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Nadia Bentamansourt

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La pauvreté s’est «confortablement» installée en Tunisie, essentiellement dans les régions intérieures du pays, comme par exemple à Kasserine, Sidi Bouzid, Gasfa… La situation s’est dégradée davantage ces dernières années. Elle est accentuée en particulier par la précarité de l’emploi et l’érosion du pouvoir d’achat des Tunisiens.

Le gouvernement est appelé ainsi à revoir sa stratégie de développement et à se mettre au travail afin d’assurer prioritairement les conditions d’une vie digne à ses citoyens.

D’après des statistiques officielles récemment dévoilées, le taux de pauvreté en Tunisie est fixé sur la base du calcul du taux de la pauvreté monétaire, selon des critères définis. Est considéré comme pauvre celui qui, dans le milieu urbain, dépense annuellement 1085 dinars, 1050 dans une circonscription municipale et 952 dans le milieu rural. Ainsi, au-delà de cette somme, la personne en question n’est pas considérée comme pauvre.

Le calcul du taux de pauvreté se fait tous les cinq ans sur la base d’enquêtes relatives aux dépenses et consommation des ménages, soulignant que le dernier recensement effectué en 2015 a donné une proportion de 1 million 700 mille pauvres en Tunisie.

Ainsi, cela donne un taux de 15,2% de pauvres en milieu urbain, 10,1% dans les circonscriptions municipales et 26% en milieu rural. Limiter le taux de pauvreté dans les régions intérieures figure parmi les priorités de la Stratégie nationale d’intégration sociale et de lutte contre la pauvreté.

Cette stratégie se base sur deux dimensions dont la garantie de complémentarité entre les différents intervenants sur plusieurs plans, central, régional et local, et une nouvelle dynamique à travers la rénovation sociale et la lutte contre la pauvreté.

D’ailleurs, le gouvernement de Youssef Chahed avait annoncé que dans le cadre de la loi de finances pour l’exercice 2019, une série de mesures ont été prises, visant à soutenir les catégories aux faibles revenus.

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La Tunisie a enregistré, notamment ces derniers jours, une reprise du trafic passagers et du tourisme, en dépit du récent attentat-suicide qui a eu lieu à l’Avenue Habib Bourguiba, à Tunis. Les professionnels du secteur ont martelé que les attaques de ce type peuvent survenir dans n’importe quelle ville, Berlin, Paris, Nice, etc., nous le rappellent au quotidien. C’est comme tirer le mauvais ticket à la loterie. Signalons qu’aucune annulation de réservation touristique n’a été enregistrée et de nombreux visiteurs comptent passer leurs vacances hivernales dans notre pays, comme si rien ne s’était produit le 29 octobre 2018 au centre ville de la capitale.

Le secteur du tourisme a pu sortir du creux de la vague deux ans après l’attentat perpétré dans la station balnéaire de Sousse, lequel avait provoqué la mort de 38 touristes. Cette lâche opération terroriste n’a pas pu abattre le secteur, tous les cadres et agents relevant des ministères de la Défense et de l’Intérieur ayant apporté la preuve de leurs compétences dans la lutte contre le terrorisme.

Selon des données publiées par la présidence du gouvernement, du 1er janvier au 10 octobre 2018, les recettes touristiques se sont élevées à plus de 3,257 milliards de dinars, soit une hausse de 46,1% par rapport à la même période de 2017.

Les recettes en euro ont progressé de 26,8% pour s’établir à un peu plus de 1 milliard, et celles en dollar ont enregistré une croissance de 36,4% pour atteindre 1,268 milliard, au cours de la même période.
S’agissant des entrées aux frontières, le nombre de touristes ayant visité la Tunisie jusqu’au 20 octobre 2018 a augmenté de 17% pour se situer à 6,719 millions de personnes.

Les touristes européens se taillent la part du lion avec 43,9% des entrées. Par nationalité, les Français viennent en première position avec 663.221 touristes, en évolution de 38,5%, suivis par les Russes (591.152) et les Allemands (246.110).

