AccueilLa UNETunis : Le quinquennat de la femme !

Tunis : Le quinquennat de la femme !

Ce 13 août 2015 est le premier célébré en Tunisie à l’enseigne de la IIème République, mais celui où l’on se remémore forcément que si Béji Caïd Essebsi est actuellement président de la République, c’est dans une très large mesure grâce au million de suffrages qui lui ont accordés les électrices.  D’ailleurs, il devrait annoncer de nouvelles mesures en faveur de la femme, selon la  ministre de la Femme et de la Famille,  Samira Maraï, précisant qu’il s’agit de mesures relatives à la parité homme-femme et aux acquis de la femme.

D’autres décisions sont sur les tablettes. Elles visent à « renforcer les droits de la femme et assurer leur concrétisation moyennant l’institution de mesures efficientes constitueront le cadre général de l’action de toutes les institutions de l’Etat durant ce quinquennat», a annoncé la même qui souligne que l’investissement dans la femme, notamment celle ayant une initiative privée sera l’axe principal des différentes décisions prises pour réactiver les mesures d’appui aux droits de la femme.

La ministre a affirmé que la politique générale de l’Etat aura pour objectif de faire des droits de la femme un domaine qui concerne toutes les structures, l’objectif étant d’améliorer le taux d’intégration des droits de la femme et contribuer à consacrer le principe de l’égalité des chances dans les différents programmes de développement. Les efforts ainsi seront déployés pendant le prochain quinquennat sont conçus pour rattraper le retard enregistré dans l’adoption des textes législatifs et des mesures spécifiques à la femme, surtout au niveau des lois discriminatoires en sa faveur.

D’après elle, son département s’est déjà lancé dans le développement des législations relatives à la femme, notamment celles portant sur l’autonomisation économique et la lutte contre la violence à son encontre.

Des avancées sont également attendues sur le plan politique avec la création dans les prochains jours du « réseau des pairs », un instrument devant œuvrer à la consécration de l’égalité des genres dans les politiques et programmes nationaux. Le ministère de la Femme se penche d’ailleurs sur l’élaboration d’un partenariat avec les composantes de la société civile et l’instance électorale (ISIE).

Il s’agit d’un  programme destiné à appuyer la formation des femmes, particulièrement, celles issues des zones rurales, ce qui ne manquera pas, selon la ministre, de renforcer la présence de l’élément féminin dans les postes de décision, à l’instar des conseils régionaux et municipaux.

Au demeurant, des voix s’élèvent appelant à l’inscription du  principe de la parité horizontale et verticale dans le nouveau code électoral.

C’est  le sens de l’appel lancé par l’universitaire Jihen Limam exigeant que la loi optimise la participation de la femme aux prochaines élections municipales et consacre la parité au niveau des têtes de listes. Elle a, par ailleurs, souligné le rôle important dévolu aux partis politiques dans la formation des candidates, notamment à travers des sessions de formation sur la gouvernance locale, mettant  en avant le besoin de leur fournir le soutien financier nécessaire pour qu’elles puissent réussir leurs campagnes électorales.

De son côté, le ministre des Finances, Slim Chaker, a souligné que le message qu’il faut adresser, à cette occasion, à tous les Tunisiens et à tout le monde « c’est que la Tunisie est parvenue à résister depuis 2011, grâce au rôle de la femme dans tous les milieux du travail et son militantisme tant en milieu rural qu’urbain ainsi qu’au sein de la famille, ce qui prouve que l’avenir de la Tunisie ne serait pas édifié sans la participation effective et réelle de la femme ».

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