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Wiem Thebti

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Le Directeur général de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), Samir Bechoual, a appelé à l’institutionnalisation de la campagne d’interpellations et d’arrestations visant un certain nombre d’hommes d’affaires pour être étendue à tous les secteurs.

Il a estimé dans un entretien accordé à Africanmanager que la lutte contre la corruption est un déterminant majeur pour l’attraction des investissements entre pays, car l’élimination des lobbys de la corruption et de la corruption reflète la ferme volonté de l’Etat de combattre ce fléau qui gangrène la plupart de ses compartiments. Interview :

L’année dernière n’était pas brillante pour l’investissement en Tunisie eu égard aux défis qu’elle avait à relever. Comment jugez-vous l’investissement industriel en ce 5ème mois de l’année ?

L’investissement industriel déclaré a enregistré au cours des 5 premiers mois de 2017 une progression de 24,2% pour dépasser les 1777,7 millions de dinars contre 1431,7 millions de dinars, alors que le nombre des projets déclarés a évolué de 1,2%.

Par secteur, les industries chimiques et diverses ont été celles qui ont affiché les hausses les plus importantes, respectivement de 53,4% et de 47%, soit l’équivalent de 180,4MDT et 273 MDT respectivement.

Qu’en est-il des investissements locaux ?

Pour la première fois depuis 2011, les investissements nationaux déclarés enregistrent une remarquable augmentation de 43,5%. Par contre, les investissements étrangers déclarés ont accusé un recul de 29,3%.

Comment expliquez-vous ce regain d’intérêt pour l’investissement local ?

Cette évolution que connaît l’investissement local est l’indice que les Tunisiens ont repris confiance dans le dispositif des investissements eu égard notamment à l’amélioration du cadre législatif et juridique et au lancement d’une série de réformes et de mesures en tête desquelles la nouvelle loi relative à l’investissement et ses textes d’application qui vont porter leurs fruits dans les années à venir outre l’engagement du gouvernement à consacrer dans les faits la gouvernance dans ce domaine.

Pensez-vous que la campagne contre la corruption se traduira par un surcroît d’intérêt pour l’investissement ?

Assurément, la mise en œuvre par le gouvernement actuel de la stratégie de lutte contre la corruption va avoir des effets positifs sur le climat d’investissement et des affaires vu notamment les excellents échos qu’a eue aux plans populaire, national et international, la campagne qui a touché nombre d’hommes d’affaires impliqués dans la corruption et la contrebande y compris l’économie parallèle.

La lutte anticorruption à travers l’élimination de ses symboles est de nature à stimuler les investissements locaux et encouragera les investisseurs à lancer de nouveaux projets, ce qui favorisera le développement de l’économie nationale grâce au climat de transparence et aux garanties fournies à l’investisseur aussi bien tunisien qu’étranger.

Que faudra-t-il faire encore pour encourager les investisseurs ?

Il est nécessaire d’institutionnaliser les interpellations et les arrestations pour en faire une campagne permanente couvrant tous les secteurs, car la lutte contre la corruption compte parmi les principaux déterminants pour l’attraction des investissements entre pays, et aussi parce que l’élimination des lobbys de la corruption et de la contrebande reflète la ferme et sérieuse volonté du gouvernement de combattre ce fléau qui gangrène la plupart des compartiments de l’Etat.

Parmi les mesures qu’il est nécessaire de mettre en place, la mise en œuvre des dispositions mentionnées par la loi relative à l’investissement, notamment l’Instance tunisienne de l’investissement et le Conseil supérieur de l’investissement, et ce en améliorant la coordination entre les différentes structures concernées pour surmonter les difficultés de la période transitoire.

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«La commission européenne est en train de négocier la mise en place d’un plan d’investissement externe pour les pays du voisinage de Sud et ceux de l’Est», a annoncé Eider Gardiazabal, coordinatrice et rapporteuse de cette commission.

L’annonce a été faite lors d’un point de presse organisée ce mercredi 24 mai, au siège de la commission, à l’occasion de la visite de cinq parlementaires européens de la commission du budget.

Selon la rapporteuse, ce nouveau plan semblable à celui de l’Europe aurait pour objectif de remédier aux défaillances du marché en mobilisant des investissements privés. «Ce plan soutiendrait les investissements dans des domaines clés comme l’éducation, la santé, l’innovation et les énergies renouvelables», a-t-elle assuré.

Un atout pour la Tunisie

La Tunisie pourrait bénéficier de ce plan et ce, par le biais d’un fonds de garantie doté de 1.5 milliard d’euros qui serait octroyé à des institutions financières telles que la Banque Européenne de l’Investissement (BEI) et la Banque européenne de développement. Ajoutons à cela la mobilisation d’une somme variant entre 40 et 50 Milliards d’euros.

C’est important pour la Tunisie, en pleine transition et qui a bénéficié déjà d’un renforcement du soutien financier européen, a encore dit Gardiazabal. Chiffre à l’appui, l’aide accordée à la Tunisie s’est élevée à 2 milliards d’euros dont 1.2 milliard d’euros de don et 800 millions d’euros de prêts.

