Authors Posts by African Manager

African Manager

4482 POSTS 0 COMMENTAIRES

par -

Le ministère de l’intérieur a annoncé dans un communiqué, que les unités de la garde nationale à Kasserine, ont  saisi lors d’une opération de ratissage au mont Semmama, plusieurs explosifs et d’autres équipements.

Il s’agit de : 1.9 kg de TNT, six fontes de mines, un fourreau de pistolet, une boite de colle, une boite de mastik, deux batteries et une pochette d’un talkie-walkie.
Ces équipements sont utilisés dans la fabrication de mines. Ils ont été transmis à l’unité nationale de recherche dans les crimes terroristes relevant de la garde nationale à l’Aouina.

par -

Dix soldats égyptiens, dont trois officiers, ont été tués dans l’explosion de deux bombes dans la péninsule du Sinaï.

Selon les données rapportées par les médias égyptiens, quinze insurgés ont été éliminés lors de combats entre l’armée égyptienne et des terroristes liés à Daech.

On rappelle que depuis 2013, les services de sécurité égyptiens sont régulièrement ciblés par des attentats terroristes, notamment dans le nord du Sinaï, fief de la branche égyptienne de l’EI.

par -

Tard dans la nuit d’hier à 00:40, un groupe de terroriste a attaqué une voiture de police dans laquelle se trouvaient 3 agents, à  Janoura du gouvernorat de Kebili.

Les terroristes étaient au nombre de quatre, arrivés sur des motos soudainement et ouvrant le feu sur les policiers qui étaient à l’intérieur de leur véhicule.

Un agent de la police a été tué, un autre est blessé et a subit une intervention chirurgicale.

Côté terroristes, deux ont été tués, un troisième blessé, le quatrième a pris la fuite.

Sur deux des motos de terroristes, la police a découvert des explosifs de fabrication artisanale, neutralisés après l’intervention  d’une équipe spéciale venant de Gabes.

par -

Selon des sources officielles, Moncef Matoussi vient d’être nommé Président Directeur Général de l’Entreprise Tunisienne des activités pétrolières, en remplacement de Mohamed Akrout. Les jours à venir devraient nous renseigner sur le nom du nouveau PDG de la SNDP (Société Nationale de Distribution de pétrole) en remplacement de M. Matoussi

par -

La ville de Kasserine a connu dès l’aube de cette journée du mercredi, des échanges de coups de feu entre des unités militaires et un groupe terroriste retranché dans une maison de la cité “Karma”.

Le bilan provisoire indique un jeune de 16 ans tué alors qu’il regardait la scène et deux terroristes abattus, il s’agirait, selon la radio Shems FM, de Jihed Mbarki et Oussama Mahmoudi.

Les forces militaires et de sécurité ont attaqué la maison après avoir reçu des informations selon lesquelles les terroristes sont venus s’approvisionner.

 

par -

L’organisation I Watch, vient de lancer une campagne pour le contrôle du respect des horaires par les administrations et établissements publics.

D’ores et déjà, il s’est avéré depuis hier, lundi 6 juin et premier jour du mois de Ramadan, qu’au moins trois établissements n’ont pas respecté les horaires. Il s’agit de la CNSS, de la CNAM et de l’office de commerce de la Tunisie (OCT).

I Watch a fait appel au Ministère de la fonction publique pour intervenir dans le but de faire respecter les horaires, d’autant plus que certaines administrations ont fermé leurs porte une heure avant la fin de la journée de travail.

par -
D’après les statistiques divulguées par la police municipale à Africanmanager

Selon un communiqué rendu public, mardi 17 mai 2016, le ministère de l’Intérieur a annoncé que 10 ordres de démolition de constructions anarchiques ont été exécutés dans  la région de Gammarth par la police municipale de la Marsa. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les constructions anarchiques.

A rappeler que de nombreux logements anarchiques et illégales ont été détruits dans plusieurs gouvernorats du pays.

par -

Le chef du gouvernement, Habib Essid a reçu ce mardi 12 avril 2016 à Dar Dhiafa à Carthage le président du groupe El Baraka, le richissime homme d’affaires saoudien, Cheik Salah Kamel, indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

Mohamed Salah Arfaoui, ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire a été présent à cette rencontre.

par -

Adel Ayed, ancien directeur général de Monoprix Tunisie a accordé à Africanmanager une interview exclusive dans laquelle il a parlé de la situation économique et financière de la société, de ses projets futurs  et de sa place par rapport aux autres enseignes de la grande distribution.

Rencontré en marge de l’inauguration du nouveau Monoprix samedi 27 février à la Soukra, Adel Ayed a également parlé du marché libyen ainsi que des perspectives de développement de l’enseigne sur les marchés  marocain et algérien.   Interview :

Vous ouvrez aujourd’hui votre premier magasin « Monoprix » à la Soukra, quels sont les motifs de votre choix ?

Au début, il faut signaler qu’on a eu du mal à ouvrir dans cet endroit- là et qu’il n’était pas facile de trouver une surface de 1500 m2 sur cette voie principale de la Soukra.

Maintenant, on a  la chance de participer au développement du centre commercial de la Soukra. C’est un magasin qui cumule  tous les concepts qu’offre Monoprix dont le textile, la parfumerie, les produits d’entretien, alimentaires et surtout les produit frais pour répondre aux besoins de la clientèle de proximité puisqu’il n’y a pas de marchés dans les environs.

On a essayé d’offrir à nos clients et voisins tout ce dont ils ont besoin pour leurs courses quotidiennes. On est très fier  de voir les réactions des clients qui sont manifestement  très contents de subvenir à tous leurs besoins à des prix qu’on essaye toujours de rendre très  intéressants. On veut qu’on soit toujours à la hauteur des attentes de nos clients.

Quelles sont les nouveautés de ce nouveau magasin par rapport aux autres ?

Il y a des nouveautés dans les expositions et la mise en scène, mais la grande nouveauté, c’est la viande et les volailles à la façon traditionnelle avec un boucher spécialisé qui est toujours là. C’est quelque chose que Monoprix ne faisait pas à ce jour et qu’on démarre dans ce magasin pour l’étendre par la suite à d’autres .

Qu’est-ce que vous pensez de la situation financière  de Monoprix ?

On vit depuis l’année 2011 dans une situation difficile suite à la dégradation du pouvoir d’achat. C’est la situation que vit d’ailleurs tout le tissu industriel et commercial en Tunisie. Mais le secteur de la grande distribution est un peu plus préservé parce qu’on s’adresse à des besoins de base et du quotidien. Les ménages font l’effort de préserver le pouvoir d’achat et de pouvoir subsister et maintenir la consommation. On est dans un secteur défensif. Dans la période difficile, nous sommes ceux qui tirent leur épingle du jeu.

On arrive quand même à progresser d’une année à autre. Durant l’année 2015, on n’a pas ouvert de nouveaux magasins mais l’année a été honorable et notre chiffre d’affaires a progressé.  Même dans les périodes les plus  difficiles, le secteur de la grande  distribution ne s’en sortira pas mal.

En 2015, on a enregistré plus de 5% de croissance de notre chiffre d’affaires, mais les résultats financiers non encore publiés vont être nettement meilleurs que ceux de l’année 2014.

Vos perspectives de développement pour 2016 ?

On a retardé l’ouverture de nouveaux magasins pour cette année 2016. Durant le premier semestre de 2016, on va ouvrir pas mal de magasins. Après celui de Sedjoumi en janvier dernier et  de  la Soukra en février , une autre ouverture aura lieu durant le mois de mars. Au total, on aura 5 nouveaux magasins « Monoprix » durant le premier semestre 2016.

