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Nadia Bentamansourt

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Des agriculteurs et propriétaires de la presse d’huile d’olive de la délégation de Bouhajla au gouvernorat de Kairouan ont organisé une protestation “violente” pour dénoncer la baisse soudaine du prix du litre de l’huile d’olive. Les manifestants ont bloqué la route de la Sbihka et Bouhajla tout en brûlant des pneus pour revendiquer l’intervention urgente du ministère de l’Agriculture et de l’Office national de l’huile, afin de fixer les prix de l’olive, et mettre fin au coût élevé de la production, de la main-d’œuvre et de électricité utilisée durant l’extraction de l’huile.

Ces agriculteurs ont, par ailleurs, décidé de fermer leurs 70 presses d’huile, s’indignant contre les pertes financières importantes qu’ils ont subies, à cause de l’exploitation de la situation par les exportateurs.

Dans une déclaration faite ce jeudi 5 décembre 2019 à Africanmanager, Midani Dhaoui, membre du bureau exécutif du Syndicat des agriculteurs tunisiens a estimé que la situation des agriculteurs tunisiens est très catastrophique.

Il a précisé que le prix du kilo des olives a considérablement baissé de 1,200 DT   à 500 millimes, en dépit de la hausse du coût de la main-d’œuvre. « Tous les oléiculteurs ont décidé de suspendre la cueillette des olives et la fermeture des huileries. Les répercussions de la baisse des prix des olives seront très lourdes sur les agriculteurs » a-t-il affirmé.

Sur un autre volet, le responsable syndical a accusé l’Office National de l’Huile (ONH) de ne pas assurer son rôle régulateur des prix, ajoutant qu’une plainte sera déposée contre le chef du gouvernement, le ministre de l’agriculture et l’ONH pour abus de confiance. Il a, en outre, annoncé que plusieurs délégations du gouvernorat de Sidi Bouzid suivront ce mouvement de protestation qui débutera, vendredi 6 décembre 2019, pour appeler à sauver la récolte des olives.

  • L’autre son de cloche de l’Utap

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb a récemment annoncé dans une déclaration faite aux médias, que le prix de vente de l’huile d’olive sur le marché local sera abordable, au titre de la prochaine saison 2019/2020.

Il a précisé que «Ce prix ne dépassera pas le coût de production, ce qui veut dire que l’Office National de l’Olive et le secteur privé ne tireront aucun bénéfice», a indiqué le ministre.

Cette décision, selon ses dires, intervient suite aux prévisions du ministère qui font état d’une récolte record dépassant 1750 mille tonnes, soit 350 mille litres d’huile d’olive.

Réagissant aux déclarations de ce dernier, Abdelmajid Ezzar, président de l’UTAP a affirmé qu’elles visaient à pousser les oléiculteurs à baisser leurs prix de vente de l’huile de la nouvelle campagne, malgré des coûts de revient très élevés.

Le président de l’organisation agricole a aussi, fait savoir que le coût de revient d’un litre d’huile d’olive est estimé, cette année, à environ 8 dinars. De ce fait, le prix de vente doit se situer à 8,500 D, pour garantir une marge bénéficiaire convenable à l’oléiculteur.

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Le président de la Fédération nationale du cuir et de la chaussure, Akram Belhaj a tiré la sonnette d’alarme et a annoncé que le secteur du cuir et de la chaussure est en train de s’éteindre d’un jour à l’autre malgré sa grande capacité d’emploi.

Il a précisé dans une déclaration à Africanmanager que durant les dix dernières années, le nombre des entreprises opérant dans le secteur en question ont mis la clé sous la paillasson , précisant qu’en 2009, le secteur comptait 480 entreprises industrielles;  aujourd’hui elles ne sont plus que 240 entreprises.

De même, les postes d’emplois qui étaient entre 60 et 70 mille en 2010 ont chuté à seulement à 36 mille postes en 2017.

Parmi ces 251 entreprises, il y a 12 tanneries, 167 entreprises sont actives dans le secteur des chaussures, tiges et accessoires, et 72 dans la maroquinerie.

Akram Belhaj a expliqué que le marché local est inondé par l’importation et que les industriels et artisans tunisiens ne trouvent plus de débouchés pour vendre leurs produits, à cause de la prolifération du marché parallèle qui représente 80% des produits disponibles sur le marché et de la friperie.

«Aujourd’hui on retrouve dans nos boutiques les produits contrefaits. Nous avons besoin de promouvoir le produit tunisien en mettant made en Tunisia pour connaître l’origine des produits vendus sur le marché, pour que le client sache ce qu’il est en train de consommer avant de nous accuser de médiocrité».

En 2017, le secteur comptait quelque 36.800 emplois dans l’industrie et 10.000 emplois dans l’artisanat. Sachant que la valeur de la production du secteur s’est établie à 1,5 milliard de dinars répartis entre les cuirs et peaux (100 millions de dinars), les chaussures, les tiges et les accessoires (1 milliard de dinars) et la maroquinerie et l’habillement (400 millions de dinars).

Concernant les investissements déclarés, ils ont atteint 11 MDT, en  2017, d’après l’agence de promotion de l’industrie et de l’innovation).

Les professionnels du secteur ont à maintes reprises annoncé que le secteur fait face à une insuffisance au niveau de la main-d’œuvre qualifiée, de la matière première locale et du matériel adéquat au niveau des abattoirs et des collecteurs de peaux.

Le secteur a également enregistré un recul de la production et de la productivité à cause des problèmes sociaux, la non application ou parfois l’absence des prix de référence à l’importation et l’absence de rigueur dans l’application des textes réglementaires.

De même, la croissance des importations illégales notamment les articles de friperie (chaussures et articles en cuir), l’insuffisance des opérations de contrôle à l’importation et la prolifération du marché parallèle, outre l’insuffisance du nombre d’entreprises certifiées selon les normes de qualité, expliquent la dégradation du secteur en question.

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Il n’échappe à personne que le secteur public de la santé traverse une crise profonde  qui s’est accentuée  au cours des dernières  années .Notons à ce propos que les diverses manifestations de cette crise ont affecté de manière importante la santé des citoyens et leur niveau de vie.

Aujourd’hui, les citoyens attendent  de l’Assemblée des représentants du peuple et du prochain gouvernement des mesures effectives et concrètes visant à mettre fin à la détérioration des services de la santé publique et à améliorer la qualité de prestations dans les hôpitaux (…).

C’est dans ce contexte que le Collectif de la société civile pour la défense du secteur de la santé publique estime dans un communiqué publié mardi 2 décembre 2019, qu’il est nécessaire d’introduire des modifications au projet de la loi de finances 2020 pour inclure des ressources supplémentaires visant le renforcement du Fonds de la santé, le paiement des dettes des hôpitaux auprès de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et la consolidation du budget d’achat des médicaments.

Ce collectif regroupe des dizaines d’associations dont notamment, la ligue tunisienne de défense des droits de l’homme, l’association tunisienne de défense du droit à la santé, l’association tunisienne de défense du secteur de la santé publique, la fédération générale de la santé et les syndicats de médecins relevant de l’UGTT et le forum tunisien pour les droits économiques et sociaux.

Ce collectif revendique la fixation d’une taxe spéciale dans le projet de la loi de finances 2020 au profit du fonds de soutien de la santé publique sur tous les produits qui contiennent 5% ou plus du sucre industriel et la fixation d’une taxe de 10% du prix de vente au consommateur, outre la création d’une taxe spéciale au profit du fonds du tabac et des boissons alcoolisées.

