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L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a posé mardi 15 mai 2018 un acte qui en dit long sur la distance qui nous sépare d’un vrai accord de paix en Palestine. En quittant la réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies juste avant que son homologue palestinien s’exprime, Haley a surtout confirmé que l’administration américaine a définitivement choisi Israël dans ce face à face sanglant qui dure depuis des décennies.

Avant de faire ce geste incroyable et insensé au regard des gros enjeux au Moyen-Orient, Nikki Haley a tout de même pris soin de défendre le carnage perpétré par l’armée israélienne à Gaza, pour stopper la vague de manifestations contre l’inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem, un projet que le président Donald Trump a tenu à finaliser en dépit de l’indignation de la communauté internationale.

Les États-Unis déplorent les morts mais il y a beaucoup de violence dans la région“, a déclaré Haley devant le Conseil de sécurité, rapporte l’AFP. Pourtant l’assistance avait fait ce qu’il fallait en observant une minute de silence au début de la réunion, à la mémoire des victimes. “Israël a fait preuve de retenue” lors des incidents de lundi, a osé affirmer l’ambassadrice américaine, ajoutant qu'”aucun pays dans cette salle n’aurait agi avec autant de retenue que ne l’a fait Israël“.

Avec Trump à la Maison Blanche, la paix dans le chaudron du Moyen-Orient n’a jamais paru aussi illusoire…

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Le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a condamné, mardi 15 mai 2018 à Genève, les violences meurtrières de Gaza qui ont eu lieu lundi au cours desquelles au moins 58 Palestiniens ont été tués.

« Sur les 2.700 blessés, près de 1.360 manifestants l’ont été à la suite de tirs des forces de sécurité israéliennes », a précisé le porte-parole du Haut-Commissariat, lors d’un point de presse ce matin à Genève.

Selon Rupert Colville, parmi les blessés, 155 sont dans un état critique. Six enfants et un agent de santé ont été parmi ceux qui ont perdu la vie et 10 journalistes ont été blessés par balles. Pour l’ONU, ce lundi reste la journée la plus sanglante dans le conflit israélo-palestinien depuis la guerre de Gaza en 2014.

De son côté, le porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (BCAH) note qu’aucun décès n’a été signalé du côté israélien, mais un soldat israélien a été légèrement blessé et transporté à l’hôpital pour y être soigné hier.

Pour les services du Haut-Commissaire Zeid, une tentative visant à approcher, franchir ou d’endommager la clôture ne constitue pas une menace pour la vie ou une blessure grave et ne constitue pas un motif suffisant pour l’utilisation de munitions réelles. C’est également le cas en ce qui concerne les pierres et les cocktails Molotov lancés par des manifestants à distance des forces de sécurité bien protégées situées derrière des positions défensives.

« Il semble que n’importe qui peut être tué » s’inquiète le Chef des droits de l’ONU

Reste que pour les services du Haut-Commissaire Zeid, les règles relatives au recours à la force répétées à maintes reprises semblent être « ignorées à maintes reprises ». Pour le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, tout Palestinien manifestant à Gaza, qu’il représente une menace imminente ou non, pouvait être tué par les forces israéliennes. « Il semble que n’importe qui peut être tué », a déclaré aux médias Rupert Colville.

Le porte-parole du Bureau des droits de l’homme de l’ONU, Rupert Colville, a indiqué qu’Israël avait le droit de défendre ses frontières, selon les lois internationales, mais que la force létale ne devait être utilisée qu’en dernier recours, et que celle-ci n’était pas justifiée contre les Palestiniens qui approchaient la clôture.

« Ce n’est pas acceptable de dire : il s’agit du Hamas, donc c’est ok », a-t-il ajouté, rejetant la justification présentée par Israël qui accuse le parti contrôlant Gaza, d’être à l’origine de la manifestation et affirme donc qu’il n’a fait que défendre son territoire.

Parmi les personnes tuées par balles hier, figurait notamment un homme doublement amputé, a déclaré M. Colville, avant de lancer : « Quelle menace peut représenter un homme double amputé, depuis l’autre côté d’une barrière large et fortifiée ? »

Un mardi sous tension

Dans ces conditions, Zeid Ra’ad Al Hussein, a déclaré que « ceux qui sont responsables de violations flagrantes des droits de l’homme devront rendre des comptes ».

Dans tous les cas, la communauté internationale a continué d’exprimer son inquiétude devant le risque d’une escalade dans une région sous tension.

En effet, le mouvement de protestation palestinien, qui dure depuis des semaines, doit culminer ce mardi 15 mai, jour que les Palestiniens appellent la « Nakba » (la « Catastrophe »), qui marque l’exode de centaines de milliers d’entre eux, expulsés ou fuyants les combats, lors de la création de l’État d’Israël en 1948.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par ce qui peut arriver aujourd’hui – une journée remplie d’émotion des deux côtés – et dans les semaines à venir », a ajouté le Haut-Commissaire Zeid qui demande aussi Israël à faire preuve de la plus grande retenue ». « Trop c’est trop », a rappelé le Chef des droits de l’homme de l’ONU.

Des blessés soignés dans un système hospitalier en ruines de la bande de Gaza

Pour un système hospitalier en ruines, le défi pour les Palestiniens est de s’efforcer de soigner tant bien que mal tous ces blessés. Les services du Haut-Commissaire Zeid ont d’ailleurs rappelé la situation du système de soins de santé « déjà en ruine à Gaza » qui a été soumis à une pression incroyable. « Ceux qui souffrent de blessures mettant leur vie en danger sont confrontés à un scénario cauchemardesque en l’absence de lits d’hôpitaux et de services médicaux adéquats », a ajouté le porte-parole du Haut-Commissariat. Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU rappelle à cet égard ces situations lors desquelles « des manifestants blessés sont effectivement empêchés par Israël de quitter Gaza pour y être soignés ».

De son côté, le BCAH rappellent que les installations médicales à Gaza luttent pour faire face au nombre de victimes et le Coordonnateur Humanitaire, M. Jamie McGoldrick, a exprimé hier sa profonde préoccupation face à la tragédie qui se déroule à Gaza après avoir visité l’hôpital Shifa à Gaza. « M. McGoldrick a déclaré que les équipes médicales de Shifa sont débordées, qu’elles traitent des centaines de blessés, y compris des femmes et des enfants, et qu’elles manquent de fournitures médicales essentielles », a déclaré Jens Laerke, porte-parole d’OCHA lors d’un point de presse ce mardi à Genève.

