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Facilité élargie de crédit

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Une mission du Fonds Monétaire International (FMI) dirigée par M. Alex Segura-Ubiergo a visité Brazzaville du 6 au 14 novembre pour poursuivre les discussions sur un arrangement financier possible soutenu par la facilité élargie de crédit (FEC). Le programme envisagé et qui serait appuyé par la FEC vise à aider la République du Congo à rétablir la stabilité macroéconomique et à réaliser une croissance plus élevée et plus inclusive. En particulier, le programme cherche à rétablir la viabilité de la dette et prévoit un large éventail de réformes visant à améliorer la gouvernance, à réduire la corruption, et à accroître la transparence et l’efficacité de la gestion des ressources publiques, en particulier dans le secteur pétrolier. Une bonne exécution du programme contribuerait aussi à la stabilité extérieure de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et soutiendrait les efforts collectifs des autres pays membres et des institutions régionales de l’union monétaire.

À l’issue de la visite des services du FMI, M. Segura-Ubiergo a publié la déclaration suivante:

« L’activité économique se stabilise, mais cela reflète des tendances divergentes dans les secteurs pétroliers et non-pétrolier. Alors que la croissance du secteur pétrolier est vigoureuse, le secteur non-pétrolier souffre d’une profonde récession, et sa reprise serait probablement plus lente que prévu. En conséquence, la croissance globale ne dépasserait probablement pas 1% en 2018, soit 1 point de pourcentage de moins que les prévisions antérieures. La croissance pourrait se redresser davantage et atteindre 3% en 2019, portée par une hausse de la production pétrolière et une reprise de la croissance de l’économie non-pétrolière.

« L’inflation devrait rester inférieure à 2%, et la forte expansion des exportations pétrolières devrait permettre de dégager un excédent de la balance des transactions courantes pour la première fois depuis 2014. Les conditions financières restent très tendues, et les créances en souffrance sont en hausse.

« L’assainissement des finances publiques s’est poursuivi, mais l’effort dans ce domaine ne permettrait pas d’atteindre les objectifs prévus pour 2018. Le déficit primaire hors pétrole devrait baisser seulement de 35,7 % du PIB hors pétrole en 2017 à 31,5 % en 2018, un ajustement ne représentant que la moitié de l’effort attendu.

« Bien que les autorités aient pu restreindre les dépenses, les recettes non-pétrolières baisseraient de 6% du PIB hors pétrole par rapport à 2017, et seraient environ 20% en deçà de l’objectif fixé pour 2018. Par ailleurs, grâce à une hausse considérable des recettes pétrolières, le solde budgétaire global deviendrait excédentaire en 2018.

« Face à la contreperformance des recettes non-pétrolières en 2018, plusieurs défis administratifs et institutionnels devraient-être urgemment adressés. Pour 2019, la mission a recommandé d’ajuster le projet de la loi des finances, afin d’incorporer l’impact du ralentissement de l’activité économique sur les recettes non pétrolières, ainsi que de réduire les dépenses non prioritaires. Des réformes seraient nécessaires pour réduire les subventions aux carburants et accroître l’efficacité des établissements publiques et autres institutions décentralisées de l’état qui continuent de dégager des déficits opérationnels. Par ailleurs, il est important de protéger les dépenses sociales essentielles en faveur des groupes les plus vulnérables de la population.

« Des progrès considérables ont été accomplis dans la mise en œuvre du programme de réformes structurelles des autorités y compris la publication d’une étude diagnostic sur la gouvernance, l’introduction d’une obligation juridique exigeant la publication des états financiers audités annuels de la SNPC et la publication en ligne des accords de partage de production dans le secteur pétrolier. Des efforts supplémentaires pourraient améliorer les projets de lois sur la Haute Autorité pour lutte contre la corruption et sur le régime de déclaration du patrimoine, ainsi qu’accroître la transparence de la gestion et de la comptabilisation des recettes pétrolières.

« L’équipe du FMI poursuivra les discussions avec les autorités sur les étapes nécessaires pour que la demande de la République du Congo pour un arrangement financier pour trois ans au titre de la FEC puisse être examinée par le conseil d’administration. Ces étapes consisteraient à réviser le projet de la loi des finances 2019, de mettre en œuvre des réformes visant à améliorer la gouvernance et la transparence, ainsi que d’obtenir les assurances de financement explicites des créanciers officiels extérieurs, y compris un allégement de la dette, nécessaires pour rétablir la soutenabilité de la dette.

