Authors Posts by Nadia Bentamansourt

Nadia Bentamansourt

1534 POSTS 0 COMMENTAIRES

par -

En 2017, l’Union internationale de banque (UIB) a réalisé des résultats et financiers record avec un résultat net atteignant les 90 Millions de dinars (MTND). Le produit Net bancaire (PNB) a enregistré une progression notable de +17,1% et a atteint 290,1 MTND au titre de l’année 2017. Cette hausse s’explique par la progression de composants du PNB, de la marge d’intérêt (159,4 MTND), une hausse de +13,4% des revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement (38,9MTND, hausse de 54,9%). Cette croissance soutenue par des revenus permet à l’UIB de renforcer sa position de 4e banque privée du pays par le PNB.

L’encours de dépôts chez la banque UIB s’élève à 4 143,8 MDT au 31 mars 2018 vs 3 638,6 MDT une année auparavant. Cette hausse des dépôts de +13,9% – correspondant à +505,2 MDT – résulte de la bonne tenue des dépôts à vue (+133,5 MTND), des dépôts d’épargne (+153,1 MDT), des dépôts à terme et certificats de dépôt (+188,1 MDT), ainsi que de l’augmentation des Autres Dépôts et Avoirs de la clientèle (+30,5 MDT). L’encours net des crédits à la clientèle affiche, également, une augmentation de +18 % au 31 mars 2018 correspondant à un additionnel de +739,9 MDT, pour atteindre un encours de 4 839,3 MDT vs 4 099,5 MDT une année auparavant. L’encours des emprunts et ressources spéciales atteint 427,7 MDT au 31 mars 2018 vs 346,7 MDT à fin mars 2017. L’additionnel de 81 MDT est expliqué par, (1) la contraction d’un emprunt auprès de la BERD de 40 MEUR (montant en CV de 117,5 MTND à fin mars 2018), (2) des remboursements d’emprunts obligataires de 35,9 MTND (3) la baisse de 0,4 MTND des ressources spéciales et enfin (4) la diminution de l’encours des dettes rattachées de 0,2 MDT.. Cette progression positionne l’UIB en tant que 2e banque privée par le volume additionnel de financement de l’économie en 2017. Le Ratio crédits/Dépôts s’établit à 107,9% à fin 2017, en tenant compte des emprunts de la structure de financement de la banque.

Les produits d’exploitation bancaire, présentés nets des agios réservés, affichent une progression de +28,1% pour atteindre 128,3 MTND au 31 mars 2018 vs 100,2 MTND à fin mars 2017. La marge d’intérêt a atteint 43,2 MDT au 31 mars 2018 vs 35,6 MTND à fin mars 2017, soit une progression de + 21,5%.  La marge sur les commissions affiche une baisse de -6% pour atteindre 21,4 MDT au 31 mars 2018 vs 22,78 MDT à fin mars 2017. Cette baisse est engendrée par la prise en compte à fin mars 2018 de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts prévue par le décret gouvernemental numéro 2017-268 du 1er février 2017, qui s’élève à 2 872 mille DT au titre du 1er trimestre 2018. Si l’on neutralise l’effet de cette prime pour les besoins de la comparabilité, l’évolution de la marge sur commissions serait de +6,6%. Les revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement enregistrent une progression de 51,8% pour atteindre 11,3 MDT au 31 mars 2018 vs 7,5 MDT à fin mars 2017. Cette évolution provient principalement de l’activité de change qui a généré des revenus de +8.5 MDT à fin mars 2018 vs 4.5 MTND une année auparavant.

Le Produit Net Bancaire progresse de +15,4% pour atteindre 76 MDT au 31 mars 2018 vs 65,8 MDT à fin mars 2017. Compte non tenu de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts prévue par le décret gouvernemental numéro 2017-268 du 1er février 2017 (2872 mille DT à fin mars 2018), le Produit Net Bancaire évolue de +19,8%. Les frais de personnel augmentent de +14,1% au 31 mars 2018 pour atteindre 27,1 MDT vs 23,7 MDT au 31 mars 2017. Les frais de personnel arrêtés à fin mars 2018 prennent en considération les effets anticipés des augmentations salariales conventionnelles à venir au titre du 1er trimestre 2018. Les charges opératoires évoluent de +13,3% à fin mars 2018 vs fin mars 2017. Le Résultat Brut d’Exploitation est en hausse de +17.5%, et s’élève à 39,6 MTND au 31 mars 2018 vs 33.7 MDT à fin mars 2017. Compte non tenu de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts prévue par le décret gouvernemental numéro 2017-268 du 1er février 2017 (2872 mille DT à fin mars 2018), le RBE évolue de +26%. Le coefficient d’exploitation s’établit à 48% au 31 mars 2018 vs 48,9% à fin mars 2017. Compte non tenu de la contribution au Fonds de Garantie des Dépôts, le coefficient d’exploitation s’établit à 46,2% au 31 mars 2018.

La stratégie 2018/2020 de l’UIB s’articule autour de nombreux axes dont notamment un résultat de 121 MTND en 2020, avec une augmentation annuelle de 13%. Le résultat avant impôt atteindrait en 2018 les 187 MTND. Le coût du risque évoluait de 8% par an pour atteindre 34 MTND pour un coefficient d’exploitation de 44,9%, gagnant 1,7 point sur trois ans. La banque table aussi sur un PNB de 401 MTND en 2018, soit une progression de 11,6% par an. Les dépôts atteindraient 5504 MTND pour des crédits de plus 6500 MTND. L’UIB mise également sur la formation de son personnel, la digitalisation de ses services, le développement de son réseau afin de mieux servir ses clients.

 

 

 

par -

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) s’investit du mieux qu’elle peut pour assurer le recrutement des jeunes Tunisiens à l’étranger, dans le cadre de la législation en vigueur, en leur permettant de bénéficier de tous leurs droits et avantages. Le directeur général de l’ATCT, Borni Salhi, a affirmé que l’agence a reçu 24 mille demandes d’emploi à l’étranger, notant que de nombreux marchés sont ouverts, avec des besoins dans les secteurs de la santé, l’éducation, la mécanique et ce, en Arabie Saoudite, au Qatar, au Canada. Dans une déclaration faite ce jeudi 19 avril 2018 à la Radio nationale, Salhi a affirmé que le Qatar a accordé la priorité aux employés tunisiens et a demandé 5000 travailleurs (des diplômés de la formation professionnelle, des cadres…). Et d’ajouter que l’agence vise à placer 3000 Tunisiens à l’étranger et ce, durant l’année en cours.

Selon les données relatives à la dernière note de l’ATCT, au 31 mars de cette année, 507 coopérants tunisiens ont été placés contre 413 au 31 mars 2017, enregistrant ainsi une augmentation de 22,8% par rapport à la même période de l’année écoulée, ce qui fait un nombre total de 17.916 coopérants. Ces recrutements ont touché essentiellement le domaine de l’éducation et de l’enseignement avec 168 coopérants dont 78 enseignants universitaires, ce qui représente 33% des placements réalisés ; le domaine de la santé s’illustre également, avec 158 recrutés, soit l’équivalent de 31% des placements.