Pour l’ONU, les hôpitaux publics de Gaza ont moins d’une semaine de réserves de carburant pour pouvoir poursuivre leurs opérations. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la capacité du secteur de la santé à Gaza est déjà menacée dans le contexte de plus de dix années de blocus, avec des pénuries à long terme de médicaments essentiels et d’équipements médicaux et de produits médicaux à usage unique. « Ce mois-ci, deux médicaments essentiels sur cinq sont complètement épuisés », a fait remarquer le porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic.

A noter que l’ONU indique que, selon des sources locales, environ 35.000 personnes ont participé aux manifestations d’hier, soit beaucoup plus que les semaines précédentes.

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Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a exhorté vendredi Israël à empêcher l’usage « excessif » de la force contre les manifestants palestiniens à Gaza et demandé que les responsables soient tenus comptables de leurs actions.

Selon le Bureau des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), 42 Palestiniens ont été tués au cours des quatre dernières semaines le long de la barrière séparant Gaza d’Israël et plus de 5.500 ont été blessés dont 1.739 par des munitions réelles tirées par les Forces de sécurité israéliennes.

« Chaque semaine, nous assistons à des exemples de recours à la force létale contre des manifestants désarmés », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein dans un communiqué. Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza se rassemblent chaque vendredi depuis fin mars pour revendiquer le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948.

Parmi les Palestiniens tués figurent quatre adolescents « dont trois enfants tués par une balle dans la tête ou le cou ». En outre, 233 enfants ont été blessés par des balles réelles, avec des lésions qui se traduiront par des incapacités permanentes, notamment par l’amputation des membres.

« Il est difficile d’imaginer que des enfants, même ceux lançant des pierres, puissent constituer une menace de mort imminente ou de blessure grave pour des membres des forces de sécurité lourdement protégés », a ajouté le Haut-Commissaire, tout en se référant au cas de Mohammad Ayyoub, 14 ans, qui a été tué d’une balle dans la tête le 20 avril dernier.

Des décès qui pourraient constituer des assassinats délibérés de civils
Le Haut-Commissaire a regretté que les avertissements des Nations Unies et d’autres soient apparemment restés lettre morte, « car l’approche des forces de sécurité de semaine en semaine ne semble pas avoir changé », a-t-il dit.

De plus, les services du Haut-Commissaire notent que beaucoup de ceux qui cherchent un traitement à l’extérieur de Gaza se sont vu refuser par Israël la permission de partir, ce qui a aggravé les souffrances. « Ces morts pourraient constituer des assassinats délibérés de civils, en violation flagrante de la quatrième Convention de Genève, par laquelle Israël est lié en tant que puissance occupante », a dit M. Zeid.

« Pour les nombreux autres meurtres présumés de civils non armés par les forces de sécurité israéliennes qui se déroulent hors caméra, il semble y avoir peu ou pas d’efforts pour appliquer l’Etat de droit », a regretté le Haut-Commissaire. Pour le HCDH, les morts et les blessés survenus à Gaza au cours des dernières semaines soulignent également l’importance une solide structure d’obligation redditionnelle pour tout crime présumé, comme l’a souligné le Secrétaire général lorsqu’il a appelé à une enquête indépendante et transparente sur les assassinats récents.

Dans ces conditions, Zeid Ra’ad Al Hussein estime que « chaque pays a l’obligation au nom des droits de l’Homme de s’assurer que tout décès et blessure grave fassent l’objet d’une enquête et que les responsables répondent de leurs actes devant la loi ».

« Malheureusement, dans le contexte de ce conflit éternel, des enquêtes sérieuses semblent être menées uniquement lorsque des preuves vidéo ont été rassemblées de façon indépendante », a rappelé M. Zeid, reprochant au gouvernement israélien, son « incapacité » à poursuivre ces violations et d’« encourager » ses forces de sécurité à recourir à la force létale contre « des êtres humains désarmés, même s’ils ne représentent pas de menace ».

En conclusion, M. Zeid a exprimé sa vive préoccupation par le fait qu’à la fin de la journée, et les vendredis à venir synonymes de jour traditionnel de protestations, plus de Palestiniens seraient tués, simplement parce qu’ils se seraient approchés d’une barrière en exerçant leur droit de manifester.

« Ces tendances remettent en question dans quelle mesure les règles d’engagement des Forces de sécurité israélienne, qui ne sont pas publiques, sont-elles conformes au droit international, ou du moins à quel degré elles respectent ses propres règles », a fait remarquer le chef des droits de l’homme de l’ONU.

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L’envoyé de l’ONU au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a mis en garde jeudi le Conseil de sécurité sur les risques d’explosion à Gaza et l’impact que cela aurait sur le reste de la région.

« Gaza se délite alors que nous parlons, sous la pression d’une combinaison explosive de facteurs humanitaires, sécuritaires et politiques négatifs », a prévenu M. Mladenov, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient. « Si un autre conflit entre le Hamas et Israël éclatait, cela aurait des conséquences dévastatrices pour les Palestiniens de Gaza. Cela pourrait compromettre la relative stabilité de la Cisjordanie et avoir des répercussions sur Israël et la région ».

Au cours des quatre dernières semaines, des dizaines de milliers de Palestiniens de Gaza ont convergé vers la frontière avec Israël dans le cadre des manifestations de la “Grande marche de retour”. Les manifestations devraient se poursuivre et se terminer vers le 15 mai, et pourraient se propager en Cisjordanie et au-delà, a mis en garde M. Mladenov.

Depuis le 30 mars, lors de ces manifestations, 35 Palestiniens ont été tués et de nombreux autres ont été blessés par les forces de sécurité israéliennes. Aucune victime israélienne n’a été signalée, a-t-il précisé.

