Ceux parmi les économistes qui ne s’accommodent qu’à leur corps défendant, en tout cas, contraints, de l’intervention des autorités publiques dans les affaires économiques ont l’habitude d’exprimer leur aversion dans cette formule : « le marché autant que possible, le plan autant que nécessaire ». Et alors que le libéralisme déferle telle une lame de fond sur les économies de la planète, nombreux sont ceux qui se demandent si les « plans de développement » qui ont eu leur heure de gloire dans les années soixante et soixante dix servent encore à quelque chose.
La Tunisie qui, depuis l’Indépendance, a porté sur les fonts baptismaux toute une série de Plans de développement, regardés comme le cadre incontournable de la croissance, de la répartition des richesses et de l’équilibre entre les régions, semble avoir jeté du lest, pour ne s’en doter que de sommaires avec les fortunes diverses qui s’y attachaient.
Le XIIème du nom, le dernier du régime de Ben Ali couvrant la période 2010-2014 a carrément été jeté aux oubliettes pour cause de révolution, et les différents gouvernements qui se sont succédé depuis ont choisi de gérer la chose économique au jour le jour, avec les résultats que l’on connaît. Mais voilà qu’un autre plan dont on ne sait s’il est le XIIIème ou s’il est le premier d’une nouvelle série, est sur les tablettes avec en préparation la note d’orientation qui en organise les axes et les programmes. Les membres du gouvernement ont été invités à prendre leur bâton de pèlerin et sillonner la République pour en expliquer les objectifs et les mécanismes.
C’est le ministre du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Yassine Brahim qui a donné, vendredi, le coup d’envoi de l’élaboration de ce « Plan de développement quinquennal (2016/2020) », précisant qu’il englobera des orientations stratégiques et des priorités nationales.
La méthodologie retenue est la suivante : le Plan est d’abord et surtout discuté à l’échelle régionale, à charge pour les structures de développement régional (le commissariat général de développement régional et les offices du développement) d’apporter leur soutien aux commissions, au niveau de l’évaluation du contexte socio- économique et environnemental et des difficultés de développement de la région. C’est une démarche participative qui permettra aux régions de contribuer à concevoir et à proposer les projets futurs pour le quinquennat (2016-2020).
Les orientations retenues pour ce dernier , consistent principalement, à Identifier la réalité du développement, à promouvoir la bonne gouvernance à tous les niveaux et dans tous les domaines, a souligné Yassine Brahim, précisant les grandes lignes du schéma de croissance économique pour la prochaine étape, le ministre a fait savoir qu’elles seront axées essentiellement sur l’amélioration du climat social, le soutien aux réformes structurelles des entreprises et le renforcement du rôle du secteur public dans la concrétisation des investissements.
Il s’agit également, a-t-il dit, de conforter les indicateurs de développement humain, de lutter contre la pauvreté et d’améliorer le climat des affaires.
Brahim a, par ailleurs, affirmé que l’Etat s’emploie actuellement à mettre les bases d’une économie dynamique à forte employabilité, notamment, à travers le développement des secteurs prometteurs et la création de systèmes économiques globaux et durables. Cette orientation, a-t-il dit, ne pourra se concrétiser qu’à travers le soutien à l’investissement privé, « moteur fondamental de croissance et de l’emploi » et le développement de l’exportation. Il a, également souligné la nécessité de renforcer l’inclusion dans la dynamique économique internationale, d’instaurer une plate-forme de protection sociale intégrée et efficiente et d’améliorer la gestion des ressources naturelles et environnementales.
Selon le ministre, ce plan de développement quinquennal requiert une forte volonté politique capable d’assurer la transition économique, d’instaurer les critères fondamentaux de la décentralisation et de préserver la sécurité et la paix sociale, soulignant que le futur modèle économique, vise à consolider les équilibres financiers et à apporter les réformes stratégiques du système fiscal et du système de subvention et d’encouragement de l’investissement.
On aura tout su ou presque, mais comme chaque grand chantier, le Plan de développement quinquennal 2016-2020 ne vaudra que par l’application qui en est faite et surtout l’usage qui en sera fait.









Bla Bla Bla concrètement comment tu va faire?
Par quEl bout de la lorgnette tu va attaquer le problème crucial du développement?
Bla Bla Bla concrètement comment tu vas faire?
Comment tu vas attaquer le problème de développement? Par quel bout de la lorgnette tu vas commencer? Je parie que tu n’as aucun plan.
Moi j’en ai un. À bon entendeur