Le chef du gouvernement, Habib Essid a décidé d’améliorer sa communication, avec l’aide du géant français, a appris « Jeune Afrique » en exclusivité.
« Critiqué par les partis de la coalition gouvernementale pour le manque d’efficacité des services de sécurité lors de l’attentat de Sousse, Habib Essid, le Premier ministre tunisien, s’efforce d’améliorer… sa communication avec l’aide de la filiale tunisienne de Havas Worldwide. Le 7 juillet, l’interview télévisée accordée à deux chaînes de télévision et à une radio privée a été l’occasion de roder les nouveaux « éléments de langage », indique le magazine paraissant à Paris.
La ligne générale consiste à « coller à la roue du président » de manière à installer l’idée d’une « coresponsabilité » dans la gestion du pays.
« Le message s’adressait autant au palais de Carthage qu’aux Tunisiens, décrypte une source proche du gouvernement. Il consistait à dire : soutenez-moi, sinon je vous entraînerai dans ma descente aux enfers. » Essid peut compter à la présidence sur un allié fidèle : Ridha Belhaj, le directeur de cabinet de Béji Caïd Essebsi, qui a joué un rôle déterminant dans sa nomination.