Le collectif a appelé à la généralisation de la taxe de 1 pour cent, contenue dans l’article 59 du projet de la loi des finances 2019, du chiffre d’affaires des cliniques privés et des prestataires de services sanitaires (à l’exception des pharmacies privées) aux entreprises d’importation, de fabrication et de distribution des médicaments, des équipements sanitaires et des pesticides utilisés dans le secteur de l’agriculture ainsi qu’aux entreprises polluantes.

Il insiste sur l’amendement de l’article premier du décret gouvernemental N° 83 de 2019 fixant les domaines d’intervention du Fonds de soutien de la santé publique pour englober les groupements de santé de base et des hôpitaux locaux afin qu’ils jouent un rôle dans la prise en charge des bénéficiaires de la gratuité ou des tarifs réduits des soins .

Le Fonds de soutien de la santé qui a été créé en vertu de la loi des finances de 2017 n’a pas été activé jusqu’à présent et les ressources qui lui ont été attribués et qui représentent 10% des dépenses de prise en charge des bénéficiaires de la gratuité et des tarifs gratuits de soins par les établissements sont estimées à 400 millions par an, selon le communiqué du collectif.

Le Collectif propose d’inclure un nouveau chapitre dans le projet de la loi de finances 2020 permettant de consacrer une partie des contributions sociales solidaires décidée par la loi des finances 2018, afin de payer les dettes des hôpitaux et de la pharmacie centrale auprès de la CNAM, selon un calendrier qui sera élaboré au cours du premier trimestre de 2020.

Les dettes des hôpitaux auprès de la CNAM ont dépassé 500 millions de dinars en 2019, indique le collectif, précisant que cette situation a conduit à l’accumulation des dettes auprès des hôpitaux auprès des fournisseurs public et privés, ce qui a causé l’interruption de l’approvisionnement en équipements médicaux et la dégradation des prestations sanitaires.

A noter que le collectif de la société civile pour la défense du secteur public de la santé, exige également des mesures rapides qui doivent être prises après les 100 jours de la formation du nouveau gouvernement pour sauver le secteur de la santé publique.

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Tout le monde en est conscient et s’en irrite:  le système de santé publique en Tunisie souffre de plusieurs maux qui le rongent chaque  jour un peu plus. Parmi les principales raisons de ce funeste état des choses  le manque de médicaments et des équipements, la panne des matériels techniques dans certains hôpitaux ( échographies, scanners), la détérioration de l’infrastructure, la précarité matérielle et les conditions de travail peu motivantes pour les personnels et pour  médecins en général  (…).

Aussi bien, le bon fonctionnement général de la santé publique est lourdement handicapé par l’endettement des hôpitaux, qui a atteint l’an dernier plus de 500 millions de dinars. Rien d’étonnant que des centaines de médecins agrégés, des professeurs préfèrent quitter le pays ou bien affluer vers les cliniques privés…

La Tunisie perd ses cerveaux au fil des jours

Le secrétaire général de l’ordre des médecins, Nazih Zghal a récemment annoncé que 1500 médecins projettent de quitter le pays au cours de l’année 2019.

Zghal a livré des chiffres effarants comme le fait que 4000 médecins ou cadres paramédicaux de la santé publique ont quitté leurs postes l’année dernière entre émigration et départ à la retraite.

Il estime également à plus de 1500 le nombre de médecins projetant ainsi de quitter le secteur de la santé et la Tunisie. Et même si le gouvernement compte recruter 1000 médecins, cela ne suffira pas à pallier les insuffisances.

Il a, par ailleurs, révélé que la faiblesse du budget alloué à la santé publique engendre des problèmes structurels comme le manque important de ressources humaines. Cette insuffisance au niveau du budget reste incompatible avec la volonté de garantir l’accès aux soins pour tous comme le stipule l’article 32 de la Constitution, selon secrétaire général de l’ordre des médecins.

Augmentation de 18,3% du budget du ministère de la Santé

La ministre de la Santé par intérim Sonia Bechikh a annoncé jeudi 28 novembre 2019 que le projet de budget du département dont elle a la charge, pour l’année 2020 enregistrera une augmentation de 18,3% pour atteindre les 2544 millions de dinars sans compter les recettes propres.

Bechikh a encore précisé que le projet de loi de finances pour l’exercice 2020 prévoit une enveloppe de 330 millions de dinars au titre de divers projets et programmes du secteur de la santé dont 29,9 millions pour les dépenses de développement des diverses institutions publiques non administratives.

Hôpitaux encombrés, personnel épuisé, patients mécontents: le secteur de la santé publique en Tunisie, considéré historiquement comme un axe stratégique de développement, peine à remédier à ses multiples maux et suscite de vives critiques !

Le secteur de la santé en Tunisie présente un réel potentiel, dont la concrétisation suppose de renforcer et moderniser les infrastructures médicales, ainsi que d’améliorer la condition de ses acteurs par trop démobilisés.

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Karima Hammami directrice générale de la qualité, du commerce intérieur, des métiers et des services, a annoncé que les travaux de construction d’un grand complexe commercial dans le gouvernorat de Nabeul ont bel ont commencé et avancent à grand pas. Dans une interview exclusive, accordée mercredi 27 novembre 2019 à Africanmanager, Hammami qui est restée discrète sur l’identité de l’investisseur, a précisé que le volume d’investissement global  pour ce nouveau Mall est estimé à 140 MDT, signalant  à ce propos que 1800 nouveaux emplois directs seront créés dans la région du cap bon .

Elle a encore ajouté, que les services de son département se sont par ailleurs penchés sur l’élaboration d’une étude approfondie pour l’attribution de plusieurs autres autorisations, relatives à l’implantation de nouvelles grandes surfaces commerciales, à l’instar de deux nouveaux projets dans le gouvernorat de Sfax et Gafsa.

La responsable a, dans ce contexte,  passé en revue l’importance de l’inauguration récente de deux grands centres commerciaux celui de Ben Arous et de Sousse. « Ces deux grands projets s’inscrivent dans le cadre de la création de plusieurs postes d’emploi directs permanents et contribuant  ainsi à la redynamisation de l’économie nationale » a-t-elle dit.

Baisse des prix de pommes de terre

Interrogée par ailleurs, sur les récentes critiques concernant l’importation dite «arbitraire» de pommes de terre, la responsable du commerce intérieur a précisé que c’est suite à la baisse de production, que le ministère du Commerce a décidé d’importer les pommes de terre afin de réguler le marché. Et d’affirmer ensuite que tous les marchés sont approvisionnés après que son département a injecté de grandes quantités de ce produit agricole de base, assurant dans le même contexte, que les prix de pommes de terre connaîtront bientôt une baisse notable. C’est manifestement donc, une décision de régulation des prix. Mais qui ne semble pas être du goût des agriculteurs.

Rappelons en effet, que l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) avait estimé que le recours du ministère du Commerce à l’importation des pommes de terre essentiellement de la Turquie est “un coup dur” pour la filière, d’autant plus que la Tunisie est en période de pleine production avec des estimations qui laissent présager de bonnes récoltes, en plus de l’existence d’un stock de régulation. L’UTAP avait également affirmé que les pommes de terre importées peuvent nuire à la santé du consommateur, en absence de contrôle des quantités importées, à l’instar de ce qui s’est passé durant la saison précédente. Une affirmation, que l’organisation patronale agricole, n’a étayé d’aucune étude ou analyse.

Crise de viande rouge : Des commissions communes en cours

S’agissant de l’annonce qui a été faite ces derniers jours par la chambre syndicale patronale des bouchers, selon laquelle le prix de vente d’un kilogramme de viande rouge dépasserait les 40 dinars, Hammami a fait savoir que des commissions communes, entre le ministère du Commerce et le département de l’Agriculture, sont en cours afin de dégager des solutions  adéquates permettant de sauver et  de restructurer le secteur en question.