« Alors que ces manifestations se poursuivent, les tensions et les risques d’incidents graves et de nouvelles victimes augmenteront. Israël doit calibrer son recours à la force et minimiser l’utilisation du tir réel. La force létale ne devrait être utilisée qu’en dernier recours », a-t-il ajouté. « Le Hamas et les dirigeants des manifestations doivent éloigner les manifestants de la barrière de Gaza et empêcher toute action violente et toute provocation ».

Une situation humanitaire qui se détériore rapidement

Au-delà de l’escalade des risques sécuritaires à Gaza, la situation humanitaire continue de rapidement se détériorer.

A partir de mars 2017, et sans préavis, l’Autorité palestinienne a réduit de plus de 30% les salaires de milliers d’employés du secteur public dans la bande de Gaza. Un an plus tard, en mars 2018, elle a suspendu le paiement des salaires de quelque 20.000 fonctionnaires à Gaza.

« L’impact de cette décision est dévastateur », a déclaré Nickolay Mladenov. « Le service public déjà défaillant de Gaza va se diriger encore plus vers un effondrement total. Les hôpitaux et les cliniques, les écoles, les installations de traitement de l’eau et des eaux usées, la collecte des déchets, le transport et d’autres services essentiels seront sérieusement affectés », a-t-il ajouté.

Le Coordonnateur spécial a appelé le gouvernement palestinien à reprendre sans tarder le paiement des salaires du secteur public à Gaza. « Nous devons immédiatement faire face à la crise humanitaire qui se déroule », a-t-il dit. « Israël doit assouplir les restrictions de mouvement et d’accès à Gaza pour permettre à l’économie de se rétablir, en tenant dûment compte de ses préoccupations légitimes en matière de sécurité. Dans ce contexte, je me félicite de la décision d’augmenter la zone de pêche de six à neuf milles marins et je demande instamment que la zone soit étendue plus loin et de façon permanente », a-t-il ajouté.

Selon lui, cette combinaison de facteurs, associée à l’impasse politique, fait de Gaza « une poudrière ».
« Malgré les développements tragiques dans le reste de la région, nous devons faire tout notre possible pour empêcher une nouvelle guerre à Gaza. Il est impératif que la communauté internationale et le Conseil de sécurité soutiennent les efforts de l’ONU et des principales parties prenantes pour relever les défis sécuritaires, humanitaires et politiques », a conclu M. Mladenov. « Les événements tragiques survenus à Gaza ont renforcé les risques croissants d’implosion et d’explosion, avec des conséquences potentiellement graves ailleurs dans la région ».

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Dans la bande de Gaza, le carburant d’urgence actuellement utilisé pour alimenter les installations vitales sera épuisé dans les dix prochains jours, ont averti mardi les Nations Unies, qui sollicitent le financement des bailleurs de fonds pour éviter une catastrophe humanitaire.

Avec l’aide des bailleurs de fonds, l’ONU coordonne la livraison de carburant d’urgence destiné au fonctionnement des générateurs et des véhicules de secours afin de maintenir un niveau minimum de services de santé, d’eau et d’assainissement vitaux en pleine pénurie d’électricité qui frappe la bande de Gaza.

« À l’heure actuelle, près de deux millions de Palestiniens de Gaza, dont plus de la moitié sont des enfants, reçoivent de l’électricité pendant huit heures par jour au maximum », a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dans un communiqué.

En 2018, 6,5 millions de dollars seront nécessaires pour fournir 7,7 millions de litres de carburant d’urgence. « C’est le strict minimum nécessaire pour éviter un effondrement des services ; pour le fonctionnement complet des installations vitales », a précisé OCHA soulignant que le besoin est de 1,4 million de litres par mois, soit environ 10 millions de dollars par an.

Les services d’urgence et de diagnostic, tels que les IRM, les radiographies, les unités de soins intensifs et les salles d’opération de 13 hôpitaux publics sont actuellement à risque. L’énergie requise doit également faire fonctionner 55 bassins d’égouts, 48 usines de dessalement ainsi que la capacité de collecte des déchets solides.

« Un soutien immédiat des bailleurs de fonds est urgent pour garantir que les Palestiniens vulnérables de Gaza puissent accéder à des services de santé, d’eau et d’assainissement qui sauvent des vies », a déclaré Roberto Valent, le Représentant spécial de l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en charge du programme d’assistance au peuple palestinien.

« Les hôpitaux ont déjà commencé à fermer. Sans financement, davantage de fournisseurs de services seront forcés de suspendre leurs opérations au cours des prochaines semaines, et la situation se détériorera considérablement, avec des impacts potentiels sur l’ensemble de la population. Nous ne pouvons pas permettre que cela se produise », a prévenu M. Valent.

Lundi, le Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres, avait appelé la communauté internationale à faire preuve de générosité pour financer les activités de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA) qui doit faire face à une réduction de la contribution américaine.

S’exprimant devant le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, le chef de l’ONU avait souligné que la situation humanitaire et économique à Gaza demeurait désastreuse.

« L’équipe pays des Nations Unies en Palestine a prédit que Gaza deviendrait inhabitable d’ici 2020 si des mesures concrètes ne sont pas prises pour améliorer les services et infrastructures de base », avait déclaré M. Guterres devant les membres du Comité. « Pourtant, Gaza reste étranglée par des fermetures paralysantes et un état d’urgence humanitaire constant », avait-il ajouté.

En plus de la crise de l’électricité, les Gazaouis luttent au quotidien au milieu d’infrastructures en ruines, en l’absence de services de base, et face à un chômage chronique et une économie paralysée.

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Deux Palestiniens membres du mouvement Jihad islamique ont été tués mardi dans la bande de Gaza dans une explosion que les autorités gazaouies ont imputée à une frappe menée par Israël, ce que l’armée israélienne a catégoriquement démenti.

Selon les données rapportées par l’AFP, le ministère de la Santé dans la bande de Gaza gouvernée par le mouvement islamiste Hamas a fait état, dans un premier temps, de deux corps amenés à l’hôpital de Beit Lahia, dans le nord de l’enclave, “après une frappe aérienne israélienne contre une moto”.

L’armée israélienne a immédiatement réagi en affirmant n’avoir “pas mené d’attaque dans le nord de la bande de Gaza, contrairement à des informations palestiniennes”.

