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“La  BCT est confrontée à un dilemme, soit relever son taux pour maintenir la stabilité du dinar, ce qui augmente le coût du crédit des ménages et des entreprises soit le diminuer pour favoriser la reprise éventuelle de l’investissement et la croissance économique”. C’est ce qui a été indiqué dans le billet économique de l’intermédiaire en bourse Mac Sa. Néanmoins, l’appréciation du dollar suite à la hausse récente du taux d’intérêt directeur américain aura principalement deux effets : primo, accroissement de la dette en dollars. En effet, on estime que pour chaque appréciation du dollar face au dinar de dix millimes correspond à un coût additionnel du service de la dette de 20 millions de dinars du fait que le tiers de l’encours est libellé en dollars américains.
Secondo, un accroissement des subventions et du déficit budgétaire : Dans ce cadre, les experts prévoient une hausse du prix des matières premières et des hydrocarbures en 2017. Le prix moyen du baril de pétrole dépassera celui adopté par la loi de finances, 50 dollars. On estime que pour chaque hausse d’un dollar du prix du baril, le budget décaissera 48 millions de dinars, ce qui est l’équivalent de 8% de la facture des subventions dédiées aux hydrocarbures.

Dans cette note, il a été également indiqué que globalement notre économie sera moins impactée que les pays dont la monnaie est rattachée directement au dollar. Les prévisions de la BCT postulent que la croissance économique suivra une trajectoire ascendante. La progression du PIB, aux prix constants de 2010 sera de 2,2% en 2017 et 2,8% en 2018.

La croissance hors agriculture s’établirait autour de 2,2% en 2017 et 2,6% en 2018. Cette faiblesse attendue s’explique par l’instabilité politique et la baisse de la récolte des olives en 2017. Les prévisions de l’inflation poursuivront une  tendance haussière pour atteindre une moyenne annuelle de 5% en 2017 et de  4,2% en 2018. Cette tendance est expliquée par la persistance des pressions sur le taux de change et la hausse des prix mondiaux des matières premières.  L’inflation sous-jacente reste élevée.

“Les États-Unis ont renoué avec la croissance et l’inflation depuis 2015, quand la zone euro a demeuré dans le bas du cycle. Ce constat prouve que les cycles économiques en Europe et aux États-Unis ne sont  pas synchronisés (retard de 2 à 4 années). Cette solidité relative de l’économie américaine donne des arguments au FED pour remonter ses taux pour les années à venir entraînant une attractivit  du dollar et son appréciation”, lit-on dans cette note.

En outre, l’Europe devient plus compétitive, c’est-à-dire la production et les exportations augmentent. A l’inverse, les importations du pétrole seront plus  chères car les règlements se font en dollar. En revanche, les pays émergents seront en difficulté car lorsque les taux américains étaient proches de zéro, ces pays ont attiré des capitaux du fait que les obligations américaines étaient moins rentables. L’évolution future des taux de la FED entraînera un reflux des investisseurs vers les États-Unis. En outre, l’appréciation du dollar risque d’augmenter les déficits budgétaires suite à la hausse du prix des matières premières et des hydrocarbures, de grever davantage le déficit de la balance des paiements et d’accroître le coût de la dette en dollars.

Mac Sa

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Avec de très bons indicateurs en 2016, la BIAT conforte sa place de numéro 1 dans le paysage bancaire tunisien. L’évolution du PNB (produit net bancaire) est saisissante, +11% en comparaison avec 2015 pour s’établir à 590,6 millions de dinars (MD).

S’agissant des produits d’exploitation bancaires, ils se situent, fin décembre 2016, à un montant global de 810,8 MD, en progression de 12%. Dans le détail, la part des intérêts monte à 514,7 MD, les commissions en produits 151,1 MD et les revenus du portefeuille-titres commercial 144,9 MD.

Par contre les charges d’exploitation bancaires se sont gonflées, +15%, s’établissant à 220,2 MD contre 191,6 MD l’an dernier.

La hausse des dépôts de la clientèle est une des grosses satisfactions de 2016 : 9,078 milliards de dinars, un de plus par rapport à décembre 2015, autant dire un record absolu…

L’encours des crédits nets sur la clientèle a également suivi la dynamique, +16,6%, un total de 7,679 milliards de dinars à fin décembre dernier contre 6,583 milliards en décembre 2015.

Enfin les emprunts et ressources spéciales de la BIAT affichent 183 millions de dinars en 2016 contre 118,6 millions en 2015, en progression de 54%.

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Les crédits nets de l’ATB ont atteint 3.152

Au cours de l’année 2015, l’ATB a atteint plus de 95% de ses objectifs. C’est ce qui a été indiqué lors de l’assemblée générale ordinaire (AGO) de la banque tenue ce jeudi 19 mai 2016 dans l’un des hôtels à Gammarth. Les encours des crédits ont totalisé à fin 2015 un montant de 35598 MD pour un objectif de 3668 MD,  soit un taux de réalisation de 98%.

Le volume des créances de collecte des ressources, l’encours des dépôts s’est établi à 3877 MD comparé aux  objectifs de 3724 MD, soit un taux de réalisation de 104%.

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