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Nadia Bentamansourt

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La Tunisie a mis en place une stratégie globale visant le développement de projets dans l’énergie éolienne, dont l’objectif est de couvrir 30% de sa production d’énergie avec des énergies renouvelables à l’horizon 2030. Des données récentes publiées par le ministère tunisien de l’Énergie, des Mines et des Energies Renouvelables, relèvent que notre pays figure dans la liste d’un certain nombre de pays de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) disposant d’énormes capacités pour exploiter l’énergie renouvelable.

D’après la même source, la Tunisie cherche toujours à générer 140 MW d’énergie éolienne et 70 MW d’énergie solaire. S’agissant de l’énergie solaire, 10 MW seront consacrés à des petits projets allant jusqu’à 1 MW tandis que les 60 MW restants seront accordés à des projets plus conséquents pouvant aller jusqu’à 10 MW le projet.

Pour l’énergie éolienne, 20 MW concerneront des projets pouvant aller jusqu’à 5 MW, les 120 MW qui restent seront réservés à des projets plus importants allant jusqu’à 30 MW le projet.

Coopération tuniso-allemande dans l’énergie éolienne

Un  programme de promotion des énergies renouvelables a été établi entre l’Allemagne et la Tunisie. A travers cette coopération, les deux pays œuvrent davantage afin de favoriser l’échange et l’expérience dans ce domaine prometteur.

C’est dans ce contexte que lors d’une conférence organisée ce mardi 19 septembre 2017, par la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du Commerce (AHK), sur le thème « L’énergie éolienne en Tunisie », Andreas Reinicke, ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, a déclaré que l’Allemagne soutien toujours la Tunisie dans son processus transitoire et qu’elle œuvre davantage afin de renforcer les domaines de coopération entre les deux pays.

Il a, en outre, ajouté que les investisseurs allemands accordent un grand intérêt au secteur des énergies renouvelables en Tunisie et qu’ils comptent beaucoup sur la stabilité et l’exécution rapide des décisions politiques pour se lancer…

Pour sa part, le directeur général de l’AHK Tunisie, Martin Henkelmann, a fait savoir qu’il est important d’exploiter le potentiel des énergies renouvelables en Tunisie, précisant que chaque acteur du secteur privé est appelé à fournir des efforts louables afin de développer le secteur et d’assumer ses responsabilités.

Quant à Khaled Kaddour, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, il a affirmé que depuis des années, l’Allemagne demeure un partenaire privilégié pour la Tunisie, et les domaines de coopération entre les deux pays sont divers et variés.

Il a ajouté que la participation des entreprises allemandes et leur implication dans le secteur des énergies demeure nécessaire et ce, à travers de nouvelles expériences, ce qui permettra de développer des projets structurants, dont l’objectif fondamental est de créer la richesse, l’emploi….

Il a affirmé par ailleurs que les professionnels tunisiens du secteur sont toujours prêts pour coopérer davantage avec leurs homologues allemands (rencontres B to B, échange d’expériences, des recherches…).

On rappelle que l’AHK a annoncé une visite, du 18 et le 22 septembre 2017, d’une délégation d’hommes d’affaires allemands opérant dans le secteur de l’énergie éolienne. Une série de rencontres B2B avec des sociétés tunisiennes ont été programmées à l’occasion. Ces rendez-vous  vont permettre aux entreprises participantes de prospecter de nouvelles possibilités de coopération, de transférer leur savoir-faire et de renforcer les contacts.

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A vrai dire, le contexte sécuritaire s’est  amélioré dans les différentes régions de la République et ce grâce aux multiples efforts consentis par les institutions militaire et sécuritaire, qui ont fait mordre la poussière à une pléthore de réseaux terroristes.

L’activité des groupes armés est, actuellement, confinée dans les zones montagneuses, proches de la frontière algérienne, où des incidents sont signalés par moment.

Selon des sources bien informées citées ce mercredi par Mosaïque fm, les unités spéciales de lutte contre le terrorisme ont récemment découvert plusieurs plans terroristes visant trois gouvernorats : Jendouba, Kef et Kasserine.

Des groupes appartenant à la cellule d’Oqba Ibn Nafaa et composés de Tunisiens et d’Algériens ont planifié l’enlèvement d’un officier sécuritaire dans une ville du Nord-Ouest.

Ces terroristes auraient également projeté d’attaquer un bus militaire sur les frontières tuniso-algériennes et une patrouille militaire dans le centre-ouest, détaille la même source.

On rappelle également que le porte-parole du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Sofiane Sliti, a annoncé que les unités sécuritaires ont récemment fait avorter un plan terroriste au sud du pays et ont démantelé un réseau composé de 22 personnes.

Selon Sliti, le juge d’instruction, chargé de l’affaire, avait ordonné, après avoir interrogé cinq accusés placés en garde à vue, l’émission de mandats d’arrêt contre quatre d’entre eux et de maintenir un cinquième individu en état de liberté. Les personnes arrêtées entretenaient des relations avec d’autres éléments terroristes sur le sol libyen, a-t-il précisé. Il a, de même, précisé que ces individus projetaient d’attaquer des structures sécuritaires, militaires et économiques.

D’après le porte-parole du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, ce plan terroriste, semblable à celui de Ben Guerdane, était bien avancé avec l’embrigadement d’un nombre important d’individus et le choix de la date d’exécution.

Ce groupe terroriste a, également, planifié de faire entrer clandestinement en Tunisie des terroristes pour commettre des attentats contre des postes sécuritaires et militaires et profiter des troubles enregistrés dans certaines régions du sud tunisien.

Et d’ajouter que le démantèlement de ce réseau a été rendu possible par une enquête qui a été menée depuis 3 mois et demi par le ministère public tunisien, en coordination avec l’unité nationale des investigations et de la lutte contre le terrorisme.

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Alors que les Européens avaient bel et bien boudé la Tunisie, notamment après l’attaque meurtrière à Sousse en 2015, les Algériens ont continué à fréquenter le pays. Ils s’engageaient même sur les réseaux sociaux à y venir en masse pour passer leurs vacances. Promesse tenue !

Pour cette saison estivale, beaucoup d’hôtels à Tabarka et Sousse ont affiché à nouveau complet. D’ailleurs les touristes algériens connaissent tous les hôtels de Tunisie, en particulier au Nord du pays.

Selon les derniers chiffres dévoilés par la ministre du Tourisme, Salma Elloumi Rekik, le nombre de visiteurs algériens en Tunisie a bondi de 60% pour cette année.

L’offre touristique devrait être révisée !

La Tunisie est désormais mûre pour développer à moyen terme une offre touristique plus diversifiée, qui pourrait attirer davantage de visiteurs. Il est temps d’innover, de sortir des sentiers trop battus, de se dégager de sa zone de confort ; l’avenir économique du pays et le succès de la Révolution en dépendent, du moins en partie.

A titre de suggestion, les tarifs des vols aériens devraient être révisés pour viser non seulement toutes les catégories d’Algériens mais aussi les autres touristes qui n’ont pas forcément l’habitude de venir en Tunisie. Il faut aussi envisager une vaste campagne promotionnelle et encourager les agences de voyage tunisiennes à assurer les transferts directs en profitant des bonnes relations que le pays à avec l’Algérie.