« La mission tient à remercier les autorités congolaises de leurs entretiens productifs et de leur chaleureuse hospitalité ».

[1] La mission a rencontré Son Excellence le Premier Ministre, M. Clément Mouamba, le ministre des Finances et du Budget, M. Calixte Nganongo, le ministre d’État pour l’Économie, M. Gilbert Ondongo, la ministre du Plan, de la Statistique, et de l’Intégration régionale, Mme Ingrid Olga Ebouka, le directeur national adjoint de la BEAC, d’autres hauts fonctionnaires, ainsi que des représentants du secteur privé, de la société civile et des partenaires du développement.

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 24 octobre au 3 novembre 2018 dans le cadre des consultations relatives à la dixième revue du programme économique et financier du Mali appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI. A l’issue des discussions, Mme Yontcheva a fait la déclaration suivante :

« La mission du FMI et les autorités Maliennes sont parvenues à un accord préliminaire sur la conclusion de la dixième revue du programme économique et financier du Mali soutenu par la FEC du FMI, sous réserve de l’approbation par la Direction et le Conseil d’administration du FMI. L’examen du dossier par le Conseil d’Administration du FMI est prévu pour décembre 2018. »

« La croissance du PIB de 2018, soutenue par une production agricole solide, devrait rester robuste à environ 5 %. L’inflation est projetée à environ 1.9 %, en dessous du plafond régional. »

« La mise en œuvre du programme au cours du premier semestre 2018 a été globalement satisfaisante. La plupart des critères quantitatifs de performance à fin juin 2018 ont été atteints. La moins-value importante au niveau des recettes intérieures a été compensée par une réduction des dépenses car les autorités ont fait preuve de détermination pour respecter leur objectif de déficit budgétaire. Le niveau attendu des recettes à fin Décembre 2018 est inférieur à l’objectif du Gouvernement de 1 pourcent du PIB. En plus de la mise en œuvre de mesures correctives d’administration fiscale pour redresser le niveau des recettes, les autorités ont également prévu de resserrer significativement les dépenses d’investissement moins prioritaires financées sur ressources intérieures et les dépenses courantes, hors salaire, afin de respecter l’objectif de déficit budgétaire de 2018. Plusieurs réformes structurelles ont été mises en œuvre, en particulier celle sur l’amélioration de la gouvernance où l’objectif de transmission des déclarations de patrimoine par les hauts fonctionnaires a été largement rempli. Cependant, la formule de fixation des prix pétroliers n’a pas été constamment mise en œuvre et la réforme relative au relèvement du seuil des investissements bénéficiant d’exonérations fiscales a été retardée. »

« Le budget préliminaire de 2019 est en ligne avec le respect du critère de convergence de l’UEMOA limitant le déficit budgétaire à 3 % du PIB. Atteindre cet objectif va nécessiter plus d’efforts de recouvrement des recettes dans un contexte de prix pétroliers toujours élevés et une situation sécuritaire difficile. »

« Pour le moyen terme, les autorités doivent accroître leurs efforts afin de créer de l’espace pour les dépenses en infrastructures et sociales. Cela nécessitera une mise en œuvre inébranlable des réformes sur l’amélioration de l’administration fiscale, l’amélioration de l’efficacité de la taxation du secteur minier et des recettes sur les produits pétroliers, ainsi que l’amélioration de la gestion des finances publiques, en particulier l’augmentation de l’efficacité des investissements publics et le renforcement de la gestion de la dette. »

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Une équipe des services du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par Mme Dalia Hakura, a séjourné au Burkina Faso du 2 au 4 mai 2018 pour examiner l’évolution économique récente et commencer à suivre la mise en œuvre du programme des autorités appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) approuvé par le conseil d’administration du FMI le 14 mars 2018.

