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Lamia Zribi

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a souligné, mardi 7 mars 2017, la nécessité de soutenir l’investissement privé en Tunisie, notamment dans les régions intérieures, étant donné que l’Etat a une faible marge de manœuvre, qui ne lui permet pas de dépasser les 6 000 millions de dinars au titre des dépenses de développement et d’investissement public direct (20% du total des investissements).
Intervenant à la plénière consacrée à l’examen des questions liées au développement dans les gouvernorats du Nord-Ouest, à l’ARP, la ministre a estimé que le soutien des investissements privés dans les secteurs porteurs constitue un défi stratégique pour le gouvernement, confronté à la nécessité de résoudre les complications administratives, d’améliorer l’infrastructure et d’améliorer le climat d’affaires.
Zribi a par ailleurs fait savoir que 90% des investissements directs inscrits dans le budget de l’Etat de l’année 2016, ont été réalisés.
Elle a indiqué que la part des quatre gouvernorats du Nord-Ouest dans les projets de développement inscrits dans le budget de l’année 2016 et programmés pour l’exercice 2017 varie entre 4 et 6% de l’ensemble des projets dans toutes les régions.
Elle a indiqué que l’accès au financement constitue le principal obstacle devant l’investissement, eu égard à l’affaiblissement de la capacité de financement des banques en Tunisie, et l’insuffisance de leurs capacités en matière d’évaluation des risques, facteurs qui expliquent le non financement des PME.
Elle a évoqué à ce propos, l’action menée par son département pour revoir l’ensemble du système de financement public et restructurer la BFPME, la BTS et la Sotugar.

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La mini tempête autour du mini remaniement est passée. Cette affaire, qui a alimenté les conversions dans les cafés, les salons de thé, agité la classe politique et qui nous a valu une montée de fièvre à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), est retombée comme un soufflet. Un peu comme tous les sujets qui passionnent de manière récurrente les Tunisiens, qui ont la fâcheuse tendance à s’enflammer trop vite, avec tous les débordements langagiers qui vont avec, embarquant toute la nation loin des vraies questions qui la font avancer. L’UGTT, laquelle a montré un moment les muscles, révulsée par le fait que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, ait débarqué brutalement le soldat Abid Briki – il était ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance -, a finalement rangé les armes, faisant prévaloir, dit-elle, les intérêts supérieurs du pays. Donc beaucoup de boucan pour rien, in fine. Le bruit autour du soi-disant remaniement est passé certes, mais pas le malaise. Et ce mercredi 1er mars 2017, la ministre des Finances, Lamia Zribi, l’a accentué dans l’émission de Sofiène Ben Hamida, sur Nessma TV…

Zribi a déclaré au sujet du trou abyssal de la balance commerciale : « Avec les membres du gouvernement nous travaillons actuellement pour trouver une solution à ce problème. Il y a des produits superflus que nous importons aujourd’hui mais il ne faut pas oublier que nous avons des accords commerciaux avec plusieurs pays ». Voilà, la raison d’Etat, ou plutôt la déraison, qui veut qu’on s’arcboute à des accords, quitte à flinguer sa propre économie. L’ex-secrétaire d’État au Commerce, Fayçal Hafiane, n’avait pas dit autre chose que ce qu’a reconnu la ministre des Finances ce matin. Il avait même poussé la précision jusqu’à pointer du doigt l’invasion des produits turcs dans le déséquilibre de la balance commerciale de la Tunisie, des produits dont le pays n’a pas réellement besoin. On a eu le chiffre exact ce 1er mars, de la bouche du ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari : 1482,2 millions de dinars de déficit commercial avec la Turquie depuis que l’accord de libre-échange est entré en vigueur, en 2005. Hafiane a été éjecté par Chahed pour avoir dit ça, juste ça ! Bon, il a trinqué aussi à cause des attaques fréquentes contre l’inamovible Laâdhari. En fait, Hafiane a commis deux crimes, aux yeux de l’irascible et impulsif chef du gouvernement : Il s’en est pris au pays du non moins susceptible Erdogan, un “ami” d’Ennahdha et il tirait copieusement sur son boss et bras droit (secrétaire général du mouvement) de Rached Ghannouchi, le jugeant trop laxiste. La fragilisation de Laâdhari aurait menacé l’attelage politique hétéroclite à la tête du pays, appelé communément coalition gouvernementale, Chahed a donc opté pour le sacrifice de Hafiane…

Le couperet a raté de peu Jalloul et Zribi

Néji Jalloul, ministre de l’Education, et la ministre des Finances ont failli subir le même sort, mais Jalloul s’est montré très habile dès que le bruit de son éviction imminente est monté. Celui dont le Syndicat de l’enseignement secondaire exigeait ardemment la tête, en fin tribun et communicant qu’il est, s’est drapé avec sa popularité pour parer les coups qui venaient des enseignants. Il a ameuté les médias et a déclaré haut et fort qu’il n’était pas question d’être le spectateur de son débarquement, qu’il entendait rester à son poste pour mener à bien les réformes qu’il a engagées. Chahed, qui jusqu’ici n’a pas voulu arbitrer entre son ministre et les syndicats, et encore moins le défendre, a été pris de court et a dû temporiser. La mobilisation des parents d’élèves et d’une partie des profs a fait le reste. Le chef du gouvernement a battu en retraite, pour finalement afficher la cohésion de son équipe lors de son interview diffusée sur Al Hiwar Ettounsi, le 26 février 2017, avec Jalloul bien en évidence à ses côtés. L’ex-ministre de la Santé, Saïd Aïdi, dont pourtant beaucoup de gens disaient du bien, n’a pas su se protéger de la sorte des missiles de l’UGTT. N’est pas Jalloul qui veut…

Quant à Zribi, elle doit certainement sa survie au fait que le FMI va débarquer très prochainement en Tunisie, pour étudier les modalités du déblocage de la dernière tranche du prêt pour 2016, qui était censée être versée en décembre. Du grabuge au département des Finances et le départ de sa patronne à quelques semaines de ce rendez-vous décisif auraient fait le plus mauvais des effets aux bailleurs de fonds, qui n’en demandent pas tant avec tous les trains qui n’arrivent pas à l’heure en ce moment dans cette Tunisie que ses partenaires, patiemment, portent à bout de bras depuis sa dite Révolution !

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a affirmé que la Tunisie ne suit pas à la lettre les consignes du Fonds Monétaire International (FMI). « C’est la Tunisie qui a décidé de demander l’aide financière du FMI car cela lui permet de regagner la confiance des investisseurs », a déclaré la ministre, lors de son passage, ce mardi 28 février 2017 sur Express Fm/

Concernant la cession de parts dans les banques publiques, Lamia Zribi a indiqué qu’aucune décision n’a été prise à ce sujet : « Il y des divergences de points de vue quant à la question de cession de parts, mais le gouvernement tentera d’aplanir ces divergences dans les jours à venir », a indiqué la ministre à la même source.

