En ce début du mois saint de Ramadan, l’heure est à l’abondance de l’offre et à la stagnation des prix de la majorité des produits de grande consommation.
Comme d’habituden une virée au marché de gros de Bir El Kassaa, au marché central, ou l’autre marché Kallalin permettent de prendre le pouls de la mercuriale et de disposer d’une idée sur les prix.
Au marché de gros de Bir El Kassaa, la visite du ministre du Commerce Ridha Lahouel, aux premières heures de ce jeudi a permis de se faire une première idée sur les prix de quelques légumes et fruits. Ainsi, le prix de la tomate varie entre 250 et 400 milimes. Le poivron doux est proposé dans une fourchette entre 600 milimes et 2000dt alors que le prix de piments forts est entre 400 milimes et 1. 200 dt. Le prix de l’oignon varie entre 200 milimes et 650 milimes alors que celui des courgettes oscille entre 150 milimes et 400 milimes.
Des prix sont à la portée de tous, d’après le ministre qui précise qu’une amélioration a été enregistrée au niveau du pouvoir d’achat des citoyens. Le ministère du Commerce a pris soin d’éviter toute polémique et assurer que les Tunisiens ne manqueront de rien.
Une virée au marché central pour un comparatif des prix au niveau du détail. La différence y est frappante et saisissante . Le prix de la tomate est de 750 milimes. Idem pour le poivron doux dont le prix a fait un bond pour s’établir à 1750dt, alors que l’oignon est à 750 milimes.
Pour les dattes, elles affichent un prix qui oscille entre 5000dt et 6500dt. Les prix de pêches plates sont de 2300dt contre 1200dt au marché de gros de Bir El Kassaa.
Au marché Kallalin, les prix sont plus au moins abordables . Le prix de la tomate est aux environs de 600 milimes alors que celui de la pomme de terre est de 750 milimes. Le prix de l’oignon ne dépasse pas les 800 milimes. Pour le poivron doux, le prix oscille entre 1.480 et 1.980dt. S’agissant de pêches plates, le prix varie entre 980 et 1900dt alors que celui de melon est de l’ordre de 800milimes/kilo.
Des prix à la portée…
La majorité de citoyens semblaient satisfaits dans la matinée de la mercuriale de ce premier jour du Ramadan. Les prix affichés par les marchands sont jugés « raisonnables» pour nombre de paniers de la ménagère.
« Aujourd’hui, on peut affirmer qu’on pourrait satisfaire nos besoins », a déclaré l’un des citoyens rencontrés au marché central en mettant l’accent sur l’abondance de l’offre.
« Enfin, on peut ressentir Ramadan comme avant la révolution», a confié Mohamed.M (fonctionnaire) à Africanmanager expliquant que « les prix sont à la portée de toutes les catégories essentiellement celle à moyenne bourse. Tout a baissé, j’ai acheté pour presque 30dt et, Hamdoulah, mon couffin est plein ».
C’est quasiment la même réaction de Leila (femme au foyer), rencontrée au marché Kallalin. « Ce premier jour de Ramadan après les élections se présente comme on le voudrait surtout avec la baisse de prix en comparaison avec Ramadan dernier »
Poissons et viandes rouges : Un souci majeur
Azouz Atig, 55 ans n’est pas de cet avis. « Pour moi, c’est le même Ramadan que les années passées. Il n’y a rien de nouveau. Les prix ne sont pas de tout abordables vu qu’ils ne sont pas à la portée de toutes les bourses ». Et d’ajouter: « les prix sont élevés comme ceux de la viande rouge sans oublier la pénurie de certains produits comme l’huile végétale»
Azouz n’a pas manqué d’exprimer une certaine inquiétude soulignant que« ce Ramadan a commencé ce jeudi, mais voilà que les soucis s’entassent et nos salaires épuisés depuis déjà belle lurette ».
Wiem Thebti