A noter que l’Agence poursuit l’objectif de mettre en place des mesures rapides et efficaces capables de juguler le fléau du chômage en Tunisie. Elle fournit des services qui visent à offrir l’opportunité aux experts et compétences tunisiens de travailler à l’étranger et auprès des institutions internationales, avec le souci d’assurer la meilleure adéquation entre les spécialités disponibles et les demandes de recrutement exprimées.

8500 compétences scientifiques ont tourné le dos à la Tunisie !

Reste que le phénomène de la fuite des cerveaux en Tunisie est marqué ces dernières années par le nombre croissant de cadres tunisiens partis à l’étranger. Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Slim Khalbous, a récemment affirmé  que 8500 compétences scientifiques ont quitté la Tunisie, dont 1500 professeurs universitaires, des médecins, des pharmaciens et des ingénieurs. L’ATCT est certes une solution mais c’est aussi un problème, et pas des moindres…

par -

Les prix de viandes rouges et blanches ont connu une flambée vertigineuse dans tous les gouvernorats du pays. Ces produits qui étaient accessibles pour les petites et moyennes bourses sont aujourd’hui hors de portée. Cette flambée reste souvent inexplicable, les commerçants et les responsables se rejettent la balle tandis que le citoyen lambda peine à remplir son couffin avec les produits de consommation les plus essentiels comme les viandes blanches!

Pour y faire face contre cette hausse des prix de consommation de base, des internautes ont récemment lancé une vaste  campagne sur les réseaux sociaux appelant  les Tunisiens à boycotter l’achat des poissons et des fruits de mer qui ont connu une hausse de prix vertigineuse, atteignant les 90 dinars et même plus !

Depuis le lancement de cette campagne le 15 avril 2018,  nombreux sont les Tunisiens qui se sont joints  à  la page facebook baptisée « Que le poisson pourrisse » pour affirmer qu’ils n’achètent plus le poisson et que les pêcheurs sont appelés à en baisser les prix de vente à l’approche du mois de Ramadan.

Quant aux pêcheurs, ils ont soutenu que la hausse des prix ne doit pas être expliquée par la spéculation, mais plutôt par  plusieurs facteurs  comme par exemple l’insuffisance des quantités de poissons ces derniers jours, affirmant dans ce contexte qu’il y a donc un déséquilibre entre l’offre et la demande.

Dans une interview accordée à Africanmanager, Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), a appelé le consommateur tunisien à la vigilance et à ne pas acheter les produits de consommation qui sont chers.

Il a précisé que « vu la dégradation du pouvoir d’achat, le consommateur est incapable d’acheter des produits dont les prix sont inaccessibles pour son petit budget , affirmant qu’à chaque fois que les prix montent en flèche, le boycott doit s’imposer comme une réponse à la spéculation des commerçants ».

Sur un autre volet, Riahi a affirmé que l’OTIC envisage de lancer une application mobile qui permettra d’orienter les consommateurs vers les points de vente de produits qui sont moins chers. Cette nouvelle plateforme sera mise en place avant le mois de Ramadan.

Il a, en outre, précisé qu’un numéro bleu (81104444) a été lancé, à travers lequel l’organisation répond à toutes les interrogations relatives à la consommation. Et de rappeler que son organisation  avait lancé, en partenariat avec le secteur privé, l’application Reclamy qui permet, en cas de détection d’un fait commis à l’encontre du consommateur (abus, fraudes, publicité mensongère et contrefaçons…), de faire un signalement.

On rappelle que les prix de plusieurs produits de consommation de base ont enregistré des hausses de prix  alimentant une inflation historique.

par -

De récentes statistiques dévoilées  par le  ministère de la Formation professionnelle et de l’emploi, révèlent  qu’environ 35 bureaux d’emploi à l’international sont bel est bien actifs en Tunisie. Ces bureaux délivrent de faux contrats de travail aux Tunisiens désirant travailler essentiellement dans les pays du Golfe  à l’instar de l’Arabie Saoudite, Qatar…

Selon la même source, plus de 960 de Tunisiens (femmes & hommes) ont  obtenu des visas par ces circuits illégaux contre une somme de plus de trois mille dinars par personne. Pour lutter contre ces arnaques, le département de la Formation professionnelle et de l’emploi a abondamment lancé des campagnes de sensibilisation via des journaux, télévisions, radios pour alerter les Tunisiens et les inciter à faire attention. Une batterie de mesures nécessaires a été également prise pour fermer des bureaux de recrutement non autorisés et ce en coordination avec les autres ministères concernées par ce dossier.

La présidente de l’Instance Nationale de la Lutte contre le trafic d’être humains, Raoudha Abidi a récemment appelé à la nécessité de coordonner tous les efforts entre les différentes parties intervenantes, afin de renforcer la surveillance sur les bureaux d’emplois fictifs à l’étranger. Abidi a, dans ce contexte affirmé que l’instance a reçu dernièrement un grand nombre de dossiers de jeunes filles victimes de contrats de travail fictifs dans les pays du Golfe.

Elle a précisé que ces dernières  avaient dénoncé les conditions misérables d’hébergement notamment en Arabie Saoudite outre leur privation de leurs documents officiels et du contact de leurs familles , ajoutant que certaines d’entre elles ont été victimes de violence physique et d’autres ont été emprisonnées.

Et de signaler que toutes les victimes, sans exception, ont été prises en charge en coordination avec tous les ministères concernés et la société civile en leur offrant une assistance médicale, psychologique et sociale pour les aider à surmonter leur crise et à continuer leur vie. Raoudha Abidi a également annoncé que l’enquête se poursuit sur ces bureaux pour vérifier la légalité et la transparence de leurs activités.

On rappelle que les différents unités de sécurité ont empêché, depuis 2014, quelque 86 tunisiennes de rejoindre des grands réseaux de prostitution internationaux, rapportent différents médias.De même, les forces de sécurité ont démantelé 147 réseaux internationaux spécialisés dans le recrutement de Tunisiennes aux mêmes fins dans différents pays.

A vrai dire, les jeunes  Tunisiens sont appelés à la vigilance et à éviter ces circuits illégaux car de nombreuses agences étrangères frauduleuses ne cessent de publier des offres d’emploi fictives et mensongères tout en exigeant des  demandeurs d’emploi des sommes importantes d’argents sans les placer réellement à l’étranger !

par -

Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), a dénoncé dans une interview accordée ce jeudi 12 avril 2018 à Africnmanager la hausse vertigineuse des prix de vente de plusieurs produits alimentaires qui sont essentiellement commercialisés dans les grandes surfaces (GS) en Tunisie.

Il a affirmé que parmi les dépassements qui ont été signalés par les équipes de contrôle relevant de l’OTIC, il y a «le kilo de menthe séchée vendu dans ces espaces à 185 dinars (soit les 15 grammes de menthe estimés à 2780 millimes), le kg de verveine à 104 DT, le câpre à 46 DT le kg, le laurier à 59 DT le kg, la fève à 17, le kg de piment rouge en poudre à 19 DT».

Lotfi Riahi, a dans ce contexte, appelé le gouvernement d’union nationale ainsi que toutes les parties concernées à intervenir afin de fixer un seuil maximal pour la marge bénéficiaire et ce, pour lutter contre la cherté de la vie et la hausse des prix.

Il a ajouté que vu la dégradation du pouvoir d’achat, le consommateur est incapable d’acheter des produits dont les prix sont inaccessibles pour son petit budget , affirmant qu’à chaque fois que les prix montent en flèche, le boycott doit s’imposer comme une réplique à la spéculation des commerçants.

