L’enjeu en ce moment c’est certes le fauteuil du palais de l’Elysée, qui va se jouer ce dimanche 07 mai, mais le répit sera de courte durée pour le vainqueur puisque tout de suite après il faudra aller à la pêche pour les élections législatives. En effet c’est ce scrutin qui permettra au prochain président de la République, ou à la prochaine présidente, de disposer d’une majorité au Parlement pour dérouler son programme. Le souci c’est que quel que soit le vainqueur de dimanche, il aura beaucoup de mal à fédérer autour de lui pour avoir une majorité claire. On le sait, l’ex-ministre des Finances de François Hollande, Emmanuel Macron, n’a pas un grand parti derrière lui, et ce ne sont pas ses alliances avec le Modem de François Bayrou ou éventuellement d’autres formations du centre qui vont résorber cette béance. Idem pour la présidente du Front national, Marine Le Pen, qui devra se passer de la formation phare à droite, Les Républicains. D’après le Canard enchaîné, Le Pen a déjà une solution toute trouvée, enfin si on peut dire : Elle envisage de « changer la loi électorale par un référendum » puis tout bonnement dissoudre l’Assemblée nationale si elle remporte le scrutin de dimanche.; « Si la nouvelle Assemblée nous est hostile, nous changerons la loi électorale par un référendum organisé dès l’été prochain, puis la Présidente dissoudra l’Assemblée », a dit Gilles Lebreton, député européen du FN et membre du conseil stratégique de la candidate de l’extrême droite, cité par le journal dans son édition de ce mercredi 3 mai 2017. Cette voie serait radicale, mais ce serait la seule issue pour Le Pen si elle veut s’offrir une chance de gouverner le pays en cas de triomphe dimanche. Dans cette hypothèse, la patronne du FN devrait se farcir une cohabitation avec l’actuelle majorité de gauche, mais son cauchemar serait de courte durée, le temps de fignoler un référendum qui lui ouvrirait une voie royale vers le changement de la loi électorale et déboucher sur la « proportionnelle intégrale », un vieux rêve du FN, lequel d’ailleurs est en très bonne place parmi les « 144 engagements présidentiels » de la candidate et ce, dans tous les scrutins. Cette disposition donnerait « une prime majoritaire de 30 % des sièges pour la liste arrivée en tête et un seuil de 5% des suffrages pour obtenir des élus », d’après le programme du parti d’extrême droite. Bref, Le Pen nous prépare un bouleversement total de la vie politique et des institutions françaises !