Sur toute l’année 2016, nous tablons sur l’ouverture de 9 nouveaux magasins, un chiffre qui correspond au rythme de développement de l’enseigne Monoprix  et à celui du  pays en général  mais il y a des zones entières  où il n’y a  pas de commerce moderne.

Partant de ce constat, est-ce que vous avez pensé aux régions ?

Bien sûr, notre prochaine ouverture sera à Ksar Hlel mais également à Mahdia, à Gabès et  à Djerba où on a déjà trois magasins.

Même si la situation est difficile, il faut penser à toutes les régions du pays, faire le pari  et il ne faut pas se concentrer sur le Grand Tunis.

Et comment se place Monoprix par rapport aux autres enseignes de la grande distribution ?

Aujourd’hui, on est arrivé à un niveau où tous les enseignes sont équivalentes. Les trois principaux acteurs de la grande distribution à savoir  Monoprix, Carrefour  et Magasin général sont à égalité et chaque enseigne a une part de marché de l’ordre du tiers.

Avez-vous pensé à l’international ?

On a pensé à la Libye mais aujourd’hui, notre activité dans ce pays est en veilleuse. On y a deux magasins dont un a été complètement fermé et l’autre tourne mais vraiment au ralenti suite à des problèmes d’insécurité et d’approvisionnement. Nous attendons que les choses se stabilisent dans ce pays pour pouvoir reprendre nos activités.

On s’intéresse aussi au Maroc, mais il faut trouver des partenariats avec des groupes marocains. Le marché algérien est aussi intéressant pour nous.

 A l’échelle internationale, on regarde mais on est prudent notamment avec l’expérience qu’on a eue en Libye. Il faut que l’on s’appuie sur des partenaires locaux solides. Ce sont les exigences du marché international.

par -

C’est désormais officiel ! Le nouveau code de l’investissement portera seulement sur les avantages financiers. Il n’y aura pas de mesures fiscales. Ces dernières seront regroupées dans un code unique de fiscalité.

La commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), qui devrait examiner le code de l’investissement et faire un rapport par la suite, ne l’a pas encore fait. Les membres de la commission ont voulu attendre l’arrivée à l’Assemblée du nouveau code portant sur la fiscalité. Ils veulent examiner les deux projets ensemble. « Il faut que le ministère des Finances qui se charge de l’élaboration du code des avantages discaux nous fasse parvenir dans les plus brefs délais au moins le chapitre portant sur les mesures fiscales pour pouvoir examiner avec la nouvelle copie du code de l’investissement, sinon on serait obligé de retarder son examen ». C’est ce qu’a indiqué à Africanmanager Slim Bésbes, membre de la commission des finances à l’ARP, en marge d’une rencontre ce jeudi 3 mars 2016 au siège de l’Assemblée au Bardo. « Il est impossible d’approuver le nouveau code de l’investissement sans examiner les mesures fiscales. La relation est très étroite, C’est organique (…) les incitations fiscales sont essentielles pour attirer les investissements notamment devant le flou et l’invisibilité qui règne dans le pays », a-t-il dit. Slim Besbes n’était pas le seul à tirer la sonnette d’alarme à cet égard. Plusieurs députés et experts en la matière ont catégoriquement rejeté l’idée. Ils ont qualifié d’handicapante et désastreuse la décision de retirer les mesures fiscales du nouveau code de l’investissement.

Le directeur général des avantages fiscaux et financiers au ministère des Finances, qui se charge de l’élaboration du code des avantages fiscaux, n’a pas voulu beaucoup parler du sujet. Il a tenu par ailleurs à préciser à Africanmanager qu’une première copie du code en question a été déjà examinée lors d’un conseil ministériel et devrait passer à l’approbation de l’ARP durant le mois d’avril prochain.

Une autre représentante du ministère des Finances a indiqué que son département a consacré dans le nouveau code des avantages fiscaux tout un chapitre pour les mesures fiscales et que ce travail a duré plus de trois ans.
Elle a dans le même contexte indiqué que le nouveau code fiscal est prêt à hauteur de 90% et qu’une première copie des grandes orientations de ce projet serait soumise à l’ARP dans quelques jours.

Quant à Béchir Ben Amor, député de Nidaa Tounes de Médenine, il a dit dans une déclaration ce jeudi 3 mars 2016 à Africanmanager que 3000 hommes d’affaires dont 500 étrangers ont depuis l’année 2011 quitté la Tunisie pour s’installer au Maroc. Il explique cela par l’instabilité, le flou, l’insécurité et l’absence d’avantages fiscaux incitant à l’investissement.
Lors de la réunion de la commission des finances, Ben Amor a fait savoir que le Maroc offre des avantages très attractifs pour l’investisseur et lui accorde un grand intérêt à travers le suivi, l’accompagnement et la facilitation de l’octroi des crédits.
Il a ajouté que l’investisseur au Maroc ne paye pratiquement rien et le gouvernement marocain ne lui exige que la création d’emplois, contrairement à la Tunisie où l’investisseur décaisse beaucoup pour mettre en place son projet (achat du terrain, construction…), ce qui lui coute très cher. C’est ainsi qu’il a appelé à faciliter le travail des investisseurs en leur donnant tous les avantages leur permettant de réussir leurs projets avant de penser aux recettes de l’État.

De son coté Mondher Ben Brahim, directeur de la gestion des avantages fiscaux et financiers au ministère des Finances, a indiqué que les régions ne bénéficient que de 7% des avantages fiscaux et que seuls 1/5 des projets sont installés dans les régions.
Il a, dans le même cadre, indiqué que 80% des projets nouvellement créés ne sont pas installés dans les régions et ce, malgré des avantages fiscaux incitant à l’investissement dans ces régions là.
Ben Brahim a toutefois indiqué que les avantages fiscaux ne sont pas le seul facteur incitant à l’investissement, ils sont même classés comme le 11ème critère.

Par ailleurs Mohamed Ben Salem, membre de la commission des finances à l’ARP et ancien ministre de l’Agriculture, n’a pas hésité à critiquer le rôle de la Banque nationale agricole (BNA), qui ne consacre au secteur agricole, selon lui, que 12% des crédits. “Le reste est débloqué dans le secteur immobilier”, a-t-il ajouté.
Ben Salem a déclaré en outre que le secteur agricole ne bénéficie que de 7 ou 8% du total des investissements, alors qu’il contribue à hauteur de 10% dans le PIB du pays et à hauteur de 16% dans l’emploi.

par -

C’est désormais officiel ! Les trois opérateurs, les seuls qui ont répondu présents à l’appel d’offres portant sur l’installation et l’exploitation d’un réseau public des télécommunications en Tunisie pour fournir des services de télécommunications mobiles de quatrième génération (4G) ont été retenus et ils sont désormais les attributaires provisoires. La commission en charge du dossier avait jugé que les dossiers techniques et économiques des trois opérateurs sont conformes à l’appel d’offres de la 4G. Il s’agit de Tunisie Telecom, Ooredoo et Orange. L’offre la plus généreuse est celle d’Ooredoo avec 160 millions de dinars, suivie d’orange Tunisie (156 MD). La troisième position revient en revanche à TT qui a présenté l’offre financière la moins généreuse, soit 155MD. Il faut signaler toutefois que quelle que soit la valeur de l’offre, les trois opérateurs ont obtenu les lots qu’ils ont voulus. Ooredoo à titre d’exemple a récupère ainsi les zones 5 et 6 qu’elle a choisies en priorité (gouvernorats de Kairouan, Tataouine, Kébili et Médenine).