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C’est jour de fête ce mardi 03 octobre dans la bande de Gaza. En effet après 10 ans de frictions et de bras de fer avec le Hamas, l’Autorité palestinienne reprend ses droits, à la tête du gouvernement. L’annonce a été faite hier par le Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah. Ce dernier, en compagnie d’une dizaine de ministres et de responsables, a mis les pieds à Gaza, une première depuis 2015, histoire de marquer cette réconciliation avec les radicaux du Hamas, rapporte l’AFP.

Le gouvernement commence à exercer son rôle à Gaza à partir d’aujourd’hui“, a déclaré Hamdallah, entouré par une armada de gardes du corps. Il faudra certes du temps pour que la confiance règne, mais l’affaire vaut son pesant d’or. Le Premier ministre palestinien a appelé à en finir, “ensemble“, avec “le chapitre de la division“. Selon lui, l’important est de “soulager les souffrances des gens de Gaza“, qui constituent deux tiers des Palestiniens des Territoires. Les Etats-Unis ont d’ailleurs pris la mesure de l’événement en adressant leurs félicitations, avec des pincettes, aux signataires du pacte. Ils ont, au passage, souligné qu’il est impératif d’enterrer la violence et de reconnaître le droit à l’existence d’Israël…

A noter que le geste du Hamas n’est pas allé de soi, l’Egypte, un soutien de premier plan, a tordu le bras aux islamistes, l’allié qatari n’est plus aussi fringuant depuis le passage du rouleau compresseur de Riyad, à ajouter à la frappe du président de l’Autorité, Mahmoud Abbas, qui a coupé le robinet en gelant le paiement de la facture de l’électricité fournie par Israël à Gaza.

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Selon des informations publiées par Le Monde, un inconnu s’est fait exploser jeudi 17 août à un point de contrôle du Hamas dans la bande de Gaza, a annoncé le mouvement palestinien, et une source médicale a indiqué qu’un homme du Hamas, mouvement islamiste issu des Frères musulmans qui exerce un pouvoir sans partage sur la bande de Gaza, avait été tué dans l’attentat.

Cet attentat-suicide, fait rarissime dans la bande de Gaza, fait redouter au mouvement islamiste au pouvoir dans ce territoire palestinien l’émergence d’une nouvelle forme de violence djihadiste.

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Au cours d’élections secrètes au sein du Hamas, Yehia Sanwar aurait été nommé à la tête de l’organisation à Gaza à la place d’Ismail Haniyeh, qui devrait assumer les fonctions de chef du bureau politique du Hamas.

Yehia Sanwar, l’un des instigateurs de l’enlèvement de Nah’shon Waxman hy’d, a été libéré de prison dans le cadre de la transaction Shalit.

Il a été incarcéré pendant près d’une vingtaine d’années dans une prison israélienne après avoir été condamné à cinq peines de réclusion à vie pour le meurtre de Palestiniens soupçonnés d’avoir coopéré avec les autorités israéliennes. Lorsqu’il était en prison, il était un meneur parmi les détenus du Hamas et s’opposait à tout assouplissement, qu’on sait très relatif, face à Israël.

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L’aviation israélienne a frappé samedi quatre objectifs dans la bande de Gaza, sans faire de victimes, a annoncé un responsable palestinien de la sécurité, à la suite d’un tir palestinien de roquette en territoire israélien. Les cibles des frappes israéliennes ont été un atelier, deux sites de la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas et un site d’entraînement militaire du Djihad islamique, a indiqué ce responsable sous le couvert de l’anonymat.

Deux des endroits frappés se trouvaient dans la ville de Gaza et les deux autres à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, enclave qui est gouvernée par le Hamas, selon la même source. L’armée israélienne a annoncé dans un communiqué avoir visé “quatre sites qui faisaient partie de l’infrastructure opérationnelle du Hamas dans le nord et le centre de la bande de Gaza”, en riposte au tir de roquette palestinien.

Une roquette tirée depuis la bande de Gaza a frappé un immeuble de la ville de Sderot, dans le sud d’Israël, a indiqué l’armée israélienne. Le projectile a endommagé l’immeuble mais n’a pas fait de victimes, a-t-elle déclaré. Aucun des groupes présents dans la bande de Gaza n’a revendiqué le tir de roquette. Israël et les territoires palestiniens connaissent un regain de violences depuis jeudi, avec quatre attaques palestiniennes qui ont fait deux morts et suscité des mesures de rétorsion israéliennes.

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L’aviation israélienne a frappé, samedi 7 mai, deux sites du mouvement  palestinien Hamas dans la bande de Gaza, en riposte à un tir de roquette contre le territoire israélien, a annoncé l’armée.

Tôt dans la matinée, « une roquette a été tirée de la bande de Gaza contre le sud d’Israël », a précisé l’armée dans un communiqué. Le tir n’a pas été revendiqué, mais un porte-parole a affirmé que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, « doit en être tenu responsable ».

Les raids de l’aviation israélienne, menés à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, « ont provoqué des dégâts dans deux usines de fabrication de briques et de matériaux de construction, mais sans faire de victimes », ont fait savoir des sources au sein des services de sécurité du Hamas.

Il s’agit de la plus sérieuse confrontation entre le Hamas et l’armée israélienne depuis la dernière guerre qui ravagea le territoire, à l’été 2014, causant la mort de près de 2 100 Palestiniens, dont une majorité de civils, et de 73 personnes, dont 67 soldats, côté israélien.

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Israël a mené vendredi de nouveaux raids aériens dans la bande de Gaza après des tirs d’obus palestiniens contre ses soldats à la frontière avec ce territoire où les habitants redoutent une nouvelle guerre.

Cette confrontation qui entre dans son troisième jour consécutif est la plus sérieuse depuis 2014 et l’instauration d’un fragile cessez-le-feu après des semaines de guerre.

L’aviation israélienne a mené un premier bombardement sur Beit Lahya, dans le nord de Gaza, puis a bombardé des positions utilisées par les groupes armés le long de la frontière à Khouzaa, dans le sud du territoire aux mains du Hamas islamiste, ont indiqué les témoins. Aucune victime n’a été rapportée.

L’armée israélienne a pour sa part fait état d’une seule opération aérienne contre une position du Hamas, en riposte à de nouveaux tirs au mortier palestiniens contre ses soldats opérant le long de la barrière de sécurité qui enferme hermétiquement le territoire, au nord et à l’est.