Par ailleurs le président de l’OTIC a rappelé que de nombreux produits cancérogènes sont écoulés sur les marchés tunisiens. Il s’agit de vêtements, chaussures, jouets et les produits contrefaits. Il a ajouté que l’agence nationale du contrôle sanitaire a saisi, durant l’année en cours, plusieurs produits nocifs commercialisés sur les marchés parallèles.

Sur un autre volet, Riahi a affirmé que l’OTIC envisage de lancer une application mobile qui permettra d’orienter les consommateurs vers les points de vente de produits qui sont moins chers. Cette nouvelle plateforme sera mise en place avant le mois de Ramadan.

Il a, en outre, précisé qu’un numéro bleu (81104444) a été lancé, avec lequel l’organisation répond à toutes les interrogations relatives à la consommation. Et de rappeler que sa structure avait lancé, en partenariat avec le secteur privé, l’application Reclamy qui permet, en cas de détection d’un fait commis à l’encontre du consommateur (abus, fraudes, publicité mensongère et contrefaçons…), de faire un signalement.

par -

La Tunisie abrite du 24 au 25 avril 2018 le Forum économique africain avec la présence de 38 États africains et la participation de 800 invités (des experts, hommes d’affaires, hauts responsables de nationalités africaines…).

Intervenant au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 10 avril 2018 au Cepex, le ministre du Commerce, Omar El Behi, a déclaré qu’il s’agit d’un événement très important et qui a pour objectif de renforcer les domaines de partenariats stratégiques entre la Tunisie et le continent Africain.

Le ministre a ajouté que ce forum s’inscrit dans le cadre de la stratégie du gouvernement visant à permettre aux entreprises tunisiennes d’accéder aux marchés africains afin d’exposer leurs produits et impulser les investissements, affirmant que la Tunisie compte beaucoup sur les pays africains afin de redynamiser son économie.

En effet, le ministre a souligné les efforts consentis par le gouvernement visant à faciliter les opérations d’exportation vers les pays africains à travers l’assouplissement de la loi de change. Et d’affirmer que plusieurs mesures ont été prises et relatives à l’octroi d’avantages préférentiels aux entreprises désirant accéder aux grands marchés africains.

Sur un autre volet, El Behi a évoqué les divers obstacles qui freinent les activités d’une grande majorité des entreprises dont notamment la problématique de la logistique et le manque de financement, surtout les PME. Le ministre a dans ce contexte rappelé que le gouvernement œuvre davantage afin de résoudre ces problèmes.

Et d’affirmer que les entreprises tunisiennes ont intérêt à conquérir le continent africain et ce, à travers la consolidation des échanges commerciaux avec les pays africains et l’impulsion des domaines de partenariats fructueux.

par -

Paraphé le 25 février 2004 et en vigueur, théoriquement, depuis le 27 mars 2007, l’Accord d’Agadir a pour objectif la promotion du libre-échange à travers la suppression de la quasi-totalité des droits de douane entre les pays signataires dudit accord (Maroc, Jordanie, Egypte, Liban, Palestine et Tunisie). Il inclut également l’annulation des barrières non tarifaires et le système des règles d’origine. C’est dans ce contexte que le directeur exécutif de l’unité technique de l’Accord d’Agadir, Fakhry Alhazaima, a affirmé lors d’un workchop organisé ce mercredi 4 avril 2018, sur “l’application des lois de la concurrence dans les pays membres dudit accord” que la Tunisie a pour sa part fourni des efforts louables afin de faciliter les travaux de l’unité technique de l’accord en question, précisant que la coopération économique entre les pays arabes concernés s’inscrit dans le cadre du renforcement des échanges commerciaux et la redynamisation de l’économie des pays signataires.

Et d’affirmer que l’Accord d’Agadir a été inspiré par l’expérience européenne, ce qui devrait permettre aux pays arabes de créer une grande zone de libre-échange robuste et d’établir des partenariats économiques, commerciaux à fort potentiel à l’échelle mondiale.

Le responsable a également insisté sur l’importance d’adopter un statut d’opérateur économique agréé reconnu par les Etats membres afin de permettre aux opérateurs économiques de profiter d’un traitement prioritaire de la part des douanes et de promouvoir les échanges commerciaux entre ces pays.

Pour sa part, le ministre du Commerce, Omar El Behi, a indiqué que l’Accord d’Agadir figure parmi les principaux accords signés entre les pays membres dudit accord, étant donné qu’il stipule le renforcement des domaines de partenariats économiques stratégiques, la création d’un espace économique arabo-méditerranéen dont le but est d’inciter les investissements extérieurs.

El Behi a, en outre, ajouté que cet accord a contribué au renforcement des transactions, des échanges économiques transparents avec les pays européens.

Et de préciser que le développement des cadres juridiques relatifs à cet accord permettra de dépasser toutes les difficultés d’ordre économique et de renforcer le climat de la confiance, de la concurrence, en se basant sur les principes de la transparence entre toutes les parties prenantes.

A noter que ce workshop a été organisé par le ministère du Commerce et a été marqué par la participation massive des hauts responsables, des académiciens, des magistrats, des enseignants, des avocats…

par -

AnouarMaarouf, ministre des Technologies de la communication et de l’Économie numérique, a affirmé dans une  interview exclusive accordée à Africanmanager que la numérisation de l’administration tunisienne revêt d’une grande importance afin de lutter contre la corruption. Il a ajouté que la stratégie « Tunisie digitale 2020 » va faciliter l’intégration des jeunes diplômés sur le marché de l’emploi, signalant dans le même contexte que la couverture des zones internes en connexion figue parmi les grandes priorités de son département. Interview :

  1. Sur quels projets travaille votre département actuellement ?

Nous avons une série de projets à réaliser dans le secteur numérique. A titre d’exemple et dans le cadre de la stratégie “Tunisie Digitale 2020“, les députés de l’ARP ont voté sur le projet de loi de “Start up Act”. A travers ce programme les jeunes diplômés tunisiens auront la possibilité de lancer leurs propres entreprises. Nous allons  également créer des fonds pour encourager la création de ces entreprises.

Nous sommes, en outre, engagés afin d’assurer la numérisation de l’administration tunisienne, dont plusieurs  services ont été récemment numérisés. De même, nous travaillons sur l’effort national pour renforcer l’exportation de divers services en collaboration avec la Poste Tunisienne.

  1. Quels sont les projets programmés pour les zones démunies ?

Nous accordons une grande importance aux régions internes de la République. Nous visons l’intégration des jeunes diplômés de ces zones et nous comptons les accompagner afin qu’ils puissent accéder au marché de l’emploi. La couverture de nombreuses zones en connexion, demeure un grand chantier pour le ministère des Technologies.

A travers le réseaux du Cyber Parc, les pôles technologiques, nous voulons aussi créer plus de mobilité, rapprocher ces jeunes des entreprises économiques et ce dans le cadre du programme “Tunisie intelligente” .

  1. Quel est le rôle du ministère des Technologies dans le projet «Easy Export» ?

L’objectif souhaité du «projet Easy Export» c’est de soutenir les petites et les moyennes entreprises (PME) dans le domaine de l’export. Bien évidemment, en Tunisie, 90% du tissu industriel se compose de PME.