Les offres financières relatives à l’appel d’offres de la 4G ont été ouvertes aujourd’hui mercredi 02 mars 2016 au siège du ministère des Télécommunications. Les trois attributaires provisoires de la 4G devraient investir plus de 470 millions de dinars en Tunisie, annonce le ministre des Technologies de l’information et de l’économie numérique, Noômene Fehri.

Il s’agit, selon lui, d’un grand jour pour la Tunisie et d’une nouvelle transition numérique dans l’histoire du pays.

Rappelons que selon l’appel d’offres lancé par le ministère, chacun des 3 opérateurs, Tunisie Telecom, Orange et Ooredoo, doit au moins investir 155 millions de dinars pour pouvoir obtenir la licence 4G, soit 465 MDT pour les 3 opérateurs qui auront été retenus.

Il a dans le même cadre a annoncé que la 4G pourrait contribuer  à hauteur de 0,5% dans le  PIB  du pays, félicitant ainsi la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour les efforts qu’elle fournit en matière de libération du dinar, l’appelant à multiplier davantage ses efforts  à cet égard.

De son côté, Marouen Ben Saïd, président de la commission en charge de l’attribution de la 4G a indiqué à Africanmanager que d’importants investissements devraient être générés par la 4G, soit plus de 1000 millions de dinars y compris les investissements en infrastructure et en communication.

Il a ajouté que  la 4G fait partie du plan stratégique du ministère qui  mise sur le numérique à l’horizon 2020.

Selon lui, chaque opérateur s’engage à couvrir tous les gouvernorats du pays et offrir la connexion à 25% des habitants durant la première année et au moins 20% des habitants de chaque gouvernorat.

En ce qui concerne les régions classées prioritaires, chaque opérateur retenu s’engage également à couvrir 30% des habitants durant la première année du lancement de la 4G pour atteindre 60% durant l’année suivante et 95% durant la troisième année de son exploitation.

L’opérateur retenu s’engage aussi à offrir un débit de 10 Mégas par seconde durant la première année de l’exploitation de la 4G, puis 20 Mégas par seconde après trois ans et 30 mégas par seconde après cinq ans.

Il est important, par ailleurs, de signaler que le ministère, à travers l’attribution de ces licences, table sur la généralisation de l’accès au haut/très haut débit sur l’ensemble du territoire tunisien en favorisant les zones de déploiement prioritaire contribuant ainsi à réduire la fracture numérique et permettant une meilleure inclusion sociale. Dans un communiqué, le ministère a signalé aussi qu’à travers cette technologie, il vise le développement d’une économie numérique basée sur le développement et l’usage de e-services innovants et à très forte valeur ajoutée accessibles à toutes les catégories et classes sociales.

L’objectif aussi est de contribuer à la création de nouveaux emplois et à l’amélioration de la compétitivité des entreprises locales tunisiennes et à faire de la Tunisie un pôle d’excellence régional en matière d’innovation technologique.

par -
La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a publié ce mardi 1er mars 2016 une note de conjoncture portant sur le mois de février dernier. Il en ressort que taux de croissance économique a connu, durant le dernier trimestre de 2015, une certaine amélioration atteignant 0,8% en comparaison avec le trimestre précédent contre une quasi-stagnation (0,1%) au troisième trimestre et un fléchissement de 0,2% et de 0,3%, respectivement, au cours du premier et du deuxième trimestre de la même année.

En termes de glissement annuel, le PIB a enregistré, au cours du quatrième trimestre de 2015, une hausse de 0,3% contre 0,4% au trimestre précédent et 2,3% durant le dernier trimestre de l’an passé. Ainsi, la croissance économique s’est établie à 0,8% pour l’ensemble de l’année 2015 contre des estimations précédentes de 0,5% et 2,3% une année auparavant. Le ralentissement de la croissance durant le dernier trimestre est imputable au repli de la valeur ajoutée des principaux secteurs, notamment les industries non manufacturières (-3,1%), les services marchands (-1,6%) et les industries manufacturières (-0,5%).

Corrélativement, le taux de chômage s’est accru, au cours du quatrième trimestre, de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 15,4%, poursuivant la tendance haussière sur laquelle il s’est inscrit depuis le début de l’année 2015. En revanche, le taux relatif aux diplômés de l’enseignement supérieur a baissé de 0,8 point de pourcentage tout en demeurant à un niveau assez élevé (31,2%).

Sur le plan sectoriel, l’indice général de la production industrielle a diminué à un rythme plus accentué, durant les onze premiers mois de 2015, soit -1,8 % contre -1,2 % pour la même période une année auparavant, sous l’effet de la poursuite du fléchissement de la production énergétique (-6%) et la détérioration de la production minière (-18,1%),  contre  une légère hausse de la production des industries manufacturières (0,2%).

Les principaux indicateurs conjoncturels relatifs à l’évolution de l’activité industrielle, observés au cours du mois de janvier 2016, montrent un repli des importations des matières premières et demi-produits (-10,4%en glissement annuel contre une hausse de 10%en janvier 2015) et des biens d’équipement(-7% contre -7,1%), et ce, outre la contraction des exportations du textile, habillement, cuirs et chaussures(-1,5% contre -0,7%).En revanche, les exportations des industries mécaniques et électriques ont enregistré une légère reprise (3,2 % contre -1%).

Concernant le secteur des services, les principaux indicateurs de l’activité touristique ont  poursuivi leur détérioration au début de l’année en cours, en particulier pour les nuitées touristiques globales (-46,5% en janvier 2016), les entrées de touristes étrangers (-20,7%) et les recettes touristiques ( -49,9%).

L’activité du transport aérien a également enregistré, au mois de janvier 2016, un repli du trafic aérien de passagers de 7,9%, en glissement annuel, contre -15% au même mois de l’an passé.

Le déficit de la balance commerciale s’est contracté, au cours du mois de janvier 2016, de 346,8 MDT ou 40,6%, en comparaison avec le même mois de l’année précédente, pour se situer à 507,2 MDT, sous l’effet de la baisse des exportations à un rythme inférieur à celui des importations (-9,4% et -17,9%, respectivement, contre +3,3% et +2,1%, une année auparavant). Le taux de couverture s’est également amélioré de 7,5 points de pourcentage pour atteindre 80,2%.

Par ailleurs, la balance énergétique a connu un net repli de son déficit, passant de -415,7 MDT à -24,2 MDT en relation, notamment, avec la chute des prix internationaux des hydrocarbures, alors que la balance alimentaire a connu une détérioration, dégageant un déficit de 103,8 MDT, contre un excédent de 151,1 MDT en janvier 2015.

En revanche, les recettes touristiques ont enregistré, au cours du même mois, une chute de 49,9%, en comparaison avec leur niveau de janvier 2015, pour atteindre 113 MDT. Également, les revenus de travail ont diminué de 18,2%, par rapport à janvier 2015, pour se situer à 269 MDT.

Compte tenu de ces évolutions, le déficit courant a connu une baisse de 196 MDT, en janvier 2016, revenant à 324 MDT ou 0,4% du PIB contre 520 MDT et 0,6%, au cours du même mois de l’année précédente.

Pour sa part, le niveau des avoirs nets en devises a accusé une certaine baisse, revenant à 13.332 MDT ou 123 jours d’importation, à fin janvier 2016, contre 14.012 et 128 jours au terme de l’année 2015, affecté par un déficit accentué de la balance des opérations financières avec l’étranger (-458 MDT contre un excédent de 2.453 MDT un an plus tôt).

Le taux de change du dinar a enregistré, en janvier 2016, une légère dépréciation de 0,2%  vis-à-vis de l’euro et également du dollar américain.

