Au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées ce jeudi à Libreville, au Gabon, dans l’assaut des forces de sécurité contre le QG de l’opposant Jean Ping, dont l’annonce de la défaite à la présidentielle a plongé la capitale gabonaise dans des violences, rapporte l’AFP.
En début de matinée, le centre de Libreville était désert et totalement bouclé par la police et des blindés de la gendarmerie. Des scènes de pillages, sans violences, étaient rapportées dans des quartiers périphériques et les communications téléphoniques et internet ont été coupées.
Tout affrontement était terminé, mais les forces de l’ordre continuaient dans la matinée de procéder à des arrestations aux abords du QG de campagne de Jean Ping. On ignorait en revanche où Jean Ping avait trouvé refuge. Le boulevard Triomphal, la grande artère qui traverse le centre de la capitale gabonaise, affichait jeudi matin les stigmates des violences : barricades encore fumantes, voitures calcinées et bâtiments attaqués, a relevé la même source. Le Parlement été incendié hier par des manifestants en colère.
Mardi en fin d’après-midi, la commission électorale avait annoncé la réélection du président sortant pour un deuxième septennat avec 49,80% des suffrages devant son rival Jean Ping (48,23%), 73 ans, ex-cacique du régime du défunt Omar Bongo, le père d’Ali.
Cet écart marginal représente une différence de 5.594 voix, sur un total de 627.805 inscrits, dans ce petit pays pétrolier d’à peine 1,8 million d’habitants.
L’opposition a réclamé un recomptage des voix dans tous les bureaux de vote et ses partisans sont massivement descendus dans la rue.