De telles initiatives pourraient gonfler les recettes touristiques, surtout que de nombreuses localités tunisiennes sont susceptibles d’attirer tant des professionnels que des touristes algériens, grâce à ce qu’elles présentent comme produits touristiques, à savoir l’attractivité naturelle et la diversité culturelle.

On rappelle qu’en 2016, près de deux millions de touristes algériens avaient séjourné en Tunisie. Cette année, le nombre total d’Algériens pourrait atteindre trois millions à la fin de la saison. Selon les professionnels du secteur, cette hausse serait due à la campagne de promotion menée par le département du Tourisme. Les mesures prises par la Douane algérienne pour réduire le temps d’attente aux postes frontaliers et la difficulté d’obtenir des visas pour l’Europe ainsi que la fermeture de la frontière marocaine ont également profité à la Tunisie.

En dépit de la dégradation de la situation économique du pays de la révolution du Jasmin, les voisins algériens n’ont jamais cessé de venir passer leurs vacances en Tunisie. Le touriste algérien est très prisé en Tunisie car il a la réputation de mettre facilement la main à la poche…

Le partage de la même langue, l’histoire et les traditions entre Algériens et Tunisiens sont des éléments déterminants dans le choix de la Tunisie, qui présente aussi un produit touristique diversifié répondant aux attentes.

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En Tunisie, des flots de diplômés de plus en plus denses sortent chaque année des diverses institutions d’éducation et de formation sans métier véritable, sans formation réelle et sans beaucoup d’espoir de trouver un emploi.

Des enquêtes relèvent que le Sud-est et le Sud-ouest sont les régions les plus touchées par le chômage, suivis par le Centre ouest, Nord-Ouest et le Grand-Tunis. De même, le Nord-est et le Centre-est sont les régions les moins touchées par le chômage.

Selon des statistiques récemment publiées par l’Institut National de la Statistique (INS), le nombre de diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 250.6 mille au deuxième trimestre 2017 et à 259.6 mille au premier trimestre 2017, ce qui correspond respectivement aux taux de chômage de 30.3% et de 31.2%.

L’INS a également relevé que le taux de chômage pour le premier semestre 2017 est estimé à 18.7% chez les hommes et 30.3% chez les femmes.

Lutter contre le chômage : Oui… mais comment ?

Le programme du gouvernement pour la lutte contre le chômage s’articule autour de trois principaux axes dont la promotion de l’initiative privée, le développement des systèmes d’appui de l’Etat et l’impulsion des mécanismes dynamiques à même de soutenir la création d’emploi, notamment dans les régions.

Une enveloppe de 250MDT est prévue au titre de financement du programme de l’emploi. De même, les objectifs du programme de l’emploi gouvernemental consistent à créer plus de 25000 emplois dans le cadre de la promotion de l’initiative privée, outre le programme “Karama” (“dignité”) susceptible de garantir 25000 contrats de travail pour les demandeurs d’emplois dans des filières qui rencontrent des difficultés en matière d’employabilité moyennant un salaire mensuel de 600 dinars.

La dynamisation du rôle du secteur privé et l’encouragement de l’initiative privée seront les maîtres-mots du programme de lutte contre le chômage annoncé par le gouvernement Chahed.

On rappelle qu’une étude sur « l’enseignement supérieur, entre transmission du savoir et exigence de l’employabilité », réalisée en 2017 par le bureau d’études Sigma Conseil et la fondation allemande Konrad Adenauer, a relevé que le taux de diplômés du supérieur au chômage en Tunisie est passé de 15% en 2005 à 31% au cours des cinq dernières années.

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Dans une Libye en proie au chaos et à la dégradation de la situation sécuritaire, plusieurs Tunisiens ont été incarcérés dans les prisons pour des délits qu’ils n’ont pas commis.

Les arrestations arbitraires de nos ressortissants en Libye avaient scandalisé une bonne partie de l’opinion publique, alimentant ainsi les accusations sur l’incapacité des autorités tunisiennes à protéger leurs ressortissants, victimes d’enlèvements, de torture, de maltraitance, du fait de l’absence d’un Etat digne de ce nom en Libye.

Des proches de ces détenus, démoralisés, désespérés, en sont réduits à faire des sit-in périodiques pour obtenir du gouvernement qu’il fasse la lumière sur cette sombre affaire qui discrédite la diplomatie tunisienne.

Dans une interview accordée à Africanmanager, le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme (OTDH), Mustapha Abdelkebir, a affirmé que de nombreux Tunisiens ont été emprisonnés dans les prisons libyennes pour de fausses accusations. Ces détenus, qui sont issus de différentes régions du pays, ont été incarcérés dans des conditions inhumaines, a-t-il  affirmé.

Abdelkebir a également fait état de «l’immobilisme» des autorités tunisiennes sur ce sujet, affirmant qu’il faut intervenir dans les plus brefs délais et que leur rapatriement doit être une priorité pour l’Etat tunisien.

Il a, sur un autre volet, ajouté que quatre Tunisiens «innocents» sont menacés par une condamnation à la peine de mort en Libye pour le meurtre d’un Libyen.

Une bonne nouvelle, tout de même

Abdelkebi a annoncé que 45 détenus tunisiens emprisonnés dans les geôles libyennes seront libérés dans les jours à venir.

Il a précisé que les détenus se trouvent dans deux prisons différentes, ajoutant que les négociations entre la Tunisie et la Libye ont abouti à un accord en vertu duquel ces détenus seront libérés et acheminés par voie terrestre à travers le poste frontalier de Ras Jedir.

Il a rappele que 78 Tunisiens détenus dans les prisons libyennes ont été libérés dernièrement et sont rentrés au bercail.

A signaler que le gouvernement tunisien n’a de cesse de renouveler ses appels à ses ressortissants en Libye à la prudence, à quitter le territoire si nécessaire et à ne pas se rendre dans ce pays dans les conditions actuelles, sauf nécessité absolue.

Pour sa part, le ministère tunisien des Affaires étrangères avait annoncé la formation d’une cellule de crise pour le suivi de la situation des Tunisiens en Libye. Cette cellule doit protéger les vies des Tunisiens en Libye et garantir, entre autres, leur sécurité pour parer à toute éventualité durant la prochaine période.

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Le porte-parole du groupement professionnel des bijoutiers affilié à la Conect, Mohamed Saqqa,  affirmé dans une interview accordée ce jeudi 17 août à Africanmanager que le projet de loi relatif à la réorganisation du secteur des bijoux en Tunisie est très avancé étant donné qu’il sera bientôt examiné par un conseil ministériel et par la suite transmis aux députés de l’ARP.

Il a expliqué que cette initiative législative des professionnels du secteur, en concertation avec la Chambre nationale des bijoutiers, s’inscrit dans le cade de la mise en place d’une feuille de route contenant une série de réformes structurelles et ce à travers de l’application d’une batterie de nouvelles lois.

Il a dans ce contexte insisté sur l’importance de ce projet qui portera ses fruits sur le secteur en général via le lancement de plusieurs avantages pour les professionnels du métier dont notamment des garanties au niveau des services publicitaires répondant ainsi aux normes de fabrication de métaux précieux.