À l’issue du séjour des services du FMI, Mme Hakura a publié la déclaration ci-après :

« Les objectifs principaux du nouvel accord FEC à l’appui du programme économique du Burkina Faso pour 2018-2020 consistent à maintenir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette à long terme, tout en prévoyant aussi un espace budgétaire pour les investissements prioritaires, les dépenses sociales et les dépenses de sécurité. Cela est essentiel pour réaliser une croissance durable et atteindre les objectifs de développement du pays énoncés dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). Le programme inclut notamment des mesures visant à accroître les recettes intérieures et à maîtriser les dépenses courantes, notamment la masse salariale, afin de dégager des ressources qui permettront de satisfaire les besoins considérables de développement du pays. Le programme a aussi pour objectif d’améliorer la sélection et l’exécution des projets d’investissement publics pour une meilleure efficacité dans l’utilisation des ressources limitées.

« Les résultats économiques du Burkina Faso ont été satisfaisants au cours de la période récente : la croissance économique a dépassé 6 % par an en moyenne sur la période 2016-17 et un taux de croissance similaire est prévu pour 2018. Ces résultats témoignent d’une résilience considérable face aux chocs extérieurs, notamment trois attaques terroristes d’envergure à Ouagadougou au cours des deux dernières années et une détérioration de la situation sécuritaire dans les régions frontalières du nord du pays, ainsi que de faibles précipitations en 2017 menaçant la sécurité alimentaire dans le pays.

« Le déficit budgétaire global s’est creusé notablement en 2017 pour atteindre 7,7 % du PIB, un niveau sans précédent pour le Burkina Faso, où le déficit budgétaire est généralement situé entre 2 et 4 % du PIB ces dernières années. Le programme appuyé par la FEC vise notamment à ramener le déficit à 3 % du PIB d’ici 2019, conformément à l’engagement pris par les autorités de respecter le critère de convergence l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Un déficit budgétaire soutenable au niveau communautaire contribuera à renforcer les réserves de changes de la zone UEMOA. Malgré l’objectif de réduction du déficit budgétaire, le programme protège les dépenses sociales, prend en considération la hausse des dépenses de sécurité prévue au budget, et prévoit un niveau relativement élevé de dépenses d’équipement financées sur ressources intérieures.

« L’équipe des services du FMI note avec satisfaction que les autorités restent déterminées à mettre en œuvre le programme. Il est trop tôt pour tirer des conclusions fermes quant aux résultats du programme. La mobilisation des revenus, bien que globalement en ligne avec les objectifs du programme au premier trimestre 2018, peut être compromise par des événement inattendus. À cet égard, l’équipe des services du FMI encourage les autorités à poursuivre les efforts en cours pour renforcer la mobilisation des recettes conformément à l’accord FEC. Les dépenses courantes, progressant plus vite que prévu dans le programme, risquent d’évincer la réalisation des investissements indispensables dans les secteurs sociaux et les infrastructures. L’équipe des services du FMI souligne qu’il importe d’atteindre les objectifs du programme, en particulier celui d’un déficit budgétaire de 5 % du PIB pour 2018 afin de consolider la résilience aux chocs et de participer à l’effort déployé à l’échelle régionale pour pérenniser la stabilité extérieure et reconstituer les réserves de change communes, et de prendre des mesures correctives au plus tôt si nécessaire.

« L’équipe des services du FMI reviendra à Ouagadougou en octobre pour mener les entretiens pour la première revue de l’accord FEC et les consultations de 2018 au titre de l’article IV.

« La mission a rencontré le Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement, Mme Sori-Coulibaly, le Ministre du Budget, Mme Yaka, le Directeur National de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, M. Ki-Zerbo, d’autres hauts fonctionnaires, et des représentants du secteur privé, ainsi que des partenaires au développement. L’équipe tient à remercier les autorités pour leur hospitalité et les discussions très informatives. »

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Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Ivohasina Razafimahefa a séjourné au Togo du 27 mars au 10 avril 2018 en vue de conduire les discussions dans le cadre de la deuxième revue du programme soutenu par une Facilité élargie de crédit (FEC) approuvée en mai 2017.