Un appui qui confirme encore une fois l’engagement de l’UE à soutenir le berceau du printemps arabe dans son processus de démocratisation et à encourager aussi les réformes décidées par les autorités tunisiennes pour assurer la relance économique.

Un plan d’investissement externe dès septembre!

Eider Gardiazabal a d’autre part ajouté : «nous sommes en train de travailler dans les détails de ce projet et les négociations se poursuivent pour atteindre cet objectif».

Avec ces négociations, elle s’attend à une approbation officielle de cette initiative en septembre prochain, une fois qu’un accord politique sera paraphé avant l’été.

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, Youssef Chahed, en charge des grands projets, a affirmé que le gouvernement ne ménage aucun effort pour trouver des solutions « raisonnables et pratiques » afin de sortir de la crise.

Il a imputé la responsabilité de cette crise à toutes les parties, qui sont normalement tenues de jouer leur rôle essentiel en calmant les esprits et en faisant en sorte que les revendications soient modérées, au lieu d’être «déraisonnables».

Sur un autre plan, il a annoncé la mise en place prochaine d’un nouveau dispositif informatique dédié au suivi de la mise en œuvre des mesures annoncées par le chef du gouvernement. Interview :

Comment évaluez-vous la récente visite du chef du gouvernement à Tataouine ?

Au début, il est utile de rappeler que cette visite entre dans le cadre d’une série de visites programmées dans sept gouvernorats et ce, en compagnie des membres de son gouvernement. En effet, Tataouine, Sfax, Médenine, Kef, Tozeur, Kairouan et Kasserine sont ciblées par ces visites.

Les objectifs de ces visites ?

Le chef du gouvernement, accompagné d’une délégation ministérielle importante, veut avoir une idée sur la réalité du développement dans chaque gouvernorat et ce, de façon directe.

En plus, c’est une opportunité pour ausculter les sites ou les projets en cours de réalisation dans ces zones, et dans un deuxième temps pour annoncer les nouveaux projets qui vont démarrer dans deux ans.

La chose importante souligner, c’est qu’on est limité par des délais bien déterminés pour concrétiser ces projets.

A ce niveau, la présidence du gouvernement en collaboration avec les ministres chargés du suivi des projets annoncés œuvre à détailler les annonces de chaque programme selon les secteurs.

Comment ça va se passer concrètement ?

Pour accomplir cette mission, un nouveau dispositif informatique dédié au suivi de la mise en œuvre des mesures que le chef du gouvernement a annoncées et celles qui vont l’être dans le cadre de sa série de visites dans plusieurs gouvernorats du pays sera prochainement mis en place.

Ce mécanisme, conçu de concert avec le Centre national de l’informatique (CNI), concernera dans une première étape les gouvernorats de Médenine, Sfax et Tataouine, avant d’être étendu aux autres régions que le chef du gouvernement projette de visiter, à savoir Kairouan, le Kef, Tozeur, Kébili et Kasserine.

Baptisé « Dispositif de la mise en œuvre », ce mécanisme a vocation à fournir des informations immédiates sur les projets annoncés, sur l’avancement de leurs travaux d’exécution et les entraves les affectant.

Il s’agit d’une démarche importante, surtout qu’elle permettra de fournir à l’ensemble des parties prenantes dont notamment le chef du gouvernement et les ministres des données actualisées sur ces projets.

Mais si des obstacles se dressent, quelle serait alors votre réaction ?

C’est simple. Ces blocages et dysfonctionnements, sitôt constatés, seront examinés par la Commission des projets bloqués relevant de la Primature, ce qui contribuera à accélérer la mise en œuvre des programmes dans les délais fixés et surtout à mettre fin à la politique des promesses illusoires et intenables. S’y ajoutera la création programmée d’une commission groupant les députés des régions, les autorités régionales et le gouvernement dont la mission est de faire le point sur l’avancement des projets dans tous les gouvernorats.

Jusqu’à ce jour, des projets bloqués (publics et privés) dans 17 régions ont été identifiés.

Et pourtant, plusieurs parties ont pointé du doigt cette récente visite à Tataouine, affirmant qu’elle a échoué. Qu’en pensez-vous ?

Au contraire, c’est une visite réussie et qui n’a rien de scénique, surtout qu’elle a été minutieusement préparée au travers de pas moins de trois conseils ministériels et de réunions de coordination avec les ministères concernés, outre la mission confiée au ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Imed Hammami, d’assurer le suivi de la mise en œuvre des 64 mesures annoncées au profit de cette région.

Je profite de cette occasion pour dénoncer ce qu’on a appelé les tromperies, pour la plupart délibérées. De nombreuses parties ont affirmé que la région de Tataouine regorge d’immenses richesses exploitées par des dizaines de compagnies pétrolières, alors qu’en réalité ces dernières sont au nombre de sept dont une seule est en activité.

Et c’est pour cette raison mais aussi pour les besoins de la transparence que le ministère de l’Energie et des Mines a été chargé, en coordination avec le CNI, de fournir des informations détaillées sur les contrats pétroliers, le volume de production et les ventes effectuées, et ce à l’effet de lever toute équivoque et barrer la route à toutes les accusations.