L’évolution de l’indice des prix à la consommation, en glissement annuel,  a continué, en janvier 2016, sa tendance baissière amorcée depuis mi-2015, pour se situer à 3,5% contre 4,1% au cours du mois de décembre 2015 et 5,5% en janvier 2015.

Pour ce qui est de l’inflation sous-jacente, le rythme d’évolution des prix des produits hors frais et encadrés a connu une légère détente (5,4% au cours du mois de janvier 2016 contre 5,5% en décembre 2015).

Les besoins des banques en liquidité ont connu une certaine baisse, en janvier 2016, ce qui a ramené les opérations de politique monétaire de la Banque Centrale à 5.269 MDT en moyenne, en baisse de 116 MDT en comparaison avec décembre 2015. Ainsi, le taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire s’est situé, en janvier 2016, à 4,25% contre 4,28% un mois auparavant.

Les dépôts bancaires ont connu, en janvier 2016, un ralentissement de leur rythme d’évolution en comparaison avec décembre 2015 (0,5% contre 1,9%), sous l’effet de la baisse des comptes à terme, ainsi que de la nette décélération des dépôts à vue et des comptes d’épargne.

La même tendance a concerné les concours à l’économie au cours du même mois (0,8% contre 1,1%), en rapport avec la baisse des crédits à court terme et la quasi-stagnation de ceux à moyen et long termes.

par -
L’agence de notation Capital Intelligence (CI) a affirmé la note de solidité financière de la Banque Natinale Agricole (BNA) à ‘B’.

La Banque Nationale Agricole (BNA) a tenu samedi 27 février 2016 son Assemblée générale ordinaire (AGO) pour la ratification de la cooptation et la nomination d’administrateurs. Le projet de résolution de l’AGO relatif aux  nouveaux membres du conseil d’administration de la BNA a fait monter la tension auprès des petits actionnaires, lesquels ont exprimé leur opposition à cette nouvelle liste. Un des actionnaires a exprimé son étonnement de la nomination d’un membre indépendant au conseil d’administration de la Banque en la personne de Lilia Harmel Meddeb, appelant  le ministre des Finances, Slim Chaker à s’expliquer sur cette nomination ainsi que sur les motifs et les critères de ce choix. « Nous demandons à être édifiés  sur  les critères retenus pour cette nomination », a-t-il dit. En effet, la nouvelle composition du conseil sera comme suit : Imed Turki, Mohamed Sadok Hosni, Sami Moulay, Maâmri Akermi et Lilia Harmel Moddeb (membre indépendant). Les missions de ces derniers prendront fin avec la tenue de la prochaine AGO de la Banque en 2017.

L’Assemblée a approuvé également la nomination de Mohamed Mehdi Mejdoub et Mohamed El Arbi en tant que membres du conseil d’administration de la BNA à la place de Hichem Ben Fadhl et Slah Kanoun dont les missions avaient déjà pris fin avec la tenue de l’AGO du 27 février 2016.

Les petits actionnaires ont également demandé à disposer des  documents nécessaires pour pouvoir s’informer du projet des résolutions et pouvoir les discuter lors de l’AGO.

Imed Turki, membre du conseil d’administration de la BNA a promis d’en discuter  avec les hauts dirigeants de la banque et leur faire parvenir des réponses dans les meilleurs délais. Il est à signaler par ailleurs qu’aucun dividende au titre de l’année 2015 ne sera distribué.

Il est à noter à ce propos que conformément à l’article 40 des statuts, seuls les actionnaires détenteurs  d’au moins dix actions sont habilités à assister à l’Assemblée sur simple justification de leur identité alors  que ceux de moins de dix actions peuvent se réunir pour former ce quota et se faire représenter par l’un d’eux.

Bien plus, tous les documents destinés à l’AGO seront mis à la disposition des actionnaires au siège Social de la Banque, Rue Hédi Nouira Tunis .

Pour rappel, les trois banques publiques (STB, BNA et BH) ont été soumises durant les années 2013-2014 à des opérations de full audits approfondis et exhaustifs afin de déceler les déséquilibres financiers et les faiblesses d’ordre stratégique, institutionnel et opérationnel. Ces opérations de full audit ont permis d’arrêter les besoins en fonds propres et de ressortir les principales insuffisances et sources de vulnérabilités des 3 banques. Sur la base des résultats des full audit, la STB et la BH ont arrêté et approuvé leurs programmes de restructuration au début de 2015 et ont déjà entamé l’exécution de ces programmes.

Le programme de restructuration de la BNA a été élaboré au cours du dernier trimestre 2015, et se trouve en phase de discussion avant son approbation par la BCT. Les programmes de restructuration développés par les 3 banques, s’étalent sur l’horizon 2015-2019, et s’articulent globalement autour des axes fondamentaux suivants :

– Une redéfinition des orientations stratégiques et des politiques de développement commercial et de positionnement.

– Un plan de transformation institutionnelle et opérationnelle ayant trait au renforcement des modes de gouvernance et de contrôle, d’organisation et de refonte du système d’information.

– Un plan de développement des ressources humaines.

– Un plan d’affaires pour l’horizon 2015-2020 basé sur des politiques de renforcement des fonds propres, de liquidité, de résolution de la problématique des créances classées, de développement commercial ainsi que des plans d’investissement.

L’objectif ultime de la mise en place de ces plans de restructuration est d’associer les fondements de solidité, de pérennité et de gestion saines pour les 3 banques et ce, par référence aux meilleures pratiques.

par -

C’est dans une ambiance conviviale et chaleureuse que  le nouveau magasin Monoprix  de la Soukra a été inauguré, samedi 27 janvier, confirmant ainsi l’engagement de proximité de Monoprix avec  ses clients.

Situé au centre Square dans une zone stratégique et très fréquentée, le nouveau magasin Monoprix offre toutes les garanties d’un espace commercial digne des plus célèbres enseignes.

A l’occasion de cette nouvelle ouverture, Adel Ayed, directeur général de la Société Nouvelle Maison de la Ville de Tunis (SNMVT), qui gère Monoprix, n’a pas manqué d’exprimer sa fierté : « Aujourd’hui, nous sommes très satisfaits de pouvoir offrir cet espace à nos clients de La Soukra. Après l’inauguration, en janvier dernier, de Monoprix Sidi Hassine et Monoprix Soukra en février, nous poursuivons  tout au long de cette année notre programme de développement avec d’autres ouvertures. Toujours dans le souci d’être plus proche de nos clients… », a-t-il précisé.

Il a par ailleurs indiqué dans une déclaration à Africanmanager que les dernières années ont été un peu plus difficiles pour Monoprix et le secteur de la distribution en général, en rapport avec les changements dans le pays.  Pour ce qui est 2016, Adel Ayed a assuré que le groupe projette ouvrir plusieurs magasins Monoprix contre un seul magasin ouvert durant l’année 2015.

De son côté, Imed Bouassida,  directeur commercial de Monoprix s’est félicité de l’ouverture de ce nouveau magasin très attendu par les habitants de la Soukra.

Il a précisé dans une déclaration à Africanmanager que ce nouveau magasin a été créé avec de nouveaux concepts et 300m2 ont été alloués à la confection et au textile. Ce nouvel espace porte  aussi  les nouvelles tendances de maquillage avec l’introduction d’une nouvelle marque à savoir « Monop make Up », la marque qui s’affiche  parmi les grandes marques internationales, selon ses dires.