En ce qui concerne les marchés traditionnels de la Tunisie, la première place revient aux Algériens (plus de 1,990 million d’entrées, en hausse de 4,1%), suivis par les Libyens dont les entrées se sont élevées à 1.175.493 touristes (+11,4%).
Le nombre des touristes chinois a augmenté de 43,3% pour atteindre 21.873 personnes, jusqu’au 20 octobre 2018.

C’est vrai que le secteur du tourisme avait subi de lourdes pertes depuis les attaques de Sousse et du Bardo, néanmoins le gouvernement d’union nationale a multiplié ses actions et ses efforts pour corriger la trajectoire, notamment la mise en place de l’état d’urgence, pour tenter de rassurer les voyageurs et les partenaires étrangers. Et manifestement ça paye!

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La Tunisie a été fortement touchée ces deux derniers jours par des pluies diluviennes provoquant d’importants dégâts matériels et des pertes en vies humaines. Les zones les plus sinistrées sont les gouvernorats du Grand Tunis, Nabeul, Kasserine, Sidi Bouzid, le Kef et Jendouba.

Selon un dernier bilan annoncé par les services de la protection civile, 6 personnes sont décédées suite aux crues. Un homme de 40 a été retrouvé mort à l’Oued Skhirat à Firiana (gouvernorat de Kasserine). Un petit garçon de cinq ans est mort noyé à Sabalet Asker (Sidi Bouzid) et un citoyen de 48 ans est décédé dans la ville de Nawar, à Nabeul.

De même, deux corps ont été retrouvés à Sidi Asker et Dahmani dans le gouvernorat du Kef. De plus, deux personnes sont portées disparues après avoir été emportées par les eaux, à El Ayoun (Kasserine) et par l’Oued Hnaynia à Nadhour (Nabeul). Ces inondations ont également causé d’importants dégâts, dans l’activité agricole et notamment les cultures des fruits, légumes, arbres fruitiers et l’élevage du bétail.

Inondation : Évaluation des dégâts causés aux citoyens

Le ministre du Commerce Omar Behi a annoncé, dans une déclaration  aux médias, qu’une commission technique chargée de l’évaluation des dégâts causés aux citoyens par l’inondation d’oued Tessa lié au barrage Mallague survenue dans la nuit de mercredi au jeudi et dont le débit moyen s’élève à plus 1000m3/mn, sera formée.

Ila précisé que la commission évaluera les dégâts des agriculteurs dans les régions de Lâazima, Mnasria, Souk Essebt et Trakhana, aux fins de leur dédommagement. Il a été dans ce contexte, décidé d’accélérer le travail de cette commission de manière à tenir compte du fait que ces inondations coïncident avec les préparatifs de la saison céréalière et des pâturages.

Et d’ajouter que le fonds national de solidarité se charge de distribuer des aides aux personnes dans le besoin, dès ce soir.
La situation socioéconomique des agriculteurs oblige la commission formée par le ministre du Commerce à accélérer son travail et à débourser les dédommagements dans les plus brefs délais afin d’assurer le bon déroulement de la saison de l’emblavage.

On rappelle que l’UTAP avait annoncé que les pertes causées par les inondations aux agriculteurs de Nabeul s’élèvent à 150 têtes de bétail, en plus des pertes matérielles…Les agriculteurs eux-mêmes  dans cette région ont pu constater l’ampleur des dégâts qu’ils ont subis. Un agriculteur a affirmé sur une radio privée que 45% des plantations d’agrumes à Bouargoub ont été emportées par les eaux des dernières pluies.

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Des pluies diluviennes font des dégâts terribles depuis ce matin du mercredi 17 octobre 2018 dans le gouvernorat de Kasserine. Les cours d’eau ont débordé et ont engendré des inondations qui ont tué deux personnes. Selon des données rapportées par les médias tunisiens, les unités de la protection civile dans cette région sont en train de chercher un citoyen qui a été emporté par les eaux de pluie sur l’un des fleuves de la délégation de Laayoune. Un bilan, hélas, provisoire puisqu’on s’attend à une montée exceptionnelle aujourd’hui…

A titre préventif, les autorités locales ont décidé de suspendre les cours dans tous les écoles et lycées du gouvernorat de Kasserine en raison de l’augmentation de la crue de l’eau dans plusieurs délégations et notamment, la délégation de Majel Belabas, Feriana, Aoun. Des écoliers et des lycéens ont été secourus par les unités de l’armée et de la protection civile.