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Les deuxième et troisième tranches du prêt accordé à la Tunisie par le Fonds monétaire international (FMI) pourraient être débloquées à la fin du mois de mars 2017, a estimé, dimanche, la ministre des finances, Lamia Zribi.

” Une délégation du FMI est attendue, en mars prochain à Tunis, pour discuter du processus de mise en œuvre des réformes “, a-t-elle confié à l’agence TAP.
A ce propos, elle a envisagé le déblocage de la deuxième et de la troisième tranches (estimées à 700 millions de dollars), au terme de cette visite.
Le Fonds monétaire international a validé en mai 2016, l’octroi d’un crédit de 2,9 milliards de dollars à la Tunisie.

La Tunisie a jusque-là obtenu 320 millions de dollars à titre de première tranche, alors que le reste du montant sera versé en plusieurs tranches en fonction de l’avancement de l’exécution du programme de réforme économique défini.
Selon Zribi, ” la deuxième tranche de ce crédit aurait dû être versée en décembre 2016 “.

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a affirmé que la Tunisie aura besoin de 8,5 milliards de dinars en 2017.

Lors de son intervention ce mardi 14 février 2017 sur les ondes d’Express Fm, la ministre a en outre indiqué que 6,2 milliards de dinars de ces besoins devraient provenir de l’extérieur.

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Pendant cinq jours, le gouverneur de la BCT Chedly Ayari, la ministre des Finances Lamia Zribi et deux hauts cadres du MF, ont écumé les places financières de 3 pays, la France, l’Allemagne et l’Angleterre, à la recherche de financements pour combler les déficits du budget de l’Etat, à raison de 9 réunions, individuelles ou par groupes, par jour, avec les investisseurs et les bailleurs de fonds. La demande à Londres était tellement importante (70 investisseurs) que le marathon des réunions a dû se faire en groupes de 6 à 7 par membre de délégation. De 8 heures du matin à 20 heures. Même les déjeuners se transformaient en rencontres avec les investisseurs et à 18 heures, on se réunissait avec les organisateurs pour le feed-back des marchés.

  • Dur, dur de s’endetter dans ces conditions !

La discussion n’était pas facile comme en a témoigné l’agence de presse spécialisée Reuters, d’autant que la délégation tunisienne avait, en face d’elle, non des politiciens ou des bailleurs de fonds publics, mais des investisseurs privés, plus soucieux de bénéfices et de délais et conditions de remboursement que de la conjoncture interne de la Tunisie et des perspectives de son processus démocratique. «Nos vis-à-vis dans les discussions pendant le roadshow, sont au courant de tout ce qui se passe en Tunisie dans le détail. Ils ont, par exemple, attiré notre attention que les médecins tunisiens sont en grève et que les pharmaciens aussi, alors que nous discutions. Ils connaissent, par le nom, tous les dirigeants de l’UGTT et suivent leurs déclarations. Tous des signaux négatifs pour la communauté des bailleurs de fonds», nous avouait la ministre tunisienne des Finances Lamia Zribi, lors d’un entretien téléphonique avec Africanmanager.

La délégation tunisienne discutait aussi avec de jeunes loups des finances qui n’avaient cure de notre conjoncture de jeune démocratie et de transition économique. Et la pertinence des questions, face à des réponses dont les membres de la délégation ne maîtrisaient parfois pas toutes les ficelles et imposait un réalisme qui reste incompréhensible pour des vis-à-vis au langage purement technique et financier, rendait leur mission trop dure. «Des techniciens de la finance qui ne comprennent pas qu’on accorde des augmentations salariales alors que le budget ne le permet pas, ou qui ne comprennent pas qu’on ait un déficit commercial élevé alors qu’on refuse toujours de dévaluer notre monnaie», nous disait encore la ministre qui affirme à ce propos que «les investisseurs et les bailleurs de fonds ont été unanimes à poser la question autour de la dévaluation du Dinar». Et Lamia Zribi d’avouer que «la notation de Fitch a beaucoup perturbé le roadshow, beaucoup compliqué les négociations», admettant que «cela rend nécessaire, sinon impérieux, que la Tunisie fasse les efforts nécessaires pour améliorer sa note souveraine, car une autre dégradation nous fermerait les portes des bailleurs de fonds».

Des bailleurs qui ont parfois pressé la délégation tunisienne comme un citron, par des questions, non pas auxquelles ils n’étaient pas préparés, mais pour les réponses qui n’étaient pas parfois logiques pour les techniciens, purs et durs, des finances qu’ils étaient. Mais «on a bien défendu notre dossier et on a même réussi à faire changer d’avis certains par la sincérité des réponses et inspiré assez de confiance», pour arriver à ce taux de 5,625 %, selon le communiqué du ministère des Finances.

  • Les 850 M étaient un choix et suffiraient, si …

Beaucoup d’observateurs et d’analystes se sont par ailleurs demandé pourquoi ne pas avoir pris plus et si la délégation tunisienne, n’avait pas, en fin de compte, échoué dans sa mission. «Nous avions un objectif maximal de 1 Milliard d’euros, selon le mandat qui nous avait été donné par l’ARP. Le montant était en fait un choix, parce que nous avions dû faire le ménage, dans les 206 offres représentant un montant de 1,6 Milliards euros, entre véritables investisseurs, les bonnes banques et les bons fonds d’investissements, pour ne pas tomber dans le spéculatif. Les conditions de certaines offres, comme en matière de taux d’intérêt, de coupon, de maturité et de taux spéculatifs, nous ont finalement fait faire le choix des 850 M pour une maturité de 7 ans, selon les termes du mandat qui nous a été donné par l’ARP et qui était d’une maturité entre 7 et 10 ans. Une plus courte maturité ne nous aurait pas été favorable et une maturité plus longue nous aurait coûté plus cher», a indiqué la ministre tunisienne des Finances à Africanmanager.

Pour la ministre Zribi, «le montant est au-delà des prévisions budgétaires pour l’apport des bailleurs de fonds étrangers et même en-dessous de nos besoins », assure-t-elle, affirmant ne jamais avoir parlé d’un montant d’un Milliard d’euros. Pour elle, «les 850 M devraient être suffisants, à condition de réussir nos discussions avec la BAD, la Banque Mondiale et le FMI dont les autres bailleurs de fonds attendent la réaction, qui devrait normalement arriver en mars prochain, pour se décider de leur côté».

  • A quand un roadshow local des vérités ?

