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Apparemment, rien ne va plus à la Banque centrale de Tunisie (BCT). Au niveau des réserves en devises, la situation va  de pire en pire, et ce malgré les dernières mesures mises en place par l’institut d’émission concernant principalement l’augmentation, deux fois en un seul mois, de son taux directeur et les sommes colossales injectées pour réguler le marché des changes et renflouer le dinar qui à son tour n’a cessé de dégringoler pour atteindre un chiffre alarmant voire catastrophique. L’intervention la plus récente de la BCT est celle qui a porté sur l’injection pour une  seule journée de 100 millions de dollars. Il est clair aujourd’hui, comme déjà annoncé par plusieurs experts en la matière, que le problème est strictement structurel et que quelle que soit la somme injectée, rien ne sera résolu au sein de l’institut d’émission. A vrai dire, la Banque centrale est en train de payer très cher ses mauvais choix et de ses décisions arbitraires et non étudiées. Trois mesures aussi grandioses que celles annoncées par la Banque centrale aurait dû au moins mettre le pays sur les rails, et non aboutir à des chiffres aussi médiocres. Nous constatons par ailleurs, d’après le chiffres actualisés, que les réserves en devises ont plongé de façon abyssale pour atteindre un niveau jamais atteint depuis plusieurs années. Jusqu’à la date du 5 juin 2017, les avoirs nets en devises ont atteint seulement 12,339 Milliards de dinars, soit l’équivalent de 99 jours d’importation (un peu plus de trois mois), alors qu’à fin décembre 2016, les réserves en devises de la Tunisie couvraient 114 jours d’importations contre 127 jours à la même période en 2015.

La question qui se pose à ce stade est la suivante : Comment doit-on réagir devant l’inefficacité des mesures mises en place par la BCT? Quels choix  face à la détérioration des principaux secteurs économiques du pays ? Ni le tourisme, ni les phosphates, ni encore les exportations n’ont repris leur rythme habituel. Ils sont tous à la traîne et la situation ne date pas d’aujourd’hui. C’est depuis plusieurs années que le pays souffre de l’improductivité et du blocage sans que personne ne bouge. Semblable situation peut avoir des conséquences négatives certaines sur les réserves en devises du pays.

Dans sa dernière note portant sur les évoluions monétaires et conjoncturelles, la BCT n’a pas caché que les tensions sur le taux de change du dinar se sont intensifiées sensiblement, depuis la deuxième quinzaine du mois d’avril 2017, en induisant une dépréciation importante du dinar vis-à-vis des principales devises. Comparativement à son niveau de fin mars 2017, le dinar a enregistré, sur le marché interbancaire, du 1 er au 22 mai 2017, une dépréciation moyenne de 7,5% vis-à-vis du l’euro et de 5,1% vis-à-vis du dollar américain, contre une dépréciation de seulement 0,6% (contre les deux devises) une année auparavant. De même, la BCT a souligné que l’accentuation récente du déficit commercial a amplifié les pressions à la dépréciation du dinar sur le marché interbancaire, qui est structurellement déficitaire. Du 1er au 20 mai 2017, les importations se sont accélérées sensiblement et d’une manière quasi-généralisée. La poursuite de ce rythme de progression des importations risque de maintenir le taux de change du dinar sous tension, rendant sa gestion à travers les interventions sur le marché des changes une tâche de plus en plus compliquée. Dans ce contexte, et en vue d’atténuer les fluctuations excessives de la valeur du dinar, la BCT a procédé à la mobilisation des ressources en devises disponibles pour améliorer la liquidité du marché des changes.

L’intervention de la Banque centrale sur le marché monétaire a poursuivi sa hausse pour s’établir en avril 2017, au-dessus de la barre de 9 milliards de dinars, contre 5.635 MDT une année auparavant. L’accentuation des pressions inflationnistes actuelles et en perspective ont amené le Conseil d’Administration de la BCT, réuni le 23 mai 2017, à relever le taux directeur de 25 points de base, en le portant de 4,75% à 5 %, soit la deuxième hausse consécutive après celle du 25 avril 2017 de 50 points de base.

Il convient de rappeler que le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari a déjà mis en garde contre l’hémorragie du stock des réserves de change qui ont atteint 102 jours d’importation seulement contre 122 jours d’importation auparavant. Il a expliqué cette baisse par les lourdes factures d’importation payées par la BCT, notamment celle des hydrocarbures qui devient « illogique ». Une seule facture équivaut dans certains cas à un (1) jour d’importation,

Ayari a, en outre, indiqué que malgré les montants injectés par la BCT pour secourir le dinar, il semble que le sacrifice demeure inutile. “Les pressions sur le marché de change sont toujours très importantes et l’hémorragie de la devise va encore continuer”, a-t-il dit.

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IFC

Le niveau des avoirs nets en devises s’est élevé jusqu’ à la date du 22 septembre 2016 à12.947 MDT ou 118 jours d’importation, apprenons-nous des derniers indicateurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Selon les mêmes chiffres, les billets et monnaies en circulation se sont élevés jusqu’à la même date à 10.183 MDT contre 9.973 MDT jusqu’au 22 août de la même année.

En effet, jusqu’au 1er juillet 2016, le niveau des avoirs nets en devises s’est élevé à 12.189 MDT ou 112 jours d’importation, et à 110 jours d’importation ou 12.106 MDT jusqu’au 10 juin 2016.

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Le niveau des avoirs nets en devises s’est élevé jusqu’au 1er juillet 2016, à 12, 189 MDT ou 112 jours d’importation, enregistrant ainsi une légère hausse par rapport à la période précédente, ont indiqué les derniers chiffres de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

En effet, jusqu’au 10 juin 2016, les avoirs nets en devises ont atteint 110 jours d’importations ou 12.106 millions de dinars.

Selon les mêmes chiffres, les billets et monnaies en circulation se sont élevés jusqu’au 1er juillet 2016 à 9,790 MDT alors que le volume global de refinancement s’est situé à 7,176 MDT jusqu’à la date du 04 juillet 2016.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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