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Facilité élargie de crédit

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Le 8 décembre 2017, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les deuxièmes revues du programme de la Côte d’Ivoire appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC) et le mécanisme élargi de crédit (MEDC). La décision a été prise sans convocation de réunion du Conseil[1] et elle ouvre la voie au décaissement de 96,786 millions de DTS (environ 136,5 millions de dollars), ce qui porte le total des montants décaissés dans le cadre des deux accords à 263,258 millions de DTS (environ 371,3 millions de dollars).

Le programme appuyé par la FEC et le MEDC a enregistré de solides résultats durant le premier semestre 2017. Tous les critères de réalisation et objectifs indicatifs à fin juin 2017 ont été observés et tous les repères structurels ont été respectés. Les solides politiques mises en œuvre par les autorités dans le cadre du programme appuyé par le FMI ont contribué à asseoir la confiance des marchés financiers internationaux, ce qui a permis de mener à bonne fin une émission euro-obligataire en juin.

L’activité économique demeure solide en 2017. L’économie a réussi à faire face aux chocs des termes de l’échange et aux tensions sociales. La croissance du PIB réel devrait rester supérieure à 7 % en 2017-19 et les risques qui pèsent sur les perspectives sont globalement équilibrés. L’inflation devrait rester modérée. Le déficit budgétaire devrait être maîtrisé à 4,5 % du PIB en 2017 puis converger vers la norme régionale de l’UEMOA de 3 % du PIB en 2019.

Les autorités avancent dans la mise en œuvre des réformes structurelles, y compris au regard de la budgétisation par programme et de la rationalisation de la chaîne de la dépense, du renforcement de la gestion des investissements et du suivi des risques budgétaires liés aux entreprises publiques et aux PPP. Il sera essentiel de continuer à préserver la viabilité de la dette tout en dégageant la marge de manœuvre nécessaire pour financer le Plan national de développement (2016-20) en intensifiant la mobilisation de recettes, en rationalisant les exonérations fiscales et en renforçant l’évaluation et la hiérarchisation des nouveaux projets d’investissement.

Il importera également que les autorités accélèrent les réformes structurelles essentielles pour entretenir un développement économique tiré par le secteur privé, qui permettra de dynamiser la croissance et de renforcer le rôle économique régional du pays. À cet égard, les mesures mises en œuvre par les autorités ivoiriennes dans le secteur énergétique amélioreront sa viabilité financière. Enfin, la recapitalisation de l’une des banques publiques contribuera à la stabilité du secteur financier.

[1] Le Conseil d’administration prend des décisions selon la procédure par défaut d’opposition lorsqu’il est convenu qu’une proposition peut être examinée sans convoquer de débat en séance officielle

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Un nouvel accord en discussion au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) viendrait en appui au programme national de développement économique et social.

Il conviendra de mettre en place des réformes visant à augmenter l’espace budgétaire parallèlement à la hausse de l’investissement.

Il sera également utile de mettre en place des réformes visant à améliorer la gouvernance, accroître le rôle économique des femmes, œuvrer en faveur de l’égalité des sexes et protéger les pauvres.

M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), a publié la déclaration ci-après aujourd’hui à Ouagadougou à l’issue de sa visite au Burkina Faso :

« Je tiens à remercier le Président Kaboré, le Premier Ministre, Kaba Thiéba, le Ministre de l’économie, des finances et du développement, Coulibaly Sori, ainsi que d’autres hauts responsables pour des échanges de vues productifs et pour leur chaleureuse hospitalité pendant mon séjour à Ouagadougou. Je tiens aussi à remercier toutes les autres autorités que j’ai rencontrées, y compris le Mogho Naba et des représentants du secteur privé. »

« Lors de mes entretiens, j’ai exprimé ma compassion et mes regrets face à l’attaque d’un restaurant le 13 août à Ouagadougou qui a fait 18 morts et un grand nombre de blessés et j’ai présenté mes condoléances aux autorités Burkinabés pour le décès de Salif Diallo, Président de l’Assemblée nationale. »

« J’ai noté que le Burkina Faso et le FMI entretiennent depuis longtemps une excellente relation et que le FMI souhaite que cette relation persiste dans la période à venir. »