Quelque chose à ajouter ?

Outre ce travail, la responsabilité a été imputée à toutes les parties y compris les partis politiques, les organisations sociales, les composantes de la société civile qui sont tenues de jouer leur rôle essentiel qui est de calmer les esprits, de rechercher les solutions possibles et de faire en sorte que les revendications soient modérées au lieu d’être « déraisonnables ».

C’est important dans la mesure où certaines compagnies pétrolières envisagent de quitter la Tunisie à cause des restrictions auxquelles elles sont soumises à l’heure actuelle.

Le gouvernement ne ménage aucun effort pour trouver des solutions « raisonnables et pratiques » afin de sortir de la crise, en allouant, par exemple au titre du Plan quinquennal de développement, une enveloppe de 670 millions de dinars aux projets publics, une mutation qualitative au regard des précédents budgets.

Votre lecture de la situation économique actuelle dans pareille conjoncture marquée par l’instabilité sociale

La situation est en train de s’améliorer et des tendances positives ont été affichées. On cite également l’évolution de la production des phosphates (+46%), son transfert (+16%), l’amélioration de l’activité touristique (+30%), sans oublier les prévisions relatives à l’entrée de 6,5 millions de touristes au cours de cette année.

Outre ses indicateurs, on s’attend aussi à une amélioration du transfert de l’argent des Tunisiens à l’étranger. Pour y parvenir, une campagne de sensibilisation visant cette communauté sera prochainement lancée. L’objectif étant d’encourager cette diaspora à mieux contribuer au circuit économique.

Un programme de communication sera mis en place pour bien accomplir cette mission.

Outre ces indicateurs positifs, on s’attend à l’octroi de financements de la part du FMI, de la Banque mondiale et de l’Union Européenne.

Si on continue à ce rythme, il sera facile de réaliser le taux de croissance fixé au début de cette année, soit 2.5%.

Qu’en est-il de l’avancement des grands projets, tel que Sport City?

Ces méga projets ne sont pas en train d’avancer. Plusieurs obstacles freinent leur évolution. C’est le cas de Sport City qui n’a pas enregistré de progrès notable.

S’agissant du Port Financier de Tunis, il n’a pas non plus progressé, malgré le fait que le gouvernement ait fait preuve de patience face à quelques problèmes et œuvre à faciliter la réalisation de ce projet dont le coût s’élève à environ 3 milliards de dollars américains (près de 6,5 milliards de dinars tunisiens). .

En ce qui concerne le projet de Sama Dubaï, du groupe émirati Abu Khater, aucune évolution n’a été enregistrée ; idem pour Tunisia Economic City (TEC).

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“Les hommes passent, les idées restent”. Cette interview exclusive nous a été donnée par l’exPDG de la Société nationale de distribution des pétroles (SNDP-Agil), Moncef Mattoussi, avant sa récente promotion au poste de PDG de l’Entreprise Tunisienne des Activités Pétrolières (ETAP). Les idées qu’il y expose représentent des axes stratégiques pour l’activité de la SNDP et constitueront certainement le plan d’action de l’entreprise pour les mois et années à venir. Interview :

Que pensez-vous de la situation financière de la société?

Il est prévu que la société réalise des bénéfices entre 13 et 14 Millions de dinars au titre de l’année 2016, soit une baisse par rapport à 2015, une année durant laquelle la société a vu ses bénéfices dépasser les 19 Millions de dinars. Plusieurs facteurs sont derrière cette baisse  : La chute du prix du baril de pétrole et la baisse de l’activité de l’aviation civile. On ne doit pas aussi oublier le phénomène de la contrebande des carburants, qui a eu un grand impact sur le rendement de la société et ses partenaires.

Malgré cette baisse, nous devons signaler que la société a pu arracher la première place en termes de distribution avec une part de marché de 40%, et ce dans trois  sous-secteurs, à savoir les hydrocarbures en tout genre, le carburant des avions et le pétrole de l’éclairage.

Mais la société se trouve quand même devant un problème d’impayés, où en est-on ?

Oui. Les impayés de la société Agil ont dépassé les 500 Millions de dinars. La grande part des sommes dues est chez les sociétés de transport public, avec à leur tête la société de transport de Tunis et Syphax.

Et pour Tunisair, vous ne l’avez pas évoqué…

Justement, Tunisair a payé toutes ses factures qui se sont élevées à 50 Millions de dinars. En revanche, pour Syphax, les efforts sont en cours pour trouver une solution avec cette société qui souffre déjà de plusieurs difficultés financières. Une réunion de travail a eu lieu avec un agent de la justice représentant la société et un plan de sauvetage pour ladite compagnie a été dans ce sens présenté.

Nous entendons presque chaque jour des informations sur une éventuelle perturbation dans l’approvisionnement du marché local en hydrocarbures. Dans quelle mesure peut-t-on croire ces bruits ?

Non, l’approvisionnement du marché local en hydrocarbures se poursuivra et il y a aucun problème. De plus nous avons mis en place les mesures nécessaires pour éviter tout problème dans ce sens. Nous avons également mis en service tous nos centres tout au long de la semaine, et ce pour garantir l’approvisionnement du marché en hydrocarbures. La société a aussi procédé à des opérations de stockage en la matière.

