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Nadia Bentamansourt

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La Tunisie a régulièrement accordé une significative priorité au secteur de la formation professionnelle, lequel connaît un essor plus ou moins important depuis des années. C’est dans ce contexte qu’une réforme en profondeur du système de la formation professionnelle demeure un facteur clé pour faciliter l’insertion des jeunes Tunisiens dans le marché de l’emploi et créer plus d’opportunités au profit des chômeurs.

Le ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi a annoncé le lancement d’une stratégie nationale visant à mettre en œuvre les mécanismes de la formation professionnelle et l’amélioration de la capacité d’accueil des centres de formation, un dispositif qui atteindra au cours de cette année 25 100 places.

Cette stratégie repose sur trois principaux axes dont la revalorisation du secteur de la formation afin de lutter contre la précarité sociale et le chômage des diplômés issus des centres de formation de 40 ans et plus, et même les personnes âgées dans les régions reculées qui ont besoin de recyclage (agriculture, artisanat…). Il s’agit également d’harmoniser les spécialités du secteur avec les attentes des demandeurs d’emploi et les besoins du marché du travail, ajoutant que la Tunisie compte actuellement 137 centres de formation professionnelle.

Le marché de l’emploi nécessite de la main-d’œuvre qualifiée

La secrétaire d’Etat chargée de la Formation professionnelle et de l’Initiative privée, Saïda Ounissi, a récemment affirmé lors de sa participation au salon “RIYEDA” qui a démarré mercredi 21 courant à Tunis qu’il existe en Tunisie 145 mille postes d’emploi vacants, nécessitant de la main-d’œuvre qualifiée dans les secteurs du marketing et des services.

Elle a ajouté que l’Etat en est conscient et a pris une série de mesures importantes visant à mettre en place toutes les spécialités de demandées par les employeurs pour l’année 2018/2019.

Ounissi a appelé à renforcer les ressources humaines en Tunisie et à lancer d’autres spécialités comme le commerce numérique.

Hausse du taux de chômage en 2017

Selon des chiffres dévoilés par l’Institut national des statistiques (INS), le taux de chômage a enregistré une hausse au quatrième semestre de 2017 pour s’établir à 15,5% contre 15,3% au cours du troisième trimestre de la même année.

En effet, le nombre de chômeurs pour le quatrième trimestre 2017 s’établit à 639 mille du total de la population active, contre 628,6 mille pour le troisième trimestre 2017.

Le taux de chômage pour le quatrième trimestre 2017 est estimé à 12,5% chez les hommes et 22,9% chez les femmes.

Toujours d’après l’INS, le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé, quant à lui, à 264,1 mille au quatrième trimestre 2017 contre 270,6 mille au troisième trimestre 2017, soit une diminution de 6 mille.

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La contrebande de cheptel bovin vers la Libye ou l’Algérie prend de l’ampleur au détriment du marché local. Depuis la Révolution, le nombre des bêtes sorties clandestinement du pays est encore plus important que toutes les estimations des autorités tunisiennes.

Ce phénomène aura des conséquences graves à long terme, étant donné qu’il provoque l’appauvrissement du cheptel et est à l’origine de la spirale haussière du prix de la viande.

Afin d’éviter les importations illégales de bétail ainsi que l’exportation frauduleuse du cheptel national, notamment l’ovin, le contrôle aux frontières doit être renforcé.

C’est dans ce contexte que lors d’une séance de travail commune, tenue, mercredi 21 février 2018, au département du Commerce, entre les ministères du Commerce, de l’Agriculture, de l’Intérieur et des Finances, une batterie de mesures urgentes ont été lancées, pour protéger le cheptel bovin contre la contrebande. Il a été ainsi décidé de :

– Procéder à l’immatriculation obligatoire des veaux et des vaches, lors des opérations de vente, d’achat ou de transport d’un site à un autre.

– Le commissariat régional au développement agricole ou les services compétents, doivent délivrer une autorisation de transport du bétail, lors de transfert des animaux.

– Mettre en place une patrouille de contrôle mixte entre les appareils sécuritaires et les services des ministères du Commerce et de l’Agriculture, dans les différents marchés aux bestiaux.

– Maîtriser le contrôle dans les différentes régions frontalières et assurer le respect des mesures annoncées et qui vont faire l’objet d’une circulaire conjointe.

– La saisie immédiate du bétail en cas de non respect de procédures susmentionnées.

La douane frappe fort et traque les contrebandiers !

La prolifération du phénomène de contrebande de bétail depuis des années a rang de souci majeur pour toutes les parties intervenantes lesquelles s’emploient à y faire face du mieux qu’elles peuvent. Un gros problème dans la mesure où ce fléau ne cesse d’empirer et de prendre des proportions extrêmement préoccupantes, présentant de réels dangers pour l’économie du pays.

Pour faire face, les services de la douane Tunisienne ont récemment annoncé qu’une tentative de passage de 24 têtes de vaches et veaux en direction de l’Algérie a avorté dans la région frontalière d’Om Laksab, relevant du gouvernorat de Gafsa.

 Force est cependant de constater que la lutte contre la contrebande de bétail demande beaucoup plus d’efforts qu’auparavant, il faut que tous les ministères collaborent pour limiter les exportations illégales qui ne peuvent que faire de gros dégâts sur le pouvoir d’achat du consommateur tunisien.

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La Tunisie a enregistré notamment ces derniers temps une reprise du trafic passagers et du tourisme, grâce à la diminution des craintes liées à la sécurité et à la levée d’interdiction de voyage par de nombreux pays européens.

Citée par Reuters, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat Salma Elloumi a déclaré, ce mercredi 21 février 2018, que la Tunisie prévoit d’accueillir 8 millions de touristes cette année, signalant que les taux de réservation pour des touristes européens et d’autres nationalités sont très importants.

Elle a précisé que la reprise touristique sera bel est bien confirmée en dépit des attentats terroristes qui ont été perpétrés à Sousse et au musée du Bardo en 2015. Et d’ajouter qu’« en 2018, les recettes touristiques devraient augmenter de 25% en comparaison avec l’année 2017 qui a affiché des revenus estimés à 2,8 milliards. Le grand retour des touristes notamment les Britanniques a donné d’ores et déjà un signal très positif pour la Tunisie, a-t-elle affirmé.

La ministre n’a pas manqué de rappeler que la semaine dernière, le célèbre tour opérateur anglais Thomas Cook avait annoncé le retour des touristes britanniques           en Tunisie, trois ans après l’opération terroriste de Sousse qui a coûté la vie à 30 vacanciers britanniques.