« J’ai félicité les autorités d’avoir réussi à préserver la stabilité macroéconomique pendant la difficile transition politique de 2014 à 2016. J’ai salué leur détermination à accélérer le développement dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-20. J’ai réaffirmé que le FMI souhaitait soutenir les efforts qu’elles déploient pour réaliser une croissance plus rapide, durable et inclusive. Un nouvel accord en discussions au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) viendrait en appui au PNDES et aura pour objectif de concilier l’augmentation de l’investissement et le maintien de la stabilité macroéconomique, y compris la viabilité de la dette. »

« J’ai souligné qu’il conviendra d’opérer des réformes qui augmentent l’espace budgétaire, parallèlement à la hausse de l’investissement. Il est nécessaire d’accroître les recettes et de freiner la croissance des dépenses courantes pour éviter de recourir à des emprunts excessifs, en particulier sur un marché régional déjà tendu. Un renforcement des procédures de sélection et d’exécution des projets accroîtrait également l’efficience de l’investissement. »

« J’ai souligné que pour accélérer la croissance, il conviendra aussi d’opérer des réformes en complément de l’augmentation de l’investissement, notamment améliorer la gouvernance, accroître le rôle des femmes dans l’économie et œuvrer en faveur de l’égalité des sexes, et protéger les pauvres. De récents travaux du FMI soulignent qu’il est utile de compléter les réformes macroéconomiques par des mesures concrètes qui protègent les pauvres et permettent une plus grande inclusion et confèrent aux femmes l’opportunité de participer de manière lucrative à l’activité économique. »

« Enfin, je tiens de nouveau à affirmer que le FMI reste un partenaire privilégié du Burkina Faso, et je me réjouis de poursuivre ce partenariat. »

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Des discussions qui se sont tenues entre les services du FMI et les autorités ivoiriennes, pendant les assemblées annuelles à Washington, ont permis d’aboutir à un accord préalable au niveau des services du FMI en vue d’un programme économique triennal qui pourrait être appuyé par deux accords au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) pour un montant de 487.8 million de DTS (environ 674.3 millions de dollars), équivalent à 75 pourcent de la quote-part de la Côte d’Ivoire. Sous réserve de l’approbation par la Direction du FMI, l’accord établi au niveau des services du FMI devrait être soumis à l’examen du Conseil d’administration de l’institution en décembre 2016.
A la fin des discussions, M. Ghura, chef de mission pour la Côte d’Ivoire, a fait la déclaration suivante :

« Le programme soutiendra les principaux objectifs du Plan National de Développement (PND) de la Côte d’Ivoire pour 2016-2020, en remédiant aux obstacles pesant sur l’équilibre durable de la balance des paiements et sur la croissance économique. Le PND vise à favoriser une croissance forte et inclusive et la réduction de la pauvreté par des investissements dans les infrastructures et les secteurs sociaux, ainsi que le soutien de la transformation structurelle et l’industrialisation de l’économie par le secteur privé.

« Le déficit budgétaire de l’Etat devrait converger vers la norme communautaire de l’UEMOA de 3 pourcent du PIB d’ici à 2019 afin de préserver la viabilité de la dette publique et la couverture des réserves de change de la BCEAO. A cet effet, certains des objectifs clés du programme sont de maîtriser les dépenses courantes et de renforcer la mobilisation des recettes par la poursuite des réformes d’administration fiscale et l’élargissement de l’assiette fiscale.

« Le programme contient un ensemble de réformes qui visent à renforcer la gestion des finances et de la dette publique, qui incluent : l’extension de la surveillance des entités publiques au-delà du gouvernement central ; la maîtrise des risques budgétaires provenant des entreprises publiques en difficulté financière ; l’amélioration de la gestion de la dette ; la restructuration des banques publiques ; et l’amélioration du climat des affaires. Les services du FMI accueillent favorablement la requête formulée par les autorités de bénéficier d’assistance technique complémentaire pour améliorer la qualité et la dissémination des statistiques économiques.

« En mettant en œuvre ces politiques, la Côte d’Ivoire sera en mesure de créer de l’espace budgétaire pour davantage d’investissements en infrastructures et de dépenses sociales, catalyser le financement public et privé et construire une résilience face aux futurs chocs économiques. D’une manière générale, ce programme aidera le gouvernement à poursuivre les grands succès atteints durant les quatre dernières années et renforcer les fondations d’une croissance forte et inclusive qui favorisera la réduction de la pauvreté. »

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