Nous devons aussi signaler que la production quotidienne de la société en gaz GPL a augmenté de 20% durant le mois de janvier, et ce en comparaison avec la même période de l’année dernière, passant ainsi à 70 mille bouteilles de gaz contre 60 mille bouteilles précédemment. Cette hausse a un effet positif sur les autres sociétés qui travaillent dans le même secteur, sot une production quotidienne nationale équivalent à 180 mille bouteilles.

Et quelle est votre stratégie pour le futur en termes de production ?

Notre objectif est de fournir un stock estimé entre 2000 et 4000 bouteilles de gaz réparties dans toutes les filiales de la société, principalement dans les régions frontalières (Kef, Ain Drahem, Tabarka et Ghar Dima). Nous voulons aussi coordonner avec l’Algérie pour pouvoir mobiliser près de 6 mille bouteilles de gaz GPL, et ce pour approvisionner les régions des frontières.

Nous projetons aussi le lancement d’un nouveau centre pour le GPL dans le gouvernorat de Bizerte. D’une capacité équivalente à 4000 millions de tonnes, le projet nécessitera des investissements de l’ordre de 100 Millions de dinars. L’appel d’offres sera lancé au cours du premier trimestre de cette année.

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Les investissements industriels déclarés auprès de l’Agence de l’Industrie et de l’Innovation (API) ont progressé de 45,7 % en 2016, d’après les dernières statistiques dévoilées à Africanmanager.
Malgré la conjoncture difficile que connait la Tunisie depuis quelques années, les projets déclarés ont atteint 3854, totalisant ainsi 3821.2 millions de dinars permettant de générer 57205 postes d’emplois.
Par secteur, une hausse de 111.4% a été enregistrée dans le secteur des industries mécaniques et électriques, avec des investissements de l’ordre de 693.7 MD.
Le secteur des industries agroalimentaires a aussi le vent en poupe. Les investissements déclarés ont déjà atteint 1472.1 MD, ce qui représente une hausse de 75%.
S’agissant des investissements relatifs aux projets dont le coût est supérieur à 5 MD, ils ont enregistré une hausse de 82.3%, passant de 1266.8 MD au cours de l’année 2015 à 2308.8 MD durant l’année 2016.
Aussi, les investissements industriels à 100% étrangers ont progressé de 36.6%, passant de 783.2 MD en 2015 à 1070.1 MD durant l’année 2016. Cette hausse est imputable essentiellement à l’augmentation enregistrée au niveau des projets 100% étrangers dont les investissements ont augmenté de 77.2%.
Cette tendance haussière a été aussi affichée au niveau des industries totalement exportatrices. Selon les statistiques, les investissements déclarés ont évolué de 32.9% atteignant 1166.0 MD.
En ce qui concerne les industries dont la production est orientée vers le marché local, elles ont augmenté de 52.1% passant de 1745.7 MD à 2655.2 MD durant la même période.
Dans le même ordre d’idée, les investissements déclarés dans les zones de développement régional ont augmenté de 64.6% totalisant ainsi 2093.2 MD. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 48.5% à 54.8% durant l’année 2016. Idem pour les déclarations des projets de service où le montant d’investissement déclaré est passé de 1406.8 MD en 2015 à 1628.9 MD en 2016, affichant ainsi une hausse 15.8%. Le nombre des projets déclarés est passé de 9292 à 10012 en 2016, soit une hausse de 7.7%, générant 40629 postes d’emploi.

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Une source bien informée à la STEG a déclaré que les nouveaux tarifs de l’électricité et du gaz ont été programmés dans la loi de finances pour l’exercice 2017, adoptée par l’ARP le 10 décembre 2016.
Dans une déclaration exclusive accordée à Africanmanager, la même source a précisé que cette nouvelle tarification ne concerne pas la catégorie à faibles revenus dont le nombre est estimé à 1.1 millions. « La tarification sera maintenue pour cette classe et ne sera pas révisée à la hausse », a martelé le responsable, faisant remarquer que c’est la première mesure de ce type depuis les années 80.
Pour les nouveaux tarifs, notre source a indiqué qu’ils ne dépasseront pas 4,9dt mensuellement et ce, pour les clients dont la consommation ne dépasse pas 200 kilowatts. Il est à noter que le nombre de ces clients s’élève à 1.8 millions.
Pour les autres, qui ne représentent que 16% du chiffre global des clients de la STEG, l’augmentation va varier entre 5,15dt et 6.3dt selon la consommation.
Evoquant le gaz naturel, la même source a assuré le maintien de la même tarification du prix du GPL, sachant qu’il s’agit d’un produit subventionné à hauteur de 75%. Le maintien de cette tarification est justifié par l’effort déployé par le gouvernement afin de préserver le pouvoir d’achat de la classe faible.
Pour ceux dont la consommation mensuelle de gaz ne dépasse pas 30 mètres cubes, la tarification va évoluer de 280 millimes/mois, pour atteindre 700 millimes pour ceux consommant plus de 30 mètres cubes.
L’augmentation sera aussi de l’ordre 5.8dt pour les clients dont la consommation dépasse les 150 mètres cubes/mois et 9dt pour les consommations de plus de 200 mètre cubes.