Sur un autre volet, elle a relevé que les chiffres touristiques enregistrés en 2017 étaient déjà en hausse de 23% par rapport à l’année précédente, soit 7 millions.

De même et durant cette période, les hôtels tunisiens ont affiché complets essentiellement avec l’arrivée de touristes russes et algériens.Néanmoins, les opérateurs ont confirmé que ces derniers dépensent moins que les vacanciers de nationalité européenne.

Le tourisme représente 8% du produit intérieur brut de la Tunisie(PIB). Avec le retour des touristes européens, l’économie tunisienne qui était en berne, retrouvera le chemin de la croissance alors que les réserves en devises du pays auront notablement augmenté, prévoit Reuters.

 Forte évolution des recettes touristiques en  2017

Selon des statistiques annoncées par la présidence du Gouvernement, les recettes touristiques se sont établies, au 20 décembre 2017, à 2 696,5 millions de dinars enregistrant une évolution de 16,3% par rapport à la saison précédente.

Le mois d’août a connu la performance la plus haute de la saison, avec des recettes de l’ordre de 674 millions de dinars contre 469 millions de dinars durant la même période de 2016, soit une progression de 43,7%.

6,7 millions de touristes ont visité la Tunisie, durant cette période, soit une augmentation de 23% par rapport à 2016.

Les touristes algériens arrivent en tête des étrangers qui ont visité la Tunisie enregistrant une progression de 40,5% par rapport à 2016.

Toujours selon la même source, les touristes français occupent les premières loges des vacanciers européens ayant choisi la destination Tunisie, avec une augmentation de 45,5% par rapport à 2016, suivis par les touristes russes dont le nombre a cependant signé un repli de 17,3 % par rapport à la saison précédente.

Le nombre des nuitées touristiques globales au 10 décembre 2017 a évolué de 22,3% par rapport à 2016, s’établissant à 21,251 millions de nuitées.Le nombre des nuitées le plus important a été enregistré à Djerba-Zarzis, avec 4,664 millions de nuitées, suivie par Sousse (4,084 millions de nuitées).

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Depuis quelques jours, les prix de vente des légumes et viandes blanches ont commencé à décroître graduellement dans plusieurs marchés sis à Tunis et ce, après une flambée fortement ressentie depuis quelques mois. En plus de l’abondance et de la fraicheur des légumes, les prix auxquels ces denrées sont proposés sont accessibles à toutes les bourses.

Dans une déclaration faite ce mardi 20 février 2018 à Africanmanager, Houyem Bali, directrice auprès de l’Observatoire national de l’approvisionnement et des prix, a affirmé que les prix des légumes touchant en particulier (les petits pois, les tomates, les pommes de terre, viande blanches…) ont connu une baisse remarquable par rapport à l’année 2016. Elle a ajouté que ces produits de grande consommation qui étaient dans le temps inabordables sont devenus accessibles aux ménages, ajoutant que la tendance baissière est traductible par le prix abordable des légumes et viandes blanches.

On rappelle que le ministre du Commerce, Omar El Behi, avait récemment déclaré que les prix des légumes ont baissé de 40 à 60%, à part les pommes de terre qui ont enregistré une légère hausse et ce, par rapport à l’année dernière. El Behi avait précisé que le prix des tomates et du piment a baissé d’une façon considérable. Le prix des petits pois a également baissé de 30 à 35%. En ce qui concerne le prix de la viande blanche, il varie, d’après lui, entre 5,200 et 5,300 dinars le kilo gramme par personne.

Les brigades économiques travaillent d’arrache-pied !

Des équipes de contrôle économique ont été chargées depuis plusieurs mois de contrôler l’affichage des prix, l’hygiène et la qualité de la marchandise, outre les dépassements commis par les commerçants. Une grande majorité des infractions relevées sont toujours liées au non affichage et l’augmentation des prix, aux poids et pesages et à la non présentation des factures.

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L’Allemagne et l’Europe ont grand intérêt à ce que la Tunisie continue de lutter contre les passeurs criminels et l’infiltration terroriste à travers les frontières maritimes et terrestres. C’est dans ce contexte que le gouvernement allemand a annoncé qu’il veut intensifier sa coopération avec la Tunisie dans la lutte contre le terrorisme international et pour développer les capacités opérationnelles de l’armée nationale par la formation et  la fourniture de matériel.

La Tunisie, de son côté, apporte depuis quelques années un soutien aux efforts internationaux visant à réunir les conditions de sécurité sur ses frontières, à garantir sa stabilité  et à lutter contre le terrorisme.

Selon des données dévoilées vendredi 16 février 2018 par plusieurs supports médiatiques allemands, le gouvernement d’Angela Merkel a décidé de débloquer 34 millions d’euros pour la Tunisie.

Cette initiative a pour objectif de lutter contre le terrorisme et la traite des êtres humains, essentiellement au niveau des frontières tuniso-libyennes.

La chancelière allemande a, dans ce contexte, précisé que cette mesure préventive vise également à assurer la sécurité de l’Allemagne et de l’Europe contre toute infiltration terroriste ou autre.

D’après la même source, l’Allemagne compte installer au niveau des frontières tuniso-libyennes des systèmes sécuritaires électroniques sophistiqués, mettre en place des patrouilles mobiles,           des postes de police et militaires  sur les frontières           et même dans quelques sites sahariens et installer des satellites.

On rappelle que des aides financières allemandes ont été versées au profit de la Tunisie. En 2016, 10 millions d’euros ont été alloués à la Tunisie pour acheter des véhicules blindés qui aident à sécuriser les frontières avec la Libye face au danger que représente l’organisation terroriste Daech.

Le gouvernement fédéral s’est dit également prêt à envoyer des officiers instructeurs en Tunisie afin de participer à la formation de militaires tunisiens dans leur lutte contre “l’Etat islamique».

De nombreux Tunisiens expulsés depuis l’attentat de Berlin

Les autorités allemandes ont procédé depuis 2016/2017 à l’extradition d’un grand nombre de Tunisiens suspectés d’extrémisme ou d’avoir des liens avec des groupes terroristes. Ces mesures sécuritaires ont été prises par le gouvernement de Merkel suite à l’attentat de Berlin, qui a coûté la vie à 12 personnes au mois de décembre 2016, exécuté par le ressortissant tunisien Anis Amri, demandeur d’asile en Allemagne.

L’Allemagne est partenaire de la Tunisie en matière de développement. Suite à la «révolution de jasmin» en 2011, les aides allemandes sont passées de 37,5 millions d’euros en 2010 à 215 millions d’euros en 2015. Elles s’élèvent actuellement à plus de 250 millions d’euros.