Des photos publiées en ce moment sur les réseaux sociaux, par des habitants du gouvernorat de Kasserine, font état de la gravité de la situation de l’infrastructure, dont l’effondrement d’un pont dans la région de Majel Bel Abess. Les eaux ont également envahi les rues, entrant dans les maisons, les institutions publiques, des points de commerce, des boutiques…

A noter que le ministère de l’Intérieur a publié, ce mercredi, une liste d’une quinzaine de routes sur lesquelles la circulation a été coupée à cause des fortes pluies s’abattant sur le pays.

Pour sa part, la direction générale de la garde nationale a appelé les usagers de la route à faire preuve de circonspection en raison d’importantes chutes de pluies sur plusieurs régions ayant causé la suspension de la circulation sur plusieurs routes.

Elle a également attiré l’attention des usagers de la route sur la nécessité de prendre les précautions nécessaires et de respecter les distances de sécurité et de ne pas prendre de risques dans les cours d’eau, de réduire la vitesse et de respecter les règles du code de la route. Deux numéros ont été mis à disposition pour toute demande d’aide : 71.963.512,  71.960.448.

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A vrai dire, les opérateurs tunisiens ont longtemps privilégié les relations économiques avec les marchés traditionnels européens et ce, au détriment d’autres marchés qui offrent, pourtant, beaucoup opportunités. Nul doute que les marchés africains sont à la tête de ces marchés “fortement négligés”.

Aujourd’hui des hommes d’affaires dont certains très en vue font tout pour rattraper ce retard, conscients de ce qu’ils ont à gagner. Cependant, ce retard est-il rattrapable aussi facilement ? Avons-nous nos chances dans un marché où sont déjà solidement campés d’autres pays concurrents de la région, à l’instar du Maroc, sans parler des géants (Chine, France, Turquie, etc) ?

La Tunisie est appelée, aujourd’hui, à relancer le partenariat avec les pays africains, notamment à travers la multiplication des missions économiques dans plusieurs pays du continent, ainsi qu’à travers l’engagement des entreprises tunisiennes opérant dans le secteur des services à investir en Afrique et à créer des joint-ventures en coopération avec des entreprises africaines, dans le cadre d’une approche basée sur l’échange d’expertises et l’interdépendance des intérêts.

Il est à signaler que le taux d’exportation tunisien vers les pays africains est en évolution. En 2007, la Tunisie a exporté pour 277 millions de dinars (MD), 357 MD en 2008, 407 MD en 2009 et 530 MD en 2010. D’une année à l’autre, le volume dépasse les exportations vers les autres continents de l’ordre de 30%. Trois secteurs sont déterminants : celui des industries diverses qui représentent 36.5% du total des exportations tunisiennes vers l’Afrique, les produits agroalimentaires qui pèsent 30%, et les produits mécaniques 25%. Le textile ne représente que 6% et 0,8% pour le cuir et chaussures… Pour 2010, les principaux clients de la Tunisie sont l’Éthiopie, le Sénégal, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Congo, et le Gabon.

C’est dans ce contexte que depuis sa création, le Conseil des Affaires Tuniso-Africaines (Tunisia-Africa Business Council, TABC) a été l’une des rares organisations du privé à multiplié les efforts afin d’encourager les investisseurs tunisiens à conquérir l’Afrique. TABC a mis à la disposition des entreprises tous les outils leur permettant de prendre des décisions et d’adopter de nouvelles stratégies de développement dans leurs différentes activités, ce qui va améliorer leur visibilité et leur compétitivité en intégrant les marchés africains et en exploitant de nouvelles opportunités d’investissement.