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1700 agents administratifs bénéficient actuellement de sessions de formation organisées par le ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance. L’annonce en a été faite ce mercredi par la directrice générale de la Formation et du Perfectionnement des Compétences Khaoula Labidi au nom de ce département.

Dans une déclaration exclusive accordée à Africanmanager, elle a précisé que plusieurs secteurs ont été ciblés à commencer par les recettes des finances et les paieries régionales, les caisses sociales (CNRPS, CNSS, CNAM), et les services de santé (les hôpitaux et centres de santé de base). S’y ajoutent  les bureaux de la Poste, les services de l’état civil, de légalisation de signature et des copies conformes à l’original des municipalités, les agents des délégations ayant une relation directe avec les citoyens ainsi que les bureaux des relations avec les citoyens des gouvernorats et certaines communes.

« Ces 41 sessions de formation couvrant les 24 gouvernorats, font partie d’un programme national de développement des compétences, d’accueil et de communication dans les services publics. Il s’agit d’améliorer le rendement des services administratifs tout en fournissant des prestations de qualité aux citoyens ayant beaucoup souffert de nombreuses complications dans les procédures bureaucratiques », a-t-elle expliqué.

« Ce programme national vise à promouvoir la fonction d’accueil eu égard à son rôle dans l’amélioration de l’image de l’administration et étant donné qu’elle représente un préalable pour la réconciliation entre l’administration et ses usagers », a-t-elle encore précisé.

L’administration n’a pas réussi à changer son image

Pour Labidi, il s’agit d’une démarche importante voire cruciale dans cette phase où l’administration n’a pas réussi à changer son image auprès du public, notamment le citoyen et l’investisseur.

Mais pourquoi ? Ceci est dû principalement au fait que l’administration a mis l’accent sur la réforme des services et des procédures administratives internes aux dépens de l’accueil, qui représente le premier point de contact entre le visiteur et l’administration, a-t-elle répondu.

A la fin de cette première phase qui a commencé le 8 décembre et s’achèvera le 4 mars prochain, un colloque d’évaluation dudit programme sera tenu avec la participation des services concernés.

S’agissant du budget accordé à ce programme pilote, elle a indiqué  que les secteurs ciblés ont contribué à son financement.

Bientôt, une formation en ligne au profit de 630 mille fonctionnaires

Suite à l’engouement qu’a connu ce programme national de formation auprès des agents publics et le succès enregistré au niveau du développement de leurs compétences, le ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance a choisi ainsi de lancer un autre programme de formation. Il s’agit de la formation en ligne.

« Notre but est de généraliser la formation, en adoptant les nouvelles technologies, à tous les fonctionnaires et dans toutes les régions sans discrimination ni exclusion », a indiqué Khaoula Labidi mettant l’accent sur les demandes élevées des fonctionnaires désireux de suivre ces formations, particulièrement ceux travaillant dans les régions intérieures où le nombre des bénéficiaires des formations reste très limitée pour des raisons logistiques et pédagogiques.

La réforme de l’administration, une obligation

Ce programme de formation vient à point nommé alors u’administration coute de plus en plus cher au contribuable tunisien tandis que la qualité de ses services n’a cessé de régresser. Chiffre à l’appui : la masse salariale est passée de 6500 à 13000 millions de dinars au cours de ces quatre dernières années.

Face à ce constat, le département de la Fonction Publique et de la Gouvernance a souligné la nécessité de passer à la réforme, essentiellement basée sur un changement comportemental des agents et des fonctionnaires. C’est logique surtout que toutes réformes économiques et politiques ne pourraient se faire sans passer par une réforme de l’administration, selon les propos du ministre, Abid Briki.

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Le ministère de la Fonction publique, et de la Gouvernance lancera prochainement une formation en ligne qui ciblera l’ensemble des fonctionnaires dans la fonction publique. C’est ce qu’a annoncé la directrice générale de la Formation et du Perfectionnement des Compétences au sein de ce département, Khaoula Labidi.
Dans une déclaration exclusive accordée ce mercredi 11 janvier à Africanmanager, elle a précisé qu’il s’agit d’un projet national ayant obtenu l’accord du gouvernement. « C’est une opportunité et même l’une parmi d’autres solutions visant à promouvoir le rendement de l’administration qui fait actuellement l’objet de sérieuses critiques», a-t-elle dit. Ce projet pilote touchera l’ensemble des fonctionnaires dont le nombre s’élève à 630 mille tout en adoptant les nouvelles technologies de manière à améliorer leurs compétences. Khaoula Labidi a par ailleurs signalé qu’un comité de pilotage a été créé pour s’accorder sur ce projet et rechercher les financements nécessaires à sa mise en place.