Il a ajouté que cette initiative repose sur l’instauration de 15 principaux articles réagissant le secteur en Tunisie.

Nacer Dridi : 70% de l’or sur le marché local est trafiqué!

Selon de récentes déclarations faites par Nacer Dridi, membre du bureau exécutif de l’UTICA,”70% de l’or sur le marché tunisien est trafiqué ; il a précisé que la propagation de ce fléau s’explique par de nombreux facteurs dont notamment l’absence de contrôle et la prolifération des circuits de contrebande et de l’économie parallèle.

Dridi a par ailleurs affirmé que plus de six tonnes d’or en provenance de la Turquie sont entrées illicitement dans le pays depuis 2012. Et de révéler que certains commerçants n’hésitent pas à falsifier les marquages et le sceau de conformité afin de gagner plus.

L’autre son de cloche !

En réaction à ces déclarations jugées «très dangereuses», notamment pour l’économie du pays, le président de la Chambre nationale des bijoutiers, Hatem Ben Youssef, a catégoriquement nié, dans une interview accordée à Africanmanager, les allégations de Dridi.

Ben Youssef a estimé que les “fausses révélations” du membre de l’UTICA pourraient “porter atteinte à l’économie nationale et aux efforts menés par la douane tunisienne dans sa lutte contre la contrefaçon“.

Le secteur de la bijouterie souffre en Tunisie. “Près de 6000 commerçants bijoutiers sont au bord de la faillite et de l’emprisonnement“, a dit Ben Youssef .

Il a indiqué que les lois qui régissent actuellement le secteur, notamment celles de 1942, de 1963 et de 2006, sont en train de le tuer petit à petit…

On rappelle que la Commission Tunisienne des Analyses Financières (CTAF) a récemment insisté dans son dernier rapport intitulé « Evaluation Nationale des Risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme/ Avril 2017 » sur l’importance de la mise en place d’un guide de procédures relatif à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans le secteur bancaire et les métiers non financiers avant la fin de 2017, vu l’ampleur des affaires relatives au trafic de métaux précieux dont les quantités saisies ont atteint 43 kg en 2015, pour une valeur de 15,387 millions de dinars.

La CTAF a également passé en revue les dépassements relatifs à la commercialisation de l’or mélangé avec du cuivre, du fer et d’autres matières…

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Ces derniers jours, de nombreux supports médiatiques étrangers ont évoqué un « scandale » de grande ampleur se traduisant par des millions d’œufs retirés de la vente dans plusieurs pays occidentaux, pour avoir été frelatés à l’insecticide fipronil.

L’organisation mondiale de la santé « OMS », a annoncé que le fipronil, présent dans plusieurs produits antiparasitaires pour animaux de compagnie, est d’une “dangerosité modérée”. Sa nocivité n’est toutefois avérée qu’à très haute dose.

On s’interroge alors si les œufs tunisiens seront t-ils à l’abri de cette contamination ?

Mohamed Rabhi, directeur de l’hygiène du milieu et de la protection de l’environnement au ministère de la Santé publique a affirmé dans une déclaration accordée ce vendredi à Africanmanager que la Tunisie est autosuffisante en viande blanche et en œufs et qu’elle n’importera pas ces produits.

Il a ajouté que « notre pays n’est pas concerné par cette affaire étant donné que toutes les mesures préventives sont régulièrement prises par les différentes parties concernées, dont notamment le lancement de vastes opérations de contrôle sanitaire (circuits de production, distribution, élevage….) »a—t-il précisé.

S’agissant de l’utilisation du fipronil en Tunisie, le responsable a assuré que les œufs ne sont pas traités par ce produit .

France : Plus de 200 mille œufs contaminés ont été mis sur le marché !

Plus de 200.000 œufs contaminés au fipronil, importés de Belgique et des Pays-Bas, ont été “mis sur le marché” en France depuis avril, a annoncé vendredi le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, tout en assurant que “le risque pour la santé humaine est très faible”.

Selon les données rapportées par l’AFP, un premier lot de 196.000 œufs en provenance de Belgique a été mis sur le marché entre le 16 avril et le 2 mai.

Ces œufs ont été déjà consommés, sans impact pour la santé. L’agence de sécurité de l’alimentation française a confirmé que le risque pour la santé humaine est très faible au vu des niveaux de fipronil qui sont constatés dans les œufs contaminés, mais aussi au vu des habitudes françaises de consommation alimentaire.

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Envolée des prix, inflation, chômage, pertes d’emploi, endettement, appauvrissement, rien n’épargne la classe moyenne tunisienne ces dernières années !

Des statistiques de l’Institut national des statistiques (INS), relèvent que la classe moyenne a essuyé un recul de 80% en 2011 à 67% en 2015, et ce, en raison, essentiellement de la hausse des prix et du taux de chômage, Ainsi, le pouvoir d’achat a enregistré, durant la même période, une baisse de plus de 40%.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, l’expert en économie Mohamed Aifa a affirmé que le pouvoir d’achat des Tunisiens poursuit sa chute vu l’augmentation spectaculaire des prix de plusieurs services à l’instar de l’électricité, du loyer, des télécommunications, des médicaments, du tabac….

Il a, sur un autre volet, ajouté que 85% des produits commercialisés sur les marchés ont également enregistré une hausse vertigineuse.

Et de préciser que les prix de produits subventionnés n’ont pas connu une importante augmentation et ce depuis l’année 2011.

L’expert a appelé le citoyen à rationaliser sa consommation afin de préserver son pouvoir d’achat.

Pour sa part, l’économiste Wajdi Ben Rejeb a fait savoir que « alors que le pouvoir d’achat en Tunisie est en berne, de plus en plus de Tunisiens choisissent de cumuler deux emplois, souvent en cachette.

Cela revient, selon, ses dires, à un coût de la vie plus élevé , incluant la hausse des prix de la majorité des produits de consommation qui étouffe le pouvoir d’achat des Tunisiens ».

De même, il a affirmé que les augmentations salariales récentes n’ont pas résolu les problèmes des consommateurs.

L’économiste a, dans ce contexte, appelé le gouvernement à multiplier ses efforts, dont notamment le renforcement des opérations de contrôle au niveau de circuits de distributions et de services, ce qui permettrait de faire face aux irrégularités, dépassements et abus commis par plusieurs commerçants.

Enfin, l’expert a assuré qu’il est nécessaire de réviser le plan de développement, la création de la richesse et d’emplois afin de sortir de la crise économique actuelle.

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Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 29 mars 2017 à Tunis, l’ancien chef de gouvernement, Mahdi Jomâa, a annoncé le lancement officiel du parti “Al Badil Attounsi”. Lotfi Ben Jeddou, ancien ministre de l’Intérieur, Fathi Jarray, ancien ministre de l’Education et Hedi Ben Abbes, ancien secrétaire d’Etat, étaient à ses côtés, préfigurant, peut-être, sa garde rapprochée. Il en a aura bien besoin dans une arène politique où la règle est de cogner, un maximum…

Lors de son intervention, Mahdi Jomâa a déclaré : ” Nous avons déposé une demande officielle de visa ce matin. Ce nouveau parti se présente comme un parti centriste, réaliste et démocratique. Il a pour objectif de mettre en place des politiques publiques concrètes et de préparer les jeunes compétences à la vie politique”.

