Le redoutable « charançon rouge » s’attaque aux palmiers du Grand-Tunis et les tue

Le redoutable « charançon rouge » s’attaque aux palmiers du Grand-Tunis et les tue

par -
0

L’inquiétude concernant la propagation du « charançon rouge » concerne les arbres aussi bien sur des propriétés publiques que privées. Au Grand-Tunis, 30 000 palmiers recensés sont menacés.

Le charançon rouge s’en prend désormais à toutes variétés. Ainsi, plusieurs palmiers infectés ont été abattus en plein centre-ville, dans l’avenue Mohamed V. Le charançon avait commencé son travail de sape, profitant de l’absence de la vigilance du service des espaces verts de la Municipalité.

Ce ravageur redoutable est un coléoptère originaire d’Indonésie, long de deux à quatre centimètres est apparu sur la Côte d’Azur il y a moins de 10 ans et qui fait d’immenses dégâts, notamment dans les palmeraies de Nice. D’ailleurs, d’où son nom de « tueur des palmiers ».

Il a été signalé pour la première fois en Tunisie par le Service de quarantaine à la Direction générale de la protection et du contrôle de la qualité des produits agricoles dans la banlieue nord (Carthage) en 2011.

L’attaque par le Charançon Rouge est bien souvent silencieuse. Les larves effectuent des galeries à l’intérieur du tronc. Quand l’arbre perd ses palmes, il est bien souvent trop tard. Le palmier est condamné, explique-t-on dans une Revue scientifique.

Contactée par l’animateur de l’émission « Yawmyat mouwaten », diffusé sur la chaîne El Hiwar Ettounsi, une responsable de la FAO, impute la responsabilité de la prolifération du Charançon Rouge au changement perpétuel des ministres.

Ali El Matri, un défenseur et féru de la nature, a fait savoir, au micro d’El Hiwar, que cette menace meurtrière est bien réelle, et que l’inaction de l’état, du ministère de l’agriculture, et les lenteurs administratives ont fait exploser du charançon rouge.

Les palmiers vont-ils disparaître du paysage du Grand-Tunis ?

En tout cas, ce parasite vorace et ravageur poursuit son avancée à un rythme alarmant pour s’emparer des palmiers plantés de la Goulette à la Marsa.

L’Aouina, Soukra, Raoued, Sidi Thabet, Utique, Ben Arous et Tunis, ne seront pas épargnés si aucune action urgente et déterminée pour stopper la marche macabre de ce tueur dévastateur.

 

AUCUN COMMENTAIRE

Laisser un commentaire