C’est la quatrième opération aérienne rapportée par l’armée israélienne depuis mercredi, en plus de tirs de chars.

Les soldats israéliens ont subi depuis mercredi douze séries de tirs au mortier le long de la barrière de métal et de béton au pied de laquelle ils traquent les tunnels pouvant servir à des combattants palestiniens pour s’infiltrer en Israël.

Il s’agit de la première confrontation directe entre le Hamas qui gouverne sans partage la bande de Gaza et l’armée israélienne depuis la guerre meurtrière et dévastatrice de juillet-août 2014.

Les violences ont pour la première fois fait un mort jeudi, une Palestinienne de 54 ans tuée par des tirs de char israéliens, selon des sources hospitalières palestiniennes.

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L’aviation israélienne a mené mercredi soir plusieurs raids dans la bande de Gaza, après une journée marquée par des tensions à la frontière entre Israël et ce territoire contrôlé par le Hamas, selon des sources israélienne et palestinienne.

Des bombardements ont été entendus sur la zone de l’aéroport international, aujourd’hui inutilisé, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, et sur des zones agricoles voisines, sans faire de blessé, selon le ministère de l’Intérieur du Hamas à Gaza.

L’armée israélienne a confirmé dans un communiqué avoir bombardé “cinq infrastructures terroristes du Hamas dans le sud de la bande de Gaza”.

“L’armée israélienne continuera ses opérations afin de protéger les citoyens israéliens des menaces terroristes du Hamas sur et sous le sol qui violent la souveraineté israélienne”, a affirmé Peter Lerner, un porte-parole de l’armée israélienne dans ce communiqué.

La frontière entre Israël et la bande de Gaza dirigée par le Hamas palestinien, son ennemi, a été prise mercredi d’un accès de tensions avec des échanges de tirs au mortier et de chars mettant à l’épreuve le fragile cessez-le-feu.

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Un avion israélien a frappé mercredi dans la bande de Gaza un groupe de Palestiniens.
L’armée israélienne a pretendu comme d’habitude que, ces palestiniens s’apprêtaient à faire exploser une bombe à la frontière avec Israël.
De source médicale palestinienne, on fait état d’un mort parmi les membres du groupe visé.

Des habitants ont précisé que l’attaque s’était produite dans le nord du territoire, sur une plage située à un kilomètre environ de la clôture qui sépare Israël et l’enclave palestinienne.

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En 50 jours Gaza a essuyé  60.664 raids israéliens qui ont détruit une

En 50 jours Gaza a essuyé 60.664 raids israéliens qui ont détruit une infrastructure déjà délabrée et délogé 450.000 palestiniens qui sont désormais sans abris à l’approche de l’hivers. Des centaines d’établissements scolaires ne sont plus en état de recevoir les élèves pour une rentrée scolaire qui aura lieu, en théorie, dans quelques jours.

Coté israélien Benjamin Netanyahu est au plus bas des sondages, et le taux de satisfaction des Israéliens à son égard passe de 50% au début du conflit à 38% , 50 jours après , situation dont profitent ses deux principaux contradicteurs au sein du cabinet de sécurité restreint, Naftali Bennett qui a grimpé dans les sondages( il est crédité de 18 sièges à la Knesset et plus contre 12 sièges actuellement), et Liberman, qui réhabilite son parti affaibli avec son électorat traditionnellement belliciste.

Des débats houleux relatés suite à des divergences des principaux ministres, à tel point que Natanyahu a préféré , mardi 26 août ,donner son aval à l’accord du cessez-le-feu proposé par l’Egypte, sans prendre l’avis du cabinet restreint devenu à ses yeux ingérable.

A Gaza ,on est en face d’une destruction systématique sans précédant, mais à un réel sentiment de victoire partagé par tous les Palestiniens qui sont parvenus à faire valoir leurs droits tout en maintenant leur unité. Côté israélien, c’est sur une amertume et un sentiment d’échec que l’opinion publique se réveille. Des observateurs commencent à établir un parallèle entre l’opération Bordure Protectrice à Gaza en 2014 et la guerre du Liban en 2006.

En fait, les premiers signes de l’échec israélien ont été perçus dès la mi-août .Le cabinet de sécurité israélien s’est divisé à propos de l’issue de l’opération.

Netanyahu et le ministre de la Défense Moshe Yaalon , appuyés par le chef d’Eta-Major de l’Armée Benny Ganz ,ont plaidé pour stratégie de « patience et de détermination » dans la conduite de la guerre, au moment où les ministres de l’Economie Naftali Bennett et des Affaires étrangères Avigdor Liberman, ont mis en garde que cette stratégie qui ne peut pas obliger, à leurs yeux , le Hamas à mettre fin aux tirs de roquettes, prônant une reconquête pure et simple par l’armée israélienne de la bande de Gaza qu’elle a quittée précipitamment en 2005.

Ce désaccord qui a éclaté aux plus hauts échelons d’Israël, n’a pas empêché Israël d’avaliser la trêve, mais annonce des obstacles à son application et menace surtout l’avenir de Netanyahu qui a adopté ce cessez-le-feu presque à contre-courant des thèses adverses et de l’avis d’une grande partie de l’opinion publique israélienne.

Coincés par leurs contradicteurs, les poussant dans une logique de surenchère électoraliste à choisir la reconquête de Gaza , et redoutant une guerre d’usure imposée par le Hamas, le trio, Natanyahu Yaalon et Ganz voulait à tout prix écarter le scénario de la reconquête qui sera une option coûteuse pour l’armée israélienne et rassurer l’opinion publique de plus en plus sceptique.« Si les dirigeants du Hamas pensent qu’ils peuvent nous fatiguer… ils se trompent. Nous n’allons nulle part, nous avons de la patience », a clamé tout haut le ministre de la Défense Yaalon . Mais il a en même temps fait sortir l’arme des assassinats des chefs militaires du Hamas( assassinats exécutés mardi 19 et jeudi 21 août) pour redorer le blason de son armée désorientée et donner l’impression que la guerre a réalisé des acquis.