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Une série de récentes recherches géologiques menées par des experts européens ont confirmé à maintes reprises que plusieurs côtes tunisiennes sont considérées comme étant parmi les régions les plus menacées par l’élévation du niveau de la mer.

C’est dans ce contexte que l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) vient d’annoncer, en se basant sur ses propres études, qu’elle prévoit une élévation accélérée du niveau de la mer sur fond de réchauffement climatique qui va conduire à la fonte des glaces.

L’APAL prévoit également une augmentation moyenne du niveau de la mer de 30 à 50 cm à l’horizon 2050. Les régions les plus menacées sont Tabarka, la Goulette, Kélibia, Sousse, Sfax, Gabès et Zarzis.

Les recherches estiment à 16 000 hectares la perte des terres agricoles par submersion réparties sur les zones de Ghar Elemelh, le Delta de Medjerda, le golfe de Hammamet, Djerba et Kerkennah.

En effet, 21% des côtes tunisiennes qui s’étendent sur 1300 km sont vulnérables à l’érosion dont notamment les côtes de Bizerte, Sousse, Monastir, Sfax et les golfes de Tunis, Hammamet et les îles de Kerkennah et Djerba.

Dans ces conditions le rythme annuel de retrait de la mer varierait selon la région : 25 m dans la banlieue de Tunis, entre 10 et 40 m sur le Golfe de Hammamet, 50 m sur les côtes-Est de Djerba. Les chiffres mentionnés risquent de doubler en 2100.

D’après l’APAL, le volume annuel des précipitations connaitra une baisse de 10% dans les régions du nord et 30% dans les régions du sud et cela s’accompagne de l’augmentation de la fréquence de l’intensité des phénomènes extrêmes de sécheresse et d’inondation.

A noter que Gael Giraud, chef économiste de l’Agence française de développement, avait déclaré à Africanmanager lors d’une conférence tenue en octobre dernier sur «Les conséquences économiques et sociétales du changement climatique en Tunisie» que les efforts faits par la Tunisie pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas suffisants. Il avait ajouté que notre pays ne pourra pas se soustraire aux répercussions du changement climatique provoqué par la hausse des émissions au niveau mondial.

D’après l’économiste, pour minimiser l’impact négatif des phénomènes climatiques, qui affecteront d’abord les plus pauvres, il faut investir dans l’adaptation aux effets du changement climatique. Et de préciser que les projets identifiés par le gouvernement tunisien visent à mettre en place un système de veille climatique et d’alerte précoce, lancer un mécanisme d’assurance contre les aléas climatiques, protéger les zones touristiques contre l’avancée de la mer, optimiser la gestion des ressources en eau ou encore conserver et protéger le patrimoine génétique local pour adapter les cultures aux changement climatiques.

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La plupart des immeubles du centre ville datent de l’époque coloniale, la majorité d’entre eux ont plus d’un siècle. Il y a donc péril en la demeure, car les risques d’effondrement sont réels, particulièrement durant la saison hivernale, où la menace est sensiblement accrue.

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire va réaliser un programme pilote pour la démolition et la reconstruction des bâtiments fragilisés, à travers une intervention rapide.

Cependant, il reste beaucoup à faire, notamment en matière de réhabilitation pour les immeubles qui sont récupérables. La célérité est donc de mise, car l’expérience des années précédentes fait état d’effondrements qui peuvent survenir à n’importe quel moment !

Mohamed Salah Arfaoui, ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, a annoncé, ce vendredi 9 février 2018, que des études de terrain menées par son département ont relevé que plus de 5 mille biens immobiliers sont menacés d’effondrement, ce qui représente un danger pour la sécurité de leurs occupants, des piétons et des voisins…

Il a ajouté que ces immeubles sont très anciens, fissurés et dans un état critique, affirmant qu’un projet de loi relatif à la rénovation et la maintenance de ces propriétés est mis en place.«Il y a beaucoup d’immeubles en voie d’effondrement dans la plupart des grandes villes du pays, toutes les parties concernées travaillent davantage afin d’intervenir et de prendre en charge la rénovation de ces immeubles», a-t-il dit.

 A noter qu’un projet de loi relatif aux bâtiments vétustes a été examiné depuis octobre 2017 par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Ce projet fixe les procédures et étapes d’identification de ces bâtiments et les conditions d’intervention obligatoires des autorités locales et de l’Etat, étant donné qu’ils menacent la sécurité de leurs occupants, des piétons et des voisins. Ce projet de loi fixe les procédures d’intervention obligatoires des municipalités ou de l’Etat à la place du propriétaire pour solutionner les problèmes relatifs au recouvrement des dépenses, à la suite d’une démolition, évacuation ou restauration de ces bâtiments, tout en fixant les cas qui nécessitent l’intervention de l’Etat.

Chahed avait donné ses instructions aux ministres de l’Intérieur, de l’Equipement, de l’habitat et de l’Aménagement du territoire, des Affaires locales et de l’Environnement, pour qu’ils envoient une circulaire conjointe aux gouverneurs, afin qu’ils procèdent au recensement des bâtiments en question et contrôlent la situation de leurs occupants.

A rappeler qu’un bâtiment ancien s’est effondré en octobre 2017,dans la ville de Sousse, provoquant la mort de 6 personnes dont 3 enfants.

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Le chômage en Tunisie devient de plus en plus inquiétant, surtout qu’il a persisté au-delà de 6 ou 7 ans pour se situer aux alentours de 15%. Un niveau élevé, voire très risqué par rapport à la situation de stagnation économique que nous vivons depuis un bon nombre d’années. Plusieurs enseignants en économie en confirment la gravité.

Joint au téléphone par Africanmanager, Yassine Slama, professeur universitaire, a considère que le système éducatif est malade, les calmants qu’on injecte de temps à autre à travers des réformes périodiques ne marchent plus et n’ont pas pu réduire le chômage qui a atteint le taux de 15,3% en 2017.

Cependant, il a affirmé que le dossier du chômage figure parmi les grandes priorités du gouvernement de Youssef Chahed, précisant que l’augmentation de ce phénomène mènera à la hausse de la pauvreté en Tunisie.

