AccueilLa UNE«وينو البترول»,Où est le pétrole? Le voici et par le détail!

«وينو البترول»,Où est le pétrole? Le voici et par le détail!

Longtemps, cette question a taraudé plus d’un tunisien berné par les Fakenews de ceux qui leur ont fait croire que la Tunisie baignait sur un sous-sol fait de pétrole prêt à l’exploitation. Or, les chiffres sont là, périodiquement publiés. Des chiffres, qui ne nient pas qu’il y a du pétrole en Tunisie. Mais des chiffres aussi, qui font état de peu de ressources, qui plus est, depuis 10 ans perturbés par les mouvements sociaux.

- Publicité-

–          L’effet d’El Kamour et son impact sur El Borma

Les ressources en pétrole (y compris condensat et GPL) ont atteint 1738 ktep (mille tonnes équivalent pétrole) en 2020 contre 1880 ktep en 2019, enregistrant ainsi une diminution d’environ 8%. Cette diminution s’explique notamment par :

1-      Le déclin naturel de la production de brut de la plupart des champs tels que Hasdrubal (-13%), El Borma (-22%), MLD (-23%), Adam (-37%), Miskar (-15%), Chourouk (-43%), El Ain (-52%), Anaguid (-47%), Oued Zar (-18%), Sidi Behara (-11%) et Sidi Litayem (-9%).

2-      Les arrêts de la production de certains champs pour la réalisation des travaux de réparation et de maintenance ou pour des raisons sociales comme :

➤ La fermeture de la vanne d’El Kamour du 16/07/2020 au 05/11/2020, par les manifestants. Ceci s’est traduit par l’arrêt de la production de plusieurs champs du sud (El Borma, Adam, Oud Zar, Anaguid Est, Dorra, Djebel Grouz et Chourouq).

➤ L’arrêt de la production du champ Miskar du 21 au 23/07/2020, suite aux protestations survenues à l’usine de traitement du gaz ainsi que pour la maintenance des installations (du 06 au 11/11/2020).

➤ La réduction de la production du champ Hasdrubal depuis le 10/08/2020, suite à une panne au niveau de la vanne principale de sécurité.

➤ Plusieurs arrêts consécutifs du champ Nawara suite à des problèmes techniques au niveau de la GTP ainsi qu’aux problèmes de stockage de condensat (fermeture de la vanne d’El Kamour).

➤ L’arrêt total de la production des champs Hajeb/Guebiba durant la période allant du 24/11/2020 au 03/12/2020 suite à la pénétration des manifestants au site de production.

Toutefois, durant 2020, on peut souligner la bonne performance des champs  Baraka (>+100%), Baguel/Tarfa (+16%), Hajeb/Guebiba (+5%), Mazrane (+19%) et Chouch Essaida (+23%), la mise en production du champ Nawara et des puits BRK-C1 et BRK-2 Dir sur la concession Baraka et des puits Ghazela-1 et Debbech-B1, respectivement, sur les concessions Adam et MLD, ainsi que la reprise progressive de la production des champs Rhemoura et Echouech.

Notons que la moyenne journalière de la production de pétrole et condensat est passée de 35,4 mille barils/jour en 2019 à 32,9 mille barils/jour en 2020, soit une baisse d’environ 7%.

Courant 2020, les ressources en pétrole brut, condensat et GPL sont résumées dans le tableau suivant

–          Ça gaze à Nawara, moins à Miskar

Les ressources disponibles en gaz (production nationale et redevance) ont atteint, 2176 ktep en 2020 contre 2030 ktep en 2019, enregistrant ainsi une hausse de l’ordre de 7%. Cette augmentation est due, essentiellement à l’entrée en production du champ Nawara courant le mois de mars 2020, à la hausse de la redevance sur le transit du gaz algérien de 19% et  à l’apport des champs Baraka (>+100%), Franig/Baguel/Tarfa (+29%) et Sabria (+14%).

Toutefois, il convient de signaler, d’abord la baisse de la production, en 2020 par rapport à 2019, des champs suivants : Hasdrubal de 12% (problèmes techniques répétitifs), Miskar de 9% (arrêt de 5 jours pour maintenance) et Chergui de 7% (déclin naturel de la production). Et ensuite la diminution des quantités de Gaz Commercial du Sud (-23%) en raison de la fermeture de la vanne d’El Kamour qui a fortement impactée la plupart des champs du sud tunisien.