Elle a, en outre, expliqué que le phénomène de la contrebande de cheptel tunisien vers les pays voisins qui prend de l’ampleur au détriment du marché local, la hausse  des prix de vente de foins, sont derrière la baisse de production nationale en viandes rouges et la cause de l’augmentation vertigineuse des prix de viandes essentiellement au cours de ces dernières années.

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La société El Mazraa, filiale de Poulina Group Holding, entreprise spécialisée dans l’élevage et l’abattage des volailles ainsi que dans la transformation et la commercialisation de produits avicoles, a annoncé mercredi 27 novembre 2019, la commercialisation officielle de son nouveau produit de poulet Bio sous le nom  الذهبية « Le Fermier ».

A cette occasion, El Mazraa a organisée une visite guidée à l’intention d’une dizaine de journalistes de différents supports médiatiques. Mercredi 27 novembre 2019, Naoufel Sassi, directeur général de la société El Mazraa, déclarait à que «Notre grande préoccupation est de présenter des produits hauts de gamme afin de satisfaire tous les besoins des consommateurs. Les volailles de chair Bio d’El Mazraa sont élevées dans de vastes fermes et sous contrôle journalier mené par une équipe de vétérinaires compétents». Et d’ajouter que «nous offrons aux consommateurs une viande produite biologiquement, tout en respectant tout le processus de la production avicole. A travers cette nouvelle expérience nous espérons que la consommation de poulet bio augmente elle aussi» a-t-il assuré.

Le directeur général de la société El Mazraa, a fait savoir que les prix de vente de ce nouveau produit sont relativement chers de  50% , soit 10 DT  pour le seul kilogramme de viande de poulet bio.

Et d’ajouter que « Notre capacité de production quotidienne avoisine les 1000 volailles de chair et nous visons les 2000 très prochainement. Je tiens à signaler que la société El Mazraa assure 20% des besoins du marché local, à savoir 100 mille volailles de chair sont quotidiennement égorgées » précise Naoufel Sassi.

  • El Mazraa en bref :

La société El Mazraa, filiale du Poulina Group Holding est spécialisée dans l’élevage et l’abattage des volailles ainsi que la transformation et la commercialisation de produits avicoles.

Avec un abattoir doté des meilleurs process dans le monde, El Mazraa dispose d’un équipement industriel polyvalent et d’une gamme de plus de 180 produits. Elle est ainsi en mesure de répondre à tous les besoins des professionnels de la restauration et de la ménagère aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger.

L’entreprise a franchi le troisième millénaire avec une devise de qualité, de goût, de sécurité et d’innovation. El Mazraa, symbole de créativité et d’innovation anticipe les attentes de sa clientèle pour lui offrir de nouveaux produits sains et nutritifs, de la viande crue et volaille aux plats cuisinés. Dès sa création El Mazraa a suivi une politique de qualité en avant-gardiste qui a fait sa réussite.

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La Chambre syndicale nationale des agents immobiliers a organisé ce mardi 26 novembre 2019 une conférence de presse pour faire la lumière sur la crise du secteur de l’Immobilier et du bâtiment que connaît la Tunisie depuis des années.Lors de son intervention, Fehmi Châabane, président de la chambre syndicale , a présenté  un certain nombre de solutions pour sauver le secteur y compris la participation au programme de logement, qui prévoit la fourniture de logements abordables, dans le cadre d’une stratégie définie par l’État et mise en œuvre conformément à des mécanismes simplifiés et à des décisions pratiques.

Parmi ces solutions , figure  essentiellement la révision du  chapitre 6 du nouveau décret gouvernemental n° 39 de 2019 sur le premier logement, libellé comme suit: «Dans le cadre de son programme, l’Etat couvrira 40% du prix total du logement sous la forme d’un prêt à taux réduits, et augmentera par la même occasion le plafond du prix du logement de 250 000 à 300 000 dinars, y compris la taxe sur la valeur ajoutée “.

Il s’agit d’appliquer un ratio différentiel sur les prêts immobiliers dénommé “TMI” ne dépassant pas un taux de base de 3,5% pour les prêts immobiliers accordés à l’acquéreur et au promoteur immobilier.

Le responsable a,  encore,  évoqué  la réduction par les banques de la marge bénéficiaire contractuelle utilisée pour les prêts destinés à financer des projets immobiliers confiés à des promoteurs immobiliers avant le 1er janvier 2019, n’entraînant pas de poursuites fiscales sur l’impôt des sociétés immobilières par ces banques.

Aussi bien , il est nécessaire de supprimer  la licence de propriété émise par le gouverneur pour les étrangers et l’annulation du décret du 4 juin, et ce, dans le contexte de l’ouverture de la Tunisie sur le niveau régional et international, et pour générer des investissements en acquérant de nouveaux logements, dépassant les 300 000 dinars pour les promoteurs immobiliers, comme indiqué dans la décision concernant les citoyens libyens et algériens.

En effet, Châabane exige l’adoption d’un ratio sur la taxe de la valeur ajoutée ne dépassant pas les 7% en ce qui concerne la vente des biens immobiliers résidentiels et ce, au lieu des 13% actuellement employés tout en abandonnant la proposition de 19%, qui sera adoptée à compter du 1er janvier 2021, stipulée par la loi de finances de l’année 2019.

Est également demandée la prolongation de la durée du remboursement du prêt direct de 15 ans jusqu’à l’âge maximum acquis sans dépasser, néanmoins les 70 ans, outre la réduction du ratio d’autofinancement requis par les banques de 20% à 10% sur le prix du logement (…).

Fehmi Châabane a souligné que le secteur de l’immobilier et du bâtiment est confronté à une crise en raison de plusieurs facteurs dont les dispositions fiscales, notamment la soumission de ce secteur aux taxes sur la valeur ajoutée, la cherté des matières premières et des matériaux de construction, la baisse du cours  du dinar tunisien par rapport à la devise étrangère, la hausse des taux d’intérêts, la hausse des droits d’enregistrement et la hausse excessive des prix de l’énergie, des hydrocarbures, ainsi que l’augmentation des frais de consommation…

A noter que la Chambre syndicale nationale des agents immobiliers a également présenté son programme et les mesures prises contre la crise du secteur aux trois présidences, à la commission des finances et à toutes les structures intervenantes afin de sensibiliser le public à la situation désastreuse du secteur et à ses répercussions sur la nouvelle stagnation de l’économie nationale ainsi que l’aggravation de la crise du secteur financier et bancaire.

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Le chômage des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur a été, sans conteste l’un des ferments de la révolution du 14 janvier 2011. Beaucoup de diplômés issus de cursus universitaires, dans le secteur tertiaire en particulier, se sont retrouvés déclassés une fois sur le marché de l’emploi.

Selon des statistiques récemment publiées par l’INS, le nombre de chômeurs estimé pour le troisième trimestre 2019 s’établit à 628.3 mille du total de la population active, contre 634.9 mille chômeurs pour le deuxième trimestre 2019.

 Le taux de chômage enregistré pour ladite période est de 15.1% en diminution par rapport au deuxième trimestre de 2019. L’INS estime que taux de chômage pour le troisième trimestre 2019 est de 12.2% chez les hommes et 22.0% chez les femmes.

Le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 262.7 mille au troisième trimestre 2019 contre 253.0 mille au deuxième trimestre 2019, soit une augmentation de 9.7 mille. Le taux de chômage pour cette catégorie a augmenté de 28.0% à 28.6%. On ne sait pas si le ministre de l’Enseignement supérieur tire les enseignements qu’il faut de ces chiffres. Auquel cas, ces chiffres lui auraient clairement suggéré de repenser l’employabilité des filières ouvertes aux études supérieures en Tunisie.