S’agissant des projections pour l’année 2016 en termes d’investissement, Imed Bouassida nous a indiqué que Monoprix veut faire de 2016 une année très riche en ouvertures. « notre programme de développement se poursuivra avec d’autres ouvertures tout au long de l’année », a-t-il dit..

Il a ajouté que cet espace qui a nécessité des investissements de plus de 3 millions de dinars, accueillera pas moins de 2000 clients par jour.

Etabli sur une superficie de 1500 m2, et grâce à ses 72 collaborateurs, Monoprix Soukra est un magasin de dernière génération où le confort s’allie à la convivialité. Le magasin offre une gamme diversifiée et complète de produits au quotidien, combinant  qualité et accessibilité, qui plongent le consommateur dans un univers de confiance, de « fraîcheur », mais aussi de saveurs.

Conçu pour répondre à tous les besoins du quotidien, Monoprix La Soukra propose une panoplie de produits minutieusement sélectionnés. Les clients pourront succomber aux délices des produits alimentaires répondant aux critères rigoureux de l’enseigne, aux dernières tendances de la mode et de la beauté ainsi qu’aux must des produits maison/loisirs.

Avec plus de 4 000 employés et plus de 80 points de vente répartis sur tout le territoire national, l’enseigne Monoprix, leader dans le secteur, vient donc d’ajouter une nouvelle corde à son arc déjà bien garni et si réputé auprès des consommateurs pour la qualité de ses produits et la fraîcheur des produits du marché.

par -

Selon un sondage réalisé par l’institut « One to One », 50% des personnes sondées considèrent que les hommes d’affaires sont les plus compromis dans les actes de corruption alors que 31% pensent que les fonctionnaires de l’administration publique sont les premiers encaisseurs de pots-de-vin en Tunisie.

Selon le même sondage révélé lors d’un point de presse ce jeudi 25 février 2016 à Tunis, 27% des personnes sondées ont considéré que, sur ce registre,  les agents sécuritaires sont les plus corrompus.

Le sondage classe, en effet, les hommes d’affaires comme la partie la plus corrompue suivis des entreprises publiques ou les collectivités locales, les membres des conseils locaux  et régionaux.  32% des Tunisiens estiment que les agents des municipalités et des délégations sont corrompus suivis des fonctionnaires du secteur public.

Selon les résultats du même sondage, 56% des sondés ont peur de dénoncer les actes de corruption  et les corrompus alors que 9% estiment  qu’il est difficile de prouver les cas de corruption et de dépassement. De même, 50% des Tunisiens pensent qu’il est nécessaire de dénoncer les cas de corruption  en cas d’observation alors que 29% ont dénoncé un pot- de-vin contre un service.

50% des sondés ont souligné le rôle des médias et des journalistes dans la lutte contre la corruption et la dénonciation des cas de corruption dans l’administration tunisienne.

Dans le même ordre d’idées, 59% des personnes interrogées estiment  que les partis au pouvoir sont capables de lutter contre la corruption tandis que 33% pensent  que l’opposition est la plus apte à y faire face.

De même, le sondage de « One to One » a révélé que 40% des Tunisiens considèrent qu’il est nécessaire de signaler les cas de corruption lors de l’observation alors que 29% des personnes sondées ont insisté sur la nécessité de ne pas verser de pots de vin ou de verser une somme d’argent illégalement contre un service et de s’abstenir de participer à toute forme de pots-de-vin ou de corruption.

Interrogés sur le rendement du gouvernement en matière de lutte contre la corruption, 36% des sondés ont jugé que le rendement du gouvernement est très mauvais contre seulement 3% qui voient que le rendement du gouvernement dans ce domaine est « très bon ».

Réalisé durant les deux mois de d’avril et mai 2015, le sondage a été effectué auprès d’un échantillon de 1200 personnes reparties sur les différents gouvernorats du pays.

Fruit d’un partenariat tuniso-sud-coréen, le projet de modernisation de la plateforme électronique de dépôt des plaintes et de dénonciation des actes de corruption a été lancé, mardi 23 février à Tunis.

Le lancement de ce projet intervient en application du mémorandum d’entente signé le 14 novembre 2014 entre le ministère de la Fonction publique, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption et la Commission anti-corruption et des droits civils de la Corée du Sud pour consacrer le principe de la gouvernance et favoriser la participation du citoyen à cet effort.

Financé par le Corée du Sud sous forme de don de 10 millions de dinars, ce projet se veut un instrument pour donner l’occasion aux citoyens de déposer leurs plaintes et doléances et de dénoncer les cas de corruption au sein de l’administration tunisienne, a expliqué le ministre de la Fonction publique, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption, Kamel Ayadi.

par -
Suite aux informations qui ont circulé faisant état de retraits massifs de fonds auprès des banques tunisiennes suite à la décision portant

L’encours des créances classées a augmenté à un rythme moins accéléré que celui de 2013, soit 3,7% contre 18,8%, pour s’établir à 10496 MD à fin 2014, telle est l’une des conclusions majeures du rapport sur la supervision bancaire en 2014 qui vient d’être publié par la Banque centrale de Tunisie dressant l’état des lieux du dispositif réglementaire et de la supervision bancaire.

L’augmentation des créances classées a concerné notamment les particuliers avec un accroissement de leur encours de 246 MD ou 27,5%. Les secteurs, commercial, industriel, touristique et de services ont enregistré respectivement un accroissement de leurs encours de 203 MD ou 15,7%, 199 MD ou 7,1%, 66 MD ou 2,9% et de 39 MD ou 0,7%. Par ailleurs, la baisse de l’encours des créances classées a concerné les autres services enregistrant une diminution de leur encours de 227 MD ou 14,2%, ainsi que les secteurs de la promotion immobilière et de l’agriculture avec une baisse de l’encours de leurs créances classées de 76 MD ou 13,6% et de 33 MD ou 4,7% respectivement.

Compte tenu de l’accroissement des engagements de 8,3%, la part moyenne des créances classées s’est améliorée de 0,7 point de pourcentage par rapport à 2013 pour s’établir à 15,8% à fin 2014. Toutefois, le niveau de cette part présente des disparités entre les banques et les secteurs d’activité. En effet, selon le rapport de la BCT, 12 banques accaparent 58% des actifs du secteur affichent une part de créances classées inférieure à la moyenne. Parmi ces 12 banques, 10 banques accaparent 41,6% des actifs du secteur présentent une part des créances classées inférieure à 10%. Le nombre des banques qui présentent une part de créances classées supérieure à la moyenne du secteur s’élève à 9, ces banques accaparent 39,9% des actifs du secteur. Et une banque affiche une part de créances classées proche de la moyenne.

D’autre part, la BCT a souligné que les secteurs touristique, agricole et industriel présentent des parts de créances classées, dans le total de leurs engagements, supérieures à la moyenne, soit 57,5%, 36,1% et 16,6% respectivement. Le secteur immobilier présente une part de créances classées inférieure à la moyenne globale, soit 12,6%. Quant aux particuliers, la part des créances classées est nettement inférieure à la moyenne. Cependant, il y a lieu de signaler l’aggravation continue des risques liés aux particuliers passant de 3% en 2011 à 4,3% en 2012 à 5,5% en 2013 et à 6,6% en 2014.

Toujours selon la Banque centrale, l’année 2014 est marquée par une progression de l’encours des provisions, quoiqu’à un rythme moindre que celui enregistré une année auparavant soit 6,1% ou 297 MD contre 49,5% ou 1622 MD en 2013 dont 1038 MD de provisions additionnelles pour la couverture des créances ayant une ancienneté dans la classe 4 égale ou supérieure à 3 ans instaurée par la circulaire aux EC n°2013-21 du 30 décembre 2013. Suite à cette évolution, le taux de couverture des créances classées par les provisions a augmenté que de 1,7 point de pourcentage pour s’élever à 58,1%.