Satisfaite du résultat de la mission, la ministre des Finances insiste pour dire que «le résultat du road-show reste quand même une marque confiance dans le risque Tunisie», dans sa résilience et sa capacité à rebondir. Elle n’en reste pas moins réaliste. «Nous l’avions constaté, l’appréciation externe du risque Tunisie, fait encore peur aux investisseurs, qui ne voient toujours pas les effets des réformes et des améliorations. Le grand hic pour les bailleurs de fonds, reste le déficit budgétaire et courant et l’avancement des réformes qui ont été finalement les deux grands points d’achoppement pour cette sortie sur le marché européen de la dette. Il nous faut nous remettre au travail et avancer plus vite dans les réformes, sinon la prochaine sortie sera encore plus difficile dans de telles conditions», indique-t-elle.

Il reste maintenant, au chef du gouvernement en personne, de faire sa part du travail, celle qui consiste à parler au peuple, à travers un roadshow de réunions populaires et non assis sur un fauteuil derrière les caméras, pour lui dire la gravité de la situation et l’appeler à reprendre le travail et à redoubler d’effort pour remettre son économie en marche et ne pas décevoir tous ceux qui attendent un avenir meilleur de la révolution !

 

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Le road-show tunisien pour la levée d’un milliard d’euros sur le marché de l’euro-bond devrait débuter le samedi prochain. La délégation financière tunisienne, forte de trois ou quatre personnes et qui sera présidée par le gouverneur de la BCT, Chedli Ayari et la ministre Lamia Zribi devrait parcourir les places financières de Paris, Londres et Francfort. Le road-show se déroulera alors que la Tunisie est déjà sous la loupe du FMI (Fonds monétaire international) dont une délégation est déjà en Tunisie depuis quelques jours.
La Banque centrale de Tunisie (BCT) avait déjà désigné la banque d’investissement et d’entreprise française Natixis pour la coordination globale de l’emprunt en euros, Commerzbank et JP Morgan comme Co-arrangeurs de cette opération.

Particularité de cette opération, programmée depuis l’année dernière et reportée pour cause de conjoncture non favorable et liquidité disponible sur le marché local, elle sera «sans béquilles» comme on dit dans le jargon financier. Cela veut dire que la Tunisie sortira sur les marchés financiers internationaux, sans aucune garantie ou parrainage extérieur. On rappelle qu’en 2015, la Tunisie avait déjà obtenu 500 millions USD du marché international des capitaux avec un taux de 1,4% et une maturité de 5 ans, mais avec la garantie américaine de l’USAID.
Une première pour la Tunisie depuis 2007 sur le marché du Samouraï où, malgré la crise des subprimes, elle avait eu plus qu’elle en demandait. Cette sortie sur le marché international de l’euro sera aussi la seconde du genre depuis celle de 2005, qui s’était alors aussi très bien déroulée.

Or, cette nouvelle sortie, qui plus est pour un montant important pour l’économie et les finances tunisiennes, se déroule dans une conjoncture bien spéciale, tant au niveau local qu’international. Localement, la Tunisie a à peine bouclé sa loi de finances (LF) 2017, elle est obligée d’en faire une complémentaire pour la précédente (2016) et elle serait fort probablement obligée d’en préparer une autre pour la LF en cours. Une conjoncture aussi où le service de la dette s’envole et les réserves en devises trinquent. Un exercice aussi où le GUN (Gouvernement d’unité nationale) peine à récolter ses impôts avec plus d’un métier en situation de fronde fiscale, les entreprises étrangères installées en Tunisie qui refusent la taxe conjoncturelle de 7,5 % et la masse salariale qui n’arrête pas de gonfler sans que les indices de production ne s’améliorent.
Sur le plan international, il y a d’abord la crise qui pousse plus d’un pays à se refermer, un commerce international où le déficit se creuse dangereusement avec plus d’un pays, notamment la Turquie (1,3 Milliard DT) et la Chine (plus de 3 Milliards DT), et des exportations qui peinent à rattraper les importations, sans compter le risque d’impact de la fameuse contribution conjoncturelle. Au risque aussi d’être taxé de pessimiste, on rappellera l’image de 1er exportateur du terrorisme qui colle toujours à la Tunisie et empêche une bonne reprise du secteur touristique. C’est, pour la faire courte, une Tunisie chancelante qui sort emprunter sans garanties et sans béquilles.
C’est toutes ces données qui feront de cette nouvelle sortie pour un Milliard d’euros un vrai test grandeur nature pour toute l’image de la Tunisie

Le premier impact de toute cette conjoncture pourrait être un coût d’endettement assez lourd. Selon une source citée par l’agence Reuters, le taux d’intérêt de ces nouvelles euro-obligations devrait osciller entre 5% et 6%. Un taux qui pourrait même être handicapant pour la capacité tunisienne de remboursement, même si elle n’a jamais encore failli à ses obligations, si l’appareil de production ne se remet pas à travailler.
Il est logique, d’autre part, de se demander quelles sont les garanties, cette fois pour les finances du pays, que ce nouvel endettement n’ira pas financer les salaires, comme les institutions financières internationales, qui rechignent encore à délier les cordons de leurs bourses pour la Tunisie, en ont déjà fait le reproche aux deux derniers gouvernements ?
De plus, la nouvelle grille de calculs d’impôt sur le revenu, déjà entrée en service, va impacter négativement le pouvoir d’achat. Ce dernier, considéré comme étant l’un des derniers, sinon le seul moteur de la croissance à continuer à fonctionner « normalement », sera affecté. Le Gouvernement Chahed se tirerait-il alors une balle dans le pied ? Presque !

Ainsi, en attendant les éventuelles augmentations salariales (dont les négociations sectorielles n’ont pas encore commencé), le fonctionnaire moyen verrait son salaire amputé d’une certaine somme. Elle ne sera pas couverte par les dites augmentations, sauf si ces dernières (la 1ère tranche de 2017, la seconde tranche et l’augmentation entière de 2018) étaient à deux chiffres, chose quasiment impossible vu l’état des caisses de l’Etat et les engagements pris avec les institutions financières internationales, le FMI en premier lieu. De ce fait, l’exercice mi- équilibriste mi-prestidigitateur auquel s’adonne le trio Chahed, Zribi et Rajhi (Conseiller financier de Chahed) engendrera un effet boomerang périlleux. D’une (mauvaise) pierre deux coups (terribles), on se retrouvera avec un salarié trainant le sentiment d’avoir été le dindon de la farce. Bonjour la productivité !
Ensuite, ce fonctionnaire fauché, face à l’envolée des prix des produits, primaires pour son plat, tels que piments, tomates et oignons (dits repas du pauvre !) se repliera sur lui-même, préférant réduire son train de vie, ou au mieux se tournant vers les circuits parallèles que le Gouvernement semble ignorer, ou plutôt tolérer !