Les ministres de l’économie et des affaires étrangères prennent Ganz pour cible. Ils lui reprochent de ne pas avoir frappé fort le Hamas pour le soumettre, au lieu de chercher à mettre fin à la guerre, au plus vite et d’avoir suggéré au gouvernement d’accepter le cessez-le-feu proposé par les Egyptiens et de ne pas avoir fait assez pour démanteler l’infrastructure du Hamas.

Des informations, révélées par la 10ème chaine israélienne indiquent que Mohamed Dheif a été détecté dans la maison où a été tuée sa femme et ses deux enfants, 48 avant le bombardement. Mais la décision du cabinet restreint ,chargé de la sécurité était d’attendre la fin de la trêve .Ce qui a permis à des commentateurs de dire que la trêve a été imposée à Israël ,et qu’elle a été décidée et maintenue à ses dépens.

En fait l’accord adopté mardi ressemble plus ou moins à ceux conclus en novembre 2012 et janvier 2009,entre Israël et Hamas, et les deux précédents n’ont pas été respectés surtout par Israël, et dans un mois, on verra s’il y a une réelle volonté pour le mettre en pratique.

On est loin de la démilitarisation de Gaza exigée par les Israéliens au début de l’opération. Et les Palestiniens, unis cette fois, exigent la levée totale du siège imposé à la bande de Gaza depuis 2006, en trouvant une solution globale qui comprend un accord final sur les 7 points de passage (6 avec Israël et un avec l’Egypte), sur le port et l’aéroport et la reconstruction de la bande de Gaza dans sa totalité.

Rappelant le sort de son maitre Menahim Begin qui a conquis Beyrouth en 1982 , pour s’apercevoir qu’il n’a rien gagné, Natanyahu est maintenant conscient qu’il a mené une guerre pour rien. Il était devant un choix simple imposé par ses ministres ultras et une opinion publique galvanisée par un discours belliciste aux premiers jours de l’opération : venir à bout militairement du Hamas et anéantir totalement la bande de Gaza. Mais il s’aperçoit que c’est un choix couteux. Il s’en détourne, mais ne gagne rien en contrepartie pour cette modération improvisée, et se met , sur la pointe des pieds, dans une voie de garage qui le place déjà dans une retraite anticipée.

Aboussaoud Hmidi

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Trois hauts commandants de la branche armée du Hamas palestinien ont été

Trois hauts commandants de la branche armée du Hamas palestinien ont été tués dans un raid de l’aviation israélienne, jeudi, 21 août 2014, à l’aube sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, a annoncé l’organisation, rapporte le point.fr.

Les Brigades Ezzedine al-Qassam ont identifié dans leur communiqué les trois hommes comme étant Mohammed Abou Chamala, Raëd al-Atar et Mohammed Barhoum.

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Un responsable du Hamas a annoncé

Un responsable du Hamas a annoncé, ce mercredi, 20 août 2014, sous couvert de l’anonymat, que la femme et la fille du commandant des Brigades Izz al-Din al-Qassam Mohamed El Dhaif sont tombées en martyres, à l’aube suite à un raid mené par l’armée de l’air israélienne à Gaza.

Ce raid intervient parallèlement à la reprise de l’agression israélienne contre le territoire palestinien où l’aviation israélienne a bombardé certaines zones à Gaza, faisant huit morts.

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Plus de 2.000 Palestiniens ont été tués durant le conflit déclenché

Plus de 2.000 Palestiniens ont été tués durant le conflit déclenché début juillet par Israël dans la bande de Gaza, rapporte le journal, liberation.fr, citant le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne.

Parmi les 2.016 Palestiniens tués, 541 sont des enfants et 250 des femmes. Ce nouveau bilan inclut des Gazaouis ayant succombé à leurs blessures dans des hôpitaux à Gaza et à l’étranger.

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Le ton devient bien nuancé

Le ton devient bien nuancé, côté israélien. L’euphorie des premiers jours a laissé la place à la circonspection et à la réserve. Les Israéliens disent maintenant que leur armée se retire de Gaza après avoir accompli sa mission, et expliquent ce retrait par la destruction, lors des bombardements, de 32 des 40 tunnels et plusieurs dizaines de puits, recensés au début de l’opération.

Des responsables militaires ont annoncé, mardi 5 août, que les tunnels qui mènent de Gaza vers Israël ont été détruits, et que la trêve de 72 heures proposée par l’Egypte et acceptée, lundi soir, par les deux parties, est entrée en vigueur à partir de mardi à 8 heures du matin. Ils ont annoncé, toutefois, que l’armée israélienne réagirait à toute attaque à la roquette ou par le biais de commandos en provenance de la bande de Gaza. Et comme pour dévoiler les rancœurs de part et d’autre, le Hamas a continué, jusqu’à la dernière minute avant l’entrée en vigueur de la trêve, à lancer des roquettes sur des dizaines de villes israéliennes, tandis que l’aviation israélienne a continué ses raids contre plusieurs localités de Gaza.

Le processus des pourparlers indirects entre Israël et le Hamas, engagé mardi matin, vise à mettre fin à 28 jours de bombardements meurtriers et de lancement de milliers de roquettes sur les villes israéliennes. En acceptant cette trêve, Israël revient sur une précédente décision de maintenir ses troupes dans la bande de Gaza. Déjà les observateurs ont compris que l’acceptation du Hamas de la trêve était conditionnée du retrait militaire israélien, car il n’a accepté l’arrêt des combats qu’après l’affirmation, lundi, d’un responsable israélien que si le cessez-le-feu est respecté, aucune présence des forces israéliennes ne sera nécessaire à Gaza. Le dernier en date des bilans de cette agression fait état de 1850 tués et 10 000 blessés du côté palestinien.

En Israël, l’heure est aussi au bilan. Et Benjamin Netanyahu, qui se trouve en face d’une opinion publique locale bien remontée, une extrême-droite bien structurée, une armée qui sent l’humiliation face à un ennemi au faîte de sa force, et une opinion publique internationale bien décidée à dénoncer ce qu’elle n’hésite plus à qualifier de «génocide », voit sa marge de manœuvre se rétrécir au fil des jours.