Nous avons constaté que les PME tunisiennes trouvent des difficultés énormes au niveau de l’export, étant donné qu’une grande majorité de ces entreprises ne possèdent pas la culture de l’export. C’est pour cette raison que nous avons lancé ce nouveau système qui facilite davantage les mécanismes de l’export via la numérisation des procédures (réduction du coût, la rapidité administrative, l’accès aux marchés internationaux…).

Nous accompagnons et soutenons les exportateurs des PME pour qu’ils puissent exporter leurs produits dans les meilleurs délais. Le secteur de l’export en Tunisie demeure parmi les grands leviers de la croissance économique.

Quel est l’objectif majeur de la nouvelle plate forme «ecom@africa» ?

Nous avons deux principaux projets : le premier c’est la plateforme «Easy Export», qui a pour objectif de faciliter les procédures relatives à l’exportation.

Le second c’est «ecom@africa», une plateforme qui va débloquer le potentiel des petites et moyennes entreprises tunisiennes à l’échelle mondiale.

A travers ce commerce électronique, les PME vont bénéficier de procédures plus faciles, transparentes, avec un coût réduit. Nos entreprises vont exposer leurs divers produits         à l’international, bien sûr en collaboration avec la Poste tunisienne.

Ce projet avait été lancé et nous sommes en train de mettre les dernières touches à ce programme ambitieux.

Je tiens à noter que le volume du commerce électronique relatif à la Poste tunisienne a atteint 1% et nous visons les 5% à l’horizon 2022. Nous souhaitons que des milliers de PME tunisiennes intègrent ce système.

De nombreux ministres avaient transmis à la justice des dossiers de corruption… Et pour votre département ?

Le ministère des Technologies est au cœur de la lutte contre la corruption, si on parle de la technologie on parle de divers mécanismes attitrés pour y faire face.

Mon département est petit, donc on n’a pas des affaires relatives à la corruption. Mais je tiens à vous assurer que si on reçoit des dossiers ou des plaintes en la matière, nous allons traiter ces affaires dans les plus brefs délais.

Notre souci est de mettre fin à la corruption à travers la numérisation des procédures, ce qui permettra de garantir la transparence ; donc la digitalisation de l’administration en Tunisie est un vecteur clé pour lutter contre la corruption.

Et pour la lutte contre la cybercriminalité ?

Nous travaillons sur un cadre juridique pour lutter contre la cybercriminalité, elle va être transmise à la présidence du gouvernement et par la suite elle sera adoptée par les députés de l’ARP.

par -

Selon le ministère des Technologies de la communication et de l’Economie numérique, le plan national Stratégique « Tunisie Digitale 2020 » a été développé afin de positionner la Tunisie en tant que référence internationale du développement numérique. Le but est de s’appuyer sur ce levier important pour le développement socio-économique et doter la Tunisie d’une infrastructure technologique en phase avec une économie moderne.

Cette stratégie s’articule autour de diverses mesures destinées aux entreprises et visant à encourager les investissements et l’emploi dans le secteur des TIC.

Ainsi, dans le secteur en question, les entreprises qui créent entre 50 et 900 emplois bénéficient de subventions et d’avantages fiscaux, ainsi que de financements pour former les nouveaux employés.

Afin d’encourager la création d’emplois, l’initiative cible en particulier l’offshoring, dont les centres d’appels et l’externalisation du processus d’entreprise.

Les services d’offshoring représentent l’un des quatre piliers stratégiques du plan “Tunisie Digitale 2020″ (les trois autres étant l’e-gouvernement, l’e-business et le développement des infrastructures).

La Tunisie entend bien tirer profit de sa main-d’œuvre qualifiée, polyglotte et bon marché pour attirer les investisseurs des pays européens voisins.

Tunisie digitale 2020 : 70 grands projets programmés

Toujours selon les données publiées par la même source, sur plus de 70 grands projets programmés dans le cadre de la stratégie “Tunisie digitale 2020”, 5% seulement ont été réalisés, 20% sont en cours de réalisation et 75% sont encore à la phase d’idées de projet.

Anouar Maarouf, ministre des Technologies et de l’Economie numérique, a déclaré dans une récente interview accordée à Africanmanager que le secteur numérique revêt une grande importance et demeure un vecteur clé pour assurer l’employabilité des jeunes et la redynamisation de l’économie nationale.

Il a ajouté que son département en concertation avec toutes les parties prenantes œuvre afin de concrétiser la mise en place de nombreux projets qui s’inscrivent dans le cadre de ce plan.

Et d’affirmer qu’il est important de généraliser la numérisation de l’administration tunisienne dont notamment l’effort national tunisien s’articule autour de l’export de divers services à travers le projet “Tunisie intelligente”.

Maarouf a, en outre, indiqué que le département soutient les jeunes pour leur intégration dans les entreprises économiques, ce qui permettra de créer une grande mobilité.

Il a, sur un autre volet, assuré que toutes les régions internes relevant de la République vont bénéficier de la connexion haut débit.

A noter que le secteur des TIC tunisien connaît une hausse rapide avec un taux de croissance annuel moyen de 11% en valeur réelle entre 2009 et 2014. Fin 2015, les activités liées dans les TIC représentaient environ 1.75 milliard d’euros, soit un peu moins de 7% du PIB.

par -

Dans la plupart des cas, le suicide d’enfant, acte par lequel un enfant provoque volontairement sa mort, n’est pas une simple envie de mourir, mais un ultime moyen d’échapper à une grande souffrance ou à une situation pour laquelle l’enfant ne voit aucune sortie possible.

Des sociologues tunisiens considèrent que parmi les causes de suicide ou tentative de suicide figurent la pression des examens et des études et les conditions difficiles de vie de plusieurs élèves, notamment dans des zones de l’intérieur.

D’ailleurs, de récentes statistiques avancées par l’Observatoire social tunisien relevant du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) ont démontré que les délégations d’El Ala et Bou hajla relevant du gouvernorat de Kairouan ont enregistré le nombre le plus élevé de cas de suicide d’élèves.

Il est indispensable que tous les acteurs, à savoir les institutionnels, professionnels et bénévoles, adaptent leurs actions et articulent leurs interventions afin d’adopter une démarche de prévention cohérente aboutissant à une prise en charge adéquate des jeunes concernés.

Pour conclure, ce phénomène n’est pas propre à la Tunisie et un plan Multi-composantes – Communication, Sensibilisation et Formation – ciblant les jeunes et leurs familles et tout le personnel éducatif devrait être développé et implémenté dans le cadre d’une stratégie maghrébine commune.

 170 mille tentatives de suicide en milieu scolaire !

On rappelle que lors de la tenue d’une session plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a affirmé, vendredi 23 mars 2018, que la Tunisie a enregistré 170 mille tentatives de suicide en milieu scolaire dans plusieurs gouvernorats du pays.

Chahed s’est dit très préoccupé par la propagation de ce fléau, appelant toutes les parties prenantes à y faire face et ce à travers la mise en place d’une stratégie globale permettant de le combattre.

par -

Le ministre du Commerce, Omar El Behi, a déclaré dans une interview exclusive accordée à Africanmanager que le projet “Easy Export” va renforcer les exportations des PME tunisiennes. Il a aussi indiqué que les préparatifs pour le bon approvisionnement du marché en prévisions du mois de Ramadan vont bon train.