 La Tunisie compte plus de 600.000 chômeurs !

D’ après des données officielles, la Tunisie compte plus de 600.000 chômeurs (soit 15.4% de la population active), dont 240.000 sont diplômés de l’enseignement supérieur. Chaque année, près de 60.000 personnes sortent des universités tunisiennes.

Les efforts déployés par le gouvernement, en matière de création d’emploi dans la fonction publique, ne sont qu’une goutte dans l’océan de chômeurs tunisiens. L’emploi des diplômés n’est cependant pas un mythe en ce sens que  quand on arrive à mettre une politique bien étudiée, on arrive à employer une grande majorité de jeunes chômeurs.

Ce qui bloque dans la course à l’embauche, c’est le manque de dynamisme de la coopération entre les différentes parties concernées par cette problématique.Le secteur privé a pour sa part un rôle important, celui de coopérer avec les institutions étatiques dans le but de trouver des solutions pérennes et efficaces pour dynamiser le marché de l’emploi, et sortir le pays de la crise.

 Le phénomène du chômage ainsi que celui de la pauvreté n’ont pas cessé de se poser depuis plusieurs années, alors qu’ils sont intimement liés. Il en est de même pour l’employabilité, l’éducation, la formation, les niveaux de salaires et la productivité. Tout est lié, on ne peut améliorer l’un sans en faire autant pour l’autre !

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Au cours de ces dernières années, les prix des légumes et fruits ont battu des records jamais atteints. Aux divers marchés de la République, les prix continent de grimper et les consommateurs boudent  de plus en plus les étals. Les marchands pointent du doigt, comme à l’accoutumée, les grossistes !

Il est six heures du matin, mais déjà ça grouille de partout. Lors d’une visite effectuée par Africanmanager au Marché de Gros de Bir El Kassâa, nous avons constaté que des centaines de véhicules et autres camions, garés ici et là aux abords des quais de cette aire immense qu’occupe le marché en question. Mais également un nombre incalculable de chariots que poussent des ouvriers de tous âges. Avec les cris qui vont avec.

L’espace comporte plusieurs pavillons et carreaux dont la majorité est dédiée à la vente des légumes et fruits frais. Des centaines de tonnes de produits nous entourent. Au début, nous avons fait notre va-et-vient pour avoir une idée générale sur les prix pratiqués. Lors de notre visite, nous avons constaté que les prix de vente de la plupart des légumes, fruits et poissons ont connu un trend haussier en comparaison avec l’année dernière.

Des intermédiaires que nous avons rencontrés, ont estimé que ”  vu la situation actuelle (la pluviométrie, le manque de main d’œuvre…) les prix de vente de divers  produits agricoles ne sont pas chers et sont relativement acceptables”.

Sur un autre volet, ils ont affirmé que tous les produits agricoles ( pommes de terre, tomates, piments, oignons…)  sont disponibles  en  grandes quantités .

INS : Un taux d’inflation de 6,5% en octobre

Selon l’Institut national de la statistique (INS), en octobre 2019, le taux d’inflation a atteint 6,5%, contre 6,7% les deux derniers mois (août et septembre 2019) .Ce repli est expliqué, essentiellement, par la décélération du rythme des augmentations des prix des produits de l’alimentation de 6,6%, contre 7,3% le mois dernier.

En octobre 2019, les prix de l’alimentation ont augmenté de 6,6% sur un an (7,3% en septembre 2019). Ce taux est dû par l’évolution des prix des légumes 9,6%, des fromages et œufs de 7,4%, des viandes de 7,2%, des fruits de 6,4% et des boissons et jus de 6,3%.

Toujours selon l’INS, les prix à la consommation ont augmenté, en octobre 2019, de 0,8%, contre 0,6% en septembre 2019. Cette augmentation est principalement liée à la hausse des prix des articles d’habillement de 4,9%, des produits alimentaires de 0,9%, des biens et services divers de 0,8% et des produits et services de santé de 0,5%.

Force est de remarquer que les consommateurs tunisiens n’ont de cesse de s’inquiéter de leur pouvoir d’achat malmené par les successives  flambées des prix, et par conséquent les difficultés croissantes à subvenir à leurs besoins au quotidien.Les prix des produits alimentaires, des fruits et légumes de base se sont envolés, pour atteindre des niveaux préoccupants.Au point que la spirale des prix des aliments de base représente actuellement l’une des principaux soucis des Tunisiens, mais personne n’en parlait… Reste à déterminer qui sont les vrais responsables !

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La Tunisie vise, dans son plan d’action relatif aux industries aéronautiques, à augmenter, d’ici cinq ans, le nombre des entreprises opérant dans ce secteur, de plus de 50, actuellement, à 150 entreprises.Pour atteindre cet objectif, la croissance des industries aéronautiques est axée principalement sur le développement des ressources humaines, la réduction des inégalités régionales- la  majorité des industries aéronautiques étant implantées dans le Grand Tunis- et la réalisation de l’intégration mondiale.

 De récentes statistiques du  ministère de l’industrie et des PME indiquent que  le secteur tunisien de l’aéronautique était composé, en 2004 de 80 entreprises. Elles n’étaient qu’une dizaine à travailler , à l’époque, sur les composants d’avions alors que  le nombre d’employés ne dépassait guère les 1300 personnes. Aujourd’hui, on dénombre 17.000 employés dans le secteur. Les exportations du secteur ont atteint 1.500 MD avec une valeur ajoutée de 30%, détaille le ministère de l’industrie et des PME.

 Toujours selon la même source, la Tunisie compte 9 aéroports internationaux qui ont accueilli plus de 11,7 millions de passagers en 2019 pour une capacité annuelle de 19 millions de passagers, soit une augmentation de 8% par rapport à 2018 et de 5% par rapport à 2010, l’année de référence.

Il est estimé que le secteur des composants aéronautiques en Tunisie, embryonnaire au départ,  pourrait employer 38 mille salariés à l’horizon de 2030. On note également que, 4500 ingénieurs et techniciens supérieurs sont formés annuellement dans le domaine des industries aéronautiques.

 Djerba acceuillera la 1ere édition du Salon international de l’aéronautique

 L’aéroport de Djerba-Zarzis a été choisi pour accueillir la 1ère édition du Salon international de l’aéronautique et de la défense ou “IADE Tunisie“ dédié aux marchés africains, et ce du 4 au 8 mars 2020.Environ 250 exposants, une centaine de délégations officielles étrangères et plusieurs dizaines de milliers de visiteurs sont attendus pour cette première édition qui se déroulera sur une superficie de superficie de 15 hectares sur la plateforme aéroportuaire de Djerba. Aussi bien, une centaine d’aéronefs et engins non volants des plus grands opérateurs du domaine seront présentés dans des configurations statiques et dynamiques.

Les journées du 4, 5 et 6 mars, le Salon sera exclusivement ouvert aux professionnels qui auront accès à des conférences, des rendez-vous B2B et B2G, des espaces thématiques leurs permettant d’assister à des démonstrations et des présentations aériennes mais aussi d’appréhender l’ensemble des évolutions du secteur. Ce Salon ambitionne d’être un révélateur d’opportunités d’investissement et de développement aussi bien en Tunisie qu’en Afrique.