Slama a aussi critiqué le niveau déplorable des élèves, la mauvaise rentabilité des institutions éducatives. «Il y a des  failles au niveau du système éducatif actuel, qui est n’est plus adapté aux offres d’emploi, ce qui contribue à la hausse du chômage. D’ailleurs, aucun établissement tunisien ne figure dans les classements des meilleures universités à l’échelle internationale. Nos universités sont devenues incapables de créer des ressources humaines pouvant intégrer facilement le marché de l’emploi. Même les orientations universitaires ne sont plus efficaces“, a-t-il dit. Et d’ajouter : «Avec l’absence de réformes structurelles, le système éducatif tunisien est plus que jamais critiqué. Nous avons besoin d’une série de réformes innovatrices afin de garantir l’employabilité des jeunes diplômés».

On rappelle que l’Institut national de la statistique (INS) a annoncé que le chômage a atteint le taux de 15,3%. Le nombre de chômeurs au troisième trimestre de 2017 est de 628,600 mille sur l’ensemble des personnes actives, contre 626,100 chômeurs durant le deuxième trimestre 2017.

Le taux de chômage au troisième trimestre 2017 est de 12,3% chez les hommes et 22,8% chez les femmes. Le nombre de diplômés chômeurs a atteint environ 270 600 au troisième trimestre 2017 contre 250 600 au second trimestre de la même année. Le taux de chômage s’élève respectivement à 30,6% et 30,3%, selon les chiffres de l’INS.

Le nombre de personnes qui travaillent a atteint 3 472 200 durant le troisième trimestre 2017 : 2 560 200 sont des hommes et 912 mille des femmes. Au deuxième trimestre 2017, le nombre de personnes ayant un travail est de 3 458 100 , avec une augmentation de 14 100 employés. 52,3% des travailleurs sont actifs dans le domaine des services, 18,3% dans le secteur industriel, 15,2% dans le secteur non industriel et 14,3% dans le secteur de l’agriculture et de la pêche, détaille l’INS.

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Capitale du Sahel tunisien, la ville de Sousse reste toujours la destination préférée des touristes de différentes nationalités, qui viennent profiter de la douceur du climat, du soleil, de la mer… Malgré les coups portés par la dernière attaque terroriste, la perle du Sahel paraît suffisamment solide et attractive pour surmonter l’épreuve. Au cours de l’année 2017, la station balnéaire de Sousse a été prise d’assaut par un grand nombre de visiteurs étrangers.

De récentes statistiques dévoilées par le commissaire régional au tourisme ont confirmé que la zone touristique Sousse-El Kantaoui a enregistré, l’année précédente, une augmentation de 20% du nombre d’entrées, par rapport à 2016.
Les hôtels à Sousse-ville et à El Kantaoui ont accueilli, entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année écoulée, 941 mille 276 touristes, contre 784 mille 202, en 2016. Le nombre de nuitées a cru de 26% passant de 3 millions 362 mille 635, à 4 millions 232 mille 947. Le tourisme local était en tête, avec 393 mille 898 visiteurs tunisiens (+12%).

Le nombre de touristes algériens a fait un bond de 56%, avec 209 mille 587 entrées. Malgré une baisse de 8,5%, le marché russe a maintenu une place de choix, avec 131 mille 486 touristes.
On note, également, une reprise remarquée des marchés classiques, notamment allemand (+49% soit au total 35 mille 923 touristes), français (+82% pour atteindre 26 mille 472 touristes) et belge (+500% avec un total de 10 mille 682 touristes).

Sept projets touristiques en 2017

Moyennant des investissements de l’ordre de 128,175 MD, sept projets touristiques ont été réalisés l’année dernière dans le gouvernorat de Sousse. Il s’agit de projets de réaménagement de cinq hôtels et de la réouverture de deux restaurants touristiques, rapporte l’agence TAP.

Selon un rapport publié par le Commissariat Régional au Tourisme de Sousse, ces projets ont permis la création de 475 nouveaux emplois. Par ailleurs, les travaux de 10 autres projets sont en cours de réalisation. Le coût total de ces projets, d’une capacité d’accueil de 1892 lits, est estimé à 387,402 MD. Ces projets concernent notamment l’aménagement d’un centre touristique et commercial, la construction de deux gîtes ruraux et la réhabilitation de nombre d’hôtels et de restaurants.

On rappelle aussi que les premiers vols assurés par le voyagiste britannique Thomas Cook à partir du marché touristique britannique vers la destination Sousse-El Kantaoui commenceront à partir du 13 février prochain. Le voyagiste en question assurera 3 vols par semaine via l’aéroport international Ennfida-Hammamet.

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Alors que le Maroc, la Turquie et l’Egypte ont misé depuis des années sur les pays africains comme terrain d’investissement, les autorités tunisiennes ont pris du retard sur ce continent, qui regorge pourtant d’opportunités. Les participations tunisiennes se faites rares dans une région en construction, en quête d’investissements et de ressources humaines. L’Afrique est un véritable chantier !

Cependant, un grand intérêt a été accordé par le secteur privé, notamment par l’organisation non gouvernementale Tunisia-AfricaBusiness Council (TABC), qui œuvre depuis longtemps pour s’implanter en Afrique, dans le but de s’introduire auprès des réseaux d’affaires africains et mobiliser les entrepreneurs tunisiens prêts à s’investir, à s’installer en Afrique, à analyser les obstacles et identifier des solutions pour faciliter le commerce et l’investissement sur le continent, essentiellement pour les entreprises tunisiennes…

C’est dans ce contexte, lors de la tenue ce mardi 6 février 2018 des travaux de la première édition du FITA 2018, “Financing Investment & Trade in Africa», que le président de TABC, Bassem Loukil, a affirmé que l’Afrique est l’avenir de la Tunisie et que nous sommes appelés à ancrer notre pays dans ce contient qui demeure un pôle de croissance économique.

«Avec notre potentiel, notre savoir-faire, la volonté politique, l’installation des diplomaties, dans les pays subsahariens, nous aurons  plus de possibilités d’investir en Afrique. Nous devons aussi chercher de solutions pertinentes pour mettre fin aux obstacles freinant les opérateurs et les entrepreneurs tunisiens sur ce contient».

Et de préciser :  «Nous avons de nombreuses difficultés au niveau du transport maritime, aérien, l’absence des diplomaties sur le continent, la réglementation des changes… Ces obstacles n’encouragent plus nos hommes d’affaires à aller sur le marché africain. L’Afrique a toutes les ressources, les talents, les travailleurs, cependant le train du commerce africain a besoin d’une vraie locomotive», a-t-il assuré.

Quant à Ibrahima  Fofana, ministre d’Etat à la Présidence de la Guinée, en charge des questions d’Investissements et des Partenariats Public-Privé, il a valorisé l’expérience économique tunisienne et a signalé que la forte présence des représentants des banques africaines et des hommes d’affaires subsahariens confirme déjà leur grande volonté à coopérer avec la Tunisie.