–          Un ratio de d’indépendance énergétique à 43 %

Le bilan d’énergie primaire pour l’année 2020 s’est caractérisé par l’atténuation du déficit énergétique passant de 5,79 Mtep en 2019 à 5,15 Mtep en 2020 (-11%). L’amélioration du déficit énergétique s’explique par la quasi-stagnation des ressources disponibles en énergie primaire à +0,1% (pétrole & condensat : -8%, GPL : -1% et gaz naturel : +7%) d’une part, et la diminution de la consommation d’énergie primaire de l’ordre de 7% (produits pétroliers : -8% et gaz naturel : -5%), d’autre part.

Le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources disponibles en énergie primaire par rapport à la consommation, s’est amélioré en passant de 41% en 2019 à 43% en 2020.

Il est à noter que le déficit énergétique de la Tunisie remonte à l’année 2001, le rythme de son évolution, au cours de la période (2010 – 2020), est devenu préoccupant avec des incidences négatives, notamment sur le plan économique. Ce déficit est devenu structurel au cours de la présente décennie (niveau record en 2019 représentant environ 40% du déficit commercial du pays).

Il est à signaler que le déficit énergétique tire ses origines aussi bien des facteurs exogènes (dépréciation continue et accélérée du dinar tunisien par rapport au dollar américain : chute de 95% en 2020 par rapport à 2010), que des facteurs endogènes (déclin naturel de la production de la plupart des champs, climat social freinant d’investissements et hausse de la consommation interne pour des raisons économiques et démographiques).

–          Les sociétés pétrolières ne se bousculent pas au portillon de la Tunisie

Au cours de l’année 2020, l’activité exploration a été marquée par une stagnation du nombre de permis en cours de validité par rapport à l’année 2019. En effet, le nombre de permis demeure 25 en 2020 dont 17 permis de recherche et 8 permis de prospection, couvrant une superficie totale de 86 387 km2.

Le nombre des permis en cours de validité, jusqu’au 31 décembre 2020, est de 25 permis (17 permis de recherche et 8 permis de prospection), couvrant une superficie totale de 86387 km2, dont 50520 km2 situés dans l’onshore et 35867 km2 dans l’offshore. Ces permis sont opérés par 17 compagnies pétrolières nationales et internationales actives dans le domaine de l’exploration.

Aucun nouveau permis d’exploration n’a été attribué durant l’année 2020. Aucun permis n’a été rendu ou annulé en 2020. Un permis de recherche a été renouvelé durant l’année 2020, il s’agit du permis Jenein Sud (troisième renouvellement pour une période de quatre ans).

–          Baraka et Debbech, de nouvelles découvertes : En voici les réserves

Durant l’année 2020, le montant des investissements d’exploration dans les permis et concessions a atteint 56,29 millions US$, contre 68,52 millions US$ (*) en 2019.

L’année 2020 a été marquée par la réalisation de trois découvertes suite à l’achèvement des forages des puits d’exploration sur les concessions Debbech et Baraka. Ces découvertes se détaillent comme suit :

• Puits d’exploration « Baraka PC-1 » sur la concession Baraka : notification d’une découverte courant le mois d’octobre 2020. Les tests de production réalisés ont montré des indices encourageants avec un débit de l’ordre de 2 157 Bbl/j d’huile et

184 576 m3 de gaz (mise en production le 08/10/2020).

• Puits d’exploration « Baraka-2 Dir » sur la concession Baraka : foré en 2019 et achevé en 2020, la découverte a été notifiée en mois de février 2020. Les tests de production réalisés ont montré des indices encourageants avec un débit de 2 484 Bbl/j d’huile et 46 880 m3/j du gaz.

• Puits d’exploration « Debbech B-1 » sur la concession Debbech : foré en 2019 et achevé en 2020, la découverte a été notifiée durant le mois d’avril 2020. Les tests de production réalisés ont montré des indices encourageants avec 700 Bbl/j d’huile et 21 315 m3/j de gaz.

*Résumé du rapport annuel 2020 de l’Etap

2 Commentaires

  1. Des rapports douteux et sans fondement puisque depuis des années les compteurs sont inutilisable et l énergie coule à flot sans calcul

  2. Hayder, il est claire que tu ne connais rien du domaine de petrole. ‘les compteurs sont inutilisable’ rez9 el bilik howa !
    Certes, beaucoup comme toi pensent de la meme maniere; theorie du complot et des histoires sur-realistes. fi9ou ya 3alem, la production nationale est tres faible et en declin suite aux manque d’investissements et un environment sociale hostile.
    Le seul moyen de ressourdre notre deficit energetique est d’investir 50% des revenuesdu petrole dans l energie solaire.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
4,857SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -

Derniers Articles