El Behi a, par ailleurs, affirmé que les prix de vente des légumes et fruits seront revus à la baisse. Interview :

Quel est le niveau de la contribution du projet «Easy Export» dans le renforcement des exportations des PME tunisiennes et le commerce électronique ?

Les PME tunisiennes souffrent de plusieurs problèmes, notamment au niveau des exportations ; des difficultés qui sont d’ordre opérationnel, à savoir la complexité des procédures administratives.

Le projet “Easy Export”, en collaboration avec la Poste Tunisienne, va faciliter les exportations des petites et moyennes entreprises (PME), notamment les entreprises qui ne sont pas très expérimentées dans le secteur de l’export.

De même, l’Union postale universelle (UPU) , la TTN, le Cepex, la douane, le ministère du Commerce, pratiquement onze parties, vont assouplir les procédures d’exportation au profit des PME pour renforcer leur internationalisation et promouvoir leurs exportations, à travers le réseau postal, tout en bénéficiant des opportunités qu’offrent les solutions logistiques et numériques.

Quel est le rôle du ministère du Commerce dans ce projet ?

Les procédures qui sont appliquées par le ministère du Commerce dans le domaine des exportations seront prises en considération par cette nouvelle plateforme.

Ce projet figure aussi parmi les principales procédures du Conseil supérieur de l’export. Toutes les opérations d’exportation seront numérisées, ce qui permettra de faciliter toutes les activités des entreprises tunisiennes.

Sur quels autres projets travaille votre département actuellement ?

Nous sommes entrain de travailler sur le secteur des exportations. Nous avons réalisé des chiffres record dans le secteur des exportations.

D’ailleurs, au cours des deux premiers mois de l’année en cours, nous avons enregistré une augmentation de 37% des exportations. C’est un bon résultat en comparaison avec l’année 2017.

De même, le taux de couverture a atteint plus de 75%. Et malgré la dépréciation du dinar, le déficit de la balance commerciale s’est atténué et ce, au cours des deux premiers mois de 2018 (500 millions de dinars). Donc nous allons continuer à fournir encore des efforts pour renforcer le secteur des exportations.

Je tiens à préciser que l’augmentation des exportations provient essentiellement des secteurs de l’agriculture, l’énergie, les industries électriques et mécaniques…

Récemment, les prix de vente de certains légumes ont été revus à la baisse. Est-ce que la tendance va persister ? 

Nous avons récemment tenu une réunion de travail avec les ministres de l’Agriculture et de l’Industrie : L’objectif est d’assurer le bon approvisionnement du marché en produits alimentaires de base, notamment avec l’approche du mois de Ramadan.

Je tiens à noter que tous les produits de consommation seront disponibles et avec une grande quantité et ce en comparaison avec 2017 (lait, œuf, viande blanche, viande rouge, Pomme de terre, piment…). Les prix de vente des légumes sont à la portée de tous et nous œuvrons davantage pour réduire les prix des fruits.

Avez-vous transmis des dossiers de corruption à la justice ?

Je considère que la question de la corruption n’est pas une simple parole, nous sommes appelés à mettre en place des mécanismes de gouvernance pour combattre ce phénomène.

Nous avons un problème au niveau de la subvention et nous avons découvert plusieurs dépassements dans ce secteur.

A titre d’exemple nous avons mis en place un système de contrôle pour la distribution de la farine dans les boulangeries dans le but d’éviter toute manipulation commise par des parties concernées par ce secteur.

Et pour les hauts responsables de votre département ou ceux des bureaux régionaux ?

Non, nous n’avons pas de dossiers relatifs à des affaires de corruption de hauts responsables. C’est vrai que la corruption existe partout et je suis persuadé que la gouvernance et la mise en place d’une système de contrôle sont des moyens très efficaces pour y faire face.

par -

Lors de la tenue ce jeudi 22 mars 2018 du Forum national pour la présentation des résultats des travaux de la Commission nationale de pilotage du projet de la facilitation des exportations à travers le réseau postal “Easy Export“, par la Poste Tunisienne, un protocole national d’accord sur l’implémentation des plans d’action du projet “Easy Export” a été signé entre la Tunisie et l’Union postale universelle (UPU), en présence du PDG de la Poste tunisienne, des ministres du Commerce et des Technologies, des responsables du CEPEX, de la Douane.

Lors de son allocution, le directeur général du bureau international de l’Union postale universelle, Bishar Hussein, a déclaré que la Tunisie est parmi les pays africains pionniers dans le domaine de l’économie numérique, indiquant que le projet “Esay Export” permettra aux PME tunisiennes d’accéder à de nouveaux marchés internationaux via la simplification des procédures d’exportation, avec le recours aux services de paiement électronique et e-commerce.

Pour sa part, le ministre des Technologies de la communication et de l’Economie numérique, Anouar Maarouf, a affirmé que ce projet revêt une grande importance afin de faciliter les services d’exportation au profit des petites et moyennes entreprises tunisiennes. Il a ajouté que la plateforme “Easy Export” vise à faciliter les procédures d’exportation des PME pour renforcer davantage leur internalisation et à promouvoir leurs exportations à travers le réseau postal, tout en leur permettant de bénéficier des opportunités qu’offrent les solutions logistiques et numériques postales.
Maarouf a, par ailleurs, indiqué que ce projet s’articule autour de la réduction des délais d’exportation par l’amélioration des délais d’expédition et la maîtrise des délais de dédouanement. Il s’agit aussi de réduire les coûts pour les PME et de renforcer la bonne coordination entre les intervenants dans le processus d’exportation pour l’échange et le partage de l’information.

Quant à Moez Chakchouk, président directeur général de la Poste tunisienne, il a passé en revue le rôle important de ce projet pilote et a, dans ce contexte, appelé les parties concernées, à l’instar de la Douane, le Centre de promotion des exportations (CEPEX) à multiplier leurs efforts pour que cette plateforme réussisse.

À noter que ce Forum national organisé par la Poste tunisienne a réuni des experts de l’UPU, chargés du suivi et de l’exécution de ce projet en Tunisie.

par -

Les consommateurs tunisiens n’ont de cesse de s’inquiéter de leur pouvoir d’achat malmené par les successives  flambées des prix, et par conséquent les difficultés croissantes à subvenir à leurs besoins au quotidien. Les prix des produits alimentaires, des fruits et légumes de base se sont envolés, pour atteindre des niveaux préoccupants. Au point que la spirale des prix des aliments de base représente actuellement l’une des principaux soucis des Tunisiens, mais personne n’en parlait… Reste à déterminer qui sont les vrais responsables !

C’est dans ce contexte que l’Organisation de défense du consommateur (ODC) a tiré la sonnette d’alarme et a appelé le gouvernement, la Banque centrale de Tunisie (BCT) et la Présidence du gouvernement à prendre des mesures concrètes et urgentes pour lutter contre le glissement “dangereux” du pouvoir d’achat qui menace la paix sociale et la cohésion de la société tunisienne.

L’organisation a proposé, ainsi, un ensemble de mesures visant à surmonter cette crise, dont l’importation des produits fortement demandés afin de réguler les prix et mettre fin au monopole.
Selon un communiqué, publié par l’ODC, elle a plaidé pour l’intensification des campagnes de contrôle des prix des produits de base pour stopper la hausse, en raison de la régression du rôle de surveillance de l’Etat et la propagation du phénomène de non respect des prix.