Le haut responsable guinéen a sur un autre volet exposé les obstacles qui découragent les entrepreneurs. «Nous sommes ici pour identifier toutes les possibilités, les opportunités de renforcer nos échanges intra-africains. Nous avons encore le problème du transport, mais malgré ça la Tunisie va lancer des projets importants comme l’ouverture du transport maritime, c’est une étape importante et qui demeure un fort signal pour les acteurs tunisiens et subsahariens…».

Par ailleurs, Omar El Bahi, ministre du Commerce, lui aussi fait le même constat à propos du marché africain en le qualifiant de grand pole d’investissements car selon ses dires l’Afrique est le continent de demain.

El Bahi a ajouté que les efforts gouvernementaux se poursuivent afin de soutenir les investisseurs tunisiens et a également évoqué le rôle joué par le Conseil supérieur de l’exportation qui englobe une série de mesures très attractives comme par exemple : l’octroi d’avantages préférentiels pour l’exportation vers les marchés africains, à travers une prime couvrant 70% des coûts de prospection des marchés extérieurs (coûts de transport et d’hébergement), 60% des frais du transport aérien et 50% des coûts du transport maritime…

Et d’affirmer qu’un grand événement sera organisé les 24 et 25 avril prochain à Tunis pour présenter les services destinés à l’Afrique, comme l’éducation et la santé…

A noter que lors de la conférence « Financing Investment & Trade in Africa », Bassem Loukil et le représentant de « International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC) » ont signé un accord de partenariat.

Cet accord s’étalera sur trois ans et a pour objectif de soutenir et accompagner les hommes d’affaires tunisiens désirant investir dans le continent africain via la mise en place des moyens de financement de la part de l’institution.

De même, il s’agit d’accorder une opportunité aux investisseurs économiques tunisiens, les décideurs au sein de l’ITFC vont assurer un suivi des dossiers des entreprises tunisiennes. Pour sa part, le TABC s’engage à préparer les dossiers soumis par les entreprises tunisiennes.

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La situation de la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) va de mal en pis. Depuis plusieurs années, les tensions n’ont jamais complètement cessé : Sit-in, protestations, interruptions de la production, blocages de voies de communication. Principal employeur dans la région de Gafsa, la CPG se trouve aujourd’hui dans une situation très risquée. Les chiffres en berne étayent bien ce constat…

D’ailleurs de récentes statistiques dévoilées ce lundi 5 février 2018 par la CPG confirment que la production de phosphate n’a pas dépassé 160 mille tonnes, depuis le début de 2018, contre 500 mille tonnes durant la même période de 2017.

Cette baisse remarquable est expliquée par la compagnie en question par de nombreux facteurs dont notamment : les mouvements de protestation qui sont observés quotidiennement par les chômeurs des délégations de Oum Laarayes, Redeyef, Métaloui et Mdhila, l’interruption du transport de phosphate par les camions (des barricades installées sur les routes par les protestataires depuis des jours).

C’est dans ce contexte que la CPG a, à maintes reprises, lancé un appel au gouvernement afin d’intervenir dans les plus brefs délais pour trouver des solutions radicales en direction du secteur des phosphates, à travers la mise en place d’une vision avant-gardiste de réformes pour le secteur.

Force est de constater qu’une grande partie des ressources de l’Etat provenaient de la production de phosphate et que la CPG jouait un rôle primordial dans l’économie tunisienne, notamment en termes d’emploi. Les pertes cumulées du groupe sont dues essentiellement à la détérioration des conditions de travail suite aux grèves politisées et mal étudiées.

On rappelle aussi que le Groupe Chimique Tunisien à Gabès (GCT) a récemment annoncé que le stock de phosphate dans les unités de production a atteint son niveau le plus bas et ne peut couvrir les besoins que pour un seul jour. Depuis janvier 2018, les unités du GCT ne tournent qu’à 22% de leur capacité quotidienne de production à cause de la fonte de l’approvisionnement en phosphate.

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Des activistes de la société civile et des avocats ont, à maintes reprises, appelé à criminaliser la traite des êtres humains en Tunisie, estimant qu’il s’agit d’un défi que les sociétés contemporaines doivent relever. Ils font remarquer que la Tunisie est un pays de transit plus qu’un pays où la traite des individus est pratiquée.

Pour faire face à ce dangereux fléau, une instance nationale de lutte contre la traite des personnes été mise en place et un numéro vert (80104748) a été lancé, pour être mis à la disposition des victimes et des personnes qui désirent signaler des cas de traite de personnes.

La présidente de l’instance Rawdha Laabidi a, dans ce contexte affirmé que la création d’un siège dédié  est de nature à faciliter la mission de l’instance s’agissant, notamment, de la réception des plaintes, de l’accueil et de l’écoute des victimes.

Et d’ajouter que cette instance œuvrera à renforcer la sensibilisation des populations à risque ainsi que le grand public au problème de la traite des personnes. Elle se chargera également de la coordination des politiques publiques en matière de lutte contre la traite sur le plan national, de la mise en œuvre de la stratégie nationale visant à prévenir et à lutter contre la traite des personnes, de la protection et de l’assistance des victimes qu’elles soient tunisiennes ou étrangères et de la coopération sur le plan international.

On rappelle que selon les dernières statistiques dévoilées par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), depuis 2012, et jusqu’en novembre 2017, l’OIM a identifié et porté assistance à 226 victimes de la traite transnationale.

Parmi les victimes, 194 viennent de la Côte d’Ivoire (82%), 12 du Nigeria (5%), 5 du Sénégal, et 2 de Colombie, du Mali, de Bangladesh et du Cameroun. On dénombre par ailleurs 7 enfants.

La répartition des adultes par genre laisse apparaître 192 femmes (85%) et 33 hommes (15%). Ces victimes sont exploitées majoritairement dans la servitude domestique (82%) et dans le travail forcé (14%). Nous avons enregistré quatre cas d’exploitation sexuelle et un cas de servage.

Pour ce qui est de leur répartition sur le territoire tunisien, ils sont principalement à Sfax (23 victimes, soit 42%), Tunis (39 %), Sousse (7%) et Gabès, Nabeul-Hammamet (de 2 à 4%).

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Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat a récemment annoncé que la Tunisie œuvre davantage afin d’accueillir 10 millions de touristes en 2020, affirmant dans ce contexte que l’année 2018 sera une année décisive.
Pour atteindre cet objectif, le pays est désormais à même de développer à moyen terme une offre touristique plus diversifiée, qui pourrait attirer les touristes.

