Le secrétaire général du CPR, Imed Daimi, affirme constater « une tentation pour le retour aux pratiques de l’ancien régime » Dans une interview au quotidien algérien « Liberté », il souligne que « si cette tentation se manifeste de façon plus forte et s’il y a la moindre tentative de toucher aux libertés acquises, on va entrer dans une phase d’instabilité, ce qui risque de déstabiliser le pays mais surtout de lui faire perdre tous ses acquis », a-t-il prévenu.
Pour ce qui est de la situation interne, il a estimé que « les élections n’ont pas apporté la stabilité attendue et les promesses qui ont été faites de façon irrationnelle pendant la campagne électorale n’ont pas été tenues ». « Nous sommes dans une situation où le gouvernement a dépassé la période de grâce et il est actuellement face à l’attente des Tunisiens. Il y a des craintes sur la stabilité politique de la Tunisie, surtout que la coalition au pouvoir n’a pas vraiment l’harmonie nécessaire pour pouvoir gérer le pays dans cette phase très sensible », a-t-il dit.
Imed Daimi n’a pas épargné non plus le mouvement Ennahdha qui, a-t-il affirmé, « a choisi d’être dans une coalition d’intérêts, mais pas de conviction ». « Du coup, on ne s’adresse pas à Ennahdha pour participer à notre mouvance, mais à tous les Tunisiens qui partagent avec nous ces valeurs-là et qui veulent une politique économique et sociale soucieuse de la prospérité des classes moyennes et des plus défavorisées », selon ses dires.
« Puisque la coalition gouvernementale actuelle n’a pas réussi à mettre fin, ni n’a la volonté de combattre le retour de l’ancien régime surtout au niveau des pratiques, des désignations, de l’omniprésence, de l’hégémonie de certains lobbies, etc., donc, on s’adresse aux gens hostiles au retour de ces pratiques-là. On considère cette mouvance porteuse d’espoir de changement pour les Tunisiens loin des idéologies, des conflits politiciens qui n’ont pas de relations avec les besoins des Tunisiens », a-t-il conclu.