L’ODC a proposé de prendre des mesures préventives pour faire face aux principales saisons de consommation (Ramadan, l’été), outre l’organisation de campagnes de sensibilisation pour lutter contre la consommation des produits non essentiels tout en encourageant la consommation des produits tunisiens.

Elle a recommandé, également, d’organiser une campagne de sensibilisation pour rationaliser la consommation des citoyens et son orientation vers des produits moins chers, notamment au cours de cette période de crise. Il s’agit aussi de multiplier les points de vente du producteur au consommateur.

A vrai dire, la question de la hausse des prix de produits de consommation semble  constituer l’une des priorités du gouvernement qui considère la guerre contre la hausse des prix comme troisième priorité de son plan d’action après la lutte contre le déséquilibre régional et la lutte contre le chômage. C’est dans ce contexte que des mesures ont été prises pour juguler l’inflation, dont l’ajustement de la liste des produits subventionnés et la fixation du prix de certains produits alimentaires.

De même, une série d’autres mesures a également été annoncée, notamment le durcissement des contrôles des prix en amont et dans les points de vente, le renforcement des contrôles frontaliers, la régulation du marché par l’importation de certains produits et la constitution de stocks de régulation.

par -

Selon les données du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, publiées lundi 19 mars 2018, les recettes des exportations de légumes frais se sont accrues de 39 % jusqu’au 28 février 2018, en comparaison avec la même période de la saison écoulée. Elles ont atteint 62.4 millions de dinars, contre 45 millions de dinars, en dépit d’un recul enregistré au niveau des quantités exportées, soit 12 mille tonnes contre 17 mille tonnes.

Ledit département a imputé cette amélioration à la hausse des prix de vente vers les pays du Golfe et ceux de l’Union européenne. Les exportations vers ces deux destinations ont augmenté respectivement de 388 % et de 39 %, alors qu’un recul en termes de quantités exportées a été enregistré vers la Libye (-93 %), Italie (-79 %), et la Russie (- 43 %).

Selon la même source, une évolution remarquable des exportations de tomates fraîches estimée à 54%, pour atteindre 42 MDT, a été enregistrée, contre 26 MDT la saison dernière.

La tomate géothermique a constitué 97% des exportations totales de ce légume, dont la majorité a été destinée aux marchés français et hollandais.

Les truffes           sont la deuxième variété exportée par la Tunisie vers les marchés des pays de Golfe. La valeur des exportations de ce légume s’élève à 9 MDT.

Quant à la salade, ses exportations ont enregistré une baisse de 22%, atteignant ainsi 6MDT ; ce légumea été exporté vers la Russie, la France, la Hollande et l’Italie.

On rappelle aussi que le ministère de l’Agriculture a annoncé que les recettes des exportations de dattes pour la saison 2017/2018 ont augmenté de 22,2% (402,401 MD) et de 7,52% en quantités pour s’établir à 66,116 mille tonnes, par rapport à la saison précédente.

Cette augmentation est due à la croissance des quantités exportées vers l’Australie (+60%), le Qatar (+47,4%), l’Inde (+45%) et le Canada (+30%), et la préservation du même rythme des exportations vers les marchés traditionnels, à savoir le Maroc, l’Italie, l’Indonésie et la France.

Au cours de la même période, depuis le début de la saison (1er octobre 2017) jusqu’au 15 mars 2018, les quantités de dattes biologiques exportées ont progressé de 19,42% à 5099,1 tonnes, contre 4270 tonnes au cours de la même période de la saison écoulée.

par -

Les ressources hydriques revêtent une importance capitale dans l’économie nationale en général et le secteur agricole en particulier. Néanmoins, la situation de ces ressources est actuellement entachée d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, compte tenu de la baisse des quantités stockées dans les barrages.

Selon de récentes statistiques publiées sur le site web du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, le stock global des barrages en Tunisie, au mercredi 21 février 2018, s’élève à 844,676 millions m3. Un volume, lequel comparé à une moyenne pour la même journée, au cours des trois dernières années, était estimé à 1 219,078 millions m3, soit un déficit de 374,401 millions m3. D’après ledit département, le barrage de Sidi Salem contient, actuellement, 138,676 millions m3, ceux de Mellegue 5,061 millions, Beni Mtir 39, 995, Sidi Salem 138,676 et Sidi Barrak 202,267. Par ailleurs le secrétaire d’Etat chargé des Ressources hydrauliques et de la pêche, Abdallah Rabhi, a livré dernièrement un chiffre effrayant sur les ressources hydriques.

Pour lutter contre les risques de pénurie d’eau  en Tunisie, une nouvelle stratégie a été lancée depuis 2017, et elle a pour objectif de préserver chaque goutte d’eau à travers la construction de barrages, de lacs collinaires et de puits profonds. Il s’agit aussi de rationaliser la consommation de l’eau, par le citoyen et l’agriculteur ainsi que les réseaux de distribution, en assurant leur maintenance, pour éviter tout gaspillage de l’eau. En effet, dans une déclaration mardi 13 mars 2018 sur Jawhara fm,  le directeur général du bureau de la planification et des bilans hydriques au ministère de l’Agriculture, Hamadi Habib, a annoncé le lancement prochain de la police des eaux en Tunisie.

Selon le responsable, cette nouvelle structure aura pour mission de contrôler la consommation de l’eau par les citoyens, mais elle aura aussi pour fonction de sanctionner tous ceux qui exploitent illégalement et illégitimement l’eau.
Sur un autre volet, Il a ajouté que les préparatifs du ministère de l’Agriculture vont bon train pour la saison estivale qui approche à grands pas, précisant que des réservoirs d’eau seront installés afin de réduire les perturbations dans la distribution de l’eau.

Les ressources hydrauliques font face à plusieurs problèmes liés notamment à l’augmentation de la demande en eau dans tous les secteurs, les impacts des changements climatiques, l’alternance entre les périodes de sécheresse et les inondations, outre l’exploitation abusive de certaines ressources et la hausse de la salinité de l’eau. Il est temps d’impulser la gestion de l’eau à travers le développement des programmes d’économie, la valorisation des ressources hydrauliques non conventionnelles en réutilisant les eaux traités et les eaux d’évacuation ainsi que le dessalement de l’eau et le développement des textes et lois relatifs à ce secteur.

par -

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le ministre des Domaines de l’État et des affaires faoncières, Mabrouk Korchid, a déclaré que l’application de la loi et le travail sont les seules et les meilleures solutions permettant de relancer la machine économique.

Il a, en outre, affirmé que la lutte contre la corruption, la numérisation de l’administration tunisienne, le développement figurent parmi les grandes priorités de son département. Interview :

  1. Que pensez-vous de la situation économique du pays ?

A l’heure actuelle, il n’est pas possible d’établir un diagnostic concernant la situation économique du pays. Nous avons encore des choses à faire et nous avons aussi besoin d’un processus complet pour faire l’évaluation.

C’est vrai que la finance publique est fatiguée, la masse salariale est énorme, les exportations et les importations, surtout avec la Libye, sont devenues faibles, vu la situation de ce pays, mais nous continuons à travailler d’arrache-pied et à fournir tous les efforts nécessaires afin de sauver la Tunisie. Malgré ces contraintes, il y a des indices très positifs et c’est la preuve que nous sommes sur le bon chemin de la reprise.