Durant les journées du 7 et 8 mars, les sections aéronautiques du Salon ouvriront leurs portes au grand public. Ce sera l’occasion de vulgariser l’aviation en Tunisie, de découvrir les expositions d’aéronefs, mais aussi d’assister à des shows aériens spectaculaires dans le ciel de Djerba…

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Soucieux d’apporter des services de qualité au profit des voyageurs  venant des pays voisins, le gouvernement a élaboré toute une stratégie en vue du réaménagement tous  les postes frontaliers terrestres afin de booster le trafic des passagers et des échanges commerciaux entre la Tunisie et ses voisins l’Algérie et la Libye.

Dans une déclaration faite,  jeudi 14 novembre 2019,  à Africanmanager, Jamel Zrig, directeur de l’Office national des postes frontaliers terrestres, a affirmé que la Tunisie dispose de onze  postes frontaliers. Et d’ajouter que le nombre de passagers ayant traversé les postes frontaliers a atteint les 10,1 millions personnes en 2019  contre 6 millions voyageurs en 2015, soit une augmentation de 40%.

Zrig  a fait savoir que cette augmentation   s’explique  essentiellement par la hausse du nombre de touristes du côté algérien.

Le directeur de l’Office national des postes frontaliers terrestres, a indiqué  que depuis l’année 2017, une étude stratégique d’aménagement et de réhabilitation au niveau des postes frontaliers a été lancée.

D’un coût global de 20 millions de dinars, les travaux de cette étude  débuteront en 2020, a ajouté le responsable.

Il s’agit essentiellement de construire des banques, des bureaux de postes, des espaces commerciaux, des zones de divertissement et de loisirs au niveau du poste frontalier Meloula.

Ces futurs projets, selon ses dires,  permettront de mettre à la disposition des agents douaniers et sécuritaires des équipements modernes ( scanners) et d’assurer des prestations de qualité aux voyageurs des deux côtés (algérien et tunisien).

 Jamel Zrig  a rappelé l’inauguration en juillet 2019, du  premier freeshop au niveau du poste frontalier de Melloula.  Ce centre représente une première en Tunisie et en Afrique du nord , notant qu’ environ 2,5 millions de personnes passent chaque année, soit la moitié des passagers transitant par l’aéroport international Tunis Carthage.

Bientôt l’entrée en service du poste frontalier de Hazoua

Le directeur de l’Office national des postes frontaliers terrestres a encore annoncéque le poste frontalier de Hazoua sera bientôt opérationnel. Ce poste, connaît des travaux d’aménagement et d’entretien.Il sera doté d’équipements techniques et logistiques modernes dans la mesure où il se caractérise par un important flux de passagers sur les frontières tuniso-algériennes, a-t-il assuré.

Et de préciser  qu’un projet de création d’une station photovoltaïque au niveau de ce poste sera lancé avec  un coût global de 150 millions de dinars, ajoutant que cette initiative sera généralisée à tous les postes frontaliers.

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Manifestement, les prix de l’immobilier  en Tunisie ont enregistré, durant les huit dernières années, une hausse vertigineuse. Entre l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat, la classe tunisienne moyenne se trouve dans l’obligation de recourir au crédit auprès des banques, afin d’acquérir son propre logement.

Dans une interview accordée jeudi 14 novembre 2019 à Africanmanager, le président de l’organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), Lotfi Riahi  a affirmé qu’en dépit de la dégradation du pouvoir d’achat du consommateur tunisien , de nombreuses banques profitent de cette situation et «trompent » ainsi les citoyens dans l’objectif de réaliser coûte que coûte d’énormes profits financiers.

Riahi a, dans ce contexte,  précisé que ces institutions financières, utilisent «des procédures très compliquées, incompréhensibles, frauduleuses, et non transparentes» au niveau de l’octroi de crédits de logements (frais de remboursement anticipé, de fausse dates de paiement…).  Il a fait savoir  que «l’OTIC a reçu de nombreuses plaintes, déposées par plusieurs citoyens et dénonçant  des pratiques de manipulation bancaire…».

Le président de l’organisation tunisienne pour informer le consommateur a, dans ce contexte, tiré la sonnette d’alarme sur ce genre d’opérations illégales et «manquant d’éthique ». Il a, encore affirmé  qu’une  hausse remarquable au niveau des taux d’intérêts des crédits-logement, a été constatée, essentiellement au cours de ces dernières années.  Riahi plaide donc, pour l’instauration d’un taux d’intérêt préférentiel pour ce genre de crédit, dont l’objectif est de respecter le pouvoir d’achat du consommateur.

Sur un autre volet, le président de l’OTIC a signalé qu’il est important de mieux éduquer les consommateurs face aux banques, qui sont des «entreprises commerciales» comme toutes les autres. Selon lui, les consommateurs doivent s’assurer, quand ils sont assis devant un conseiller-client dans une banque, qu’ils savent ce qu’ils recherchent, qu’ils ne vont pas se laisser tenter par des crédits trop élevées pour leurs moyens.

Le Tunisien est endetté jusqu’au cou !

Une enquête élaborée par l’Institut national de la consommation (INC), en décembre 2018, sur la réalité, la structure, les sources et les usages de l’endettement et son impact sur le pouvoir d’achat, a  relevé que 42 % des chefs de familles interrogés (1268 sur un total de 3015 chefs de familles) ont déclaré avoir été (ou l’un des membres de leurs familles) en situation d’endettement avant 2018, a indiqué l’INC. En 2018, 25 % des chefs de familles interrogés (738 sur un total de 3015) ont déclaré avoir été (ou l’un des membres de leurs familles) étaient restés en situation d’endettement. L’INC a par ailleurs, fait savoir que, l’enquête sur l’endettement qui sera bientôt publiée, a aussi montré que le citoyen tunisien s’endette pour couvrir les dépenses quotidiennes, dont celles relatives à l’éducation et à la santé.

A vrai dire, la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat ont fini par rattraper le secteur immobilier. Les délais de constructions sont de plus en plus long, les matériaux et prestataires de plus en plus chers, alors qu’en parallèle le Tunisien peine de plus en plus à joindre les deux bouts.

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La nouvelle Assemblée des représentants du peuple a tenu ce mercredi 13 novembre 2019, sa première plénière qui marquera l’inauguration de la deuxième législature 2019-2024.Elle a été  consacrée à la lecture de la liste définitive des nouveaux députés et la prestation du serment constitutionnel.

L’ordre du jour de la séance inaugurale comportait l’élection du président du parlement et des premier et deuxième vice-présidents à une majorité de 109 voix.

Intervenant  à l’ouverture de la séance plénière consacrée à la prestation de serment, le président du Parlement sortant, Abdelfattah Mourou, a affirmé que les nouveaux élus sont appelés à s’atteler à une séries de tâches en premier lieu l’attention qu’ils doivent attacher à la réalité de la Patrie et la nécessité d’en améliorer la situation, ajoutant qu’au rang des priorités figurent la loi des finances et les discussions budgétaires.

«  Vous devrez apprendre à ne pas tomber dans les travers de ceux qui vous ont précédés », a-t-il dit à l’adresse des nouveaux députés.

Prestation du serment constitutionnel

Les nouveaux élus de l’Assemblée des Représentants du peuple ont prêté serment, de manière collective, à la reprise de la séance inaugurale de la législature 2019-2024, conformément à l’article 8 du règlement intérieur du parlement.

Néanmoins, Abir Moussi, présidente du parti destourien libre( PDL) , est intervenue pour contester la prestation collective de serment. Elle a qualifié cette démarche d’”illégale eu égard à l’absence de certains députés” et a refusé de prêter serment.

Le président de la séance, Rached Ghannouchi, lui a rappelé qu’il lui est interdit de réclamer un point d’ordre, de voter ou de se présenter candidat tant qu’elle n’a prêté serment.