À l’issue de la visite, M. Razafimahefa a fait la déclaration suivante :

« L’activité économique a connu un ralentissement au deuxième semestre de 2017 suite aux troubles sociopolitiques. En conséquence, le taux de croissance de l’économie est estimé à 4,4 % en 2017 contre 5,1 % en 2016. L’inflation est restée modérée, se situant à -0,4 % en glissement annuel à fin février 2018. Le ratio de la dette publique par rapport au PIB a continué à diminuer grâce au vigoureux assainissement budgétaire amorcé par le gouvernement dans le cadre du programme. Malgré un niveau de recouvrement des recettes en deçà des prévisions en raison de la faiblesse de l’activité économique, le gestion budgétaire de l’année 2017 s’est traduite par une nette amélioration par rapport à 2016 grâce à une bonne maîtrise des dépenses. Le solde primaire intérieur, qui mesure l’effort budgétaire des autorités, s’est amélioré, passant d’un déficit d’environ 4 % du PIB en 2016 à un excédent d’environ 1 % du PIB en 2017. La mission note également les efforts réalisés par le gouvernement dans la réduction des arriérés de paiements intérieurs.

« Les tensions socio-politiques font peser un risque sur les perspectives de croissance économique avec un impact négatif sur l’économie réelle et les recettes fiscales. La croissance économique devrait être légèrement inférieure à 5 % en 2018. À long terme, les investissements réalisés au cours des dernières années pour la modernisation des infrastructures publiques devraient stimuler la productivité et susciter un attrait marqué de l’investissement privé. L’inflation devrait rester dans les limites des critères de convergence de l’UEMOA et le compte courant extérieur devrait s’améliorer à mesure que les importations de biens d’équipement publics diminueront.

« Les services du FMI sont parvenus à un accord avec les autorités sur les politiques économiques et financières qui serviraient de base pour la conclusion de la deuxième revue du programme triennal dans le cadre de la Facilité élargie de crédit. Les performances dans le cadre du programme ont été bonnes. Tous les critères de performance quantitatifs à fin décembre 2017 ont été respectés. Les objectifs quantitatifs budgétaires concernant le solde primaire intérieur et le financement intérieur ont été largement atteints. Les préfinancements qui avaient conduit à une augmentation rapide du stock de la dette au cours des dernières années, ont été arrêtés. En outre, le gouvernement a continué de s’abstenir de contracter ou de garantir des emprunts extérieurs non concessionnels et de fournir des garanties aux fournisseurs et entrepreneurs nationaux. Tous les repères structurels à fin décembre 2017 ont également été réalisés.

« Les autorités ont l’intention de réviser le budget 2018 pour tenir compte du manque à gagner en matière de recettes, qui sera compensé par un programme d’amélioration de l’efficacité de la dépense publique et un certain assouplissement de l’objectif de déficit budgétaire. Les autorités envisagent également d’intensifier les efforts de diversification de la base fiscale et de recouvrement des recettes pour combler le manque à gagner. La mission a encouragé les autorités à poursuivre leurs efforts d’assainissement budgétaire pour réduire le niveau d’endettement de manière significative. Ces efforts contribueront à créer une marge budgétaire pour accroître le niveau des dépenses sociales, qui sont essentielles pour réduire la pauvreté. La mission a également réitéré ses conseils sur la nécessité d’améliorer davantage le climat des affaires et d’encourager fortement les investissements privés. A cet égard, la mission salue les efforts fournis par les autorités dans sa candidature à l’initiative du G20 “Compact with Africa”.

« L’examen par le Conseil d’administration du FMI de la deuxième revue dans le cadre de la FEC est prévu pour juin 2018.

« La mission a rencontré Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République, et a eu des entretiens avec Messieurs Sani Yaya (ministre de l’économie et des finances), Kossi Assimaidou (ministre de la planification du développement), Kossi Ténou (directeur national de la BCEAO pour le Togo), d’autres hauts fonctionnaires de l’Etat, ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires au développement. Des discussions ont également eu lieu au Secrétariat général de la Commission bancaire de l’UMOA à Abidjan avec Madame Séna Elda Kpotsra (Secrétaire général de la Commission Bancaire et ses collaborateurs. L’équipe du FMI exprime sa gratitude aux autorités pour leur hospitalité et à tous leurs interlocuteurs pour l’esprit de collaboration qui a prévalu lors des discussions. »

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Une mission des services du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Christoph A. Klingen a séjourné à Niamey du 28 mars au 10 avril 2018 afin de mener des discussions sur la deuxième revue du programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). Le programme du Niger a été approuvé par le conseil d’administration du FMI le 23 janvier 2017 (voir communiqué de presse no 17/18).