Je suis certain qu’avec les moyens que nous possédons aujourd’hui, nous allons réaliser une croissance économique à court terme. Je tiens à signaler que la reprise est fortement tributaire de la volonté commune de toutes les parties prenantes, à savoir le gouvernement, les citoyens, la société civile, les partis, les organisations….

Je considère également que l’administration tunisienne est appelée à intégrer le processus de collaboration commune. Nous sommes capables de réussir un bon résultat économique.

  1. L’heure est à la fermeté, du moins dans les déclarations. C’est le cas avec les protestataires de la CPG, avec les enseignants du secondaire… La fermeté et l’application de la loi, est-ce, selon vous, un début de solution aux ennuis de la Tunisie ?

Je suis convaincu que les deux solutions pour sortir de l’ornière sont le travail et l’application de la loi.

  1. Soit la Tunisie, soit la corruption ?

Le gouvernement d’union nationale avait lancé sa guerre contre la corruption et poursuivra ce combat de longue haleine. En ce qui concerne mon département, je viens récemment de suspendre quatre hauts responsables de leurs activités pour des suspicions de corruption signalées au sein du ministère et dans des bureaux régionaux. Ils ont été traduits devant le conseil de discipline. J’ai transféré des dossiers de corruption à la justice. Il y a des avancements           dans ce dossier, mais je préfère travailler en silence. Malgré ça, je félicite l’administration qui a réitéré son engagement d’avancer, toutefois  je reproche à certains fonctionnaires de ne pas vouloir avancer.

  1. Quels sont les nouveaux projets lancés par votre département ?

Le ministère des Domaines de l’État et des Affaires Foncières est une grande institution axée sur le développement et l’accélération du rythme de la croissance. Depuis que j’ai pris mes fonctions à la tête de ce grand département, nous avons réduit les délais de l’enregistrement foncier de 65 à 10 jours.

Nous avons, en outre, récupéré plusieurs terrains domaniaux dans de nombreuses régions de la République. Notre objectif est de remettre ces terres à la moyenne et faible classe sociale ainsi que soutenir les hommes d’affaires opérant dans le secteur des investissements agricoles, et c’est très important pour notre ministère.

Je rappelle aussi la numérisation de l’administration tunisienne qui est notre préoccupation afin de faciliter les procédures aux citoyens, de Médenine à Bizerte. Des certificats de propriété sont délivrés sans passer par le conservateur de la propriété foncière.

Cette décision intervient dans le cadre de la réforme qui vise à alléger les procédures administratives et à améliorer la qualité du service rendu au citoyen, un projet stratégique porté par l’administration foncière centrale.

Pour m’assurer des travaux des administrations concernées, j’ai effectué une visite de prospection inopinée à Jendouba pour sortir un certificat de propriété (ma maison sise à Médenine) et j’ai constaté que cette mesure est appliquée dans les meilleures conditions.

A partir du 1er avril 2018, il est aussi possible  d’accéder aux documents à distance via l’administration électronique de la propriété foncière.

C’est vrai que nous sommes un peu en retard par rapport à plusieurs pays européens, mais nous sommes sur la bonne voie.

  1. Vous avez gagné le procès contre Salim Ben Hmidane. Un commentaire ?

Il a porté plainte et il a perdu le procès… Moi je n’ai rien fait.

par -

Selon les résultats d’une enquête réalisée en 2017 par la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), en partenariat avec la fondation One To One et présentée ce jeudi 15 mars 2018 à Tunis, en présence du chef du gouvernement, Youssef Chahed et plusieurs hauts responsables, 30% des petites et moyennes entreprises sont menacées de faillite car elles n’ont pas pu réaliser un bénéfice net, alors que 35,6% des PME n’ont pas recruté en 2017 pour inadéquation des profils.

S’agissant de l’environnement des affaires, 59,1% des PME ont été menacées par la concurrence informelle, plus précisément 65,9% d’entre elles sont localisées dans le gouvernorat           de Sfax, dont 63,2% opérant dans le secteur industriel.

La même étude a démontré que 45% des PME souffrent encore de l’impact de la situation en Libye. Par ailleurs 24,3% du total des PME interrogées ont travaillé principalement pour l’export en 2017, ciblant plusieurs marchés : la France, l’Italie, l’Algérie, l’Allemagne, la Belgique, la Hollande, le Maroc.

Sur un autre volet, 39,3% des sondés ont déclaré que leurs chiffres d’affaires ont connu une hausse en comparaison avec l’année 2016.

Pour la gestion des PME industrielles, 60% des chefs d’entreprise gèrent par eux-mêmes la fonction commerciale et 22,7% gèrent les finances en 2017.

L’étude a, en effet, relevé que 45% de ces entreprises ne peuvent travailler sans verser des pots-de-vin. 50,3% des managers d’entreprise ne pensent pas pouvoir travailler et gagner sans recourir à la corruption.

 De même, 33,7% des entreprises ont recours aux crédits de gestion et 38,8% ont déposé des demandes de crédit en 2017 ; notons que 33,5 des chefs d’entreprise passent plus d’une heure par semaine avec le banquier.

En ce qui concerne la performance, 63,1% des PME n’ont pas réussi à lancer un nouveau produit au cours de l’année 2017, toutefois 54,6% ont affirmé leur volonté de lancer plusieurs services en 2018.

D’après la même étude, 54,9% des PME ont procédé  à une évaluation du personnel par la hiérarchie en réunions individuelles, représentant un taux d’évaluation moyen de 7,6%.

En outre, les problèmes de santé des employés et les transports publics sont les principales causes de l’absentéisme dans les PME (58,6% et 29%).

Concernant les procédures administratives, 27,6% des entreprises interrogées souffrent de blocages avec l’administration fiscale et 21,4% avec la douane.

A noter que l’enquête a également relevé que 65,3% des chefs d’entreprise, essentiellement les exportateurs, sont optimistes pour l’avenir de leurs entreprises.

«MIQYES» est un baromètre de la santé de la PME en Tunisie établi sur la base d’une enquête auprès d’un échantillon de 500 PME des 24  gouvernorats de la Tunisie et opérant dans les divers secteurs, notamment l’industrie, les services, le commerce et l’agriculture. L’étude porte sur la santé de ces PME en mettant l’accent sur l’accès au financement, le capital humain, l’accès aux marchés et le climat des affaires en général.