Convaincu de l’importance du confinent africain, TABC a, à maintes reprises, organisé des missions d’affaires dans plusieurs pays (Mali, Cameroun, Burkina Faso, Guinée-Conakry, Djibouti, etc.), dans l’optique de renforcer davantage la coopération économique entre la Tunisie et son continent, l’Afrique, et de promouvoir des relations fructueuses entre les investisseurs tunisiens et leurs homologues africains.

Il ne reste que le gouvernement se mobilise rapidement et soutienne les efforts de TABC, avec notamment la résolution de plusieurs problèmes d’ordre financier, administratif, logistique entravant l’accès des investisseurs locaux au contient africain.

Récemment approché par Africanmanager lors de l’organisation du Forum économique tuniso-djiboutien organisé par TABC au siège de l’UTICA, Mohamed Alexis, chargé de Mission auprès du Président de la République du Djibouti, a salué les efforts considérables qui ont été toujours consentis par le président de TABC, Bassem Loukil, affirmant que «TABC parcourt aujourd’hui le contient africain, il déploie des efforts considérables en se déplaçant continuellement sur le contient africain. Nous savons que malheureusement et pendant des décennies les relations Nord-Sud n’ont rien donné“.

Aujourd’hui nous sommes dans une dynamique d’émergence du contient africain et que quand supportés par une communauté comme ça et avec de la valeur reconnue nous réussissions l’organisation d’un tel forum, c’est un moyen de permettre à chaque acteur africain de collaborer, de travailler avec les autres parce qu’il revient d’abord aux Africains de croire en l’Afrique tout en tissant un partenariat sain et une relation de bonne intelligence qui permet aujourd’hui de miser non seulement sur les compétences mais aussi sur les diverses expertises», a déclaré Alexis.

Et d’ajouter : «La visite du chef de l’Etat Djiboutien ici en Tunisie, qui a rencontré son homologue tunisien, représente le début d’un remariage ; il n’y a eu pas de divorce mais c’est un remariage entre les deux pays, après il s’agit bien évidement pour nos acteurs à la fois politiques et économiques de promouvoir justement les relations tuniso-djiboutiennes et d’encourager les acteurs économiques tunisiens à visiter le Djibouti».

On rappelle que le président du Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, a effectué une visite de travail en Tunisie du 2 au 4 octobre 2018 pour assister entre autres au Forum économique tuniso-djiboutien qui s’est tenu au siège de l’UTICA. Guelleh était accompagné d’une délégation multisectorielle d’hommes d’affaires djiboutiens.

Lors de cette visite, six accords de partenariat ont été signés entre la Tunisie et la République du Djibouti, ces accords concernent plusieurs secteurs à l’instar du transport maritime, du tourisme, de l’économie numérique, de l’exemption mutuelle de visas d’entrée pour les titulaires de passeports diplomatiques ou de service…

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Les travaux de la première édition du Forum économique tuniso-libyen ont débuté aujourd’hui jeudi 27 septembre 2018 à Tunis. De hauts responsables et plus d’une centaine d’hommes d’affaires tunisiens et libyens étaient présents pour discuter des opportunités de partenariat dans divers secteurs.

Intervenant au cours de ce forum, Bassem Loukil, président de TABC (Tunisia-Africa Business Council), a déclaré : «Nous entretenons de très bonnes relations avec la Libye et nous devons soutenir notre voisin et partenaire historique, et œuvrer ensemble pour la relance économique tuniso-libyenne et l’intégration maghrébine, relance libyenne qui se confirme et qui contribuera aussi à la relance de l’économie tunisienne».

Et d’appeler à l’instauration d’un canal privilégié pour tous les secteurs de l’économie tunisienne auprès des autorités libyennes compétentes, et inversement, afin de relancer les échanges commerciaux et l’investissement en Libye notamment en facilitant le financement des opérations entre les deux pays.

Sur un autre volet, Bassem Loukil a affirmé que la Banque tuniso-libyenne compte signer plusieurs accords avec des investisseurs tunisiens pour la création en Tunisie de plusieurs usines (transformation de produits agricoles et des cimenteries).