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Lamia Zribi, la ministre des Finances a déclaré que le dialogue 5+1 qui a été entamé à Paris Mardi dernier et qui comprend la France, le Portugal, l’Espagne et Malte d’un côté et les pays du Magreb d’un autre côté, a souligné la nécessité de la coopération dans le secteur douanier et fiscal entre ces pays et surtout, le combat contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.

Lors de son intervention, ce jeudi, 26 janvier 2017, sur les ondes d’Express Fm, la ministre a ajouté qu’elle a eu une discussion avec le ministre français de l’économie et des finances autour du sujet de la conversion de la dette tunisienne envers la France en investissements.

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Le projet de loi portant révision du système des avantages fiscaux a été critiqué par la plupart des députés de la commission de finances, de développement et de la planification, lors de la première séance dédiée à l’examen de ce projet organisée mardi, au Bardo, en présence de la ministre des finances Lamia Zribi.
Les critiques ont porté, notamment, sur le fait que ces avantages ne bénéficient qu’aux sociétés nouvellement créées au détriment des activités d’extension et de développement des sociétés déjà existantes. Le projet n’offre des avantages qu’aux secteurs de l’agriculture, l’exportation et le développement régional tout délaisssant les secteurs à haute valeur ajoutée à l’instar des TIC et l’économie verte .
Certains députés ont également, critiqué la suppression de certains avantages, sans présenter les évaluations nécessaires, tel que l’incitation relative à la participation des salariés dans le capital de leur société, ainsi que celle relative à la création par les sociétés tunisiennes, de filiales à l’étranger pour la promotion des produits tunisiens.
” L’ensemble des lacunes et des défaillances de ce projet reflètent un dysfonctionnement et une instabilité au niveau de l’action du gouvernement, aussi bien celui de Habib Essid ou l’actuel gouvernement “, a affirmé Mongi Rahoui, président de la commission, ajoutant que les textes d’application adoptés le 30 décembre, par un conseil ministériel, ne sont pas conformes aux orientation générale dans le pays et denotent d’un dysfonctionnement entre les différentes réformes et la vision adoptée.
Le projet de loi n’apporte pas une réponse aux problématiques des avantages fiscaux , a estimé de son coté, le député Mohamed Fadhel Ben Omrane notant que cette loi est perfectible à travers l’introduction des chapitres encourageant l’accompagnement des promoteurs, l’encadrement des sociétés en difficulté outre l’incitation des petites et moyennes entreprises et la proposition de nouvelles incitations aux jeunes et personnes à besoins spécifiques notamment dans les régions intérieures.
” Ce projet de loi,qui n’a rien de nouveau, constitue une supercherie et n’apport pas un plus par rapport aux incitations déjà disponibles “, a affirmé Samia Abbou.
Pour elle, l’encouragement de l’investissement nécessite plutôt, l’aménagement d’un climat favorable, à travers la lutte contre la corruption, la réduction de la bureaucratie et le lancement d’une réforme administrative approfondie.
Le député Slim Besbes a pour sa part, mis l’accent sur l’importance de conférer un effet rétroactif à l’article portant sur les incitations relatives aux créations qui devrait être appliqué à partir du 21 janvier au lieu du 1 avril 2017 (date d’entrée en application de la nouvelle loi).
Cette recommandation est de nature à préserver les investissements programmés au cours du 1er trimestre 2017, a précisé Besbes, appelant à mettre en place des incitations pour l’agrandissement des entreprises de manière à favoriser la création d’emplois.
La députée Rym Mahjoub s’est de son coté, interrogée sur le plus que le projet apporte par rapport au code de l’investissement, affirmant que ce texte s’est contenté d’offrir des incitations fiscales aux nouvelles créations et aux entreprises totalement, exportatrices pour ce qui est du réinvestissement. Pour cette députée, il est impossible d’achever l’examen de ce projet au bout de 15 jours convenus.
Le projet soumis à l’Assemblée depuis le 11 mai 2016, propose selon l’exposé de motifs, d’adopter un nouveau système d’incitations fiscales claires et transparentes à travers des mécanismes simples liés à la réalisation des objectifs de développement à l’instar du développement régional et la sécurité alimentaire.
Il s’agit en outre d’encourager l’investissement dans les activités de développement agricole, de promouvoir l’exportation dans les secteurs prioritaires, de favoriser la création d’emploi au profit des diplômés de l’enseignement et la création d’entreprises dans les industries agroalimentaires et les activités de soutien à l’instar de la santé, l’enseignement, la formation professionnelle et l’animation pour les jeunes.

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Depuis plusieurs années déjà, la Tunisie a rompu avec le concept d’entreprise publique rentable. Le problème ne date pas d’aujourd’hui, mais de plusieurs années. Les entreprises publiques se trouvent devant un cumul de problèmes économiques, financiers et sociaux. Aujourd’hui, elles ne contribuent presque pas à l’essor de l’économie nationale.
Après avoir été longtemps considérées comme le fleuron de l’économie tunisienne et première source des recettes du budget de l’État, les entreprises publiques sont devenues un lourd fardeau, difficiles, voire impossibles à gérer à la lumière de la crise de liquidités qui sévit dans le pays depuis un bon nombre d’années .

Preuve à l’appui : La contribution des entreprises dans le budget de l’État au titre de l’année 2016 est presque nulle, et les quelques Millions de dinars qui sont venus renflouer les caisses de l’État au titre de cette année sont dus aux recettes exceptionnelles générées par la 4G mais aussi aux contributions provenant de la Banque centrale de Tunisie (BCT). C’est la ministre des Finances, Lamia Zribi, qui le confirme. Elle n’a cessé dernièrement de tirer à boulets rouges sur les entreprises publiques, sans pour autant proposer des solutions. Elle se contente de dire ce qu’elle constate : “Si aucune mesure n’est prise pour le redressement et la restructuration de ces entreprises là, (…), c’est la crise financière” assurée. Oui, elle parle ! Elle dit des vérités, qui laissent entrevoir différentes interprétations, la plus plausible est la privatisation. C’est une des solutions récemment proposées par une députée de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Aussitôt évoquée, la colère avait monté d’un cran au sein de l’Assemblée. Pour les Tunisiens, la privatisation est une atteinte à leurs droits. En Tunisie on peut évoquer la crise, mais parler de la privatisation, c’est tabou. Oui ! On se permet d’injecter de l’argent dans des entreprises déjà mortes et improductives, mais on ne privatise pas ! Mais jusqu’à quand ? Il est légitime de s’interroger à ce stade : Doit-on se débarrasser de ces entreprises là ? Et si on privatisait les entreprises à vocation commerciale ?