L’analyse du taux de couverture par banque fait ressortir que 14 banques détenant 78,3% des actifs du secteur affichent un taux de couverture supérieur à 60%, dont 8 banques détenant 27,4% des actifs du secteur présentent un taux supérieur à 70%. Le nombre de banques qui affichent un taux inférieur à 60% s’élève à 8 banques avec une part des actifs dans le secteur de 21,7%.

S’agissant du résultat de la BCT relatif à l’année 2014, il est à indiquer qu’elle s’est soldée par un résultat net de 566 MD, soit en progression de 407 MD par rapport à 2013. Conséquemment, la rentabilité des fonds propres s’est amélioré de 7,6 points de pourcentage pour s’établir à 10,8% à fin 2014 et la rentabilité des actifs s’est inscrite en hausse de 0,5 point de pourcentage pour passer à 0,8%.

Le nombre de banques qui ont affiché un résultat bénéficiaire au titre de l’exercice 2014 s’est élevé à 17 banques avec un bénéfice cumulé de 662 MD (contre 14 banques avec un bénéfice cumulé de 503 MD en 2013).

Le nombre des banques qui ont affiché un résultat déficitaire au titre de l’exercice 2014 s’est élevé à 5 banques avec des pertes de 96 MD (contre 7 banques avec une perte de 344 MD en 2013). Le bénéfice cumulé a été affecté à hauteur de 418 MD en réserves (soit 63,1%); le reliquat de 244 MD a été distribué aux actionnaires (soit 36,9% du total).

Les fonds propres nets ont connu à fin 2014 une augmentation remarquable de 947 MD ou 22,5% contre une baisse de 1284 MD ou 23,4% une année auparavant. Cette augmentation provient essentiellement des fonds propres d’Al Baraka bank (219 MD) transformée d’une banque non résidente en une banque résidente en plus de l’importance des bénéfices affectés en réserves et des opérations d’augmentation de capital en numéraire réalisées par 3 banques pour un montant de 136,5 MD18 avec une prime d’émission de 93 MD et de la baisse du capital l’UIB suite à l’opération « coup d’accordéon » (une réduction de capital de 98 MD suivie d’une augmentation de 74 MD).

par -

Le ministre des Finances, Slim Chaker a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a parlé du dossier de la confiscation ainsi que  de la situation économique et financière actuelle du pays.

Il a évoqué également  la crise en Libye et  son impact sur la Tunisie ainsi que les  recrutements annoncés récemment dans la fonction publique et qui ont été à l’origine d’une vive polémique.

Le ministre a annoncé aussi dans cette interview une prochaine sortie sur le marché financier international pour lever une partie des 6400 Millions de dinars à rechercher auprès des bailleurs de fonds internationaux.  Interview :

Un travail de 5 ans sur le dossier de la confiscation, quel bilan peut-on en tirer ?

En ce qui concerne les véhicules, on a vendu 34 voitures pour 1200 mille dinars et nous projetons de vendre durant cette année les voitures restantes réparties en deux sous-ensemble : Un premier est constitué  de voitures de luxe, lesquelles seront vendues sur le marché international pour absence de preneurs sur le national. La vente de ce type de voitures devrait générer des entrées en devises pour les recettes de l’Etat.
Le deuxième sous-ensemble regroupe 30 petites et moyennes voitures. On est actuellement en train de faire l’expertise de ces voitures  pour pouvoir les vendre au cours de ce premier semestre sur le marché tunisien.

Et pour les biens fonciers ?

 Entre les années 2011 et 2015,  on n’a vendu qu’une seule une villa pour un montant de 1MD. On a lancé toutefois, en 2015, 20 appels d’offres portant sur 20 dossiers de biens fonciers et nous avons y ajouté 19 autres appels d’offres. Nous projetons à travers ces appels d’offres de générer 110 millions de dinars de recettes aux caisses de l’Etat durant le premier semestre de cette année.

Et vous êtes dans quelle phase actuellement ?

Actuellement, on est dans la phase de signature des contrats et d’achèvement des procédures relatives à ces appels d’offres.

Our les entreprises  confisquées, de quel bilan peut-on parler ?

Pour les entreprises, il est à noter qu’entre les années 2011 et 2015, on a vendu 7 entreprises dont Kia Audi, Peugeot et une partie d’Ooredoo.

Cette vente a  généré des recettes de l’ordre de 1350 MD. Actuellement,  nous allons vendre 16 entreprises dont les dossiers de 8 entreprises sont déjà prêts. On va bientôt lancer les appels d’offres pour choisir les banques d’affaires qui se chargeront du processus de vente.
Concernant nos projections pour cette année, nous sommes presque sûrs de pouvoir vendre durant cette année les 8 autres entreprises. On est actuellement dans la phase de finalisation des dossiers car il ya des dossiers qui manquent de bilans et de comptes.  Une fois les dossiers préparés, nous passerons à la phase de sélection de la banque d’affaires puis à la troisième phase qui est la vente.

Quelles sont les projections en chiffres pour cette année en ce qui concerne la confiscation ?

Pour 2016, nous attendons, comme prévu dans la loi de finances 2016, des recettes de l’ordre de 200 millions de dinars.

Passons maintenant à la situation économique et financière du pays, qu’est ce que vous  en pensez ?  

Le défi est de financer le gap entre les recettes et les dépenses  qui est de l’ordre de 6,6 milliards DT dont 2 seront levés sur le marché national à travers les bons de trésor, et c’est ce qu’on est en train de faire.  C’est une étape banale et classique puisqu’on a déjà l’habitude de le faire et cela existe dans tous les pays du monde.

Puis, il ya 4,6 milliards DT que nous allons lever sur le marché financier  international, et là, nous allons bientôt sortir pour lever une partie de ce montant dont nous avons besoin pour financer le budget. Il n’y a rien d’extraordinaire parce que cela existe dans la loi de finances 2016 votée déjà par l’ARP.

  Face à ce gap de 6,6 milliards DT dont vous avez parlé, est-ce qu’on peut dire qu’on est sur le bon chemin ? 

On ne peut dire que nous sommes sur le bon chemin que lorsque nous réussirons à créer de la croissance au moins de 2,5%. Néanmoins, pour le faire, plusieurs conditions doivent être  réunies dans le pays dont les trois moteurs de croissance de l’économie, l’investissement, la croissance   et la consommation. Au niveau de l’investissement, l’Etat est en train d’investir.  Selon la loi de finances 2016, le budget alloué à l’investissement a été fixé à 5,4 milliards DT. Maintenant,  la question qui se pose est la suivante: Est-ce que l’investissement privé sera au rendez vous au non ? J’espère que oui sinon on ne pourra jamais réaliser un taux de croissance de 2,5%.

 La consommation sera  aussi au rendez-vous car nous avons déjà  donné du pouvoir d’achat grâce aux majorations salariales décidées dans les secteurs public et privé.  Ces augmentations profiteront généralement à la classe moyenne donc la consommation  demeure un moteur qui tourne.

Il ne reste alors que l’exportation qui demeure tributaire de plusieurs facteurs dont principalement la situation en Europe, notre premier marché d’exportation.

L’exportation demeure aussi tributaire de la situation en Tunisie car même s’il y a de la croissance en Europe et les Européens partiront ailleurs s’il n’y a pas de sécurité. La situation en  Libye est aussi un facteur déterminant pour la reprise de l’exportation.