Moussi, a affirmé dans une déclaration accordée à Mosaïque fm, que les membres du groupe parlementaire de son parti ont prêté serment individuellement, ajoutant que la vidéo immortalisant ce moment sera mise en ligne sur le site du parti.Elle a appelé tous ses pairs à prêter serment de nouveau, la première prestation de serment étant illégale, a-t-elle soutenu.

A noter que deux cents neuf  nouveaux députés ont déclaré leur patrimoine alors que 6 autres ne l’ont pas encore fait. Les députés n’ayant pas déclaré leur patrimoine ne pourront pas prêter serment. Cette procédure est la condition pour pouvoir prendre leurs nouvelles fonctions, a affirmé Nadia Saadi, directrice générale chargée des déclarations à Mosaïque fm.

Quatre  candidats  officiellement en lice pour la présidence de l’ARP

Quatre  candidats étaient officiellement en lice pour la présidence de l’Assemblée des Représentants du Peuple, avant les éventuels désistements et compromis. Rached Ghannouchi, qui compte sur le soutien de son bloc parlementaire, la coalition Al-Karama et très probablement Qalb Tounes.

Candidat consensuel du parti Al-Tayar et Al-Chaâb, Ghazi Chaouachi, connu pour son assiduité lors du précédent mandat, vise également la présidence.  Il y avait aussi le candidat de Tahya Tounès , Marouane Felfal, et  enfin, l’élue du PDL Abir Moussi.

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Le Plan national stratégique « Tunisie Digitale 2020 » a été développé afin de positionner la Tunisie  en tant que référence internationale du développement numérique  et levier important pour le développement socioéconomique en dotant le pays d’une infrastructure technologique en phase avec une économie moderne.

Cette stratégie a été conçue dans un cadre consultatif large incluant les secteurs public et privé et la société civile à travers un ensemble d’évènements de partage qui ont été organisés dans de nombreuses régions de la Tunisie, regroupant plus de 120 professionnels privés et publics .

« Tunisie Digitale »  s’articule autour de quatre axes intégrant six orientations stratégiques qui sont soutenues par trois structures de pilotage (gouvernance, communication & conduite du changement et financement & budget) et trois structures d’appui (réglementaire et juridique, développement des compétences et confiance numérique).

A travers cette vision, la Tunisie   ambitionne de garantir l’inclusion sociale et réduire la fracture numérique par un meilleur accès à l’information et à la connaissance, par la démocratisation des équipements d’accès, la généralisation de l’accès haut débit et la mise en œuvre du très haut débit.

C’est dans ce contexte que Abdellatif Hmam, secrétaire général du gouvernement a affirmé dans une déclaration accordée mardi 12 novembre 2019 à Africanmanager, que le projet « Tunisie Digitale» comporte une série de principaux axes qui ciblent essentiellement le citoyen d’une manière directe ainsi que toutes les structures de l’Etat.

En marge de la rencontre annuelle des contrôleurs de dépenses publiques 2019, tenue hier à Tunis, Hmam a insisté sur l’importance de la mise à niveau de l’administration numérique dont l’objectif escompté est de renforcer la bonne gouvernance.

Il a, également, précisé que l’application d’un contrôle rigoureux, l’instauration de la transparence et la bonne gouvernance, demeurent un choix social stratégique recommandé par le citoyen, l’entreprise et les acteurs politiques.

Il a, en outre, affirmé que l’option prise en faveur d’une administration ouverte et intégrée au service du citoyen procédait de la volonté d’améliorer la qualité des prestations administratives tunisiennes.

Il est à signaler que le secteur des Tic représente 4.6% du PIB. Signalons aussi qu’il s’agit d’un secteur qui réalise six milliards de dinars dont 20% en 2016 proviennent de l’exportation des services. En 2016, le nombre des diplômés en TIC était de l’ordre de 10.500. La contribution du secteur à l’effort de l’emploi demeure faible, uniquement 2,8% en 2016.

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Selon le dernier rapport du Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), le nombre de manifestations sociales observées a atteint les 834 protestations, soit 98% du total. 22% de ces manifestations étaient de nature violente (184 protestations), soit le pourcentage le plus faible comparé à celui des  manifestations instantanées et spontanées relevées durant le mois d’Octobre 2019.

Ce pourcentage constitue un indicateur remarquable car il s’agit de manifestations anarchiques et violentes et non encadrées, en particulier celles liées aux réactions immédiates des citoyens telles que les réactions des personnes touchées par les inondations à leurs domiciles, notamment celles des habitants de Cité El Mostakbal, gouvernorat de l’Ariana quand ils ont bloqué l’entrée nord de la capitale et en l’absence de toute interaction des instances de l’Etat avec leur crise, cette situation a engendré un état de panique, de désordre, et d’encombrement dans la plupart des routes, précise le rapport.

Les rassemblements de protestation demeurent la forme de contestation la plus importante parmi les manifestants, représentant 45% du total des manifestations observées durant ce mois d’octobre 2019, suivi par les grèves, à hauteur de 15%, le blocage des routes avec 12%, les sit-in à hauteur de 6 % et les pneus brûlés avec 1,35% des mouvements de protestation relevés.

Le gouvernorat de Kairouan reste à l’avant-garde des zones les plus en colère et qui contestent le plus, l’essentiel de ces manifestations reste sans réactions notables de la part des instances de tutelle.

Toujours selon le FTDES, durant octobre 2019, 127 mouvements de protestation ont été observés dans la région, suivie du gouvernorat de Kasserine (94 manifestations), du gouvernorat de Sidi Bouzid (86 protestations), du gouvernorat de Gafsa (67 manifestations), du gouvernorat de Sousse (62 protestations) et des gouvernorats de Sfax et Tataouine (respectivement 53 contestations) sans oublier le gouvernorat de Médenine avec 47 protestations.

Il est utile de noter que les gouvernorats de Kairouan, Sidi Bouzid, Gafsa et Kasserine représentent le premier carré de la mobilisation sociale en Tunisie puisqu’ils ont enregistré 374 manifestations en Octobre, soit environ 49% du total des mouvements observés.

En ce qui concerne les actes de suicide et des tentatives de suicide, 20 cas ont été relevés, dont 16 hommes et 4 femmes : le groupe d’âge des 26 à 45 ans a représenté environ 35%, alors que ce groupe d’âge représentait 81% du nombre total de victimes de suicide et des tentatives de suicide en octobre 2018.

Les suicides par pendaison représentent environ 50% des actes de suicide et de tentatives de suicide commis par les victimes, ce qui montre leur insistance sur le décès. Alors que les enfants de moins de 15 ans et les personnes âgées de plus de 60 ans étaient absents des statistiques durant octobre 2018, le mois d’octobre 2019 a été témoin du suicide de quatre enfants et trois personnes de plus de 60 ans, dont un septuagénaire qui a tué sa femme âgée avec un fusil de chasse avant de se suicider avec la même arme dans la délégation de Foussana, détaille le rapport du FTDES.

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Des milliers de jeunes tunisiens ont quitté leur pays dans la foulée  du printemps arabe à la recherche d’opportunités de travail en Europe.

Aujourd’hui, il est urgent de décréter le problème de la migration clandestine comme étant une réelle priorité et de donner un signal fort sur la volonté d’apporter des solutions aux différents problèmes socioéconomiques. C’est dans ce contexte que le renforcement de la compétitivité de l’économie et l’amélioration de l’efficience du secteur privé restent aussi parmi les meilleures solutions qui pourraient contribuer efficacement à la promotion de l’emploi des jeunes.