Mohamded Slah Ayari, conseiller fiscal a fait remarquer, dans une déclaration à Africanmanager, que les recettes provenant des entreprises ont connu une baisse très importante de 42,8%, passant ainsi de 409 Millions de dinars durant les 9 premiers mois de l’année 2015 à seulement 234 MD durant la même période de 2016.

Selon ses déclarations, les entreprises publiques ne contribuent pas comme auparavant dans les caisses de l’État à cause de plusieurs difficultés économiques et financières énormes, à titre d’exemple la situation de Tunisair, qui a confirmé les pertes successives supportées par la dite entreprise, considérée comme le fleuron des entreprises publiques. Ainsi, la perte qui a été confirmée au titre de l’exercice de 2015 a atteint 72 MD. Le même constat s’applique aux autres entreprises publiques telles que la SNTRI, la SNCFT, la CGT, la CPG et la dernière en date, Petrofac, qui croule sous les difficultés économiques, financières et sociales.

À notre interrogation : Est-ce que l’État a intérêt à privatiser les entreprises publiques ou à continuer à supporter le fardeau qui devient de plus en plus lourd ? Momahed Salah a dit : ” À priori, il serait plus adéquat de se débarrasser des entreprises publiques qui n’assurent pas un service social au profit des citoyens tunisiens, par conséquent et à l’exception des secteurs stratégiques tels que la Steg, la SONEDE, la SNTRI, l’État a intérêt à céder les entreprises publiques qui ne font qu’accumuler du déficit au fil des années, et ce dans l’espoir qu’elles soient redressées dans une première étape afin de contribuer à l’amélioration des recettes fiscales et à la création de nouveaux postes d’emploi”.

De son côté, Mbarek Khamessi, expert en redressement des entreprises en difficulté, nous a fait savoir que la privatisation des entreprises publiques n’est pas la bonne solution, et ce en dépit des difficultés financières énormes rencontrées par ces entreprises là, de plus on ne peut privatiser que les entreprises ayant un fort potentiel de rentabilité. “Personne ne pourra acheter une entreprise non rentable et avec une activité non évolutive”, a-t-il expliqué.

Khamessi a, dans le même ordre d’idées, mis en garde contre le fait de voir ce processus de privatisation se transformer en opération de liquidation, comme le cas de la Société Tunisiennes des Banques (STB) dans le temps, appelant ainsi à puiser avant tout dans les solutions de restructuration et de redressement.

En outre, il a fait remarquer que les entreprises publiques n’ont jamais été un objet de rentabilité, mais plutôt social comme le cas de la poste, de la Steg ou encore de la SONEDE, appelant ainsi à ne pas se limiter uniquement à l’aspect financier. “Le privé ne va pas jouer le rôle assigné au début à cette entreprise là”, a-t-il assuré. Il faut éviter, selon lui, le mimétisme législatif et importer bêtement les expériences étrangères dans le contexte tunisien.

Un représentant du ministère des Finances, qui a voulu parler sous l’anonymat, a quant à lui précisé que les difficultés des entreprises publiques ne datent pas d’aujourd’hui mais plutôt d’avant la Révolution, citant le cas des entreprises de transport comme la SNTRI, les sociétés pétrolières comme la SNDP et STIR. A cela s’ajoutent la SONEDE, la Steg, la CPG, la Fouladh, Tunisair, SNCPA et la Transtu.

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Le projet de la loi de finances complémentaire 2016 vient d’être adopté, lors d’une séance plénière tenue, ce mardi 27 décembre 2016, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), avec 102 voix pour et 20 contre.  Il a adopté en présence de plusieurs représentants du ministère des Finances ; la ministre Lamia Zribi a tenu à préciser que le projet de LFC 2016 apportera des ajustements de la loi initiale, soulignant que le gouvernement est contraint de combler un déficit additionnel de 1555 Millions de dinars. La ministre a dans le même contexte estimé que les recettes fiscales et non fiscales ont été en déca des prévisions, d’où la nécessité de procéder à ce correctif. En outre, la ministre a déclaré qu’en dépit d’une légère reprise constatée ces dernières années au niveau des activités pétrolières, des mines et touristiques, le déficit budgétaire demeure encore important.

Les ressources fiscales et non fiscales ont été aussi en-dessous des précisons et ce, à cause de la baisse des contributions des entreprises publiques, a cela s’ajoute le déficit des caisses sociales, lesquelles se trouvent face à plusieurs difficultés d’ordre financier et structurel mais aussi au niveau de la gestion et de la gouvernance : “Elles sont devenues un lourd fardeau sur le budget de l’Etat”, a-t-elle dit.

Par ailleurs, selon les déclarations de la ministre, un article additionnel a été ajouté au projet de la loi de finances complémentaire 2016, qui vient d’être adopté en plénière. Cet article de loi, déjà approuvé par les députés de l’ARP, stipule le report de l’entrée en vigueur du nouveau code de l’investissement au mois d’avril 2017 au lieu du mois de janvier de la même année.

La ministre a par ailleurs expliqué que le nouveau code de l’investissement doit attendre la finalisation des décrets d’application régissant le nouveau texte, lequel est en phase de préparation au niveau du ministère des Finances.

S’agissant du projet de loi relatif aux incitations fiscales, la ministre a tenu à préciser que ce dernier a été déposé auprès de la commission des finances à l’ARP depuis le mois de mai dernier.

Interrogé sur l’affaire, Slim Besbes, membre de la commission des finances de l’ARP, a assuré à Africanmanager que le projet de loi portant sur les incitations fiscales sera examiné au début de l’année prochaine

Pour rappel, le projet prévoit la révision du budget de l’Etat, qui est passé à 29.274 millions de dinars (MD) contre les 29.250 MD initialement prévus. Cette hausse est imputée à la hausse du service de la dette de 250 MD, contre une baisse des dépenses de gestion de 100 MD et de développement de 106 MD. Le gouvernement prévoit de mobiliser des ressources supplémentaires pour un montant de 1.219 MD afin de couvrir le déficit du budget de l’État.

En outre, le projet de la LFC pour l’année 2016 vise à permettre au gouvernement de mobiliser des ressources d’emprunt additionnels d’environ 1219 millions de dinars (MD) destinés à combler le déficit budgétaire, qui dépasse les prévisions de la LF initiale.
Le déficit budgétaire devrait enregistrer à la fin de 2016 une hausse de 1555 MD en raison des changements des hypothèses sur lesquelles se basait le budget de l’Etat pour l’année 2016, pour atteindre 5219 MD, soit 5,7% du PIB contre 3664 MD, soit 3,9% selon les estimations de la LF initiale.
Les ressources d’emprunt passeront ainsi en 2016 à environ 7813 MD contre 6594 MD prévus dans la loi initiale, ce qui engendrera une augmentation du taux de l’endettement de 8 points pour s’établir aux alentours de 61,8% contre 53,4% dans la première mouture de la loi de finances.