L’enquête a ciblé les premiers responsables et les directeurs généraux des entreprises en activité. Elle s’est articulée autour d’un certain nombre d’axes, notamment l’évolution de la situation au sein des PME en relation avec la productivité, la création d’emplois et la gestion des ressources humaines, les bénéfices réalisés, l’accès aux marchés internationaux, la baisse des rendements et l’impact de l’environnement, de l’investissement et des affaires. Elle a cerné en outre les difficultés que rencontrent les PME dans leurs relations avec l’administration, notamment les services de la douane, l’administration fiscale et le système bancaire…

par -

Considérée comme une voie possible vers le développement en Afrique, la notion « d’économie bleue » déterminera l’avenir économique et environnemental de la Tunisie au regard des immenses opportunités qu’elle offre pour la croissance du pays. C’est dans ce contexte que l’institut tunisien des études stratégiques (ITES) a organisé ce mardi 13 mars 2018 une conférence sur «Les assises de la mer : stratégie maritime tunisienne», en présence de plusieurs hauts responsables du secteur de l’agriculture, du transport, de l’énergie.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le directeur général de l’ITES, Neji Jalloul a affirmé que «la Tunisie est en train de revenir à ses diverses ressources naturelles dans le but de créer de la richesse et développer son industrie. Aujourd’hui nous avons de très grandes réserves, je cite à titre d’exemple l’industrie du plâtre dans le gouvernorat de Tataouine, qui germait depuis des années et a commencé à voir le jour. De même, nous avons la mer qui est une réserve vitale, et le savoir-faire que suppose son exploitation jouera un rôle déterminant pour les générations futures. Il nous revient de mettre au point les solutions à long terme sur lesquelles pourra s’appuyer une croissance saine de ce que l’on nomme économie bleue” a-t-il affirmé.

Et l’ex-ministre de préciser que “la Tunisie dispose de 1300 km de littoral, 7 ports de commerce, 60 îles, plus de 300 sites archéologiques sur le littoral et 10 ports de plaisance qui sont mal exploités. Donc on a besoin de développer davantage l’industrie de la pêche maritime, d’améliorer la sécurité maritime, de renforcer la formation académique et la recherche scientifique… Pour ce faire, l’ITES a lancé une stratégie maritime tunisienne nécessitant ainsi l’implication de plusieurs ministères, dont ceux du Transport, de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, du Tourisme et de l’Artisanat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Industrie ainsi que des organismes nationaux, dont l’Utica ou la Conect“.

Cette stratégie, selon Jalloul, comporte plusieurs principaux axes : le développement et la restauration de la flotte marchande du pays, le développement des ports de commerce, y compris le port en eaux profondes d’Enfidha, des ports de plaisance et des ports de pêche ainsi que des entreprises de manutention portuaire,  le développement de la logistique, du transport international et du commerce maritime et enfin la formation dans les domaines de l’architecture et de la construction navale, des industries nautiques et du droit maritime…

On rappelle que l’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, a récemment annoncé qu’environ 200 événements auront lieu entre le 15 juin et le 30 septembre 2018 sur la côte tunisienne de Tabarka à Zarzis, dans le cadre d’une opération baptisée “la saison bleue” qui sera organisée à l’initiative de l’ambassade de France en Tunisie.
«La saison bleue vise à développer le concept de l’économie bleue et à dynamiser le commerce portuaire en accompagnant des projets importants comme le port en eau profonde d’Enfidha par exemple», a expliqué Poivre d’Arvor.

Il s’agit, en outre, de promouvoir et de revaloriser le littoral tunisien à travers l’organisation de plusieurs événements touristiques, balnéaires, nautiques mais aussi économiques et scientifiques.

par -

A l’occasion de la Journée internationale de la femme, la Société régionale de transport à Jendouba a mis en circulation deux lignes de bus dédiées aux ouvrières agricoles. La première ligne relie la localité El Chorfa’’ à ‘’Souk Essebt’’, en passant par ‘’El Azima’’, de la délégation de Jendouba. La deuxième ligne dessert Mejez Echraf et Sidi Ali Jbini, à l’Imada d’Erroumani (délégation de Bousalem).

A cette occasion, le gouverneur de la région a indiqué dans une déclaration accordée aux médias que cette mesure vise à faire bénéficier aux ouvrières agricoles des meilleures conditions de transport. Et d’affirmer que le choix de la date du 8 mars se veut une reconnaissance de la femme, en général, et de la femme active, en particulier. Plusieurs femmes concernées ont salué le lancement de ces lignes dans des localités connues par la forte présence d’ouvrières agricoles, exprimant l’espoir que cette initiative ne soit pas provisoire.

Selon des statistiques officielles, les femmes tunisiennes rurales représentent 70% du total de la main-d’œuvre dans le secteur agricole. Ces dernières sont fortement exposées au danger des accidents de la route. La difficulté de se rendre au travail en parcourant entre 5 et 20 Km et le manque de contrôle sur les routes pour lutter contre le transport anarchique sont les principales raisons de la multiplication des accidents de la route dont la victime est la femme rurale marginalisée.

Une récente étude réalisée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance en partenariat avec l’ONU Femmes et le Haut-commissariat aux Droits de l’Homme a relevé que 48.9% des femmes interrogées travaillent sans contrat et que seulement 10.5% sont affiliées à la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

On rappelle que la ministre de la Femme, Naziha Laabidi, a récemment affirmé que son département est sérieusement préoccupé par la multiplication des accidents de la route causant des victimes parmi les ouvrières agricoles.

par -

La production des dattes revêt une importance particulière pour l’économie nationale, d’autant plus que les exportations de ce produit agricole occupent la deuxième place, après l’huile d’olive. Ce produit connaît un franc succès sur les marchés intérieurs et extérieurs. Les oasis de Tozeur, Gafsa, Gabès et Kebili produisent plus de 150 variétés de dattes.

Selon de récentes données dévoilées sur le site web du ministère de l’Agriculture, les recettes des exportations de dattes biologiques, pour cette saison, ont augmenté de 35,52%, comparativement à la saison précédente. Cette hausse provient d’une augmentation de 21,01% des quantités exportées.

Les quantités des dattes biologiques exportées, depuis le début de la saison (10 octobre 2017) jusqu’au 2 mars 2018, ont atteint environ 4691 tonnes, pour une valeur de 34,8 millions de dinars (MDT) contre 3876 tonnes (25,7 MDT) au cours de la même période de la saison précédente.

Toujours selon la même source cette hausse est expliquée par l’augmentation des quantités exportées vers l’Espagne (1154,14%), la Turquie (147,24%), le Canada (136,55%) et la Bulgarie (87,10%).

A noter que la production des dattes demeure un secteur vital pour l’économie du sud-tunisien. Selon des données officielles, environ 50 000 à 60 000 familles vivent des dattes dans plusieurs régions du sud.

Cela représente deux millions de jours de travail par an, permanents et saisonniers. Dans ces régions, on trouve des chantiers de récoltes qui consomment une main-d’œuvre considérable. Il y a des gens qui ne travaillent que pendant les deux ou trois mois de la récolte.

Cependant, plusieurs agriculteurs ont à maintes reprises affirmé que de nombreuses difficultés persistent, empêchant ainsi le secteur de se développer. Il s’agit essentiellement du manque d’espaces dédiés et d’engrais biologiques, l’absence de main-d’œuvre spécialisée et de circuits de distribution, malgré une forte demande. Les professionnels évoquent, également, l’absence de politique des prix encourageante pour les producteurs de cette variété.

Le meilleur des RS

Le Meilleur des réseaux sociaux, c’est ce Post de Riadh Ben Omheni qu’il illustre de la meilleure des manière d’une photographie d’une signification des...

INTERVIEW

Jeune quadra (44 ans exactement) et à peine 9 mois à la tête de l’UIB, cet énarque et agrégé d’économie qui a travaillé pendant...

AFRIQUE

Reseaux Sociaux

SPORT

Le milieu de terrain international tunisien Youssef Msakni, qui a déclaré forfait pour le Mondial 2018 pour blessure, a été sacré meilleur ailier gauche...