Tout cela a des répercussions sur notre économie. Aujourd’hui, en Tunisie, on  est en train de gérer mais également de surveiller ce qui se passe autour de nous car tous cela impacte directement la croissance et la situation économique, financière et sécuritaire du pays.
Les recrutements annoncés récemment dans la fonction publique ont soulevé un tollé, votre réaction par rapport à cette levée de boucliers ?

Il faut expliquer qu’il ne s’agit pas de nouveaux recrutements et que cela existe dans la loi de finances 2016. Au total, il y a 16 mille dont 12 mille entre la Défense et le ministère de l’Intérieur et 4 mille entre ministères de la Santé,  de la Justice  et des Affaires sociales. Les 7 mille autres, ce sont des recrutements qui ont été prévus en 2015 mais qui n’ont pas été réalisés parce que les concours ne sont pas encore finalisés.

Il n’y a pas quelque chose de nouveau. On va juste activer pour que les gens puissent rapidement avoir de l’emploi dont ils ont besoin.

La crise en Libye, quel effet sur la Tunisie ?

La crise en Libye a certainement un effet négatif sur la Tunisie car s’il y a une guerre dans la région, les investisseurs, les touristes et les exportateurs vont fuir la Tunisie. Le coût d’une guerre en Libye sera certainement élevé pour la Tunisie.

Cela aura également un impact sur l’économie nationale surtout qu’aujourd’hui on n’exporte plus sur la Libye. Ajoutons à cela un impact sécuritaire sur les frontières tuniso-libyennes.

par -

Bien que le taux de croissance de l’économie nationale ait accusé une légère hausse au cours du quatrième trimestre de 2015 comme déjà été signalé par l’Institut National de la Statistique (INS), les prévisions pour l’année 2016 montrent que les perspectives d’une croissance solide demeurent faibles et les chances d’une reprise économique semblent encore lointaines et les frémissements restent à confirmer. En effet, selon les chiffres annoncés par l’INS, le taux de croissance de l’économie tunisienne a augmenté de 0,3% au cours du 4ème trimestre 2015 en glissement annuel par rapport à la même période de 2014. Ce faisant, et rapporté au 3ème trimestre de 2015, le taux de croissance du PIB au titre de l’année 2015 s’établit à 0,8%. Cette légère hausse est due essentiellement à l’augmentation de la valeur ajoutée du secteur agricole et de la pêche de 9,2% en 2015 contre 3,4% en 2014, grâce au quintuplement de la production de l’huile d’olive et la progression de celle des dattes de 12,5% par rapport à l’année 2014.

Dans une note publiée récemment par la Banque centrale concernant les prévisions économiques pour l’année 2016, il a été également indiqué que les prévisions initiales tablent sur une reprise économique modeste avec un taux de croissance de 2,5%. Une performance semble insuffisante, selon la BCT, pour faire face aux défis majeurs de  l’économie tunisienne, notamment en matière de création d’emplois. Il y a lieu de signaler que le taux de chômage a atteint, au cours du troisième trimestre de 2015, 15,3% correspondant à 612,1 mille chômeurs dont 242 mille de diplômés de l’enseignement supérieur.

Les estimations de la Banque centrale en termes de croissance sont conjuguées à la situation économie en 2015, une année durant laquelle l’activité économique a enregistré une stagnation voire même une récession dans les principaux secteurs productifs à l’exception de celui de l’agriculture et pêche qui a bénéficié de la récolte exceptionnelle de l’huile d’olive.

Selon la note de la BCT, les retombées des évènements terroristes ont lourdement pesé sur l’activité dans les services marchands, en particulier sur le tourisme et le transport dont les principaux indicateurs ont connu une forte détérioration même par rapport à ceux réalisés en 2011.

Un point de vue partagé par l’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimasi. Dans une déclaration récente à Africanmanager, il  estimé qu’il sera  très difficile de réaliser un taux de croissance de 2,5% en 2016.

Selon lui, le taux de croissance de 2,5% fixé dans le cadre de la loi de finances 2016 est très peu susceptible d’être réalisé pour plusieurs raisons dont principalement la baisse des investissements, facteur déterminant dans l’évolution de la croissance pour les prochaines années.

Il est à signaler par ailleurs que le rapport sur la population et l’emploi, élaboré par l’INS, fait état d’une légère hausse du taux de chômage. Ce dernier est passé de 15,3% au troisième trimestre 2015 à 15,4% au quatrième trimestre de l’an dernier. Le nombre de demandeurs d’emploi s’établit ainsi à 618.800 sur les 4.020.800 qui constituent la population active globale.

Quant aux diplômés de l’enseignement supérieur en chômage, leur nombre a été de  241.400 au quatrième trimestre 2015, alors qu’ils étaient 242.000 au troisième trimestre 2015, soit des taux respectifs de 31,2% et de 32%.

par -
La Cour des comptes a présenté

Le président de la Cour des comptes a confirmé , ce mardi 16 février 2016 lors de la présentation de son 29ème rapport annuel et de celui  de clôture du budget de gestion pour l’exercice 2013, que tous les membres du gouvernement Habib Essid ont déclaré leurs biens, à l’exception des ministres qui ont été nommés lors du remaniement du 6 janvier dernier.

Il a toutefois indiqué que le délai de déclaration des biens est fixé pour la fin de ce mois de février. Il est à noter par ailleurs que pour ceux qui n’ont pas encore fait leur déclaration, les  délais n’ont pas été forclos , et ont jusqu’au 7 mars pour le faire, comme le stipule la loi relative à la déclaration sur l’honneur des biens des membres du gouvernement, qui fixe un délai d’un mois après la publication de la nomination dans le Journal officiel de la République tunisienne.

Le premier président de la Cour des comptes a sous un autre angle déclaré que l’endettement de la Tunisie a pris une ampleur sans précédent, passant de 45,8% en 2013 à 49,2% en 2014 et 52,9% en 2015. Une telle situation nécessite un réajustement urgent, d’après le rapport de la cour des comptes sur la clôture du budget de l’État pour 2013 et les premiers résultats des deux dernières années.

Tenant, mardi à Tunis, une conférence de presse pour présenter le rapport, le premier président de la Cour des comptes, Abdellatif Kharrat,  a affirmé que le déficit budgétaire est resté élevé, puisqu’il était de 6,8% en 2013 et a atteint 4,9% en 2014 et 2015, ce taux étant largement au-dessus des critères internationaux.

Il a fait remarquer que les indicateurs des finances publiques n’ont pas connu une amélioration.

D’après le rapport sur le budget de l’Etat pour 2013, il y a une nécessité pressante d’intensifier les efforts en vue de mobiliser davantage de ressources, de rationaliser les dépenses, de réaliser les projets dans les délais et avec les normes requises ainsi que d’améliorer la qualité des prestations de service.

Kharrat a appelé à instaurer la culture du résultat chez les gestionnaires et renforcer la reddition des comptes pour conférer aux interventions des structures publiques, l’efficacité requise dans le respect de la loi, l’intégrité et la transparence.

Le premier président de la Cour des comptes a souligné la nécessité de lancer les réformes dans de nombreux domaines relevant de cette juridiction et de ne plus recourir aux solutions ponctuelles dans le traitement de situations résultant de difficultés structurelles.

Dans son intervention, la conseillère et chef de service à la Cour des comptes, Amel Elloumi Baouab,  a relevé, pour sa part,  la nécessité de concrétiser le système du budget par objectifs, pour améliorer la lisibilité du budget et de ses résultats.