Pour calmer le jeu, Netanyahu ne cesse d’affirmer que « toutes les options restent encore ouvertes », laissant planer l’idée d’une guerre d’usure à laquelle les Palestiniens sont mieux préparés que lui. Mais les Israéliens ne se font plus d’illusion sur les nouveaux rapports de force. Déjà plus de 64 soldats israéliens ont trouvé la mort, dont 11 à travers les tunnels , 9 ont été tués en territoire israélien à des points de regroupement, d’autres ont été tués à l’intérieur de Gaza soit, avec des armes antichars, ou par des commandos qui sortaient de tunnels dans des zones considérées comme pacifiées, et au moins deux soldats israéliens auraient été tués, au moment de leur capture, par leurs collègues , pour priver le Hamas de les utiliser comme monnaie d’échange contre des prisonniers palestiniens.

L’aéroport Ben Gourion a été paralysé pour quelques jours, sous l’effet des roquettes du Hamas et a été déserté par les 3/4 des compagnies aériennes étrangères qui l’utilisent. Le secteur du tourisme a subi un coup d’arrêt durant le mois des combats, entraînant une chute de l’économie. Au total, les pertes économiques induites par l’agression de Gaza sont estimées à 3,5 milliards de dollars US.

Israël veut minimiser les réactions parfois vigoureuses de l’opinion publique internationale à ses crimes, préférant parler de la montée de l’antisémitisme, surtout en Europe. Mais la réalité est toute autre.

Les artistes espagnols ont adressé une lettre dans laquelle ils condamnent l’incursion de l’armée à Gaza la dénonçant comme un « génocide », et le puissant couple d’Hollywood Penelope Cruz et Javier Bardem a donné une nouvelle portée à cette initiative en y souscrivant.

La lettre, qui a été publiée dans plusieurs journaux espagnols, précise que la situation à Gaza « est difficile à comprendre et impossible à justifier, et il est honteux que l’Occident puisse permettre un tel génocide ».

Réagissant aux déclarations du porte-parole des Affaires étrangères canadien, qui a affirmé que le Hamas et ses alliés portent l’entière responsabilité des pertes des civils innocents à Gaza, près de 500 universitaires, juristes et défenseurs des droits de l’homme ont accusé, jeudi 31 juillet, dans une pétition, le gouvernement de Stephen Harper de « discréditer » le Canada en adoptant une position « déséquilibrée et partisane » exagérément pro-israélienne dans le conflit actuel.

Les signataires de la pétition publiée par le « Globe and Mail » ont rappelé le lourd bilan humain des affrontements et estimé que « le mépris pour le droit international exprimé par le silence du Canada sur de possibles violations très graves, discrédite le Canada ».

Sur le plan diplomatique, le Chili et le Pérou rappellent leurs ambassadeurs en Israël « pour consultations », suivant l’exemple du Brésil et de l’Equateur. Le Salvador rappelle son ambassadeur d’Israël, afin de protester contre « la politique génocidaire menée par l’Etat colon ». Le Chili a qualifié l’opération militaire de « châtiment collectif à l’encontre de la population civile de Gaza ».

Sur un autre plan, le Hamas a démasqué des espions locaux qui ont aidé Israël à localiser et détruire les maisons du Hamas. 30 personnes soupçonnées d’être des collaborateurs, dans le nord de Chajaya, ont été exécutées par le contre-espionnage de l’organisation islamiste, selon des sources dans la bande de Gaza. Beaucoup de suspects avaient des armes, des téléphones et des cartes SIM de la compagnie israélienne de téléphonie.

Parallèlement, une procédure judiciaire a été engagée par l’avocat français, Gilles Devers au nom du ministre palestinien de la Justice contre l’Etat d’Israël, à la Cour pénale internationale (CPI), pour « crimes de guerre, commis par l’armée israélienne en juillet 2014 en Palestine, dans le contexte de l’opération militaire appelée Bordure protectrice » lors des opérations israéliennes à Gaza.

Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, a appelé, mercredi à une enquête sur de possibles crimes de guerre commis par Israël à Gaza, dénonçant les ”attaques aveugles menées par le Hamas contre des zones civiles”. L’ONU a également dénoncé le bombardement des écoles de Gaza gérée par l’UNRWA et dans lesquelles des dizaines de Palestiniens ont trouvé la mort. Réagissant à ces crimes, Ban Ki-moon s’est exclamé : «C’est un scandale du point de vue moral et un acte criminel».

Israël qui a engagé l’opération « Bordure protectrice » dans l’espoir de cumuler des gains politiques et sécuritaires s’est rendu compte que les développements ont pris un autre cours , et que désormais il a affaire à une opinion publique internationale éveillée, à des intellectuels avertis et à un peuple palestinien qui retrouve son unité malgré les contingences et les contretemps. Et cette nouvelle donne ne peut plus être éludée par des manœuvres faisant croire à l’opinion publique internationale que ce qui est à redouter c’est le terrorisme qui provient des Palestiniens et ce qui est à conjurer c’est bien l’antisémitisme qui prend pour cible les Israéliens pacifiques.

Aboussaoud Hmidi

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Le ton devient bien nuancé

Le ton devient bien nuancé, côté israélien. L’euphorie des premiers jours a laissé la place à la circonspection et à la réserve. Les Israéliens disent maintenant que leur armée se retire de Gaza après avoir accompli sa mission, et expliquent ce retrait par la destruction, lors des bombardements, de 32 des 40 tunnels et plusieurs dizaines de puits, recensés au début de l’opération.

Des responsables militaires ont annoncé, mardi 5 août, que les tunnels qui mènent de Gaza vers Israël ont été détruits, et que la trêve de 72 heures proposée par l’Egypte et acceptée, lundi soir, par les deux parties, est entrée en vigueur à partir de mardi à 8 heures du matin. Ils ont annoncé, toutefois, que l’armée israélienne réagirait à toute attaque à la roquette ou par le biais de commandos en provenance de la bande de Gaza. Et comme pour dévoiler les rancœurs de part et d’autre, le Hamas a continué, jusqu’à la dernière minute avant l’entrée en vigueur de la trêve, à lancer des roquettes sur des dizaines de villes israéliennes, tandis que l’aviation israélienne a continué ses raids contre plusieurs localités de Gaza.