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Lors de son audition, hier mardi 20 décembre 2016, par la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), la ministre des Finances, Lamia Zribi, a déclaré que la situation économique et financière du pays demeure très difficile et que de grosses pressions continuent de s’exercer sur le budget de l’État.

Lors de cette rencontre consacrée à l’examen du projet de la loi de finances complémentaire 2016, la ministre a fait, en outre, remarquer que les entreprises publiques qui auparavant contribuaient beaucoup dans le budget de l’État deviennent aujourd’hui un fardeau et ce, suite à des difficultés financières énormes. Elle a appelé ainsi à entamer les reformes nécessaires et à s’engager dans la restructuration de ces entreprises là pour éviter le pire, citant le cas de la CPG et du CGT. Ces entreprises, selon elle, pèsent beaucoup dans les dépenses de l’État. À cela s’ajoutent la masse salariale et les dépenses de développement. “Si la situation ne change pas, c’est la crise financière… Il faut, de toute urgence, restructurer ces entreprises et calculer la menace”, a-t-elle dit.

La ministre des Finances a par ailleurs indiqué qu’un travail de restructuration regroupant 5 entreprises, comme c’est le cas pour Tunisair ou la Fouledh, est en cours au niveau du gouvernement. 

Revenant sur le projet de la loi de finances complémentaire 2016, objet de son audition hier mardi à l’ARP, la ministre a tenu à préciser que le taux de croissance a reculé pour atteindre des niveaux ne dépassant pas 0,8% en 2015. Et il a fallu procéder à la révision des prévisions de croissance pour toute l’année 2016, de 2,5% à 1,5%. Cette situation difficile résulte de la baisse des prévisions au niveau des ressources de l’État, notamment fiscales. Ce projet vise à fournir les financements nécessaires pour couvrir le déficit budgétaire supplémentaire qui provient d’une part du manque dans les ressources propres de l’État et d’autre part de la satisfaction des besoins supplémentaires de dépenses.

Selon la ministre, au niveau des ressources, l’évolution de la fiscalité a été en déca des prévisions et la hausse n’a été que de l’ordre de 0,1% durant les 10 premiers mois de l’année 2016 contre 11,4% prévu dans la loi de finances initiale. Bien plus, les ressources non fiscales qui ont accusé une baisse de 270 millions de dinars (MD) – durant les 10 premiers mois de 2016 – ont été couverts par des recettes supplémentaires de 869 MD.

Au niveau des dépenses, Lamia Zribi a fait remarquer que les salaires ont évolué de 1600 MD, les dépenses de subvention ont baissé et les dépenses de développement ont évolué de 705MD.

Ainisi, selon la ministre, le déficit budgétaire devrait enregistrer à la fin de 2016 une hausse de 1555 MD (compte non tenu des dons, des cessions et de la confiscation), en raison des changements des hypothèses sur lesquelles se basait le budget de l’État pour l’année 2016, pour atteindre 5219 MD, soit 5,7% du PIB contre 3664 MD, soit 3,9% selon les estimations de la loi de finances initiale. Ce déficit est également expliqué par les difficultés des entreprises publiques. Le gouvernement prévoit la mobilisation des ressources d’emprunt additionnelles d’environ 1219 MD afin de combler ce déficit. Ces ressources proviendront, notamment, des emprunts contractés auprès des marchés extérieur (3970 MD) et intérieur (3843 MD).

Les ressources d’emprunt passeront en 2016 à environ 7813 MD contre 6594 MD prévus dans la loi initiale, ce qui engendrera une augmentation du taux de l’endettement de 8 points pour s’établir aux alentours de 61,8% contre 53,4% dans la loi de finances initiale, compte tenu de la hausse du taux de change du dinar par rapport au dollar, à l’euro et au yen.

Il est à signaler à ce propos que le projet de la loi de finances complémentaire (LFC) 2016 prévoit la révision à la hausse de la valeur du budget de l’État pour toute l’année 2016 à 29 274 MD, y compris les emprunts et les avances sur la trésorerie (125 MD), contre une prévision de 29 250 MD dans la loi de finances initiale pour l’année 2016. Cette hausse est due, essentiellement, à l’augmentation des services de la dette publique (+205 MD), contre une baisse au niveau des dépenses de gestion (-100 MD) et des dépenses de développement (-106 MD).

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La ministre des finances, Lamia Zribi, a souligné, dans sa réponse aux interventions des députés lors de la discussion du projet de loi de finances 2017, que son département oeuvre à réaliser un taux de croissance de 2,5%, suite à l’amélioration des indicateurs de croissance et la reprise de l’investissement dans le secteur des phosphates et des industries chimiques, en plus de l’amélioration enregistrée dans les secteurs du tourisme, de l’agriculture et de l’industrie.
Lors de la séance plénière tenue jeudi, au palais du Bardo, elle a considéré que la réussite de la conférence internationale sur l’investissement organisée les 29 et 30 novembre dernier à Tunis, constitue un indicateur important pour la reprise de la croissance économique en Tunisie.
Elle a précisé que la situation financière en Tunisie est marquée par un faible taux de croissance et une baisse de l’investissement et de l’épargne, ce qui a affecté les équilibres financiers et augmenté sensiblement le déficit budgétaire à 5,7% contre 3,9%, l’année dernière.
La ministre a ajouté que ce projet de loi de finances, qui représente le premier projet élaboré par le gouvernement d’Union nationale, a suscité une grande polémique, précisant que sa préparation s’est limitée à un mois seulement, et que la nouvelle loi a pour objectif de maitriser les équilibres budgétaires et ce après le recours à une grande mobilisation des ressources externes, entrainant l’augmentation de l’endettement.
Elle a indiqué que la loi de finances vise à assurer la reprise de l’activité économique, à préserver le pouvoir d’achat du citoyen tunisien et à trouver des ressources financières supplémentaires.

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La Commission de Finances, de développement et de la planification à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a adopté, lundi, le projet de la loi de finances 2017 dans sa totalité, après l’adoption de tous les articles objets de litiges.
Lors d’une réunion tenue en présence du porte parole du gouvernement Iyed Dahmani et de la ministre de Finances Lamia Zribi, la commission a adopté les dix premiers articles du projet de loi, y compris l’article 3 relatif au report des augmentations salariales, dans sa première version que le gouvernement avait proposé à l’ARP.
La Commission a adopté, également, l’article 15 de ce projet de loi, relatif à la révision du barème fiscal, dans sa version originale présentée par le gouvernement, et ce, malgré les litiges. Ainsi, la commission a reporté l’examen de la demande d’amendement de cet article, qui a été proposé par le député Slim Besbès, lors de la plénière.
L’adoption des articles objets de désaccord, notamment l’article 3 relatif au report de l’augmentation des salaires, s’inscrit dans le cadre du respect des délais constitutionnels et n’a pas pour objectif d’augmenter les tensions a estimé Dahmani notant que les pourparlers avec l’UGTT se poursuivent concernant l’augmentation des salaires et la révision du barème fiscal.
L’ARP entamera, demain mardi 6 décembre, la discussion du projet de la loi de finances.

