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équilibres financiers

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Selon un communiqué rendu public par la présidence de la République, le chef de l’Etat, Beji Caïd Essebsi, a reçu, ce matin du mardi 27 septembre, Monji Rahoui, député du FP à l’ARP et président de la commission des finances.

Cette rencontre a porté sur les moyens à utiliser pour maintenir les grands équilibres financiers et réaliser les projets exposés à l’ARP. Il a aussi été question de la nécessité de conjuguer les efforts communs afin de créer un climat favorable à la promotion de l’investissement et au développement, surtout dans les régions intérieures.

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Quand le quadra le plus célèbre de la Tunisie, Youssef Chahed, le nouveau chef du gouvernement d’union nationale, a placé la préservation des équilibres financiers parmi ses priorités, il ne croyait pas si bien dire. En effet les finances publiques du pays sont une grosse source de préoccupations ces dernières années. Le prêt de 500 millions de dollars que la Tunisie vient de contracter sur le marché international, le énième en 5 ans, en est l’illustration. Le problème, évidemment, ne date pas de l’arrivée de Habib Essid au pouvoir, comme la coalition gouvernementale a tenté de le faire gober aux citoyens, pour finalement réclamer la tête du chef du gouvernement, chose qu’elle a obtenue in fine au bout d’une étrange mise en scène au Parlement, entre le grotesque et le tragicomique. Mais passons, pour le moment l’essentiel est ailleurs. L’essentiel ce sont les déséquilibres structurels que Essid a trouvés et qu’il va laisser, intacts, entiers. Certes Essid n’a rien fait pour les solutionner, mais lui a-t-on donné les moyens d’y parvenir ? Le confort moral pour aller au bout de sa démarche ? Lui a-t-on laissé le temps de mettre en branle ces réformes structurelles lourdes, longues et complexes, et que tous les gouvernements précédents ont soigneusement planquées sous le tapis ? Les réponses sont non, à l’évidence. Youssef Chahed aura-t-il plus de chances ? Rien n’est moins sûr, au regard du rang de ses détracteurs qui grossit déjà à vitesse grand V. Mais il devra s’en contenter et aller au charbon car la tâche est colossale.

Il faudra aller vite pour tenter de résorber, ou du moins commencer à inverser les tendances des deux déficits majeurs : Le déficit budgétaire et le déficit commercial.

C’est devenu un lieu commun que de dire que la situation des finances publiques est affolante. Le trou du budget s’est établi au mois de mai 2016 au montant astronomique de 1823 millions de dinars tunisiens (MDT) contre 126 MDT l’an dernier, un gap tout de même de 1697 MDT !

Quant aux fameuses dépenses de fonctionnement, si lourdes dans ce pays, elles ont bondi de +19,9% suite à l’envolée de +18,3% enregistrée sur le poste de dépense des salaires de la fonction publique.

Le déficit courant, parlons-en. Il affiche 4682 MDT au mois de mai de cette année, soit 5,1% du PIB (Produit Intérieur Brut), contre 3945 MDT, ou 4,6% du PIB, dans la même période en 2015.

Même tendance pour le déficit commercial, qui devient abyssal. Au premier semestre de 2016, il a viré au rouge vif avec -6034,1 MDT. Tout simplement énorme, surtout quand on se réfère aux prévisions, qui étaient plus des prédictions qu’autre chose, du gouvernement Essid qui évoquaient un déficit budgétaire de 3,9% du PIB pour l’exercice 2016 et un taux d’endettement public de 53,4% du PIB. Je ne vous apprends rien en vous disant qu’on est largement sorti des clous, même si le chef du gouvernement ne peut être comptable de tous les mauvais réflexes – endettement – des exécutifs précédents.

Comment Chahed va se dépatouiller avec tout ça ? Aucune indication pour l’instant. Faudra attendre qu’il forme déjà son gouvernement, une entreprise aux allures de casse-tête vu les bâtons que certains partis politiques s’acharnent à mettre dans ses roues. En tout cas ce qui est sûr c’est qu’il lui faudra une sacrée dose de courage, des trésors d’imagination et une volonté de fer pour réussir là tous les autres, je dis bien tous les autres, ont échoué depuis 5 ans. Quant à l’histoire des 100 premiers jours de grâce, à notre avis il ferait mieux de l’oublier De répit il n’aura point avec des bailleurs de fonds fatigués par des années d’immobilisme que, paradoxe suprême, les citoyens tunisiens ont eux-mêmes abondamment alimenté en refusant obstinément de se remettre au travail après la révolution.

Chahed a le bonjour d’Essid !

Ce qui a surtout retenu notre attention au conseil ministériel restreint qui a eu lieu hier jeudi 5 août 2016, au Palais du gouvernement à la Kasbah, c’est le détachement et la légèreté avec lesquels le chef du gouvernement de gestion des affaires courantes, Habib Essid, évoque les priorités du gouvernement d’union nationale, telles que stipulées dans le document de Carthage. Il s’est même permis d’indiquer la voie à Chahed : Il faudra monter le niveau de la croissance, hausser la part de l’investissement dans l’économie nationale, prendre des décisions audacieuses pour maîtriser les grands équilibres économiques ainsi que les équilibres financiers des caisses sociales. Rien que ça ! En voilà un qui doit être bien content de refiler ces patates bien chaudes au nouveau venu. Si ce n’est pas une belle et grosse pierre dans le jardin du nouveau chef du gouvernement, alors on ne s’y connait pas !

En même temps il faut le comprendre Essid, on ne peut pas lui demander d’accepter d’aller s’immoler devant les élus de la nation, sans faire de vagues, et même en remerciant ses bourreaux, être viré de la plus vile des manières (3 votes de députés à son actif) et l’empêcher de se délecter de savonner un peu la planche de son successeur. Le peu de services, aux yeux de ses détracteurs, qu’il a rendus à la nation vaut bien qu’on l’autorise à un coup de patte à Chahed avant de tirer sa révérence. Allez, un dernier coup pour la route. Avant de retourner dans un anonymat où on s’empressera de l’enterrer en beauté. Ainsi va la vie politique en Tunisie post-révolutionnaire. Au suivant !

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