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Dans une lettre ouverte, adressée au Conseil supérieur de la magistrature et à tous les magistrats, et publiée sur «change.org » en date du 5 novembre 2017, pas moins de 100 signataires, dont les Constituantes, Nadia Chaabane, Salma Baccar, Selma Mabrouk et Karima Souid, l’écrivain philosophe Youssef Seddik, le professeur de droit Hafidha Chekir, des hommes et femmes de théâtre comme Zeyneb Farhat  Zeyneb ou Taoufik  Jebali et des universitaires comme Raja Ben Slama et Hichem  Skik Hichem pointent du doigt quelques dysfonctionnements au sein du système judiciaire.

Dans cette lettre ouverte, les signataires rappellent d’abord aux juges que «dans la bataille pour la nouvelle Constitution, nous étions nombreux à nous mobiliser, à l’intérieur de l’Assemblée comme à l’extérieur, pour que vous bénéficiez de votre indépendance dans l’exercice de votre mission et pour mette fin à l’instrumentalisation de la justice et sa mise sous tutelle par l’exécutif. Le bras de fer a duré plusieurs mois et, ensemble, nous avons fini par imposer à la majorité de l’époque qui vous refusait cette qualité, une Constitution qui garantit votre indépendance et permet l’édification d’un État de droit dont vous devez être les garants».

Et les signataires de s’alarmer ensuite que «bien que la nouvelle Constitution vous donne les moyens de cette indépendance, l’évolution des choses a été pour le moins inquiétante, et le Tunisien se pose de plus en plus de questions à propos de l’indépendance de la Justice». Les signatures, des personnalités qui ont accompagné cet élan pour l’indépendance, font ensuite remarquer que «les dysfonctionnements et les dérives sont devenus nombreux et de plus en plus dénoncés par les médias et sur les réseaux sociaux». Plus précis dans cette lettre ouverte, ils donnent l’exemple des crimes politiques qui ont été commis et estiment qu’il «n’est pas acceptable que 56 mois après, les coupables n’aient pas été sanctionnés. Quand les atteintes aux droits de la défense se multiplient d’une manière aussi criante comme dans certaines affaires récentes, quand les citoyens expriment désormais des craintes de passer devant un tribunal de peur d’être victimes de ces dysfonctionnements et de ces dérives, il n’est pas étonnant que le citoyen tunisien n’ait plus confiance en la justice et se sente abandonné par les juges».

Usant d’un peu plus de réprimande, ils rappellent au corps de la magistrature que «une bonne partie du corps de la magistrature est, désormais, accusée de prendre des libertés avec l’application des lois, de faire preuve de corporatisme, d’instrumentalisation de l’institution et  d’être de collusion avec certains intérêts politiques et partisans». Ils demandent aux juges dont ils considèrent le «rôle irremplaçable dans la défense des droits et libertés individuelles et dans la protection des citoyens», de «éviter d’apparaître comme vous n’avez en aucun cas à être le bras judiciaire de la police, vous devez être, pour tout citoyen, le bras du droit et des libertés des citoyens que la Constitution de 2014 a consacrés et renforcés».

Les 100 signataires de cette lettre ouverte disent vouloir «rappeler que le rôle des magistrats est de sanctionner au nom de la loi toute violation des libertés et des droits, quel que soit l’auteur de cette violation et que le pouvoir d’appréciation dont vous disposez ne peut être au-dessus des lois et de la Constitution. Nous ne voulons, en effet, ni de “gouvernement des juges”, ni, – encore moins- de “gouvernement de policiers” (…). Dans la République civile et démocratique que nous voulons bâtir, il n’y a pas place pour une Justice partisane» (…), l’indépendance et l’impartialité ne dépendent pas des moyens matériels de la justice. C’est une question de volonté, de courage et de responsabilité».

Et les 100 signataires de terminer par ceci à l’adresse de Mesdames et Messieurs les magistrats : «pour rendre la justice au nom du peuple tunisien, il faut avoir sa confiance, que cette confiance est sérieusement entamée aujourd’hui et qu’il ne tient qu’à vous de gagner cette confiance. Il y va de l’intérêt suprême du pays et de l’Etat de droit».