” La structuration du parti n’a pas encore été définie et la distribution des responsabilités se fera par voie d’élections “, a-t-il ajouté.

” Notre parti a l’intention de se présenter à tous les prochains rendez-vous électoraux “, a-t-il tenu à préciser.

” Contrairement aux autres partis qui cherchent à acquérir une base électorale, Al-Badil veut bénéficier d’une large base populaire “, a-t-il affirmé, faisant remarquer que le parti n’a pas l’intention, présentement, de former des coalitions avec d’autres formations politiques.

Il a, sur un autre volet, déclaré que les sources de financement de ce parti sont principalement internes. ” Nous n’acceptons pas de financements externes sans que les sources n’adoptent la vision de notre parti “, a-t-il signalé.

De belles têtes aux côtés de Jomâa

Le parti est formé notamment d’anciens membres du gouvernement de technocrates que Jomâa a piloté. Il s’agit de Mohamed Amine Nahali, Emna Kallel, Louay Chebbi, Neila Chaâbane, Ridha Abdelahafidh, Mounir Tellili, Hedi Belarbi, Sana Ghenima, Aziz Majoul, Emna Krichen, Mohamed Ali Toumi, Taoufik Jelassi, Lotfi Seibi et Nidhal Ouerfelli.

L’ancien chef du gouvernement avait fondé, il y a 2 ans, le Centre de réflexion et d’études stratégiques ” Tunisie Alternatives “. Jeudi dernier, il a annoncé qu’il mettait un terme à ses activités au sein de cette structure pour se consacrer à cette nouvelle initiative politique.

Mehdi Jomaâ avait annoncé en février dernier son intention de former un nouveau parti politique. Il s’agissait, selon lui, d’un nouveau projet politique qui se présente comme une véritable alternative pour répondre aux attentes des Tunisiens, améliorer leurs conditions de vie et promouvoir l’image de la Tunisie au double plan régional et international.

Reste maintenant à survivre et prospérer dans un microcosme d’autant plus violent que ses animateurs n’en maitrisent pas encore les règles, et encore moins cet art subtile qui s’appelle science politique. Incontestablement Jomâa est bien entouré, son positionnement programmatique est équilibré, cohérent avec son profil de technocrate. Reste à cuisiner tout ça pour en faire une tambouille digeste pour ses futurs électeurs. Et ce ne sera pas une mince affaire pour l’ex-cadre du groupe Total, d’autant plus que les peaux de banane ne vont pas manquer…

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Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 23 mars 2017, Economic Auto, distributeur officiel de la marque japonaise Mazda et filiale d’UADH, holding automobile du groupe Loukil, a annoncé l’ouverture officielle de son nouveau site à Ben Arous et le lancement des 3 nouveaux modèles de Mazda.

Il s’agit des Mazda 3, CX-3 et CX-9. Ces modèles haut de gamme seront commercialisés à partir du 1er avril 2017.

Bassem Loukil, directeur général du Groupe Loukil, a déclaré à cette occasion que « avec l’arrivée de ces nouveaux modèles équipés de la Technologie Skyactiv et harmonieusement conçus autour du Design Kodo, la marque Mazda ne pourra que renforcer sa position sur le marché en termes de fiabilité et de raffinement ».

Il a ajouté que           « ces nouveaux investissements entrent dans le cadre de la stratégie de la marque de parfaire la qualité des services offerts à ses clients, selon les standards internationaux les plus rigoureux de la marque nippone».

Un site parfaitement conforme aux standards internationaux

Etendu sur un terrain de 8000 m², le nouveau site de Ben Arous, parfaitement conforme aux standards internationaux de la marque japonaise, est composé d’un showroom d’une superficie de 800 m², avec un espace de livraison de 400 m².

Le complexe dispose également d’un service après-vente constitué d’un magasin de pièces de rechange de 3000 m².

L’atelier de réparation mécanique, carrosserie et peinture, couvre environ 1000 m², dont 200 m² alloués aux services rapides. Un étage administratif est également dédié à la direction technique avec près de 450 m².

Lancement de 3 nouveaux modèles de Mazda !

Mazda Tunisie complète sa gamme de véhicules avec l’arrivée des SUV phares, la Mazda CX-3 et le All New CX-9, mais aussi avec le renouvellement de la Mazda 3, désormais équipée d’une motorisation Skyactiv.

La Nouvelle Mazda CX-9 

La nouvelle CX‑9 réinvente le SUV à 7 places. Conçue avec une attention particulière aux détails les plus étudiés, elle procure une expérience de conduite supérieure, avec une maniabilité exceptionnelle. Son nouveau moteur 2.5 Turbo Skyactiv de 230 chevaux offre l’un des meilleurs couples (420 nm – 2000 tr/min) et l’une des meilleures consommations de carburant de sa catégorie (9.4 l/100 km).

Issue du design KODO « l’Âme du mouvement », la CX‑9 présente une touche artisanale avec des éléments en aluminium brossé. Avant de mouler la moindre feuille de métal, ses concepteurs ont sculpté dans l’argile chaque contour du véhicule de sorte qu’il procure l’exaltation de conduire avant même de prendre son volant….

Proposé à 169 800 DT, la CX-9 inclut une longue liste d’équipements, notamment des jantes en alliage léger de 20 pouces, des phares à LED avec réglage d’assiette automatique, des feux combinés arrière à LED, un frein de stationnement électronique, un système d’accès et démarrage sans clé…

La Mazda CX-3 

La Mazda CX-3 est un crossover compact qui allie le style unique et dynamique du design KODO au confort et au sens pratique. Sa technologie SKYACTIV offre des performances sportives sans compromis et une maniabilité dynamique et réactive qui en font un véhicule parfait pour circuler en ville ou à la campagne.

Elle bouscule les conventions et crée de nouveaux standards pour une expérience de conduite inédite. Son système innovant MZD-Connect et ses fonctionnalités de sécurité i-ACTIVSENSE en font un véhicule agréable, ludique et sûr.

Le prix de cette finition “HIGH GRADE” du crossover est de l’ordre de 79 800 DT TTC contre
72 500 DT TTC pour la finition “CORE+”

La Mazda 3 Skyactiv

La Mazda 3 se distingue notamment par de subtiles évolutions de son design extérieur et son habitacle modernisé. Sans oublier le système « G-Vectoring Control », tout premier système issu de la gamme des Technologies « Sky activ –véhicule Dynamics» de Mazda, qui fait son apparition sur la Mazda 3. Ce dispositif fait varier le couple du moteur afin d’optimiser la charge exercée sur chaque roue, pour un confort et une maniabilité inégalables.

La Mazda 3 2017 a été optimisée grâce à l’intégration de matériaux d’insonorisation dans les portes et le tunnel de transmission.

Grâce à son style KODO et à ses technologies SKYACTIV, la génération actuelle de la compacte de Mazda a établi de nouvelles références. Son style racé, la qualité de sa finition et de ses technologies avant-gardistes lui ont valu d’être saluée tant pour la précision de sa tenue de route et le niveau de finition de son intérieur que pour l’élégance de ses lignes et le rendement énergétique de ses motorisations.