Selon le même rapport, les dettes de la Douane tunisienne ont atteint 4041 millions de dinars dont seulement 0,01% ont été remboursés, soit un manque à gagner pour l’État de l’ordre de 285 MD, réitérant l’efficacité limitée des mécanismes destinés à lutter contre la fraude et la contrebande.

Quant aux dépenses douteuses de la Caisse nationale d’assurance maladie (régime public, privé et tiers payant), elles ont dépassé 155 millions de dinars entre les années 2009/2013, ce qui constitue un manque à gagner pour l’assurance maladie dans un contexte de fort déficit.

S’agissant de la subvention, le rapport a estimé que les dépenses à ce titre ont doublé entre les années 2010 et 2013 pour atteindre 1450 millions de dinars au titre de l’année 2013, soit 2% du PIB du pays.

Le rapport annuel de la Cour des Comptes a démontré en outre que certains dépassements dans les administrations publiques ont coûté à l’État des milliers de dinars de pertes.

Ces pertes été enregistrées dans trois principaux secteurs dont le transport, l’assurance-maladie et la douane et ont concerné des transferts d’argents illégaux, des recrutements non déclarés et une somme de 800 millions de dinars dépensée au titre du budget de l’année 2013, mais sans trouver les documents y afférents.

par -

« L’activité économique pour l’année 2015 aura enregistré une stagnation voire même une récession dans les principaux secteurs productifs à l’exception de celui de l’agriculture et pêche qui a bénéficié de la récolte exceptionnelle de l’huile d’olive ». C’est ce que ressort d’une étude réalisée par la Banque centrale de Tunisie (BCT) et rendue publique jeudi 11 février 2016. En effet, les retombées des évènements terroristes ont lourdement pesé sur l’activité dans les services marchands, en particulier sur le tourisme et le transport dont les principaux indicateurs ont connu une forte détérioration même par rapport à ceux réalisés en 2011.

Les principales branches des industries manufacturières, hormis les industries agroalimentaires, ont connu, en effet, une contraction malgré la reprise modérée de la croissance économique dans la Zone Euro. Pour leur part, les principaux secteurs des industries non manufacturières, notamment l’activité minière et à un degré moindre l’activité énergétique, ont affiché un fléchissement. S’agissant de l’année 2016, les prévisions initiales tablent sur une reprise économique modeste avec un taux de croissance de 2,5%. Cette performance semble insuffisante pour faire face aux défis majeurs pour l’économie tunisienne, notamment en matière de création d’emploi. Il y a lieu de signaler que le taux de chômage a atteint, au cours du troisième trimestre de 2015, 15,3% correspondant à 612,1 mille chômeurs dont 242 mille de diplômés de l’enseignement supérieur.

Suite au manque de pluies sur les différentes régions du pays, la campagne agricole 2015-2016 devrait connaître des difficultés, notamment pour les grandes cultures. Il y a lieu de rappeler que les superficies programmées pour la céréaliculture sont estimées à 1.450 mille hectares dont 85 mille en irrigué. Concernant le secteur de l’arboriculture, la production de l’huile d’olive est estimée à 150 mille tonnes pour la campagne 2015-2016 contre une récolte exceptionnelle de 340 mille la campagne précédente et une moyenne de 165 mille tonnes durant les deux dernières décennies.

En revanche, la production d’agrumes, pour la campagne 2015-2016, est estimée à 380 mille tonnes, en baisse de 5% par rapport à la production réalisée durant la campagne écoulée. Pour sa part, la filière laitière a enregistré, au cours des onze premiers mois de 2015, une progression de la production de lait frais de 6,1% contre 5,6% une année auparavant pour atteindre 1,2 million de tonnes, ce qui a permis d’accroître les quantités collectées de 7,3%. Le taux de collecte s’est amélioré de 0,7 point de pourcentage, passant de 63,9% à 64,6%, d’une période à l’autre. Quant à la production de viandes rouges, elle a connu au terme du mois de novembre 2015, un ralentissement de son rythme d’accroissement (0,2% contre 2,7% durant la même période de 2014) pour se situer à 117,9 mille tonnes.

S’agissant du secteur de la pêche et de l’aquaculture, la production a connu, au cours des onze premiers mois de 2015, un repli de 3% par rapport à la même période une année auparavant, revenant à 112,8 mille tonnes. Pour ce qui est de la balance alimentaire avec l’extérieur, elle s’est soldée, en 2015, par un déficit de seulement 91,1 MDT contre un déficit de 1.380,5 MDT l’année précédente, suite à l’accroissement des exportations à un rythme nettement plus rapide que celui des importations, soit 78% et 9%, respectivement. Il y a lieu de signaler que les recettes de l’huile d’olive ont atteint 1.892 MDT, soit environ 52% des exportations des produits alimentaires et contribuant d’environ 88% à leur hausse. Ainsi, le taux de couverture s’est fortement consolidé de 37,9 points de pourcentage par rapport à 2014 pour atteindre 97,6%.

L’indice général de la production industrielle (base 100 en 2010) a accusé, au cours des onze premiers mois de 2015, un fléchissement à un rythme plus accentué, soit -1,8% contre -1,2% durant la même période une année auparavant. Cette évolution est imputable à la poursuite de la baisse de la production énergétique (-6%), sous l’effet de la contraction de la production des produits pétroliers et gaziers de 6,7%, et à la forte détérioration de la production minière (-18,1%) suite au repli de la production des phosphates de 22,3%. En revanche, la production dans les industries manufacturières a connu une légère hausse à un rythme moins rapide qu’une année auparavant, soit 0,2% contre 1%.

S’agissant du secteur énergétique et malgré le repli des exportations à un rythme plus rapide que celui des importations, soit 46,9% et 27,1% respectivement, le déficit commercial du secteur ne s’est que légèrement amélioré de 6,8% en 2015 pour se situer à 3.391,6 MDT. En revanche, le taux de couverture des importations par les exportations a diminué de 13,8 points de pourcentage revenant de 50,7% à 36,9%, d’une année à l’autre.

En ce qui concerne enfin le secteur du tourisme, la Banque centrale a indiqué que les chocs sécuritaires qu’a connus le pays en 2015, au début et en pleine saison touristique, ont largement approfondi la dégradation du secteur touristique. En revanche, pour le mois de décembre, les principaux indicateurs de l’activité touristique ont poursuivi leur baisse mais à un rythme moins accentué que les mois précédents, en particulier pour les nuitées touristiques globales (-38% et -52,3% par rapport au même mois de 2014 et 2010, respectivement), les entrées de touristes étrangers (-12% et -25,8%) et les recettes touristiques (-55,3% et -58,4%). Sur l’ensemble de l’année 2015, le repli des entrées de touristes étrangers, revenant à 4,2 millions de personnes, a atteint 30,8% et a concerné, principalement, les touristes européens (-53,6%), notamment les Français (-35,5%), les Allemands (-48,7%), les Anglais (-51%) et les Italiens (-67%). Pour leur part, les flux de touristes maghrébins ont terminé l’année en baisse de 10,9%, suite au repli des entrées des libyens (-30,9%) et ce, malgré la hausse du nombre de touristes algériens de 15,4%.

Le meilleur des RS

De formation journalistique, diplômé de l’institut technique de banque à Paris, Slah Kanoun a fait une longue carrière à la banque STB, sans oublier...

INTERVIEW

Nejib Snoussi, directeur général de l'Habitat au ministère de l'Équipement, de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire, a accordé à Africanmanager une interview exclusive...

AFRIQUE

Reseaux Sociaux

SPORT

Plusieurs points dont le passage des compétitions interclubs de la période février- novembre à celle de août-mai et les préparatifs de la CAN-2019, seront à l'ordre...