« Les orientations futures de la Direction Générale de l’Energie s’articulent autour de quatre axes stratégiques », a déclaré Afef Tayari, responsable au sein de la direction et sous-directeur de l’Observatoire National de l’Energie.
Dans une interview accordée ce lundi 21 mars à Africanmanager, elle a précisé que ces orientations tournent autour du développement des ressources nationales en hydrocarbures à travers le renouvellement et développement des réserves nationales en hydrocarbures, l’amélioration de la récupération des gisements par des technologies plus performantes ainsi que par la mise en place d’une politique gazière, l’incitation à l’exploration et le développement à l’étranger.
Le deuxième axe concerne l’adoption de politiques de raffinage, l’amélioration des infrastructures pour le transport, la distribution et le stockage de produits pétroliers à travers le maintien d’un ratio minimum de production locale de produits pétroliers destinés au marché local, l’assurance des capacités de stockage supplémentaires et la garantie de l’approvisionnement et plus particulièrement en GPL, le développement du réseau du transport par pipeline et la réhabilitation des ports en termes de sécurité et de capacités d’exploitation et l’amélioration de gestion notamment pour le port de Skhira afin de minimiser les coûts d’approvisionnement.
Le développement des activités de la production électrique et les interconnexions électriques à travers surtout la diversification des sources d’approvisionnement en gaz naturel est le troisième axe de ce plan. S’y ajoutent l’intégration de 12 % d’électricité produite à partir des énergies renouvelables à l’horizon 2020 et 30 % en 2030, le développement du niveau d’échange électrique entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye et la réalisation de l’interconnexion avec l’Italie (400 kV, 600 MW).
Le dernier axe est celui relatif à la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. D’après la Direction Générale de l’Energie, le but en est d’augmenter la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité jusqu’à 30 % en 2030 tout promouvant d’autres usages des énergies renouvelables comme le pompage et le chauffe-eau solaire et la réduction de la demande d’énergie de 17% en 2020
Gaz de schiste : Aucune activité d’exploration n’a été entreprise
En ce qui concerne le gaz de schiste, la responsable a signalé qu’aucune activité d’exploration n’a été entreprise jusqu’à ce jour.
Elle a par ailleurs indiqué qu’il n’y a pas d’information confirmée sur les réserves en Tunisie puisqu’ il n’y a pas eu d’activités d’exploration sur ce type de réservoirs.
«Selon les données publiées par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA), nous avons des réserves récupérables non conventionnelles de pétrole et qui sont estimées à 1.5 milliard barils situé essentiellement au niveau du bassin oriental et des réserves non conventionnelles de gaz probables estimées à 23 trillion de pieds cubes (plus de 650 milliards de m3) , l’équivalent de 120 ans de consommation de l’année 2014 (5.4 Mtep≈ 5.4 Mrd m3) situé essentiellement au niveau du bassin de Ghadames qui s’entend du Sud-est Algérien au Nord-ouest Libyen en passant par la Tunisie ».
Elle a ajouté que « le non conventionnel fait partie intégrante de la stratégie du ministère et il est en cours d’intégration dans l’amendement du code afin de préparer le cadre juridique et fiscal ».
Le taux d’avancement du projet « Nawara » est de 39%
Interrogée sur le projet « Nawara », considéré comme un méga projet de développement et d’infrastructure de gaz naturel au Sud tunisien, Afef Tayari a annoncé que sa mise en production est prévue en 2017. Elle dans le même contexte rappelé que la concession a été attribuée en 2010 sachant que l’achèvement du gazoduc est de nature à encourager le développement des ressources gazières du Sud de la Tunisie.
Faut-il rappeler que ce projet se compose de deux parties : un centre de prétraitement de gaz au niveau de Nawara et un centre de traitement de gaz à Gabès, les deux reliés par un gazoduc de 370 km de long et 24″ de diamètre de capacité de 10 millions m3/j. Il est à noter que le taux d’avancement de la réalisation de cette partie est estimé à 39%..
S’agissant de la deuxième partie , elle est composée d’une conduite de déviation de 94 km et 12’’ de diamètre reliant le pipe principal au niveau PK 243 au centre de traitement et un centre de traitement de gaz (GTP) et une unité de mise en bouteilles de GPL à Tataouine.









A chaque kWh d’une centrale thermique, livré au compteur du consommateur, c’est 2 litres d’eau – déminés -,qui ont été flambés pour sa production et son acheminement ! Pour ce qui est de l’électricité PV, c’est 0,02 litre/kWh, seulement ! Pour 2015, en Tunisie, 15 Milliards de kWh d’origine fossile ont été livrés, donc c’est 30 Millions de m3 d’eau qui ont été flambés, soit 10% des livraisons de la SONEDE ! La pénurie d’eau n’a qu’un seul axe à suivre : l’électricité PV dans les meilleurs délais !
TUNISIE :pour faire face au stress hydrique aggravé par le changement climatique , Les besoins en eau du secteur de l’énergie sont grandes. Sans changement de politique, ils vont augmenter considérablement dans l’avenir. Déjà aujourd’hui, les contraintes de l’eau sont un risque pour un approvisionnement en électricité sûr , il y a lieu donc :
1: Accroître la part de l’ énergie solaire photovoltaïque sur les toits dans les régions qui manquent d’eau. L’ énergie solaire PV est la technologie la moins gourmande en eau.
2: Intégrer la rareté lors de la prise de décision pour investir dans les nouvelles capacité de production électrique. L’ intégration de la rareté de l’ eau dans des modèles de systèmes d’énergie pour la planification des politiques publiques ne peut qu’avoir des effets positifs.
3: Améliorer la transparence sur l’ utilisation de l’ eau dans le secteur de l’ énergie. Les données limitées sur les besoins réels de l’ eau dans le secteur sont une lacune fondamentale de la prise de décision éclairée