de la fréquence de l’intensité des phénomènes extrêmes de sécheresse et d’inondation.

A noter que Gael Giraud, chef économiste de l’Agence française de développement, avait déclaré à Africanmanager lors d’une conférence tenue en octobre dernier sur «Les conséquences économiques et sociétales du changement climatique en Tunisie» que les efforts faits par la Tunisie pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas suffisants. Il avait ajouté que notre pays ne pourra pas se soustraire aux répercussions du changement climatique provoqué par la hausse des émissions au niveau mondial.

D’après l’économiste, pour minimiser l’impact négatif des phénomènes climatiques, qui affecteront d’abord les plus pauvres, il faut investir dans l’adaptation aux effets du changement climatique. Et de préciser que les projets identifiés par le gouvernement tunisien visent à mettre en place un système de veille climatique et d’alerte précoce, lancer un mécanisme d’assurance contre les aléas climatiques, protéger les zones touristiques contre l’avancée de la mer, optimiser la gestion des ressources en eau ou encore conserver et protéger le patrimoine génétique local pour adapter les cultures aux changement climatiques.

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