Le processus des pourparlers indirects entre Israël et le Hamas, engagé mardi matin, vise à mettre fin à 28 jours de bombardements meurtriers et de lancement de milliers de roquettes sur les villes israéliennes. En acceptant cette trêve, Israël revient sur une précédente décision de maintenir ses troupes dans la bande de Gaza. Déjà les observateurs ont compris que l’acceptation du Hamas de la trêve était conditionnée du retrait militaire israélien, car il n’a accepté l’arrêt des combats qu’après l’affirmation, lundi, d’un responsable israélien que si le cessez-le-feu est respecté, aucune présence des forces israéliennes ne sera nécessaire à Gaza. Le dernier en date des bilans de cette agression fait état de 1850 tués et 10 000 blessés du côté palestinien.

En Israël, l’heure est aussi au bilan. Et Benjamin Netanyahu, qui se trouve en face d’une opinion publique locale bien remontée, une extrême-droite bien structurée, une armée qui sent l’humiliation face à un ennemi au faîte de sa force, et une opinion publique internationale bien décidée à dénoncer ce qu’elle n’hésite plus à qualifier de «génocide », voit sa marge de manœuvre se rétrécir au fil des jours.

Pour calmer le jeu, Netanyahu ne cesse d’affirmer que « toutes les options restent encore ouvertes », laissant planer l’idée d’une guerre d’usure à laquelle les Palestiniens sont mieux préparés que lui. Mais les Israéliens ne se font plus d’illusion sur les nouveaux rapports de force. Déjà plus de 64 soldats israéliens ont trouvé la mort, dont 11 à travers les tunnels , 9 ont été tués en territoire israélien à des points de regroupement, d’autres ont été tués à l’intérieur de Gaza soit, avec des armes antichars, ou par des commandos qui sortaient de tunnels dans des zones considérées comme pacifiées, et au moins deux soldats israéliens auraient été tués, au moment de leur capture, par leurs collègues , pour priver le Hamas de les utiliser comme monnaie d’échange contre des prisonniers palestiniens.

L’aéroport Ben Gourion a été paralysé pour quelques jours, sous l’effet des roquettes du Hamas et a été déserté par les 3/4 des compagnies aériennes étrangères qui l’utilisent. Le secteur du tourisme a subi un coup d’arrêt durant le mois des combats, entraînant une chute de l’économie. Au total, les pertes économiques induites par l’agression de Gaza sont estimées à 3,5 milliards de dollars US.

Israël veut minimiser les réactions parfois vigoureuses de l’opinion publique internationale à ses crimes, préférant parler de la montée de l’antisémitisme, surtout en Europe. Mais la réalité est toute autre.

Les artistes espagnols ont adressé une lettre dans laquelle ils condamnent l’incursion de l’armée à Gaza la dénonçant comme un « génocide », et le puissant couple d’Hollywood Penelope Cruz et Javier Bardem a donné une nouvelle portée à cette initiative en y souscrivant.

La lettre, qui a été publiée dans plusieurs journaux espagnols, précise que la situation à Gaza « est difficile à comprendre et impossible à justifier, et il est honteux que l’Occident puisse permettre un tel génocide ».

Réagissant aux déclarations du porte-parole des Affaires étrangères canadien, qui a affirmé que le Hamas et ses alliés portent l’entière responsabilité des pertes des civils innocents à Gaza, près de 500 universitaires, juristes et défenseurs des droits de l’homme ont accusé, jeudi 31 juillet, dans une pétition, le gouvernement de Stephen Harper de « discréditer » le Canada en adoptant une position « déséquilibrée et partisane » exagérément pro-israélienne dans le conflit actuel.

Les signataires de la pétition publiée par le « Globe and Mail » ont rappelé le lourd bilan humain des affrontements et estimé que « le mépris pour le droit international exprimé par le silence du Canada sur de possibles violations très graves, discrédite le Canada ».

Sur le plan diplomatique, le Chili et le Pérou rappellent leurs ambassadeurs en Israël « pour consultations », suivant l’exemple du Brésil et de l’Equateur. Le Salvador rappelle son ambassadeur d’Israël, afin de protester contre « la politique génocidaire menée par l’Etat colon ». Le Chili a qualifié l’opération militaire de « châtiment collectif à l’encontre de la population civile de Gaza ».

Sur un autre plan, le Hamas a démasqué des espions locaux qui ont aidé Israël à localiser et détruire les maisons du Hamas. 30 personnes soupçonnées d’être des collaborateurs, dans le nord de Chajaya, ont été exécutées par le contre-espionnage de l’organisation islamiste, selon des sources dans la bande de Gaza. Beaucoup de suspects avaient des armes, des téléphones et des cartes SIM de la compagnie israélienne de téléphonie.

Parallèlement, une procédure judiciaire a été engagée par l’avocat français, Gilles Devers au nom du ministre palestinien de la Justice contre l’Etat d’Israël, à la Cour pénale internationale (CPI), pour « crimes de guerre, commis par l’armée israélienne en juillet 2014 en Palestine, dans le contexte de l’opération militaire appelée Bordure protectrice » lors des opérations israéliennes à Gaza.

Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, a appelé, mercredi à une enquête sur de possibles crimes de guerre commis par Israël à Gaza, dénonçant les ”attaques aveugles menées par le Hamas contre des zones civiles”. L’ONU a également dénoncé le bombardement des écoles de Gaza gérée par l’UNRWA et dans lesquelles des dizaines de Palestiniens ont trouvé la mort. Réagissant à ces crimes, Ban Ki-moon s’est exclamé : «C’est un scandale du point de vue moral et un acte criminel».

Israël qui a engagé l’opération « Bordure protectrice » dans l’espoir de cumuler des gains politiques et sécuritaires s’est rendu compte que les développements ont pris un autre cours , et que désormais il a affaire à une opinion publique internationale éveillée, à des intellectuels avertis et à un peuple palestinien qui retrouve son unité malgré les contingences et les contretemps. Et cette nouvelle donne ne peut plus être éludée par des manœuvres faisant croire à l’opinion publique internationale que ce qui est à redouter c’est le terrorisme qui provient des Palestiniens et ce qui est à conjurer c’est bien l’antisémitisme qui prend pour cible les Israéliens pacifiques.

Aboussaoud Hmidi

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