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En réaction aux campagnes répétitives accusant la ministre des Finances, Lamia Zeribi, d’être derrière l’échec des négociations sur les articles 30, 31 et 55 du projet de la loi de finances de 2017, le département des Finances a tenu à apporter les éclaircissements suivants :

Le ministère des Finances a reçu, depuis le 8 septembre dernier, plusieurs correspondances de la part  du bâtonnier de l’Ordre des avocats dont la plus importante est celle visant à soumettre les avocats à un régime fiscal spécial à travers le changement de la méthode de paiement des impôts et ce, en exigeant  un timbre fiscal sur toute personne active dans le secteur. Cette proposition permettra à l’Etat d’engranger d’importantes recettes, au quotidien  et d’exercer un contrôle supplémentaire et préalable et ce, en donnant à l’autorité judiciaire des outils pour surveiller le travail de l’avocat. Le non respect de cette procédure rend l’action invalide mais aussi oriente les efforts de l’administration sur le contrôle des avocats vers d’autres domaines non encore couverts.

Après cette demande légitime qui s’inscrit dans le cadre de l’instauration de la transparence et l’équité sociale, le département des Finances a ordonné de faire un examen approfondi du volet constitutionnel et juridique du projet de la loi de finances.

Le ministère des Finances avait également reçu, du bâtonnier de l’Ordre des avocats, une correspondance inscrite sur le numéro 2470 de la date du 7 octobre 2016, portant sur l’ajustement des propositions du comité pour lancer une avance sur la taxe sous forme de timbres fiscaux classifiés selon la nature des travaux menés par les avocats.

Après avoir examiné les suggestions proposées par le bâtonnier, tout en respectant les principes de l’article 10 de la  Constitution qui instaure l’équité fiscale et les principes juridiques, ces propositions ont été examinées, à maintes reprises,  par des Conseils ministériels et il  a été décidé de mettre en œuvre la plus importante proposition dans le projet de la loi finances 2017, sachant qu’il a été décidé de n’écarter que la partie relative au caractère libératoire des sommes versées et l’exemption du contrôle fiscal, des mesures contraires à la Constitution.

Après le revirement injustifié du bâtonnier, nous avons tenu une série de réunions de travail, avec lui et les membres du  Conseil de l’ordre nationale des avocats, dont la dernière a été tenue le 24/11/2016 à la présidence du gouvernement en présence des représentants gouvernementaux, les ministres de la Justice et des Finances. Notre département a été surpris par les postures guerrières de l’autre partie.

Le ministère des Finances a fait savoir qu’il a veillé à écouter tous les points de vue, que ce soit durant les réunions de négociation avec les représentants du métier ou bien lors des séances de dialogue qui ont eu lieu avec la commission des finances de l’ARP sur l’examen du projet de la LF 2017.

Nous tenons  à préciser que nous avons  œuvré à prendre en considération toutes les opinions et nous sommes prêts  à présenter une copie rectifiée des deux articles de loi qui font l’objet de négociations.

Toutes les négociations et les déclarations ont été documentées avec des procès verbaux écrits et audios. Le ministère n’est pas responsable des déclarations non officiellement communiquées  et n’est pas intervenu dans le vote des députés  et ce, conformément au règlement interne de l’ARP. Nous œuvrons à continuer le dialogue avec tous les représentants du secteur tout en respectant cette profession et en instaurant l’équité fiscale dans le cadre du respect des articles de la loi.

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Un conseil ministériel examinera, lundi 28 novembre 2016, le projet de loi de finances complémentaire de 2016, qui sera soumis par la suite à l’Assemblée des Représentants du Peuple, pour son adoption.

La ministre des Finances, Lamia Zribi, a affirmé lors de la séance plénière tenue, ce vendredi, à l’ARP,  que le projet de loi de finances complémentaire comporte une actualisation des ressources et des dépenses de l’État et ne comprend aucune nouvelle mesure fiscale.

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a indiqué lors d’une rencontre débat qui se tient actuellement à Tunis sur les nouvelles dispositions du projet de la loi des finances 2017 que des négociations sont en cours avec l’UGTT pour reporter les majorations salariales pour au moins deux ans.

Elle a par ailleurs expliqué que cette mesure est inévitable pour préserver les équilibres financiers et renflouer les caisses de l’État : “Il faut partager le fardeau entre tout le monde”, a-t-elle dit.

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Entre 2008 et 2001, Lamia Zribi est DG des prévisions au sein du ministère du Développement et de la Coopération internationale, puis directrice des dépenses extérieures au sein du même ministère et en mai dernier, PDG de la BFPME. Diplômée de l’ENA (Ecole nationale d’administration) et maîtrisarde en sciences économiques, elle est la 7ème ministre des Finances de l’ère de l’après Ben Ali, un département des plus difficiles de tous les gouvernements de l’après révolution où la longévité est des plus courtes (7 ministres en 6 ans). Elle y entre en plus au plus délicat des moments.

Sitôt installée, elle se devait de confectionner une loi des finances dans un des délais les plus courts de l’histoire des finances publiques, une loi normalement instrument d’exécution d’un budget qui n’existait toujours pas à sa prise de fonction.

Sitôt installée aussi, elle se doit de trouver l’argent, beaucoup d’argent, nécessaire au bouclage du budget qu’elle présentera aux députés. Or, son argent est entre les mains d’entreprises, étatiques et privées, en difficulté. Lamia Zribi a en effet déclaré à Africanmanager que le montant de ces impayés encore non recouvrés, pour des raisons de procédures administratives ou judiciaires chez les entreprises et les professions libérales, sont évalués à 2.000 MDT ou 2 milliards DT. L’argent est aussi chez des contribuables qui ne veulent pas payer l’impôt ou qui ne peuvent pas en payer plus.

Tout cela, dans une conjoncture locale d’instabilité politique et sociale, avec des caisses presque vides, des contribuables de plus en plus rétifs à l’impôt car échaudés par la «révolution» et un Etat qui doit s’endetter toujours plus, non pas pour investir, mais pour faire face à des dépenses partout galopantes. Des dépenses où «nous nous sommes mis d’accord avec le FMI pour maintenir la masse salariale dans les limites de 13.500 MDT».