Ainsi, la nouvelle Mazda 3 2017, munie du moteur Skyactiv d’1.5 litre, est présente dans les différents showrooms d’Economic Auto avec 2 versions : Hatchback et Sedan, où chacune d’entre elles est déclinée en deux finitions différentes : CORE+ et HIGH GRADE.

Parmi les équipements de la nouvelle Mazda 3 “CORE+”, on retrouve des airbags frontaux, latéraux et rideaux Av/Ar, un système d’antiblocage des freins “ABS” et assistance au freinage d’urgence “EBA”, des phares directionnels “AFS”, le G-Vectoring Control “GVC”, un toit ouvrant, une climatisation automatique, le système Start/Stop, une caméra de recul…

La finition “CORE+” de la version Sedan est proposée à 53 100 DT TTC et à 53 500 DT TTC pour la version Hatchback.

Concernant la finition High Grade, elle est équipée, en plus des équipements précédents, d’une sellerie en cuir perforé, d’un affichage tête haute, d’un système audio BOSE avec 9 haut-parleurs, d’une climatisation automatique bizone, d’une aide au stationnement arrière, ainsi que de 6 dispositifs d’aide à la conduite proactive du système i-activsense tels que : l’assistant du maintien de trajectoire “LKA”, du système de suivi de voie “LDW”, de la gestion automatique des feux de route “ADB”, de l’aide au freinage intelligent en mode urbain Av/Ar “SCBS” avec le système de reconnaissance des piétons, système d’alerte du conducteur “DAA”. Cette finition “High grade”est proposée à 59 400 DT TTC pour la version Sedan et à 59 800 DT TTC pour la version Hatchback.

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Tabarka et Ain Draham connaissent depuis des années un développement notable du secteur touristique et ce, grâce à leur gros potentiel balnéaire et forestier et à l’existence d’une excellente infrastructure touristique. Pourtant cette région a été toujours marginalisée et n’a pas bénéficié d’un plan stratégique consistant visant le développement du tourisme et de l’installation de projets de loisirs et de divertissement pour attirer les touristes étrangers.

Selon le rapport du commissariat régional au Tourisme de Tabarka, pour la première fois depuis 2010, le nombre des entrées de touristes à Tabarka et Ain Draham a enregistré un record, au cours de cette année, de même que le nombre de nuitées, avec une croissance respective de 167% et 170%, par rapport à la même période de l’année 2016.

Le nombre des entrées, au cours de ces derniers mois, a atteint 27.700 contre 10.370 en janvier 2016 et le nombre de nuitées 46 mille contre 17.000.

On signale que cette région reste la destination préférée des touristes algériens, leur affluence s’explique essentiellement par les similitudes culturelles entre les deux peuples, la non-imposition du visa, les prix accessibles et la proximité des frontières.

Les points frontaliers de Melloula, à Tabarka et Babbouche, à Aïn Draham, ont connu en janvier 2017 une grande affluence de la part des touristes algériens. Le point frontalier de Melloula a enregistré l’entrée de 3 à 4 mille Algériens.

On note également qu’au cours de la période du 1er janvier au 30 novembre 2016, les entrées des Algériens à travers ce poste frontalier ont sensiblement augmenté par rapport à l’année dernière (+26%), passant de 400 mille à 530 mille touristes.

Au niveau du point frontalier de Babbouche, 100 mille Algériens sont entrés au cours de la même période, contre 68 mille l’année dernière (+49%).

Sur un autre volet, le nombre des touristes dans les hôtels de Tabarka et Aïn Draham a augmenté de 16,7% entre 2015 et 2016, à 148 mille 595 personnes.

S’agissant des nuitées, elles se sont élevées à 289 mille 47, en augmentation de 8,3%.

Généralement les Algériens aiment passer leurs vacances en Tunisie et ils continuent de le prouver !

Une ligne directe Paris-Tabarka dédiée aux golfeurs

Lors de la onzième édition du Salon du Golf, qui s’est récemment déroulé à Paris, Porte de Versailles, le directeur des ventes du Tour Opérateur Royal First Travel, Joseph Trabelsi, a indiqué à la TAP que « des vols directs seront affrétés vers Tabarka à partir de fin juin et jusqu’à mi-septembre pour bien desservir la destination et attirer les golfeurs ».

Pour sa part, la directrice des ventes à l’hôtel la Cigale Tabarka, Mouna Ben Abdeladhim, a souligné que « l’inauguration du golf de la Cigale à Tabarka est prévue le 25 mars 2017 ».

Et d’ajouter que « le golf la cigale Tabarka, qui était fermé depuis 2012 pour rénovation, s’étale sur 10 hectares et dispose d’une technicité de parcours de haut niveau et contient sept trous ».

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Le secteur des industries du Textile et de l’Habillement est unanimement considéré comme stratégique pour l’économie nationale. Il est le principal secteur de l’industrie manufacturière en termes d’exportation, d’emploi et de valeur ajoutée.

Malgré la conjoncture économique et la fermeture de plusieurs usines de textile, le secteur résiste à peine pour bien se positionner à l’échelle nationale mais aussi internationale.

Le poids du secteur impose au gouvernement de rechercher les moyens de résoudre ses problèmes structurels et conjoncturels, d’améliorer les conditions de vie des ouvrières du textile, tout en œuvrant à repositionner la production nationale sur le marché mondial, lui assurer une meilleure intégration et une montée en gamme.

Selon des données récentes dévoilées par la Fédération nationale du textile (FENATEX), environ 350 entreprises ont fermé leurs portes et 40 000 emplois ont été perdus depuis 2011. De même, une dizaine d’entreprises implantées dans les régions intérieures du pays souffrent toujours de divers problèmes.

La Turquie a envahi les marchés !

Le président de la FENATEX, Belhassen Gherab, a affirmé que l’État n’a pas fait d’effort pour soutenir les produits textiles tunisiens et améliorer leur qualité.

Il a ajouté que plusieurs pays ont soutenu leurs industriels locaux afin qu’ils puissent améliorer la qualité et la compétitivité de leurs produits, comme la Turquie qui a envahi le monde avec ses marques textiles.

Sur un autre volet, il a précisé que la franchise a fortement nui à la production locale et a incité les décideurs tunisiens à prendre des mesures concrètes pour réguler le marché et soutenir les produits tunisiens qui se font de plus en plus rares à cause des accords de franchise.

On signale dans ce contexte que de nombreux commerçants et propriétaires d’usines ont, à maintes reprises, tiré la sonnette d’alarme et ont organisé des sit-in afin d’inciter le gouvernement à protéger le secteur de l’importation de produits turcs et à préserver les postes d’emplois. Mais aucune décision pertinente n’a été prise par les gouvernements qui se sont succédé, ce qui a poussé de nombreux usines étrangères à quitter le territoire tunisien pour s’installer au Maroc.

Le secteur compte 1.852 entreprises industrielles, employant chacune 10 personnes et plus. 1.548 d’entre elles produisent totalement pour l’exportation (soit 84%). 577 entreprises sont à capitaux 100% étrangers et 279 sont à capitaux mixtes. Les industries du textile et de l’habillement fournissent plus de 179.000 postes d’emploi, soit 34% de l’effectif total des industries manufacturières.

