Des manifestations anti-Sissi d’ampleur limitée, ainsi que des rassemblements de soutien au président, ont eu lieu vendredi en Egypte, une semaine après une mobilisation inédite contre le pouvoir ayant conduit à des centaines d’arrestations.
C’est une série de vidéos postées depuis début septembre sur Facebook par un entrepreneur égyptien en exil, Mohamed Aly, qui a poussé des centaines de personnes à manifester les 20 et 21 septembre aux cris de « Sissi dégage », avant d’être dispersées à coups de gaz lacrymogènes.
Après ces manifestations ayant créé la surprise, Aly, qui accuse le président Abdel Fattah al-Sissi et l’armée de corruption, avait appelé à une « marche du million » dans tout le pays.
Un témoin a déclaré qu' »environ 3.000 personnes » ont répondu à l’appel à manifester, sur l’île de Warraq, au Caire, précisant que la police avait tiré du gaz lacrymogène. L’AFP n’a pas pu confirmer le nombre de manifestants.
Au Caire, le déploiement des forces de l’ordre était particulièrement important sur la place Tahrir, épicentre de la révolte populaire de 2011 qui a chassé le président Hosni Moubarak du pouvoir.
Tous les accès à la place étaient fermés à la circulation et les cafés étaient quasiment tous fermés depuis une semaine. Les rues autour étaient désertes et les policiers ont procédé à de nombreux contrôles.
Selon un autre témoin, des manifestations limitées ont eu lieu dans les villes de Qus et Qena (sud). « Une centaine de personnes sont sorties à Qus et ont déchiré des banderoles à l’effigie de Sissi », a-t-il déclaré, ajoutant que « la sécurité contrôle la situation ».