  • Les nobles objectifs d’une LF toujours incomprise

 «Nous avions hérité d’une situation difficile. Notre souci majeur était de mobiliser le plus de ressources pour l’Etat, comme avec la contribution conjoncturelle et toutes les autres taxes contenues dans la LF 2017, comme celle des piscines que nous avions préférée à l’instauration d’un impôt sur la fortune. L’autre souci majeur, à travers les différentes dispositions fiscales, était de redonner confiance dans les capacités de l’économie et stimuler l’investissement et l’emploi. C’est ce qui explique des mesures comme le contrat Al Karama (Ndlr : Prise en charge d’une partie des salaires par l’Etat pour les nouveaux recrutés), l’enveloppe qui financera les nouveaux microprojets à travers les associations, l’eau potable ou l’habitat et qui sont autant de mesures qui redonnent de l’espoir et la confiance, sans oublier l’ensemble de mesures dont le but était de concrétiser le principe de partage des fardeaux entre les différentes couches de la société». Ainsi parlait la nouvelle ministre à Africanmanager, de la nouvelle et très polémique LF 2017 qui semble pourtant être sa seule voie d’issue et la seule porte de sortie possible de tout le gouvernement Chahed.

Et lorsqu’on oppose à Lamia Zribi la critique, unanimement partagée, qu’un très large pan de l’économie, comme le marché parallèle et la contrebande, restent toujours en dehors de toutes ces mesures qui ne s’appliqueront in-fine qu’à une partie des opérateurs, la ministre ne le nie pas. Elle ne se démonte pas non plus et indique que «cela ne saurait être mis dans la LF et que la lutte contre ces deux phénomènes ne saurait avoir immédiatement des résultats, mais au bout d’un travail de longue haleine qui touche plusieurs départements, en amont et en aval du phénomène. C’est donc difficile de répondre à ces exigences sur le court-terme», ce sur quoi on la comprend sans lui donner raison, tant cette dichotomie économique approfondit le sentiment d’injustice fiscale en Tunisie.

  • Deux Milliards DT d’impayés, chez les entreprises et les professions libérales

 La ministre Zribi est pourtant un peu déstabilisée, lorsqu’on lui pose la question qui fait couler beaucoup d’encre et déchaîne les passions car elle constitue le nœud gordien de toute la LF 2017 et au cœur des relations gouvernement-UGTT. Une question relative à la volonté du gouvernement de reporter les augmentations salariales de 2017. «Ce report de deux ans dont l’impact est de 915 MDT, est pour l’instant une simple hypothèse mais qui reste impérative dans la LF. Car, s’il n’y a pas report, le budget manquera de ressources pour boucler le schéma de financement du budget 2017. Or, l’Etat a une capacité limitée à mobiliser des ressources, d’abord contrainte par le manque de liquidité sur le marché domestique et la difficulté à en mobiliser sur les marchés étrangers. L’autre hypothèse sur laquelle a été bâtie la LF 2017 est celle d’un report du paiement de la dette qatarie dont le montant est de 500 MUSD, l’une des plus chères, contractés en 2012 et à payer en avril 2017, et à propos de laquelle nous avions eu un accord verbal après discussion préliminaire avec le Qatar». Sans ces deux hypothèses, qui doivent aller de paire, le budget 2017 ne pourrait pas être bouclé, perdrait son équilibre et la LF deviendrait intenable. Sans ces deux hypothèses, c’est par un long silence que la ministre répond !

  • La quadrature du cercle !

 Il sera encore plus long ce silence, lorsqu’on ajoute à tout cela le refus par l’UGTT du report de l’augmentation, un des engagements officiels et même notifié aux bailleurs de fonds par une lettre officielle de l’ancien gouvernement. Un refus qui rendra très probable le décaissement du reste du crédit du FMI, qui sera suivi par la BM et la BAD. «Si la masse salariale dépassait ce qui a été convenu avec le FMI, notre programme avec le Fond prendra fin et les financements ne viendront pas et nous seront alors dans l’impasse, sans autre solution de rechange. Nous en avons demandé à l’UGTT et à ses experts, personne ne nous en a donné une», confirme la ministre.

Il ne restera alors que la sortie sur le marché de l’euro qui, si elle se réalisait, chose qui n’est pas sûre sans la tenue par la Tunisie de ses engagements avec le FMI, sera douloureusement chère (un taux d’au moins 5 %). Et là, c’est la ministre des Finances qui nous apprend que cette sortie était une condition de la garantie américaine pour un crédit sur les marchés financiers internationaux. La quadrature du cercle en quelque sorte pour la Tunisie du 7ème gouvernement.

Revenant sur la 1ère hypothèse qui semble être la seule planche de salut d’un gouvernement sans plan B et tancé par le temps, la ministre explique à Africanmanager qu’elle était issue de «discussions au sein de la commission 4×4 avec l’UGTT ou avec son BE». Elle précise que ce «report devait ainsi se faire, conjointement avec plus d’efforts vers une justice fiscale, un meilleur partage des sacrifices entre le salarié, les entreprises, les professions libérales et de plus grands efforts de recouvrement des impayés de l’Etat», ce que la ministre des Finances croit être concrétisé dans la LF 2017.

 

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a déclaré ce vendredi 07 octobre sur Mosaïque FM qu’aucune hausse des prix des matières premières n’est envisagée pour 2017. Elle a précisé que le projet de la loi de finances pour l’année prochaine n’est pas complètement bouclé et qu’il est possible que des correctifs soient apportés.

La ministre a par ailleurs confirmé que la taxe de sortie de la Tunisie pour les citoyens algériens a été supprimée…

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La ministre des Finances Lamia Zribi a affirmé que les dispositions de la loi de finances 2016 relatives aux professions libérales ” ne visent pas un secteur en question mais ambitionnent de mettre en place une justice fiscale et globale pour toutes les catégories tout en prenant en considération la spécificité de chaque secteur “.
Au cours d’un entretien tenu, mardi, avec une délégation de la coordination des structures médicales axée sur l’application des dispositions de la loi de finances 2016, la ministre a indiqué que la garantie de la réussite du système fiscal en Tunisie ” est une responsabilité conjointe “, précise un communiqué du département des finances.
Zribi a rappelé que son département œuvre à garantir l’aspect participatif lors de l’élaboration de la loi de finances en impliquant les composantes de la société civile, les organisations et les instances nationales outre les professionnels.
Les membres de la délégation ont mis l’accent sur l’importance de ces rencontres qui ne manqueront pas d’expliquer ces dispositions fiscales concernant cette profession, précise la même source.
Au cours de la même rencontre, les deux parties ont convenu de programmer des rencontres entre les représentants du ministère des finances et les structures médicales pour discuter les recommandations présentées par les professionnels en matière d’application de la fiscalité.

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