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De nos jours, l’utilisation du web pour réaliser ses achats est devenue un réflexe pour un grand nombre de Tunisiens. La vente ou l’achat en ligne est devenu simple et permet d’ouvrir ou d’accéder, gratuitement, à une boutique virtuelle ou proposer divers produits (textiles, accessoires, cosmétiques, électroménagers, téléphones…) à des clients sur tout le territoire du pays.

Il y a plusieurs raisons à cela. D’une part le commerce en ligne ne semble pas souffrir d’une trop mauvaise image concernant la qualité des produits vendus et d’autre part les consommateurs tunisiens deviennent de plus en plus exigeants et sont toujours à la recherche du produit le moins cher et importé. Néanmoins, les escrocs ont plus d’un tour dans leurs sacs. Ils créent des sites qui donnent l’illusion de sites légaux et autorisés. Ils commercialisent même des produits périmés et de contrefaçon, et parfois non conformes à la commande.

Certains internautes tunisiens ont, à maintes reprises, exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux, affirmant qu’ils ont été victimes d’escroquerie en ligne et de vol de leurs données personnelles ou de tentatives de piratage de leurs comptes bancaires.

D’autres ont affirmé avoir payé beaucoup d’argent sans recevoir leurs commandes. Ils ont découvert qu’il s’agissait de sites fictifs  !

L’INC appelle les consommateurs à faire preuve de vigilance

Le directeur de l’Institut National de la Consommation (INC), Tarek Ben Jazia, a appelé les consommateurs à faire preuve de vigilance en ce qui concerne les dangers que peuvent causer les produits vendus sur des sites électroniques.

Lors de son passage ce mercredi 15 mars 2017 sur Express Fm, Ben Jazia a affirmé que « certaines vendeurs ne fournissent pas assez d’informations sur les conditions légales de vente de ces produits ».

Il a par ailleurs ajouté que 78 % des consommateurs ignorent les droits garantis au consommateur par la loi : « Plusieurs produits ne subissent aucun contrôle de fabrication ou d’hygiène, et ne sont pas conformes à la réglementation ».

A noter que des statistiques confirment que le commerce électronique en Tunisie est un secteur dynamique avec plus de 4,2 millions d’internautes et un chiffre d’affaires de 100 millions de dinars.

La nouvelle ère du monde du web a connu une forte révolution et vulgarisation grâce à un accès à internet facilité. L’utilisation des nouvelles technologies de l’information progresse de plus en plus ainsi que les différents moyens de paiement en ligne qui ne cessent d’innover et permettent un accès à un monde virtuel de plus en plus proche de la réalité.

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Divers produits turcs (alimentation, électroménager, textile, cosmétiques…) font un carton sur tous les marchés de la République tunisienne. A cet effet, des actions de protestation ont été lancées depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, appelant les Tunisiens au boycott de ces produits qui selon certains mettent en danger les industries manufacturières locales.

Selon des statistiques officielles, le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Turquie est éminemment en faveur de la Turquie, avec un déficit de 30% pour la balance commerciale tunisienne.
L’ex-secrétaire d’Etat au commerce, Faycel Hafyene, avait déclaré que la balance commerciale entre la Tunisie et la Turquie pose un sérieux problème eu égard aux énormes quantités de produits importés de Turquie par rapport à ceux exportés vers ce pays. Il avait affirmé que la partie turque est sensible à ce problème et qu’elle était disposée à revoir les termes de l’accord de commerce établi entre les deux pays.

Faycel Hafyene avait assuré que l’Etat est en train d’étudier tous les moyens de rééquilibrer la balance commerciale de la Tunisie avec les partenaires en vue de diminuer le déficit qui ne cesse de se creuser.

De l’aveu de la députée de Nidaa Tounes Hela Omrane, l’importation des produits turcs a été démultipliée, ce qui menace la production des usines tunisiennes, notamment dans le secteur du textiles.

Zied Laadhari nie tout engagement avec la Turquie!

Accusé de promouvoir en priorité le marché turc aux dépens des produits locaux, le ministre du Commerce, Zied Laadhari, a catégoriquement nié ces accusations et a récemment déclaré sur Mosaïque Fm que l’accord de libre-échange avec la Turquie a été décidé en 2004 et qu’en 2013, un accord de fraternité et de collaboration a été signé, mais il ne stipule aucun engagement mais une lettre d’intention entre les deux pays.

Selon lui, il y a une problématique avec la Turquie qui concerne la balance commerciale, ajoutant que la solution ne peut pas être politique. Le ministre du Commerce a déclaré, dans le même sens, que la Tunisie n’a pas de stratégie industrielle comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Egypte. « Nous n’avons pas une vision de la stratégie et de l’émergence industrielle. La Turquie s’est préparée, pas nous. (…). Il faut faire de la Tunisie une destination de compétitivité », a-t-il affirmé

A noter qu’en 2016, un total de 75 entreprises turques se sont installées en Tunisie pour un investissement total de 1 Milliard USD, elles emploient près de 1600 personnes, avec un objectif de 100 entreprises à l’horizon 2018.

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Le secteur touristique en Tunisie a enregistré une amélioration notable grâce aux campagnes publicitaires et aux efforts menés par les différents intervenants de la profession.

Des statistiques dévoilées récemment par l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) relèvent que le nombre de touristes qui ont visité la Tunisie durant le mois de janvier 2017 a évolué de 10,5% par rapport à la même période en 2016. Le nombre de touristes a atteint 231,366.

Les chiffres tombent avec des indices de retour des touristes européens en Tunisie surtout les français et les britanniques.

Les chiffres assurent également que le marché maghrébin est le plus important avec 58,4%. Le nombre de touristes maghrébins a atteint à la fin du mois de janvier 182.514 (avec une augmentation de 7,9% par rapport à janvier 2016. 97.978 sont des touristes algériens et 80.696 sont des Libyens).

S’agissant des marchés traditionnels, le nombre de touristes européens a atteint durant cette même période 39. 462 (12,6% du nombre d’arrivants). Le nombre des touristes français a augmenté pour atteindre 20.250 touristes (augmentation de 29,5%).

Le tourisme intérieur a également enregistré une hausse de 4% pour un total de 5 millions de nuitées passées dans les hôtels, a relevé l’ONTT.

Les tours opérateurs mondiaux sont de retour!

Suite à l’amélioration de la situation sécuritaire et sociale, le groupe de tourisme TUI a décidé d’emboîter le pas à son concurrent Thomas Cook et reprendra ses vols à destination de la Tunisie à partir du 31 mars 2017, a-t-il annoncé dans un communiqué.

La semaine dernière, le tour opérateur Thomas Cook avait fait savoir que des voyages à destination de la Tunisie seraient à nouveau organisés à partir du mois d’avril.

Depuis l’attentat sanglant de Sousse, seule Tunisair assurait quelques vols depuis la Belgique vers la Tunisie. Après cet attentat, le ministère belge des Affaires étrangères avait émis un avis de voyage négatif pour la Tunisie. Les tours opérateurs avaient alors suspendu tous leurs voyages vers la Tunisie.

Mais la semaine dernière, la Belgique a assoupli son avis de voyage pour les villes côtières tunisiennes ainsi que pour Tunis. Dans la foulée, les voyagistes ont décidé de réintégrer la Tunisie comme destination touristique.

