La situation sécuritaire et sociale en Libye inquiète chaque jour encore plus la communauté nationale et internationale. De féroces combats se déroulent depuis des jours et nuits dans la capitale Tripoli. Le général Khalifa Haftar a ordonné à ses milices de bombarder plusieurs villes; elles ont récemment tué 30 personnes dans une attaque contre le foyer d’élèves d’une école militaire, blessant également 33 personnes. Les responsables d’hôpitaux libyens ont affirmé dans une déclaration accordée aux médias que les victimes sont âgées de 18 à 25 ans.
La chaîne France 24 a, pour sa part, annoncé que près de 146 000 personnes se sont retrouvées obligées de quitter leurs maisons, utilisées par les combattants depuis le début de l’offensive sur Tripoli du maréchal Khalifa Haftar, chef autoproclamé de l’Armée nationale libyenne », basé à Benghazi. Une bataille qui vise à conquérir Tripoli, où siège le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj reconnu par la communauté internationale.
Pour mettre fin à l’offensive et aux menaces de Haftar, le gouvernement libyen d’union nationale a officiellement demandé l’aide militaire, aérienne, maritime et terrestre de la Turquie.
Tripoli, cible depuis 10 mois des attaques des milices de Haftar !
Le militant des droits de l’homme, Mustapha Abdelkebir, président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme (OTDH), a critiqué « l’indifférence » de la Tunisie concernant la crise sécuritaire que vit la Libye essentiellement ces derniers jours, précisant que cela s’explique par l’absence de l’expérience de la diplomatie.
Dans une interview accordée ce lundi 6 janvier 2020 à Africanmanager, Abdelkebir a affirmé que la Tunisie est estrêmement concernée par ce qui se passe en Libye, qui demeure un pays voisin alors que les relations entre les deux pays remontent à loin dans le temps.
Il a, dans ce contexte, appelé le président de la République Kais Saïed à collaborer avec des diplomates, des experts sécuritaires afin de savoir comment agir dans ce dossier.
L’expert a, encore, exigé la mise en place d’une diplomatie intelligente, permettant ainsi de lancer une série de mesures visant de protéger notre pays contre toute menace du côté libyen, alors même que les combats entre les différents belligérants se poursuivent.
Et d’insister sur l’importance de prendre des décisions responsables et urgentes pour protéger tous les Tunisiens résidant en Libye et de renforcer également la sécurité des frontières tuniso-libyennes.
En faisant tomber le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, les Libyens craignaient toujours le scénario somalien ou irakien dans un pays plongé dans le chaos et livré aux milices.
De nombreux Libyens avouaient même regretter le passé. Les conflits régionaux, idéologiques et tribaux sont pires que le règne du dictateur.
Les violences quotidiennes et l’insécurité persistante à Tripoli, ont poussé la grande majorité des pays occidentaux à évacuer leurs ressortissants et à fermer ambassades et entreprises, aggravant l’isolement de ce pays !