Selon des chiffres officiels annoncés ce vendredi 8 novembre 2019, par le Forum tunisien des droits économiques et sociaux ,435 mineurs sans accompagnateur sont arrivés aux côtes italiennes durant les neuf premiers mois de cette année. Ils représentent environ 25% de l’ensemble des migrants clandestins arrivés en Italie.

La majorité des enfants âgés de moins de 18 ans souffrent de problèmes au milieu familial et ils ont quitté prématurément les bancs de l’école.

38 mille immigrants ont débarqué clandestinement sur les côtes italiennes

Selon une étude présentée par l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) en coordination avec l’Organisation internationale de migration, en six ans, plus précisément entre 2011 et 2017, environ 38 mille immigrants ont débarqué clandestinement sur les côtes italiennes. Le nombre de candidats à l’immigration clandestine, arrêtés sur les côtes tunisiennes  avant leur départ, est d’environ 13 mille durant la même période.

Pas de répit et pas d’éclaircie dans la grisaille. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les jeunes tunisiens continuent à fuir le pays en quête d’horizons plus prometteurs. L’augmentation du taux de chômage estimé à 15,3% ne fait que décourager les jeunes et les inciter encore plus à larguer les amarres et se lancer dans la traversée de la mort.  Plus de 450 Tunisiens seraient portés disparus durant leur tentative de passage en Italie.

Plus il fera beau en Tunisie, plus ils auront le regard rivé sur une Europe prometteuse d’un avenir meilleur. Le contexte socio-politico-économique post-révolution n’est guère rassurant pour la majorité des jeunes (et les moins jeunes aussi)  qui continuent de risquer leur vie usant de tous les subterfuges pour atteindre la “terre promise”.

De janvier à juin 2019, ils étaient plus d’un millier à traverser la Méditerranée en direction de l’Italie et l’Espagne, révèle le Forum tunisien des droits économiques.

A signaler que depuis plus de 9 ans, un grand nombre de familles tunisiennes cherchent désespérément des informations détaillées sur les circonstances de la disparition et le destin des leurs. Aucune information ne leur a été communiquée ni de la part du gouvernement tunisien ni de celle du gouvernement italien.

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Le directeur général de la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), Khalil Ammous a annoncé que 95% des médicaments sont disponibles et que leur stock est suffisant, précisant dans le même contexte que seulement quelques dizaines de médicaments sont en rupture de stock.

iL a, encore, précisé que le problème de la pénurie des médicaments avait considérablement diminué et que la Pharmacie centrale avait franchi  le cap critique sur le plan financier.

Cependant, de nombreux professionnels de la santé ont, à maintes reprises, tiré la sonnette d’alarme et ont affirmé  que la pénurie de certains médicaments entrave le fonctionnement de certains hôpitaux et cliniques tunisiens,   et ce depuis plusieurs mois.

Pharmacie centrale : un déficit de 200 MDT

Selon des dernières statistiques officielles, le déficit de la Pharmacie centrale de Tunisie s’est établi à 200 millions de dinars au cours de l’année écoulée, à cause de l’augmentation du coût des médicaments importés et la dévaluation du dinar.

Le coût des médicaments subventionnés a atteint 210 millions de dinars,  et la  PCT a subi des dépenses supplémentaires estimées à 150 millions de dinars à cause de la dévaluation du dinar.

Les difficultés financières rencontrées par la PCT, particulièrement au cours des deux dernières années, ont causé la baisse du stock stratégique des médicaments à moins de 3 mois.

De même, les dettes de la PCT auprès des laboratoires étrangers exportateurs de médicaments se situent autour de 400 millions de dinars.

A vrai dire, la PCT encourage les fabricants producteurs de médicaments en Tunisie à s’investir davantage dans le domaine de l’industrie pharmaceutique et à optimiser la production pour répondre aux besoins du marché pharmaceutique et réduire le recours à l’importation des médicaments.

Disparition d’une quantité de médicaments d’une valeur de 40.000 dinars

Le porte-parole officiel du tribunal de première instance de Sousse, Mohamed Helmi Missaoui a annoncé ce jeudi 7 novembre 2019 que le ministère public de Sousse a autorisé la détention d’un employé de la succursale de la Pharmacie centrale de Sousse et l’inclusion d’un deuxième sur la liste des personnes recherchées, suite à la disparition d’une quantité de médicaments.

Missaoui a précisé sur les ondes de Mosaïque fm , que l’unité d’investigation judiciaire de la garde nationale de Sousse s’est engagée à ouvrir une enquête à ce sujet.

La Pharmacie centrale de Tunis a déposé une plainte pour la disparition d’une quantité importante de médicaments d’une valeur supérieure à 40.000 dinars, de la branche de Sousse.

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La présidence de la République a récemment donné son feu vert aux services de contrôle financier aux fins de la conduite d’opérations d’audit des services administratifs de plusieurs institutions publiques à l’instar de la présidence du gouvernement, le MAE, la TRANSTU…) couvrant ces dernières années.

Dans une déclaration accordée ce lundi 4 novembre 2019 à Africanmanager, le président de l’Association tunisienne des contrôleurs publics  (Atcp), Fathi Chafroud, a affirmé que l’initiative lancée par le chef de l’Etat, Kais Saied s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption et de la mise en place d’un tout processus visant la transparence et la bonne gouvernance , précisant qu’il s’agit d’une mesure normale étant donné que le nouveau président de la République vient de commencer les activités et missions  de son mandat.

De ce fait, il a assuré que les contrôleurs publics entameront des opérations de contrôle globales, dont la durée de leur travail acharné, s’étalera sur un an.

Le président de l’Association tunisienne des contrôleurs publics a précisé  que la  Tunisie ne compte au total que 140 contrôleurs publics, qui  mènent entre 60 et 70 opérations de contrôle  par an.

Il a appelé le gouvernement à renforcer les capacités des contrôleurs publics à travers l’augmentation des effectifs  afin de leur permettre  de mener à bien leurs missions selon les normes internationales et dans les meilleures conditions.

650 dossiers de corruption remis à la justice

L’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) a publié en octobre 2019, un inventaire des dossiers qui ont été transmis à la justice au cours des trois dernières années. Elle a, dans ce contexte, soumis au total 650 dossiers au cours de 2016, 2017, 2018, et jusqu’au 1er octobre 2019.

Selon le rapport de l’INLUCC, quelques 238 affaires et dossiers  ont transmis au Parquet pour instruction judiciaire. D’après la même  source, 22 affaires déférées par l’instance ont été jugées, alors que  107 ont été classées, et que 16 autres dossiers ont abouti à un non-lieu et ce  pour insuffisance de preuves.

De plus, 219 autres affaires ont été transmises par l’instance en question à la police judiciaire, pour enquête approfondie et 23 autres sont en cours d’examen par le tribunal correctionnel.

Une grande majorité de dossiers de corruption concerne les marchés et les achats publics, ainsi que le recrutement dans la fonction publique. Le traitement des dossiers de corruption soumis par l’Instance nationale de lutte contre la corruption à la justice reste globalement long, malgré certaines améliorations, comme la prise en charge de quelques dossiers par le Pôle judiciaire économique et financier près  la Cour d’appel. Les tribunaux ont statué  sur seulement 15% des affaires en 2016 et 3% en 2017.

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Manifestement, la consommation de stupéfiants dans les établissements scolaires n’a cessé de gagner de terrain en Tunisie essentiellement au cours de ces dernières années. Le besoin, aujourd’hui, se fait cruellement sentir de trouver des solutions à l’intérieur des établissements scolaires comme à l’extérieur, et ce à travers l’implication des parents, de la société civile et des directions concernées afin de garantir aux élèves ainsi qu’aux enseignements les meilleures conditions pour éviter ce « nouveau » phénomène.