On rappelle qu’en 2015, la Tunisie a été frappée par trois attaques sanglantes de l’organisation djihadiste Etat islamique. Elles avaient fait un total de 72 victimes, dont deux ressortissantes belges. Tous les voyages non essentiels vers la Tunisie avaient alors été déconseillés par les Affaires étrangères.

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Selon des données récemment dévoilées par la direction générale des programmes et de la formation continue relevant du ministère de l’Education, 100 mille élèves abandonnent leur scolarité chaque année.

Pour faire face à ce fléau qui s’est largement répandu au cours de ces dernières années, le ministère de l’Education a insisté sur le lancement d’un programme spécifique visant à encourager les enfants, notamment les zones intérieures du pays, à poursuivre leurs études dans des centres de formation professionnelle.

C’est dans ce contexte que les députés de l’ARP ont adopté lors de la séance plénière du mardi 28 février 2017 le projet de loi se rapportant aux mesures prises obligeant les jeunes ayant suspendu leurs études à suivre une formation professionnelle. L’adoption de cette loi s’est faite avec 112 votes pour, 1 refus et 7 abstentions.

Ce projet de loi en question impose la formation professionnelle, jusqu’à l’âge de 18 ans, sauf si l’élève poursuit ses études à l’école de base ou l’enseignement secondaire.

Tout parent qui ne respecte pas cette loi, après avoir été officiellement informé, devra payer une amende allant de 200 à 1000 dinars et en cas de récidive l’amende sera de 400d.

La loi prévoit également d’interdire l’exclusion des enfants de tous les établissements scolaires, sauf en cas d’implication du ministère de l’Education et la présentation d’un rapport détaillé justifiant l’abandon.

De même, l’Etat permet aux élèves qui ont échoué dans leur scolarité de bénéficier d’une formation pour qu’ils puissent avoir un rôle dans la société et afin de les protéger de la délinquance, l’extrémisme et le crime.

L’enseignement de base devra s’étendre sur une période de 10 ans répartie sur trois cycles complémentaires, à savoir l’année préparatoire obligatoire dès l’âge de 5 ans, le cycle primaire qui est couronné par un examen national et le cycle préparatoire sanctionné par un examen national diplômant (diplôme de fin de l’enseignement de base).

Le cycle secondaire est, quant à lui, sanctionné par l’obtention du diplôme du baccalauréat après le passage d’un examen national.

Le projet de loi stipule, également, que le ministère de l’Education doit œuvrer à garantir des formations par alternance au profit des collégiens et des lycéens dans les centres de formation professionnelle et dans les entreprises économiques.

De nombreux jeunes Tunisiens ayant quitté l’école ont été facilement cooptés par de grands réseaux de contrebande, de trafic de drogue et même par des groupes terroristes.

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La Chine est le plus grand marché émetteur de touristes. Plus de 20 millions d’entre eux voyagent à l’étranger durant l’année. La Tunisie compte alors sur la Chine pour stimuler son marché du tourisme.

C’est dans ce contexte que la ministre du Tourisme, Salma Elloumi, a annoncé que les ressortissants chinois peuvent désormais se faire délivrer le visa pour la Tunisie dès leur descente à l’aéroport.

Ce visa était exclusivement remis par les services consulaires tunisiens basés dans la capitale chinoise, Pékin, a précisé la ministre, soulignant la nécessité de mettre en place un vol direct entre la Tunisie et la Chine. Elle a par ailleurs ajouté que des pourparlers sont en cours avec une compagnie aérienne chinoise pour faciliter l’arrivée des touristes en Tunisie.

Selon de récentes statistiques portant sur les flux touristiques entre la Tunisie et la Chine, de janvier à décembre 2016, comparativement avec la même période de 2015, la croissance du tourisme tunisien concernant le marché chinois a atteint 93,6%, soit 7396 touristes. Le nombre de touristes a chuté après les attentats qui ont eu lieu sur des sites touristiques tunisiens. Le pays aurait ainsi subi 35% de pertes.

Des réformes urgentes…

Il faut dire que le fait d’attirer les voyageurs chinois est un enjeu de taille pour la Tunisie. Selon plusieurs études, les touristes issus de l’empire du milieu sont parmi les plus dépensiers du monde. En 2015, ils ont décaissé près de 215 milliards de dollars à l’étranger.

Pour assurer l’arrivée en masse des touristes chinois et même européens, il faut lancer une stratégie globale axée sur de nombreux points, dont notamment la diversification de l’offre, la promotion et le marketing, la gouvernance et la restructuration des finances du secteur.

Il s’agit aussi d’assurer la coordination entre les ministères du Transport et du Tourisme et d’opter pour une coopération étroite afin d’améliorer la performance de la destination tunisienne. En comparaison avec des destinations concurrentes, le coût du transport aérien en Tunisie demeure irrationnel, ce qui amène nombre de tour opérateurs à abandonner la destination, pour s’orienter vers d’autres, comme le Maroc, l’Espagne, la Turquie…

On rappelle qu’un projet tuniso-japonais de renforcement des capacités compétitives du tourisme saharien a été lancé à Tozeur. Financé à hauteur de 5,4 MD par la JICA (Agence japonaise de coopération internationale), ce projet a pour but d’aider à mettre en œuvre une stratégie de marketing et de communication pour faire connaître les richesses touristiques et naturelles de Tozeur, Kebili et Gafsa et drainer davantage de touristes asiatiques dans ces régions du sud tunisien.

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La violence contre la femme est parmi les préoccupations majeures des défenseurs des droits de l’homme en Tunisie. Elle s’inscrit dans la droite ligne des revendications féminines et est dénoncée par tous les moyens appropriés. Les associations plaident pour l’arrêt des violations et l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes.

Une grande majorité des femmes agressées ou battues ne le déclarent pas, elles s´enferment dans un mutisme fataliste. Les femmes violentées par leurs conjoints risquent au mieux de perdre leur foyer et de se trouver à la rue avec leurs enfants.

En Tunisie 47,6% des femmes, âgées entre 18 et 64 ans, disent avoir été agressées, au moins une seule fois dans leur vie. Parmi elles, 31,7% ont été physiquement violentées, 28,9% ont subi un harcèlement moral et 7,1% des agressions économiques.

Quant aux agressions sexuelles, les dernières statistiques publiées par le ministère de la Femme révèlent un taux de 15,7%, sachant qu’une femme sur deux est victime de violence dans l’espace public, dont 90% dans les transports en commun!

Environ 28910 plaintes liées à la violence conjugale ont été déposées durant la période allant de 2008 à 2013, dont 904 cas de viol ont été traduits à la justice.

Un projet de loi contre la violence faite aux femmes

Le projet de loi sur la lutte contre la violence faite aux femmes s’articule autour de plusieurs principaux axes :

Il stipule le prolongement du délai de prescription des actions en justice en matière de viol d’une manière à permettre à la victime mineure au moment des faits de poursuivre son agresseur à partir du jour où elle est devenue majeure.

Il prévoit le renoncement à la peine de mort dans les crimes de viol puisque ce jugement reste inexécuté et non conforme au droit international.

Il énumère un certain nombre de relations sexuelles interdites tels que l’inceste, la violence conjugale, la violence verbale et psychologique.

