Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a affirmé, dimanche, que son organisation est visée par un « monstre à l’affût de la moindre erreur ou faux-pas ».
Dans des déclarations reprises par des médias de la place, il a précisé qu’il ne s’agit pas d’un « épouvantail mais d’un courant politico-libéral qui cherche à raboter le rôle de l’Organisation ouvrière en la visant en la vilipendant », selon ses dires à l’ouverture, ce soir, de la conférence syndicale sur « L’UGTT face aux défis du renouveau syndical ».
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Il n’ ya pas du feu à la baraque. L’Union Générale du Travail est plus pérenne que les partis politiques et des gouvernements. Cependant, elle est appelée à positiver ses interventions au profit du travail rentable et utile pour l’employé et pour l’employeur qu’il soit public ou privé.
L’UGTT représente en Tunisie l’essentiel de l’énergie humaine constructive (et qui doit l’être) issue de puissances corporelles et intellectuelle.
Or, cette puissance, pour être reconnue et monnayable, elle doit être utilisée pour la création de richesses en biens et services. Ce n’est que dans cette condition que l’énergie humaine puisse être qualifiée, quantifiée et évaluée pour se positionner par rapport aux autres types d’énergies.
L’UGTT doit être du coté de la justice et à coté de ceux qui travaillent et non à coté de ceux qui veulent être embauchés pour recevoir des salaires de plus en plus élevés sans donner d’équivalent en service.
La politique du travail doit être vue en tant que produit énergétique constructif qui obéit à des marchés spécifiques variables dans le temps et dans l’espace.
La majestueuse structure des travailleurs Tunisiens doit user de la sagesse, de l’intelligence et des compétences de ceux qu’elle représente pour résister aux divers séismes socio-économiques qui secouent la Tunisie placée dans environnement mondial difficile et changeant.
Elle doit être attentive, à ses diverses interventions qui risquent d’impacter le Dinar Tunisien, d’où les inévitables fluctuations qui nous rendent la vie difficile.
Une UGTT forte, intelligente, compétente, constructive, suivie par le maximum des travailleurs Tunisiens qui respectent le vrai sens du travail utile et productif, est une nécessité pour notre pays qui compte essentiellement sur le travail individuel et collectif.
Un mental et une façon non violente d’agir, sont à adapter à la réalité de la Tunisie sans chercher une quelconque hégémonie ou se faire écraser par les maux intentionnés et mauvais consommateurs de sueurs humaines. Bien qu’ils soient des frères ennemis, le capital humain et le capital financier se complètent pour créer le bonheur des servis et des serviteurs.