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Sondage-La corruption s’incruste dans notre culture : serions-nous dans un État de déliquescence progressive ?

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La corruption a beaucoup augmenté ces cinq dernières années. Elle ne concerne pas que les élites politiques, administratives et économiques. Aujourd’hui encore, la plupart des fonctionnaires découverts sont de rang modeste, rappelle Amnisty International.

C’est le gardien de prison qui facilite les contacts des détenus avec l’extérieur, le fonctionnaire « ripoux » de police, de la STEG, de la SONEDE, de la municipalité, les responsables dans le domaine du sport, etc. qui considèrent leurs fonctions comme un patrimoine dont ils usent à leur guise pour obtenir une rétribution indue des corrupteurs en échange des avantages ou des services qu’il est souvent difficile de prouver.

Depuis le début de la révolution tunisienne, plusieurs indicateurs tendent à démontrer que la corruption a effectivement augmenté dans le pays. « Elle symbolise la faiblesse de l’État », accusent certains. « Il y a un vrai problème d’impunité qui règne depuis la révolution et on ne veut pas lutter contre », déplorent d’autres.

Et pour cause. Lors de son intervention télévisée à Elhiwar Ettounsi, dans la soirée du jeudi 25 février 2016, le directeur général de Sigma Conseil, Hassen Zargouni, a commenté pour nous, via le plateau de « J8 », un sondage d’opinion publique sur l’avis des Tunisiens sur la corruption en Tunisie.

L’enquête a fait ressortir que 78% des Tunisiens déclarent que le phénomène de la corruption en Tunisie a augmenté après la révolution, dont 64% pensent qu’elle a considérablement augmenté.

Restaurer le prestige de l’État a été le cheval de bataille qui a fait le succès de la campagne électorale de Beji Caïd Essebsi. Pourtant, manifestement, l’État semble pour le moment bien loin de faire face à la corruption rampante.

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