Il criminalise, notamment, le harcèlement des femmes dans les lieux publics, la discrimination salariale fondée sur le genre, la violence économique, le travail domestique des enfants de moins de 16 ans et l’excision.

En plus des dispositions générales relatives à la terminologie juridique, le projet de loi garantit le principe de la non discrimination fondé sur le genre et assure une protection globale aux femmes victimes de violence.

Ce projet de loi prévoit la création d’un observatoire national de lutte contre la violence faite aux femmes chargé d’assurer la coordination entre les différentes structures pour collecter les données et d’élaborer un rapport annuel sur l’application de cette loi….

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La Tunisie se positionne déjà comme une destination médicale émergente. Au regard de ses prix compétitifs et de son infrastructure sanitaire qui n’a rien à envier à celles des pays occidentaux, elle ccupe une très bonne place sur le continent africain dans le domaine du tourisme de santé après l’Afrique du sud.

Le consul général tunisien à Djeddah Sami Saïdi a annoncé, dans un entretien accordé au journal électronique saoudien  Al Sabak que le tourisme médical en Tunisie est un secteur prometteur et connaît une forte croissance notamment ces dernières années après le recul du tourisme balnéaire.

Il, a dans ce contexte, affirmé que plus de 200 mille touristes saoudiens ont choisi de séjourner en Tunisie pour s’y faire soigner.

Et d’ajouter que la Tunisie aura un programme d’exemption de Visas pour les ressortissants des pays du Golfe et pour les Saoudiens et offre un produit touristique qui répond aux attentes et exigences du touriste saoudien.

Sur un autre volet, il a précisé que le climat d’investissement dans lepays est propice notamment avec l’octroi des avantages aux investisseurs désirant lancer  des projets en Tunisie. Et d’affirmer que la situation sécuritaire s’est améliorée en dépit de la période de transition et la crise que vit la Libye depuis des années.

8 mille saoudiens visitent annuellement la Tunisie

Selon des données annoncées par le ministère du Tourisme, parmi les 15 mille touristes en provenance des pays du Golfe, seulement 8 mille saoudiens visitent annuellement notre pays.

Près de 4,8 millions de touristes ont visité la Tunisie à fin octobre 2016, soit une hausse de 3,4% par rapport à la même période 2015 et une baisse de 24,1% par rapport au 10 premiers mois 2014. Les recettes touristiques sont toutefois en régression de 7,1%.

Le département du tourisme a annoncé des mesures pour améliorer les services du bureau touristique de Jeddah afin de renforcer les bilatérales entre les deux pays. Des avantages seront de même accordés aux investisseurs de nationalité saoudienne.

Les investissements saoudiens en Tunisie sont estimés à environ 277 millions de dollars et ont permis de créer plus de 6100 emplois.Le touriste saoudien dépense en moyenne 7 fois plus que le touriste en provenance de l’Europe, d’où l’intérêt de l’attirer.

C’est vrai que le tourisme médical représente l’un des nouveaux fers de lance d’une montée en gamme du tourisme tunisien. Cependant, les différentes parties concernées par ce tourisme devront faire encore des efforts en vue d’élaborer de nouvelles législations pour régir l’exportation des services médicaux et de développer la formation dans les spécialités chirurgicales et médicales répondant aux besoins de la clientèle étrangère.

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Le recours par les forces de sécurité tunisiennes aux méthodes brutales du passé, notamment la torture, les arrestations arbitraires, les détentions et la restriction des déplacements des suspects, ainsi que le harcèlement de leurs proches menacent l’avancée de la Tunisie sur la voie de la réforme, écrit Amnesty International dans le nouveau rapport qu’elle a publié ce lundi 13 février 2017.

En réaction à une série d’attaques armées qui ont secoué le pays depuis mars 2015, les autorités ont renforcé les mesures sécuritaires, recourant de plus en plus aux lois d’exception, dont beaucoup entrent en contradiction avec les obligations relatives aux droits humains.

Intitulé « Nous ne voulons plus avoir peur ». Tunisie. Violations des droits humains sous l’état d’urgence”, le rapport d’Amnesty International révèle que les forces de sécurité appliquent souvent ces mesures d’une manière arbitraire, répressive et discriminatoire.

Ces abus risquent de mettre en péril les avancées obtenues depuis six ans. Les Tunisiens jouissent en effet d’une plus grande liberté d’expression, de réunion et d’association, droits que garantit la Constitution de 2014.

« Il ne fait aucun doute que les autorités ont le devoir de lutter contre les menaces à la sécurité et de protéger la population contre les attaques meurtrières. Toutefois, elles peuvent le faire tout en respectant les protections relatives aux droits humains inscrites dans la Constitution tunisienne et le droit international, et en garantissant l’obligation de rendre des comptes pour les violations imputables à des membres des forces de sécurité, a déclaré Heba Morayef, directrice des recherches pour l’Afrique du Nord à Amnesty International. « Donner toute latitude aux organes chargés de la sécurité pour se comporter comme s’ils étaient au-dessus des lois ne permettra pas de garantir la sécurité. »

Ce rapport met l’accent sur l’impact des mesures d’urgence sur la vie quotidienne des personnes prises pour cible et présente des cas de torture, d’arrestations et de détentions arbitraires, de perquisitions domiciliaires sans mandat, d’ordres d’assignation à résidence arbitraires et de restrictions au droit de circuler librement. Il montre que dans certains cas, ces mesures sont imposées de manière discriminatoire en raison de l’apparence, des convictions religieuses ou de condamnations pénales antérieures, au mépris des garanties d’une procédure légale.

Amnesty International a fait part de ces préoccupations aux autorités tunisiennes et a reçu une réponse écrite du ministère de l’Intérieur en décembre 2016. Cette réponse, qui figure en annexe du rapport, précise le cadre juridique qui autorise ces mesures, sans aborder les préoccupations quant à la manière dont elles sont mises en œuvre par les forces de l’ordre ni leurs répercussions sur la vie et les droits des citoyens.

« Les responsables tunisiens qui ont en public ou en privé fait part de leur détermination à faire respecter les droits fondamentaux et à rompre avec le passé doivent ordonner que ces pratiques cessent et garantir qu’elles fassent l’objet d’enquêtes efficaces ».

Des milliers de personnes ont été arrêtées depuis que l’état d’urgence a été rétabli en novembre 2015, après l’attentat meurtrier visant la Garde présidentielle à Tunis. Amnesty International a recensé au moins 19 cas d’arrestations arbitraires. Au moins 35 témoins ont décrit les raids et les perquisitions domiciliaires sans mandat, au cours desquels les membres des forces de sécurité font irruption dans les logements, terrifiant les habitants.

Certains membres des familles sont également en butte à des mesures d’intimidation, à des arrestations arbitraires, à des actes de torture ou autres mauvais traitements en détention, dans le but de les contraindre à donner des informations sur leurs proches soupçonnés de participation à des attaques armées.

Par ailleurs, ce rapport se penche sur le traumatisme émotionnel et l’impact psychologique de ces raids répétés. Plus d’une dizaine de personnes ont déclaré avoir ressenti un tel choc qu’elles ont dû recevoir des soins médicaux ; certaines ont affirmé que le harcèlement constant les avait conduites au bord du suicide….

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