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Le dirigeant d’Ennahdha Abdellatif Mekki appelle à l’organisation d’un dialogue sociétal qui dépassera les partis, les organisations, pour cibler les coordinations des mouvements sociaux. L’objectif étant de s’accorder sur une vision commune de développement pour remédier au chômage et à l’exclusion sociale, qui continuent de provoquer des troubles après avoir largement motivé la révolution de 2011. Interview :

La nouvelle année vient à peine de commencer, pourtant les revendications agitent déjà certaines régions, à l’instar de Kasserine, où le chômage et la misère constituent des fléaux toujours aussi criants cinq ans après la révolution. Qu’en dites-vous ?

La situation sociale est préoccupante. On fait toujours face à plusieurs lacunes. La première faille structurelle réside dans le développement, la promotion des régions intérieures.

Et pourtant, le gouvernement en place a un programme pour traiter cette question, délicate. C’est important, mais c’est encore insuffisant pour maitriser la situation et traiter ce dossier volumineux, surtout que cela ne pourra pas se réaliser dans deux ou trois ans en adoptant l’ancien plan de développement.

Ce modèle de développement qui a été suivi pendant les 23 dernières années et plus n’a pas marché.

La solution ?

La démarche consiste à réunir l’ensemble des acteurs intervenants, les politiciens et les différentes forces autour d’une même table. L’objectif étant de s’accorder sur une vision de développement commune pour remédier au chômage et à l’exclusion sociale, qui continuent de provoquer des troubles après avoir largement motivé la révolution de 2011.

A mon avis, cette vision devrait faire l’objet d’un examen approfondi de manière à engager toutes les parties et les composantes de la société civile pour assurer son application.

Mais comment faire pour réaliser cet objectif ?

Je recommande l’organisation d’un dialogue sociétal autour de cette question. Un dialogue qui devra dépasser les partis, les organisations, pour cibler l’ensemble des citoyens, à savoir les coordinations des mouvements sociaux ainsi que les chômeurs.

Outre ce dialogue, il est très important de laisser ce gouvernement travailler, surtout qu’il a lancé plusieurs chantiers de redressement du pays afin de faire face aux deux problèmes fondamentaux, à savoir la sécurité et l’économie.

Pour y parvenir, il faut lui offrir les conditions favorables, notamment la paix sociale, pour bien accomplir sa mission. Sinon et dans de pareilles conditions, on va se trouver dans un cercle vicieux.

Quels seraient les grands axes de cette vision commune du développement pour sortir de l’ornière ?

La Tunisie doit trouver un nouveau modèle de développement qui permettrait avant tout de réviser le rôle du gouvernement. Ce nouveau modèle devrait présenter un intérêt capital pour le pays en tant que cadre garantissant les droits sociaux et ce, conformément aux dispositions de la Constitution.

De même, si nous voulons sortir plus rapidement de ce cercle vicieux et de l’abîme où la Tunisie se trouve, il demeure plus que jamais utile de réviser le système fiscal de façon à corriger les inégalités et redistribuer du revenu afin de pouvoir concrétiser la justice fiscale.

Dans le même ordre d’idée, on a plus que jamais besoin d’un nouveau système industriel capable d’assurer la production tout en garantissant un plus technologique.

C’est le même constat pour le secteur agricole, délaissé depuis des années, ce qui a beaucoup impacté notre économie.

On fait les mêmes propositions depuis des années, sans avancer d’un pouce…

L’impatience est compréhensible, mais une fois qu’on aura réussi à maitriser la situation, on oubliera les années de dur labeur pour y arriver.

Après l’adoption de la loi de finances pour l’exercice 2017, un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre, il est impératif de créer un comité regroupant l’ensemble des acteurs. Ce dernier sera chargé de mener les négociations sur les projets de loi pour les prochaines années.

Cela constituera un cadre adéquat pour évoquer l’ensemble des défis rencontrés, et surtout les solutions proposées et un accord général sur les questions principales.

Avez-vous des craintes par rapport au début de cette année et surtout les mouvements sociaux déclenchés dans certaines régions?

Cela fait partie du paysage démocratique, fondé sur plusieurs aspects politiques et sociaux..

Pour les mouvements, je pense que notre système démocratique est en mesure de maitriser la situation sans pourtant causer des pertes pour le pays.

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Dans un entretien téléphonique, Zbaida Faleh, la chargée de la communication auprès du ministre Neji Jalloul, a déclaré que son département refuse de commenter la grève générale qui sera observée, ce jeudi 5 janvier 2017, par les enseignants du secondaire dans tous les lycées et collèges.

« No comment », telle a été la réponse du responsable à Africanmanager.

Pour rappel, cette grève vient suite à l’appel du syndicat général de l’enseignement secondaire, accusant ainsi le ministère de l’Éducation de ne pas prendre les mesures adéquates pour créer un changement radical au sein de ce ministère.
D’après les déclarations de Lassaad Yaâcoubi, secrétaire général du syndicat, les enseignants appellent à la révision de plusieurs mesures prises d’une façon unilatérale de la part de ce département tout en exigeant l’activation de tous les accords conclus avec le ministère de la jeunesse et des sports.