Il est temps d’innover, de sortir des sentiers trop battus, de se dégager de sa zone de confort, mais l’avenir économique du pays, et le succès de la Révolution, en dépendent, en partie. Les différents intervenants du secteur sont appelés à chercher des solutions innovantes pour l’année en cours.

A titre de suggestion, les tarifs des vols aériens devraient être révisés pour viser non seulement  les Maghrébins mais aussi les autres touristes qui n’ont pas forcément l’habitude de venir en Tunisie,  envisager une présence massive avec une vaste campagne promotionnelle et encourager les agences de voyage tunisiennes à assurer les transferts directs en profitant des bonnes relations entretenues avec de nombreux pays arabes et européens.

Lancement d’une nouvelle approche pour booster le tourisme

Dans le cadre de la promotion de la destination tunisienne, un nouveau portail baptisé « TunisiaTourism.info » et une première chaîne télévisée numérique spécialisée en tourisme tunisien ont été récemment lancés par la société d’édition et de communication MCM en partenariat avec la compagnie aérienne Tunisair, le ministère du Tourisme et des professionnels du tourisme tunisien .

Il s’agit d’un portail moderne,  destiné à promouvoir le tourisme tunisien auprès des touristes locaux et étrangers. Conçu en quatre langues, ce site constitue un guide touristique des régions tunisiennes et comporte toutes les actualités sur le tourisme tunisien ainsi qu’un répertoire complet de tous les hôtels et hébergements afin de favoriser la réservation directe auprès des hôtels sans passer par les intermédiaires. Des émissions seront présentées sur la chaîne télévisée numérique portant sur des sujets qui intéressent le public tunisien (des interviews et rencontres, des expériences de professionnels…).

A vrai dire, de telles initiatives pourraient aider à booster les recettes touristiques, surtout que de nombreuses localités tunisiennes sont susceptibles d’attirer tant des professionnels que des touristes européens, grâce à ce qu’elles présentent comme produits touristiques à savoir l’attractivité naturelle et la diversité culturelle.

On rappelle que le secteur du tourisme a repris des couleurs en 2017. Selon les données officielles communiquées par le ministère du Tourisme, le nombre des touristes ayant visité la Tunisie a enregistré une hausse de 23.2% en comparaison avec 2016.S’agissant des recettes touristiques, une augmentation de 377 millions de dinars a été enregistrée, passant de 2323 millions de dinars en 2016, à 2700 millions de dinars en 2017.

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L’Agence de promotion de l’industrie et l’innovation (APII) a organisé jeudi 18 janvier 2018 manifestation sous le sceau «Les Startups vertes rencontrent les investisseurs –Elevator pitch)”. Huit entrepreneurs nationaux ont rencontré les investisseurs et acteurs clés permettant l’accès au financement des entreprises vertes et de l’économie circulaire a sud de la Méditerranée. Plus de 50 opérateurs tunisiens, y compris des entrepreneurs “verts”, des PME, des investisseurs, des instituions de financement, des réseaux d’affaires et des intermédiaires étaient présents. Selon l’APII, l’une des principales raisons de l’organisation de tels événements est une tentative de surmonter un défi majeur mentionné par les entrepreneurs “verts”, dont notamment l’accès au financement, en particulier dans les premières étapes du développement des entreprises.

Samir Bechouel, directeur général de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation, partenaire local de “SwitchMed” en Tunisie, a déclaré que l’événement Elevator Pitch, lequel entre dans le cadre du projet “SwitchMed”, est “une excellente initiative pour booster la création d’entreprise en Tunisie. Elle repose sur une approche innovante qui favorise la mise en relation directe de start-up “vertes”, éco-entrepreneurs formés et accompagnés par des investisseurs intéressées par la promotion des projets innovants respectant les aspects environnementaux».

Pour sa part, Claudia Pani, chef de projet chez “SwitchMed”, a précisé lors de cet événement, qui a duré une demi-journée, que huit entrepreneurs “verts” auront l’opportunité de rencontrer une vingtaine d’investisseurs et acteurs locaux, y compris des représentants locaux spécialisés dans la responsabilité sociale des entreprises, des initiatives internationales axées sur la création d’entreprise. Et d’ajouter : Le «Pitch elevator» sera suivi d’une session de mentorat rapide dans laquelle les investisseurs et les entreprises fourniront des conseils et des retours aux start-up. Cela, selon elle, “leur permettrait d’évaluer les forces et les faiblesses du projet soumis et, in fine, d’améliorer leur capacité à rencontrer les acteurs financiers appropriés».

A noter que “Switch Med” est une initiative qui soutient et relie les parties prenantes pour intensifier la consommation et la production durables dans la région sud de la Méditerranée à travers des innovations sociales et économiquee. Elle vise également à réaliser des économies productives, circulaires et de partage dans la région en modifiant la manière dont les biens et les services sont consommés et produits, de manière à ce que le développement humain soit découplé de la dégradation de l’environnement.

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Une vague de protestations est en train de secouer plusieurs gouvernorats de la République, les jeunes appellent à la modification de la loi de finances 2018, qui touche plus les plus pauvres, d’après eux. Alors que le gouvernement affirme que le texte n’impacte pas les produits subventionnés !

Plusieurs manifestations, qui avaient débuté pacifiquement, ont rapidement tourné aux échauffourées avec la police, des biens publics ont été saccagés, des magasins pillés, notamment à l’Ariana, Tebourba relevant du gouvernorat de Manouba et à Béja.

Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 12 janvier 2018 à Tunis, le ministre du Commerce, Omar El Bahi, a dénoncé les actes de vandalismes commis par de nombreux manifestations et a affirmé que le gouvernement reste attaché à tous les articles de la loi de finances 2018.

Il a ajouté que les récentes augmentations des prix ne concernent pas les produits subventionnés par l’Etat et que les mesures prises permettront de réduire le déficit commercial et budgétaire. Il a encore expliqué que le gouvernement a présenté ce projet de loi aux députés de l’ARP après avoir mené une série de discussions avec des organisations nationales, affirmant dans le même contexte que le projet de loi en question a été adopté et que l’Etat, démocratique, est appelé à respecter et à appliquer tous les articles de cette loi.

Sur un autre volet, El Bahi a reconnu qu’il y a quelques mesures qui sont difficiles, néanmoins elles sont nécessaires afin d’améliorer la situation des finances publiques.”Nous sommes soumis depuis ces sept dernières années à l’effet boule de neige avec l’aggravation de l’inflation, de l’endettement et une dévalorisation flagrante du dinar…”.

