Arabie saoudite : Un poète condamné à mort pour un poème jugé « blasphématoire »

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En Arabie saoudite, le trafic de drogue, le meurtre, le viol ou l‘apostasie, sont considérés par les dispositions rigoristes de la charia, comme des crimes passibles de la peine capitale.

C’est le cas du poète palestinien Ashraf Fayadh, âgé de 35 ans, incarcéré depuis janvier 2014, pour « propagande athéiste et blasphème », qu’une cour saoudienne a ordonné jeudi, son exécution. C’est ce qu’a annoncé l’organisation Human Rights Watch, vendredi 20 novembre 2015.

Un homme avait témoigné l’avoir entendu tenir des propos contre Dieu, tandis qu’un religieux l’accuse de « blasphème » dans un recueil de poèmes que le Palestinien avait publié en 2008, a fait savoir HRW.

Lors du premier procès, Fayad avait démenti que son ouvrage était « blasphématoire », mais s’était quand même excusé. Il avait alors, dans un premier temps, évité la peine de mort mais il a écopé quatre années de prison et 800 coups de fouet par un tribunal de la ville d’Abha en mai 2014.

Selon HRW, un autre tribunal est revenu sur cette décision, jugeant que « le repentir, c’est pour Dieu ». Lors d’un nouveau jugement, le mois dernier, le poète a été condamné à mort pour « avoir maudit Allah, le prophète Mahomet et l’Arabie Saoudite ».

La cour invoque comme argument clé, la dissuasion pour justifier la condamnation du poète palestinien. Ashraf Fayadh a un mois pour faire appel.

Selon Amnesty International, le royaume saoudien figure parmi les pays qui exécutent le plus grand nombre de personnes avec la Chine, l’Iran et les États-Unis.

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