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Le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, a déclaré ce mercredi 4 janvier 2016 que le pays est frappé par la schizophrénie. “Cette schizophrénie existe même au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple”, a ajouté le ministre, critiquant la position confuse de plusieurs députés.
“Certains députés reprochent au ministère de l’Intérieur d’avoir interdit de voyager plusieurs citoyens, et là on nous attaque sur le dossier du retour des Tunisiens des zones de conflits”, a t-il déploré.

Majdoub a souligné la nécessité d’assurer un certain équilibre, surtout que le système sécuritaire doit prendre en compte les libertés individuelles et collectives.

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Le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, a déclaré aujourd’hui que les terroristes dans les zones de tension sont au nombre de 2929.
Lors de son intervention à l’occasion de la tenue de la séance d’audition par la commission de la sécurité et défense à l’ARP, Majdoub a indiqué que la moitié des terroristes se trouvent en Syrie, alors que 500 sont en Libye et le reste est dispersé.
Le ministre s’est dans ce cadre montré attaché à ces chiffres, précisant qu’il s’agit de statistiques précises. « Plusieurs parties et médias évoquent certes des chiffres affolants comme 5000 ou encore 8000, mais notre département possède des chiffres plus précis », a indiqué le ministre. Et d’ajouter : « Le nombre des terroristes dans les zones de tension évoqué par notre département est global et fait toujours l’objet d’actualisation ».

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Le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, a indiqué que la situation sécuritaire en Tunisie est “stable”.
Lors d’une séance d’audition qui se tient actuellement à la commission de la sécurité et défense à l’ARP, le ministre a par ailleurs reconnu l’existence de menaces terroristes et que les institutions sécuritaires doivent toujours faire preuve de vigilance pour protéger le pays.

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La commission de la sécurité et défense de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) auditionne ce mercredi 4 janvier 2016 le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub.
La séance d’audition, qui portera sur plusieurs thèmes, notamment le retour des terroristes des zones de conflit, le système biométrique et la situation sécuritaire, sera ouverte et en présence des médias.

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a tenu ce vendredi 23 décembre une séance plénière consacrée à l’audition des ministres de l’Intérieur et des Affaires Etrangères.

Cette séance qui survient une semaine après l’assassinat de Mohamed Zouari a été demandée par les quatre blocs parlementaires. Elle vient à un moment où les investigations se poursuivent à une allure accélérée, débouchant sur plusieurs arrestations de suspects.

Un acte terroriste ?

L’assassinat de l’ingénieur tunisien le 15 décembre 2016, par six balles tirées par des inconnus à quelques mètres de son domicile à El Aïn (Sfax), continue de provoquer de sérieux remous, d’autant plus que l’opinion publique est très émue par cette affaire qui lui rappelle l’assassinat du dirigeant palestinien Abou Jihad en 1988 à Sidi Bou Saïd par des agents infiltrés du Mossad.

Cet assassinat, qui a impliqué, indirectement, plusieurs ressortissants tunisiens, était planifié depuis juin dernier et a été fermement dénoncé par l’ARP.

Le président de l’Assemblée, Mohamed Ennaceur, a considéré qu’il s’agit d’un acte criminel grave et d’un acte terroriste. « Ce crime odieux nous ramène le spectre des assassinats politiques programmés et orchestrés », a ajouté Ennaceur à l’ouverture de la séance. Et de préciser : « les circonstances du meurtre de Zouari ouvrent la porte à plusieurs possibilité dont notamment la planification et l’exécution de cette opération par des parties étrangères ».

Pour Ennaceur,  cet assassinat porte atteinte à la souveraineté du pays, il a appelé le gouvernement à accélérer le rythme afin de dévoiler les circonstances et les personnes impliquées, et de les suivre selon les conventions internationales.

Les dysfonctionnements de l’appareil sécuritaire

Pour les députés intervenants, cet assassinat a mis en cause le fonctionnement de l’appareil sécuritaire national.

Plusieurs députés ont dans ce cadre affirmé que ce meurtre a révélé les failles dans le dispositif sécuritaire, ils ont demandé que la lumière soit faire sur ce crime et des explications sur la piste attribuant cet acte au Mossad.

Le député Sahbi Ben Fraj a dans ce contexte précisé que l’assassinat de Mohamed Zouari a pointé du doigt les lacunes enregistrées au niveau de nos dispositifs de renseignement. Ces lacunes sont également expliquées par la politique adoptée depuis la révolution, fondée essentiellement sur la dissolution de la police de la sûreté de l’Etat et des renseignements en 2011.

Les critiques des députés se sont fondées sur le limogeage du gouverneur de Sfax et deux responsables de la sécurité de la ville de Sfax. Et d’autres têtes vont tomber prochainement. Selon des sources bien informées citées ce vendredi par le quotidien Al Maghreb, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, procédera dans les heures à venir au limogeage de plusieurs hauts responsables, dont notamment le directeur des frontières et des étrangers, le chef de la sécurité touristique et le chef du district de Beb Bhar.

Outre ces failles, l’accent a été mis par d’autres députés opposants comme Zied Lakhdar sur les dispositifs de renseignement, qui se sont avérés toujours actifs en Tunisie, que ce soit dans un cadre journalistique ou associatif.