Après plusieurs années de marasme économique et d’embauches massives dans la fonction publique, notre pays est encore confronté à d’énormes difficultés financières. L’inflation a dépassé les 6% fin 2017 tandis que dette et déficit commercial atteignent des niveaux très inquiétants. La Tunisie, seule rescapée du Printemps arabe, est certes parvenue jusque-là à faire avancer sa transition démocratique, mais elle n’en reste pas moins engluée dans la morosité économique et sociale…

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Lors des dernières manifestations qui ont secoué plusieurs régions du pays, les unités sécuritaires et militaires se sont mobilisées jour et nuit dans toutes les villes afin de protéger les citoyens, les institutions privées, publiques, les centres commerciaux contre les casseurs…

Des jeunes ont organisé des mouvements nocturnes non pas pour contester la hausse des prix et déplorer la cherté de la vie mais pour commettre des actes de vandalisme partout dans le pays.

Néanmoins et grâce aux efforts menés par nos sécuritaires, de nombreux délinquants en possession d’armes blanches ont été arrêtés. Les voyous se sont rassemblés dans plusieurs régions et ont profité de ces manifs pour saccager et dévaliser les grandes surfaces commerciales, les banques sises dans les gouvernorats de La Manouba, de l’Ariana, Gafsa, Béja…

Selon des données dévoilées ce mercredi 10 janvier 2018 par le ministère de l’Intérieur, des manifestants ont incendié des postes de police. Au total 49 agents ont été blessés lors des derniers affrontements et 45 voitures de police ont été endommagées.

A El Batan, dans le gouvernorat de la Manouba, des individus se sont introduits au poste de police et ont incendié le bureau du chef du poste.

À Kasserine, où 34 motos ont été subtilisées pendant que les assaillants lançaient des cocktails Molotov, blessant deux agents et le directeur de la sécurité nationale de la région.

A Tebourba, trois agents ont été blessés et le siège de la délégation a été vandalisé, les assaillants ont mis le feu aux meubles.

Le ministère de l’Intérieur a évoqué l’existence d’une « machine » opérant sur les réseaux sociaux visant à attiser le feu et à propager des rumeurs et des informations erronées pour induire en erreur l’opinion publique.

On rappelle que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé que la loi sera appliquée sur les pillards et les vandales ainsi que sur les parties qui les incitent à commettre ces actes de sabotage.

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Depuis des jours, des activistes de la campagne « Fech Nestanew », de diverses régions du pays, ont appelé sur les réseaux sociaux les Tunisiens, à travers la diffusion de vidéos, photos, communiqués, à protester dans les rues contre la hausse « vertigineuse » des prix de vente de produits de consommation.

Suite à ces appels, des protestations menées par des jeunes ont été organisées à Tunis, Sousse, Gafsa, Kef, Tozeur. Dans la soirée du dimanche 7 janvier 2018, des dizaines de militants de ladite campagne ont effectué une marche de protestation à l’avenue Habib Bourguiba.

Les participants à la marche ont brandi, dans les rues de la capitale, des slogans qui condamnent le renchérissement des prix et les mesures prises dans la loi de finances 2018.

Les activistes ont également dénoncé les interpellations de certains membres de la campagne et ont appelé à la libération de leurs collègues dans de brefs délais.

A Thala, des affrontements ont eu lieu également dans la même soirée entre les unités sécuritaires et des jeunes qui ont fermé la route principale avec des pierres et des pneus.

Selon les données rapportées par Mosaïque fm, les manifestants  se sont regroupés devant le siège du district de la sûreté après la projection d’un film  dans le cadre de la journée du martyr organisée dans plusieurs délégations au gouvernorat de Kasserine, les 7 et 8 janvier 2018.

De violents affrontements ont éclaté entre jeunes et forces de l’ordre. Les manifestants ont jeté des pierres et les forces de l’ordre ont riposté en utilisant le gaz lacrymogène, selon plusieurs sources.

A sidi Bouzid, les habitants de Sidi Ali Ben Aoun ont protesté aujourd’hui et fermé la route nationale n°3 reliant Tunis à Gafsa. Les protestataires ont incendié des roues en caoutchouc.

Rappelons qu’une marche populaire a eu lieu, ce matin, au centre ville de Sidi Bouzid, pour dénoncer la hausse des prix de certains produits et réclamer la révision de la politique fiscale, relate Shems fm.

Plus de 70 jeunes devant la justice !

Selon des données dévoilées ce lundi par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), plus de 70 jeunes Tunisiens comparaitront dans les prochains jours devant la justice pour avoir participé à des mouvements de protestation et revendiqué leur droit à l’emploi et au développement.

Le FTDES a dénoncé le retour aux pratiques policières adoptées avant la révolution, précisant que la multiplication des procès contre les manifestants est une atteinte à leurs droits légitimes.

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La Tunisie reste la destination préférée des touristes algériens. Leur nombre dépasse les 2 millions chaque année. L’Algérie est, depuis plusieurs années, le premier marché du tourisme tunisien.

Selon des chiffres officiels dévoilés par les médias algériens, les passages frontaliers entre l’Algérie et la Tunisie ont connu des pics essentiellement durant les derniers jours du mois écoulé. Environ 30 mille Algériens et 10 mille véhicules ont passé les frontières tunisiennes depuis dimanche 31 décembre 2017.

Les agences de voyages en Algérie proposent toujours des séjours organisés pour les Algériens devant se rendre en Tunisie. Les prix proposés sont aussi attrayants, ce qui explique la ruée vers cette destination.

En effet, des données récemment avancées par le commissariat régional du tourisme de Tabarka confirment que les hôtels de la zone Tabarka-Aïn Draham ont fait le plein avec 100% d’occupation depuis le week-end dernier. Selon la même source, les touristes algériens arrivent en tête des visiteurs étrangers qui ont passé leurs vacances en Tunisie, soit une augmentation de plus 40% par rapport à 2016.

Généralement les Algériens, notamment ceux issus de la classe moyenne, aiment passer leurs vacances en Tunisie et ils continuent de le prouver d’une saisons à l’autre !

Les recettes affluent en 2017

Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat a annoncé, dans une vidéo publiée, mardi, sur sa page facebook, que les recettes touristiques ont dépassé les 2 700 millions de dinars (MD) en 2017, soit une hausse de 377 MD par rapport à 2016.
Ledit département a précisé que les entrées touristiques en Tunisie ont atteint un record de 7 051 813 personnes, durant toute l’année 2017, ce qui correspond à une hausse de 23,2%, par rapport à celle écoulée. Cette hausse est due, essentiellement, à l’accroissement du nombre de touristes européens de 20% et maghrébins de 31%.