Selon des statistiques annoncées ce vendredi 1er novembre 2019 par le ministère de l’Education, la consommation de drogue dans le milieu scolaire a atteint les 9.2%. Environ 78% des consommateurs sont des garçons et 77% sont âgés entre 16 et 18 ans. 90% des consommateurs font partie de familles aisées ou à revenus moyens. 77.6% d’entre eux n’exercent aucune activité extrascolaire.

La même source a montré, en outre, que la plupart des vendeurs de drogues sont des inconnus ou viennent des zones d’habitations avoisinantes. L’objectif de la présentation de ces chiffres, est de lancer un cri d’alarme sur la gravité de la situation qui requiert l’implication de toutes les parties prenantes afin d’améliorer l’environnement éducatif.

Pour ce qui est des cas de violence physique et verbale dans les collèges et les lycées, ils se sont ’élèvés à 15913 durant l’année scolaire 2017/2018, a indiqué le ministère de l’Education.

Le nombre de cas de violence verbale contre les professeurs a atteint 2986 cas. Pour ce qui est des agressions physiques, ledit département a affirmé qu’elles sont au nombre de 159.

Que ce soit le tabagisme ou l’alcool ou de la drogue, il est nécessaire de revoir le système éducatif et de construire une bonne force de caractère de sorte que les enfants du futur bâtiment. Il faut aussi accompagner les élèves et les sensibiliser et de développer leurs compétences de vie. D’autre part, il est essentiel pour le ministère de l’Intérieur de contrôler des écoles et de la zone autour des écoles pour protéger les élèves contre toutes les tentations nuisibles….

En conclusion, il est clair que la question de l’abus de drogues dans le milieu scolaire est extrêmement dangereuse, exigeant d’y remédier rapidement et de protéger les enfants contre ce fléau, qui perdent maintenez déclenché après la révolution en l’absence de contrôle de la sécurité et de stricte parentale après promoteurs ont trouvé ces mécanismes de marché toxines des écoles comme une opportunité pour les bénéfices de l’argent qui menace la pollution de l’environnement scolaire.

Il est clair que la question de l’abus de drogues dans le milieu scolaire est extrêmement dangereuse. Il est temps de trouver des solutions urgentes afin de protéger les enfants contre ce fléau, déclenché essentiellement après la révolution, et ce en l’absence d’un contrôle parentale et sécuritaire.

Qu’il s’agisse de drogues illicites ou d’abus d’alcool, il s’agit surtout d’élargir le spectre des actions de prévention, traditionnellement cantonnées à l’éducation à la santé, à d’autres formes d’interventions.

Pour tous, il convient de réaffirmer l’interdit. Concernant les jeunes, il faut s’attacher à renforcer leurs connaissances et à développer leurs capacités à faire des choix éclairés. S’agissant des adultes, et plus particulièrement des parents, il faut renforcer leur légitimité et leurs capacités éducatives, et les aider à être en mesure de repérer les usages le plus précocement possible. La mobilisation des adultes doit tendre à éviter les expérimentations par la promotion d’un discours clair et crédible pour les jeunes

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A l’occasion de la journée mondiale et arabe de l’Habitat et la journée mondiale des villes, le ministre de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire, Nourredine Selmi a annoncé que plus de 2000 logements sociaux sont actuellement prêts à être livrés aux Tunisiens.

Selmi a, dans ce contexte, appelé les gouverneurs et les présidents des conseils régionaux à accélérer la publication des listes définitives des bénéficiaires de ces logements, précisant que près de cinq mille autres logements seront disponibles au titre de la période 2020/2021. «  Nous avons reçu actuellement plus de 230 mille demandes de logements sociaux .Notre objectif  est de mettre à la disposition des familles démunies et à revenu limité, 10 mille logements, à l’horizon 2030 », a-t-il dit.

Lors de son intervention, Fahmi Chaâbane, président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI), a  pour sa part, appelé à l’instauration d’un taux d’intérêt préférentiel pour les crédits immobiliers à travers la création d’un taux directeur qui concerne spécialement le secteur immobilier appelé Taux Directeur de l’Immobilier (TMI).

Chaâbane a, en outre,  insisté sur la nécessité d’appliquer une taxe ne dépassant pas 7% sur les ventes immobilières au lieu de 13% actuellement et de supprimer la TVA de 19% inscrite dans le cadre de la loi de finances de 2019.

Et d’affirmer que le secteur de l’immobilier agonise et qu’il faut trouver d’urgence une issue aux problèmes qui ne cessent de s’aggraver.

On rappelle que le programme de logements sociaux lancé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a pour objectif de faciliter à certaines catégories de citoyens, notamment la classe moyenne, l’accès au logement. Des avantages ont été accordés dans ce sens, comme la prise en charge par l’Etat de l’apport personnel initial, à hauteur de 20% du coût du logement, sachant que le crédit est plafonné à 150 mille dinars.

L’acquéreur bénéficiera également d’une période de grâce de 5 ans et ne remboursera l’Etat que sur 7 ans, avec un taux d’intérêt de 2%.

Le programme s’adresse à toutes les personnes (du secteur privé et étatique) désireuses d’acquérir un premier bien immobilier. Pour être éligible, le couple doit satisfaire à un certain nombre de conditions, à savoir le revenu, lequel doit être égal ou supérieur de 4,5 fois le SMIG, (soit entre 1600 et 2900 dinars).

Le bien immobilier doit être aussi nécessairement acheté auprès d’un promoteur. De même, le demandeur de crédit bénéficiera d’un autofinancement de 20% octroyé par l’État, remboursable sur 12 ans dont 5 années de grâce et à un taux d’intérêt estimé à 2%.

A noter que le programme du premier logement constitue la principale mesure prise par le gouvernement d’union nationale dans le domaine social, en dépit de la conjoncture économique difficile.

INS: Hausse de 10% des prix de l’immobilier 

Les dernières données publiées  depuis deux mois par l’Institut National de la Statistique (INS) sur l’indice des prix de l’immobilier au deuxième trimestre 2019, relèvent qu’une hausse de 5,4% a été enregistrée en comparaison avec le premier trimestre de la même année. Cette évolution est attribuée à la hausse des prix des logements de 10,5% contre -3% au premier trimestre, et une hausse de 7,8% des prix des appartements contre une progression de 7,4% durant les trois premiers mois de l’année.

En glissement annuel, l’INS relève une hausse de 10% de l’indice des prix de l’immobilier au deuxième trimestre, après un ralentissent observé en 2018. Le rythme de progression des prix a donc retrouvé sa cadence d’avant 2018, selon l’INS. Les prix des appartements ont enregistré une croissance de 13,5% par rapport à la même période en 2018 contre une moyenne de 9% sur les cinq années précédentes (2014-2018).

Les prix des maisons ont enregistré  une hausse de 11%, contre une moyenne de 8,6% sur la période 2014-2018. Les prix des terrains ont, quant à eux, connu une évolution de 8,2%, contre une moyenne de 7,3% entre 2014 et 2018.

En revanche, les transactions ont reculé de 10,3% au deuxième trimestre 2019 par rapport au deuxième trimestre 2018, après une baisse de 7,9% au premier trimestre. Les transactions sur les terrains ont ainsi diminué de 11,3%, sur les maisons de 9% et sur les appartements de 6,1%.

A vrai dire, la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat ont fini par rattraper le secteur immobilier. Les délais de construction sont de plus en plus long, les matériaux et prestataires de plus en plus chers, alors qu’en parallèle, le Tunisien peine de plus en plus à joindre les deux bouts!

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