Cette fragilité vient de prendre de l’ampleur notamment avec la démission du directeur général de la sûreté nationale, Haj Ali, le jour même de l’assassinat de Zouari. L’ex-patron de la sûreté nationale pourrait être auditionné à propos des défaillances ayant facilité ce meurtre, une information relayée par plusieurs supports médiatiques.

La criminalisation de la normalisation avec Israël

Des voix se sont par ailleurs élevées au sein de l’ARP pour demander la criminalisation de la normalisation avec l’entité sioniste. C’est le cas du Front Populaire, du Mouvement du Peuple ou encore d’Ennahdha.

Cette action demeure plus que jamais une exigence, surtout qu’Israël ne nie pas son implication dans le meurtre de Zouari, décrit comme un des cadres du Hamas, spécialisé dans le développement de drones. La preuve : Le ministre israélien de la Défense, Avidgor Liberman a reconnu, à mots à peine couverts, que le Mossad est derrière le meurtre de l’ingénieur tunisien.

Cette reconnaissance ne peut constituer qu’une violation de la souveraineté nationale tunisienne, qu’il faut de défendre, selon les députés, qui n’ont pas manqué de critiquer le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, qui s’est gardé de citer un pays ou un service précis. Lors d’un récent point de presse, Majdoub s’était borné à souligner que l’élimination de Zouari est liée à ses compétences académiques et ses relations avec des organisations régionales.

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The new president of the Tunisian parliament, Mohamed Ennaceur, gives his first speech during a plenary session in Tunis, Thursday, Dec. 4, 2014. Tunisia's new Parliament has chosen a leader — an 80-year-old from a secular party who spent decades in politics under autocratic regimes. The country's first permanent legislature since a popular uprising in 2011 elected Mohamed Ennaceur of the Nida Tunis party as its president Thursday. (AP Photo/Hassene Dridi)

Lors de l’ouverture de la séance plénière, le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, a déclaré que l’assassinat de l’ingénieur tunisien Mohamed Zouari est un acte criminel grave et un acte terroriste . « Ce crime odieux nous ramène le spectre des assassinats politiques programmés et orchestrés », a ajouté Ennaceur, précisant que les circonstances du meurtre de Zouari ouvrent la porte à plusieurs possibilités, dont notamment la planification et l’exécution de cette opération par des organismes étrangers.
Mohamed Ennaceur au nom de l’ARP a fortement dénoncé ce crime, considérant qu’il porte atteinte à la souveraineté du pays et appelant le gouvernement à accélérer le rythme afin de dévoiler les circonstances et les personnes impliquées, et de les poursuivre selon les conventions internationales.

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Le ministre des Affaires Etrangères, au nom du gouvernement d’union nationale, doit rétablir au plus vite les relations diplomatiques avec la Syrie, interrompues voilà presque quatre ans. C’est ce qu’a déclaré le député du Front Populaire Zied Lakdhar. Intervenant à l’occasion de la séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP, consacrée à l’audition des ministres de l’Intérieur et des Affaires Etrangères, le député a indiqué que le rétablissement des liens avec la Syrie est une priorité, appelant le gouvernement à réviser sa politique étrangère.

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Le Front populaire défendra la souveraineté de la Tunisie, a déclaré le député Aymen Aloui.

Rencontré quelque temps avant la tenue de la séance plénière, consacrée à l’affaire de l’assassinat de Mohamed Zouari, le député a aussi ajouté que son bloc va demander la criminalisation des pratiques du service de renseignement israélien, le Mossad, qui a commis ce crime odieux, selon lui.
Pour Aymen Aloui, la criminalisation de la normalisation avec l’Etat herbeu demeure plus que jamais une exigence.

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Le secrétaire général du CPR (Congrès pour la République)

Dans une déclaration accordée ce vendredi 23 décembre à Africanmanager, le député Imed Daimi a qualifié la séance d’audition des ministres de l’Intérieur et des Affaires Etrangères d’importante, voire décisive.

” Cette séance malgré son retard sera l’occasion pour rendre hommage au martyr de la Tunisie et de la nation, Mohamed Zouari”, a dit le député, avant d’assurer qu’elle sera aussi une opportunité pour pointer du doigt plusieurs défaillances enregistrées au niveau du système sécuritaire du pays, notamment l’infiltration du Mossad, ce qui a porté atteinte à la souveraineté de l’Etat.
Et d’ajouter : “Les responsables du gouvernement devront donner une position claire par rapport à cette question, qui continue d’alimenter la polémique”.
Il est à rappeler qu’une séance plénière sera tenue aujourd’hui l’ARP pour tenter de faire la lumière sur l’assassinat de Mohamed Zouari.

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Le député Salem Labiedh a fermement critiqué le limogeage du gouverneur de Sfax, Habib Chaouat, suite à l’assassinat de Mohamed Zouari.

“Ce n’est pas seulement la responsabilité du gouverneur, mais plutôt celle du ministre de l’Intérieur et du chef du gouvernement”, a dit le député dans une déclaration accordée ce vendredi 21 décembre à Africanmanager.
Pour rappel, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a décidé de nommer Slim Tissaoui en tant que gouverneur de Sfax, en remplacement de Habib Chaouat.

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