À l’issue de la visite, M. Klingen a publié la déclaration ci-après :

« Les autorités nigériennes et l’équipe du FMI ont convenu, au niveau des services du FMI, d’un accord en vue de la conclusion de la deuxième revue du programme appuyé par la FEC. L’examen du dossier par le Conseil d’administration est prévu en juin 2018.

« La performance macroéconomique globale du Niger reste forte et les réformes, ainsi que le soutien des partenaires techniques et financiers, ouvrent une fenêtre d’opportunité pour les années à venir. En dépit des défis sécuritaires, des prix de l’uranium défavorables et une campagne agricole moins bonne que prévue, le PIB réel a progressé de 4,9% en 2017, soutenu par le rebond de la production pétrolière et une forte activité dans les secteurs des BTP et des télécommunications. Le PIB réel devrait augmenter de 5,2% en 2018, principalement grâce aux secteurs de l’énergie et des services, et à l’activité de construction liée aux préparatifs du Sommet de l’Union Africaine de 2019. Il devrait augmenter davantage à moyen terme, les efforts de réforme et l’absorption de l’aide extérieure portant leurs fruits. L’inflation a atteint un niveau modéré de 2,4% en 2017, malgré une légère hausse au dernier trimestre. Au cours de l’année 2018, on s’attend à ce que le niveau transitoire actuel soit rapidement ramené à sa tendance historique bien contenue, grâce notamment à la vente de céréales à prix modéré dans le cadre du plan de soutien aux populations vulnérables. « Tous les critères de réalisation quantitatifs pour fin décembre 2017 dans le cadre du programme économique et financier du Gouvernement ont été respectés. Le déficit budgétaire global a diminué de manière significative, tout en protégeant les dépenses de réduction de la pauvreté. Les objectifs concernant le financement intérieur net et la réduction des arriérés de paiement intérieurs ont été largement respectés. Toutefois, les recettes budgétaires ont été inférieures aux niveaux attendus, reflétant en partie la réduction des taxes sur les télécommunications, le report des ventes de licences de télécommunications et des circonstances économiques défavorables échappant au contrôle du gouvernement. La bonne performance des recettes budgétaires au premier trimestre de 2018 marque cependant un retournement de tendance, les recettes budgétaires attendues pour l’ensemble de l’année étant à portée de main.

« Pour le reste de l’année 2018, le solde budgétaire de base devrait s’améliorer à 4% du PIB, plaçant fermement le Niger sur la voie de l’atteinte du critère de convergence de l’UEMOA pour le déficit budgétaire global de 3% du PIB d’ici 2021, tout en créant suffisamment d’espace pour l’absorption de l’aide financière extérieure accrue promise pour le PDES 201721. La réalisation de ces objectifs repose sur la poursuite des résultats encourageants sur les recettes budgétaires enregistrées au début de 2018, appuyés par le renforcement systématique des administrations fiscale et douanière à travers les plans de performance, la lutte contre la contrebande de carburant et le recouvrement des arriérés d’impôts. Des avancées sont également prévues sur d’autres réformes structurelles budgétaires, notamment le renforcement de la gestion de la dette, l’exploitation intégrale du budget programme, la numérisation des paiements budgétaires et la mise en œuvre du compte unique du Trésor.

« La mission s’est également entretenue avec les autorités sur les politiques visant à développer un secteur privé robuste et à faire face à la croissance démographique rapide. Ils ont convenu que des progrès sur ces deux fronts sont essentiels pour une amélioration durable des conditions de vie et la réduction de la pauvreté. Des progrès louables ont été accomplis pour améliorer l’environnement des affaires et ralentir la croissance démographique. L’approfondissement du secteur financier et l’amélioration de l’accès au financement sont des éléments clés du programme de réformes pour l’avenir.

« La mission a été reçue en audience par le Président de la République, Issoufou MAHAMADOU et le Premier Ministre, Brigi RAFINI. Elle a eu également des réunions avec le Ministre des Finances, Massoudou HASSOUMI, le président de la Cour des comptes, les Ministres en charge du Plan, de l’Agriculture et du Pétrole, le Ministre Délégué au Budget, le Directeur National de la BCEAO, ainsi que d’autres hauts cadres de l’administration. Les services du FMI ont également rencontré des représentants de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.

« La mission du FMI tient à remercier les autorités de leur hospitalité chaleureuse et des entretiens constructifs.»