Il a rappelé, dans ce cadre, que la Grande Bretagne, les Pays-Bas, la Pologne et la Belgique ont levé, au cours de 2017, l’interdiction de voyage vers la Tunisie, décidée suite à l’attaque terroriste qui a eu lieu à Sousse en juin 2015.

Un nombre de compagnies aériennes et de tours opérateurs, notamment Brussels Airlines, Thomas Cook, Air Malta et TUI Fly, ont renoué, de leur côté, avec la destination tunisienne. Le ministère a rappelé également que la Tunisie a signé le 11 décembre 2017 un accord avec l’Union Européenne sur l’Open Sky.

Pour rappel, le site Bloomberg a classé la Tunisie parmi les 22 destinations touristiques les plus intéressantes dans le monde. Avec cette prestigieuse distinction, le ciel du tourisme tunisien devrait être très dégagé en 2018…

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De nombreux Tunisiens s’affairent à préparer les réjouissances du nouvel an 2018. C’est un jour très spécial, marqué par des mets qui ne le sont pas moins, accompagnés majestueusement de rites symboliques. Les guirlandes ornent les vitrines des pâtisseries, des magasins de jouets, des commerces de cadeaux…

Pour assurer les bons préparatifs de cet événement, d’intenses mesures de sécurité ont été prises par le département de l’intérieur en collaboration avec les unités de l’armée tunisienne, dans tous les gouvernorats du pays. Les restaurants, les hôtels et les zones touristiques sont toujours sous haute sécurité.

Des opérations de « check out » sont faites régulièrement sur les véhicules et des campagnes de sensibilisation des usagers des quatre roues sont lancées. Objectif : limiter les risques d’incidents et de troubles à l’ordre public à l’occasion des fêtes de fin d’année.

La Tunisie, indéniablement, vit aujourd’hui sous très haute tension faite de menaces n’épargnant personne, néanmoins les unités sécuritaires et militaires ont pris les dispositions nécessaires pour assurer la protection des Tunisiens et des ressortissants étrangers.

L’Armée nationale a renforcé son déploiement sur les frontières terrestres et maritimes ainsi que sur les hauteurs ouest du pays. En plus de la multiplication des vols de reconnaissance et de surveillance, elle participe également aux côtés des forces de sécurité intérieure aux campagnes de sécurité, particulièrement aux points de contrôle à l’entrée des villes.

” Toutes les unités militaires, tous corps confondus, sont maintenues en état d’alerte pour parer à toute éventualité “, assure un communiqué du ministère de la Défense nationale.

Contrôle sanitaire et économique

De même, une large campagne de contrôle a été lancée par plusieurs directions ministérielles : les ministères de la Santé, du Commerce, de l’Agriculture.Cette opération de contrôle           a débuté depuis jeudi 28 décembre et concernera les établissements de fabrication et de commercialisation des pâtisseries dans plusieurs gouvernorats : Ariana , Manouba et Ben Arous.

Dans une récente déclaration accordée aux médias, Mohamed Rebhi, directeur de l’hygiène du milieu et de la protection de l’environnement au ministère de la santé, a affirmé que cette campagne vise à assurer la protection des consommateurs des danger sanitaires liés aux produits pâtisseries impropres à la consommation ainsi qu’à le prévenir contre tout abus concernant la hausse des prix .

Les équipes seront composées de 90 contrôleurs de santé et agent de contrôle technique et économique, de médecins et d’agents sécuritaires et seront réparties sur le grand Tunis.

On rappelle également que depuis le 15 décembre les contrôles de routine ont permis la saisie et la destruction de 7,5 tonne de pâtisseries. Pour la seule ville de Kairouan, une campagne effectuée hier a permis la saisie et la destruction de 3350 kg de pâtisseries

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La Tunisie a enregistré notamment ces derniers temps une reprise du trafic passagers et du tourisme, grâce à la diminution des craintes liées à la sécurité et la levée d’interdiction de voyage par de nombreux pays européens.

Néanmoins, le secteur fait encore face à des problèmes d’ordre structurel et nécessite un bon diagnostic pour le promouvoir,  en regard de l’impératif de mettre en place un plan d’action pour diversifier le produit touristique.

Selon des statistiques annoncées par la présidence du Gouvernement, les recettes touristiques se sont établies, au 20 décembre 2017, à 2 696,5 millions de dinars enregistrant une évolution de 16,3% par rapport à la saison précédente.

Le mois d’août a connu la performance la plus haute de la saison, avec des recettes de l’ordre de 674 millions de dinars contre 469 millions de dinars durant la même période de 2016, soit une progression de 43,7%.

6,7 millions de touristes ont visité la Tunisie, durant cette période, soit une augmentation de 23% par rapport à 2016.

Les touristes algériens arrivent en tête des étrangers qui ont visité la Tunisie enregistrant une progression de 40,5% par rapport à 2016.

Toujours selon la même source, les touristes français occupent la tête de liste des touristes européens ayant choisi la destination Tunisie, avec une augmentation de 45,5% par rapport à 2016, suivis par les touristes russes dont le nombre a cependant signé un repli de 17,3 % par rapport à la saison précédente.

Le nombre des nuitées touristiques globales au 10 décembre 2017 a évolué de 22,3% par rapport à 2016, s’établissant à 21,251 millions de nuitées.Le nombre des nuitées le plus important a été enregistré à Djerba-Zarzis, avec 4,664 millions de nuitées, suivie par Sousse (4,084 millions de nuitées).

En dépit des tensions observées en Tunisie, les agents de voyages, opérateurs du tourisme alternatif, guides touristiques, restaurateurs, communicateurs et experts du secteur insistent sur l’impératif d’assurer la coordination entre les ministères du Transport et du Tourisme et d’opter pour une coopération étroite afin d’améliorer la performance de la destination tunisienne.

En comparaison avec des destinations concurrentes, le coût du transport aérien en Tunisie demeure excessif , ce qui conduit nombre de tour-opérateurs à abandonner la destination tunisienne, pour s’orienter vers d’autres, comme le Maroc, l’Espagne, la Turquie…

De même, les professionnels recommandent de lancer une grande campagne de communication pour améliorer l’image de la Tunisie notamment après la dégradation de la situation sécuritaire, ainsi que de concevoir des mesures incitatives pour encourager les tours opérateurs à investir davantage dans la destination tunisienne.

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