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L’activisme de la ministre du Tourisme, Selma Elloumi, des opérateurs et des organismes du secteur n’y a rien changé, les visiteurs étrangers boudent toujours la Tunisie et ce, depuis les attaques sanglantes du Bardo et de Sousse. Bon il y a bien les Russes, ces preux voyageurs que les alertes sur la destination Tunisie n’effraient pas le moins du monde, contrairement aux Européens de l’Ouest plus sensibles, on va dire. Mais le fait est que les flux de touristes russes, aussi denses soient-ils, n’arriveront pas à compenser le recul massif sur le front des autres pays émetteurs européens. Alors les autorités tunisiennes multiplient les initiatives pour tenter de ramener des couleurs et de l’ambiance sous le ciel tunisien. La dernière opération en date, aux allures de bouteille jetée à la mer par un naufragé, est une lettre ouverte signée par des citoyens belges et l’ambassadeur de Tunisie à Bruxelles, et adressée au ministre belge des Affaires étrangères. Elle a été publiée par l’Echo, un site de la place.

“Vous avez, Monsieur le Ministre, manifesté à de nombreuses reprises votre solidarité avec le peuple tunisien et votre soutien à la jeune démocratie tunisienne. Or celle-ci souffre d’une décision injustifiée, et injuste, que la Belgique reste seule à appliquer en Europe continentale, qui prive la Tunisie de ressources essentielles et cause un préjudice grave à son tourisme et à son économie tout entière”, dit le texte.

Le message est poignant, puissant, avec ce qu’il faut de tonalité compassée, mais il n’est pas sûr que ça suffise à ramener à de meilleurs sentiments les autorités belges, qui ont déconseillé tout voyage vers la Tunisie après le carnage de Sousse qui a déclenché une avalanche d’annulations de voyages déjà planifiés par les tours-opérateurs. Mais ne nous y trompons pas, si on veut bien analyser froidement la situation, ce n’est pas un manque de solidarité de la part du gouvernement belge, il se trouve que les Occidentaux, consubstantiellement, n’ont pas la même perception du danger que les Tunisiens. Si pour les autorités tunisiennes le climat sécuritaire semble plutôt bon en ce moment, et elles ont raison d’y croire vu les efforts faits dernièrement, pour les Belges, les Européens en général, c’est une toute autre affaire. Les images des tragédies du Bardo et Sousse mettront beaucoup de temps à s’effacer de leurs têtes. Et puis ils ont eu d’autres coups durs dernièrement avec les attentats de Bruxelles et de Paris. On n’en déduit pas forcément que cela suffi à tétaniser pour de bon les touristes européens, mais les gouvernements sont obligés d’en tenir compte et de porter à son niveau le plus haut le principe de précaution.

Une méfiance généralisée en Europe

Après l’attaque de Sousse, le Tour-opérateur britannique Thomas Cook a pris la décision d’effacer de ses tablettes la destination la Tunisie jusqu’au 17 mai 2017, chose qui pouvait se comprendre à l’époque vu le lourd tribut qu’avait payé la Grande Bretagne dans cet attentat. Sauf que depuis, la situation pèse beaucoup sur le tourisme tunisien, et les autorités, la ministre du Tourisme en tête, fait des pieds et des mains pour amener le Foreign Office à réviser ses restrictions de voyage.

Même tendance pour le marché allemand, où les réservations pour l’été 2016 sur la Tunisie, l’Egypte et la Turquie ont fondu de 40% en comparaison avec l’an dernier.

En Italie, le groupe Francorosso/Alpitours a a été contraint d’éjecter la Tunisie de ses offres à cause de la baisse de la demande.

Les clignotants étant rouges partout en Europe de l’Ouest, les professionnels tunisiens se sont rabattus sur les marchés algérien et russe pour tenter de sauver les meubles, au moins cette saison, mais c’est pas gagné. Et puis il faudra remettre ça en hiver. Bref, le tourisme tunisien n’est pas tiré d’affaire

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