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Le 8 décembre 2017, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les deuxièmes revues du programme de la Côte d’Ivoire appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC) et le mécanisme élargi de crédit (MEDC). La décision a été prise sans convocation de réunion du Conseil[1] et elle ouvre la voie au décaissement de 96,786 millions de DTS (environ 136,5 millions de dollars), ce qui porte le total des montants décaissés dans le cadre des deux accords à 263,258 millions de DTS (environ 371,3 millions de dollars).

Le programme appuyé par la FEC et le MEDC a enregistré de solides résultats durant le premier semestre 2017. Tous les critères de réalisation et objectifs indicatifs à fin juin 2017 ont été observés et tous les repères structurels ont été respectés. Les solides politiques mises en œuvre par les autorités dans le cadre du programme appuyé par le FMI ont contribué à asseoir la confiance des marchés financiers internationaux, ce qui a permis de mener à bonne fin une émission euro-obligataire en juin.

L’activité économique demeure solide en 2017. L’économie a réussi à faire face aux chocs des termes de l’échange et aux tensions sociales. La croissance du PIB réel devrait rester supérieure à 7 % en 2017-19 et les risques qui pèsent sur les perspectives sont globalement équilibrés. L’inflation devrait rester modérée. Le déficit budgétaire devrait être maîtrisé à 4,5 % du PIB en 2017 puis converger vers la norme régionale de l’UEMOA de 3 % du PIB en 2019.

Les autorités avancent dans la mise en œuvre des réformes structurelles, y compris au regard de la budgétisation par programme et de la rationalisation de la chaîne de la dépense, du renforcement de la gestion des investissements et du suivi des risques budgétaires liés aux entreprises publiques et aux PPP. Il sera essentiel de continuer à préserver la viabilité de la dette tout en dégageant la marge de manœuvre nécessaire pour financer le Plan national de développement (2016-20) en intensifiant la mobilisation de recettes, en rationalisant les exonérations fiscales et en renforçant l’évaluation et la hiérarchisation des nouveaux projets d’investissement.

Il importera également que les autorités accélèrent les réformes structurelles essentielles pour entretenir un développement économique tiré par le secteur privé, qui permettra de dynamiser la croissance et de renforcer le rôle économique régional du pays. À cet égard, les mesures mises en œuvre par les autorités ivoiriennes dans le secteur énergétique amélioreront sa viabilité financière. Enfin, la recapitalisation de l’une des banques publiques contribuera à la stabilité du secteur financier.

[1] Le Conseil d’administration prend des décisions selon la procédure par défaut d’opposition lorsqu’il est convenu qu’une proposition peut être examinée sans convoquer de débat en séance officielle

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Un nouvel accord en discussion au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) viendrait en appui au programme national de développement économique et social.

Il conviendra de mettre en place des réformes visant à augmenter l’espace budgétaire parallèlement à la hausse de l’investissement.

Il sera également utile de mettre en place des réformes visant à améliorer la gouvernance, accroître le rôle économique des femmes, œuvrer en faveur de l’égalité des sexes et protéger les pauvres.

M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), a publié la déclaration ci-après aujourd’hui à Ouagadougou à l’issue de sa visite au Burkina Faso :

« Je tiens à remercier le Président Kaboré, le Premier Ministre, Kaba Thiéba, le Ministre de l’économie, des finances et du développement, Coulibaly Sori, ainsi que d’autres hauts responsables pour des échanges de vues productifs et pour leur chaleureuse hospitalité pendant mon séjour à Ouagadougou. Je tiens aussi à remercier toutes les autres autorités que j’ai rencontrées, y compris le Mogho Naba et des représentants du secteur privé. »

« Lors de mes entretiens, j’ai exprimé ma compassion et mes regrets face à l’attaque d’un restaurant le 13 août à Ouagadougou qui a fait 18 morts et un grand nombre de blessés et j’ai présenté mes condoléances aux autorités Burkinabés pour le décès de Salif Diallo, Président de l’Assemblée nationale. »

« J’ai noté que le Burkina Faso et le FMI entretiennent depuis longtemps une excellente relation et que le FMI souhaite que cette relation persiste dans la période à venir. »

