Il ne faut pas être un perspicace observateur pour s’apercevoir qu’entre la Tunisie et l’Algérie, les choses ne sont pas actuellement au beau fixe , et tout le ballet diplomatique auquel on assiste ces derniers jours donne à penser qu’un froid, apparemment soudain, souffle sur les deux capitales. Les Algériens semblent avoir le tempérament assez hérissé par deux événements qu’ils jugeraient préjudiciables à l’architecture qui doit être celle de leurs relations avec les Tunisiens. D’abord, l’octroi à la Tunisie du statut d’allié majeur non-membre de l’OTAN des Etats-Unis, et tout récemment l’initiative du gouvernement allemand de réunion avec la France et le Royaume-Uni, afin d’envoyer conjointement en Afrique du Nord une mission européenne en charge d’assister le contrôle des frontières.
De tout cela il a été sans doute question lors des rencontres à Tunis du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, dépêché visiblement en toute urgence. Reçu mardi par le président de la République Béji Caïd Essebsi, le chef de la diplomatie algérienne a déclaré avoir remis au chef de l’Etat un message de son homologue Abdelaziz Bouteflika s’inscrivant dans le cadre des traditions de concertation permanente entre les deux pays à la lumière de l’évolution de la situation régionale et des défis sécuritaires auxquels la région est confrontée. Cité dans un communiqué de la présidence de la République, le ministre algérien a affirmé la détermination de la Tunisie et de l’Algérie à vaincre les groupes terroristes.
Il a indiqué, d’autre part, que l’entretien a permis l’examen des voies et moyens favorisant l’instauration d’un partenariat stratégique privilégié entre les deux pays répondant aux aspirations des deux peuples frères et à la volonté des deux pays de promouvoir davantage les relations bilatérales.
Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères Taieb Baccouche a souligné la nécessité d’intensifier la coopération et la coordination entre les deux pays frères pour faire face aux menaces qui pèsent sur la région.
Partout, il est question de lutte contre le terrorisme, de défis sécuritaires, de partenariat stratégique et de menaces qui pèsent sur la région. Il s’agit très probablement, outre la situation en Libye et le terrorisme qui se développe, de la volonté des Américains d’établir une base de drones en Afrique du Nord au motif de lutter contre les groupes terroristes affiliés à Daesh. Autre développement urgent derrière le déplacement du ministre algérien des Affaires étrangères, la déclaration d’un haut responsable allemand qui, ouvertement, a suggéré une mission européenne pour contrôler les frontières de la Tunisie.
En effet, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier a indiqué que son gouvernement souhaite se réunir avec la France et le Royaume-Uni, afin d’envoyer conjointement en Afrique du Nord une mission européenne en charge d’assister le contrôle des frontières. L’information rapportée par l’Agence de presse allemande (DPA) ajoute que l’Allemagne a exprimé sa détermination à soutenir la Tunisie en matière de lutte contre le terrorisme. L’idée est de permettre au gouvernement tunisien d’être mieux aidé à protéger ses frontières avec l’Algérie et plus particulièrement celles avec la Libye. Ce projet sera discuté lors de la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères qui se tiendra le 20 juillet 2015.L’Allemagne a également indiqué avoir lancé une initiative au sein du G7. Elle consiste à faire face à la crise imminente que connaît le tourisme en Tunisie.
Selon la presse algérienne, « la rapidité de la réaction d’Alger est on ne peut plus étonnante, d’autant que la Tunisie dispose d’institutions crédibles, légales et soutenues par la société ». « Les Occidentaux orientent les choses vers la thèse d’un Etat tunisien faible et incapable d’assurer sa propre sécurité. Cette thèse repose sur deux attentats perpétrés par trois terroristes en tout », ajoute la presse algérienne qui pousse le bouchon encore plus loin en affirmant que « la Tunisie semble céder aux pressions étrangères, quitte pour ce faire, à travailler contre ses propres intérêts et ceux de l’Algérie ». Lamamra aura la difficile mission de convaincre les dirigeants tunisiens de revoir leur copie et de ne pas céder à la panique. Ce ne sont pas trois terroristes qui feront balancer tout un pays dans l’inconnu, estime la presse d’Alger.









hier soir ,dans une chaîne de télévision algérienne ,il était question de dialoguer avec les enfants de AIN AMENAS .tout le monde se rappelle de AIN AMENAS et le coup dure des terroristes islamistes contre les puits de pétrole de cette région . certes je reviens sur le sujet :tous les enfants de Ain amenas disent qu’ils n’ont aucune activité sportive ou culturelle .aucun jardin publique ,pas de bibliothèque pas de salle de sport ,pas de terrain de sport ,la rue est leur terrain ,alors que cette région est riche par son pétrole et son gaz .les frères Algérie et Tunisie ne parlent que de terrorisme ,de sécurité et l’islam radical venu de Qatar et l’Arabie saoudite .cessons de discuter le terrorisme et lançons des projets historiques pour nos deux peuples ,lubrifier les roues des marchés ,encourager le commerce entre les deux pays ,dynamiter les jeunes pour rêver d’un avenir meilleur ;donner l’argent aux désireux voulant travailler .vous avez un CD vieux de deux siècles ,rajeunissez vos discours et ne penser qu’ à l’économie .car il est le catalyseur du bonheur .
Oui tout à fait d’accord. Il s’agit de dynamiser et non dynamiter à moins que c’est lapsus.
Très Drôle, a ce point on ne peut pas distinguer entre INTOX et INFO , On parle de AIN AMENAS comme s’il s’agit d’une ville ou d’un village ! La vérité c’est qu’il n’y a pas de vie a AIN AMENAS, il n’y a ni vieux, ni Enfants, Ni femmes, pour qui vous voulez instaurer des Activités sportives et culturelles ? hhhh des jardins d’enfants ! … AIN AMENS c’est le fond du Désert, il n’y a que des puits de Pétrole et de GAZ, donc des installations avec une centaine d’ouvriers et techniciens qui assurent le pompage avec une rotation de qq semaines sur sites et » semaines de repos !
Que veut l’Algérie?Maintenir ce petit pays limitrophe et sans moyens dans son giron pour préserver sa propre sécurité qu’elle sent menacée et seule en mesure de défendre. BCE en stratège intelligent soucieux de sauvegarder l’indépendance de son pays n’a pas dit non à l’offre US de « statut privilégié ».Ce « parapluie » dissuade quiconque aurait l’intention de mettre la main sur le pays ou au moins le Sud du pays que vise Daesch et ceux qui ont peur de Daesch. En politique je ne crois pas trop à » l’amitié », au » bon voisinage », à la notion de « pays frères et amis ». BCE a bien agi et je le soutiens.
bonne fête et aid Mardouk à toute l’équipe de africanmanager et aux commentateurs .
Merci Beaucoup et pour vos voeux et pour votre fidélité
@ M . MAJID ,
je suis désolé ,un lapsus ,car il y a une grande différence entre la dynamique ,une source d’énergie positive .par contre , la dynamite de monsieur Nobel est un agent destructeur .
cordialement