« J’ai félicité les autorités d’avoir réussi à préserver la stabilité macroéconomique pendant la difficile transition politique de 2014 à 2016. J’ai salué leur détermination à accélérer le développement dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-20. J’ai réaffirmé que le FMI souhaitait soutenir les efforts qu’elles déploient pour réaliser une croissance plus rapide, durable et inclusive. Un nouvel accord en discussions au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) viendrait en appui au PNDES et aura pour objectif de concilier l’augmentation de l’investissement et le maintien de la stabilité macroéconomique, y compris la viabilité de la dette. »

« J’ai souligné qu’il conviendra d’opérer des réformes qui augmentent l’espace budgétaire, parallèlement à la hausse de l’investissement. Il est nécessaire d’accroître les recettes et de freiner la croissance des dépenses courantes pour éviter de recourir à des emprunts excessifs, en particulier sur un marché régional déjà tendu. Un renforcement des procédures de sélection et d’exécution des projets accroîtrait également l’efficience de l’investissement. »

« J’ai souligné que pour accélérer la croissance, il conviendra aussi d’opérer des réformes en complément de l’augmentation de l’investissement, notamment améliorer la gouvernance, accroître le rôle des femmes dans l’économie et œuvrer en faveur de l’égalité des sexes, et protéger les pauvres. De récents travaux du FMI soulignent qu’il est utile de compléter les réformes macroéconomiques par des mesures concrètes qui protègent les pauvres et permettent une plus grande inclusion et confèrent aux femmes l’opportunité de participer de manière lucrative à l’activité économique. »

« Enfin, je tiens de nouveau à affirmer que le FMI reste un partenaire privilégié du Burkina Faso, et je me réjouis de poursuivre ce partenariat. »

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Des discussions qui se sont tenues entre les services du FMI et les autorités ivoiriennes, pendant les assemblées annuelles à Washington, ont permis d’aboutir à un accord préalable au niveau des services du FMI en vue d’un programme économique triennal qui pourrait être appuyé par deux accords au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) pour un montant de 487.8 million de DTS (environ 674.3 millions de dollars), équivalent à 75 pourcent de la quote-part de la Côte d’Ivoire. Sous réserve de l’approbation par la Direction du FMI, l’accord établi au niveau des services du FMI devrait être soumis à l’examen du Conseil d’administration de l’institution en décembre 2016.
A la fin des discussions, M. Ghura, chef de mission pour la Côte d’Ivoire, a fait la déclaration suivante :

« Le programme soutiendra les principaux objectifs du Plan National de Développement (PND) de la Côte d’Ivoire pour 2016-2020, en remédiant aux obstacles pesant sur l’équilibre durable de la balance des paiements et sur la croissance économique. Le PND vise à favoriser une croissance forte et inclusive et la réduction de la pauvreté par des investissements dans les infrastructures et les secteurs sociaux, ainsi que le soutien de la transformation structurelle et l’industrialisation de l’économie par le secteur privé.

« Le déficit budgétaire de l’Etat devrait converger vers la norme communautaire de l’UEMOA de 3 pourcent du PIB d’ici à 2019 afin de préserver la viabilité de la dette publique et la couverture des réserves de change de la BCEAO. A cet effet, certains des objectifs clés du programme sont de maîtriser les dépenses courantes et de renforcer la mobilisation des recettes par la poursuite des réformes d’administration fiscale et l’élargissement de l’assiette fiscale.

« Le programme contient un ensemble de réformes qui visent à renforcer la gestion des finances et de la dette publique, qui incluent : l’extension de la surveillance des entités publiques au-delà du gouvernement central ; la maîtrise des risques budgétaires provenant des entreprises publiques en difficulté financière ; l’amélioration de la gestion de la dette ; la restructuration des banques publiques ; et l’amélioration du climat des affaires. Les services du FMI accueillent favorablement la requête formulée par les autorités de bénéficier d’assistance technique complémentaire pour améliorer la qualité et la dissémination des statistiques économiques.

« En mettant en œuvre ces politiques, la Côte d’Ivoire sera en mesure de créer de l’espace budgétaire pour davantage d’investissements en infrastructures et de dépenses sociales, catalyser le financement public et privé et construire une résilience face aux futurs chocs économiques. D’une manière générale, ce programme aidera le gouvernement à poursuivre les grands succès atteints durant les quatre dernières années et renforcer les fondations d’une croissance forte et inclusive qui favorisera la réduction de la pauvreté. »

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