Quant au chef du gouvernement, Youssef Chahed, il a affirmé que les domaines de partenariat entre la Tunisie et la Libye sont multiples et remontent à plusieurs années. Il a ajouté que le gouvernement d’union nationale œuvre à renforcer sa coopération avec la Libye qui demeure un partenaire stratégique, ajoutant que de gros projets sont prévus entre les deux pays dans divers domaines à l’instar de l’énergie, l’électricité (programmes de production et d’importation d’énergie) et la création de la zone de libre-échange à Ben Guerdane.

Pour sa part, le ministre tunisien du Commerce, Omar El Behi, a indiqué lors de son intervention que le gouvernement est en train d’examiner la possibilité d’instaurer le projet “pétrole contre marchandises tunisiennes», avec la Libye, précisant que la Tunisie souffre d’un déficit énergétique et la Libye importe de grandes  quantités de marchandises. Il a ajouté que la Tunisie œuvre afin d’augmenter la valeur de ses échanges commerciaux (transport maritime, aérien) avec la Libye, rappelant que les échanges étaient de plus de 3 milliards de dollars en 2011.

A noter que les travaux de la première édition du Forum économique tuniso-libyen s’étaleront sur deux jours, le forum a pour objectif de permettre aux chefs d’entreprises tunisiennes et libyennes de se retrouver, de se concerter mais aussi et surtout d’améliorer les échanges très importants qui existaient déjà avant 2011.

Organisée à l’initiative de TABC, la rencontre vise également un meilleur rapprochement industriel et économique entre la Tunisie et la Libye et apporte tout le soutien nécessaire pour booster la coopération, les échanges commerciaux ainsi que les investissements entre pas moins de 200 hommes d’affaires tunisiens et libyens.

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C'est le paradis des prix... ou presque, selon le ministre

Depuis des années, les prix des fruits et légumes connaissent une flambée vertigineuse dans tous les gouvernorats du pays. Des légumes qui étaient accessibles pour les petites et moyennes bourses sont devenus hors de portée. Cette hausse reste souvent inexplicable, les commerçants et les responsables se rejettent la balle tandis que le citoyen lambda peine à remplir son couffin avec les produits de consommation les plus essentiels comme la tomate et le piment !

Selon des données officielles récemment dévoilées par le ministre du Commerce, Omar El Behi, les prix des légumes ont enregistré une baisse de 30 à 40% par rapport à 2017. Au cours de l’année 2018, le prix de la tomate a connu une baisse de 19%, le piment de 24%.

En ce qui concerne le prix de la viande blanche, un recul de 14% a été signalé. S’agissant des viandes rouges, les prix de vente ne dépassent pas les 23 dt pour le kilogramme. Concernant les fruits, une baisse a été également confirmée, à l’instar des pommes (8%), les raisins (7%), les figues (2%) et ce au cours du mois d’août 2018.

C'est le paradis des prix... ou presque, selon le ministre

C’est grâce à la campagne de contrôle entamée par son département dont le but était de préserver le pouvoir d’achat du citoyen que les prix ont baissé. D’ailleurs et dans le même contexte, 200 mille descentes ont été menées par les brigades de contrôle économique, qui se sont soldées par 24 mille infractions relevées dans plusieurs espaces (restaurants, hôtels, marchés, petits commerces…). Dans ce sens, le ministre du Commerce a mis en exergue l’importance de mettre en place un système de pesage et de facturation électroniques dans les marchés de gros, afin d’optimiser le contrôle des circuits de distribution, garantir une meilleure maitrise des prix, renforcer la transparence des transactions commerciales et faciliter la tache des agents de contrôle économique.

L’instauration de ce système, selon le ministre, constitue l’une des composantes du programme de réhabilitation des circuits de distribution des produits agricoles et de pêche selon les normes légales et procédurales.

La question de la hausse des prix de produits de consommation semble constituer l’une des priorités du gouvernement, qui considère la guerre contre la montée des prix comme la troisième priorité de son plan d’action après la lutte contre le déséquilibre régional et la lutte contre le chômage. C’est dans ce contexte que des mesures ont été prises pour juguler l’inflation, dont l’ajustement de la liste des produits subventionnés et la fixation du prix de certains produits alimentaires.

De même, une série d’autres mesures a également été annoncée, notamment le durcissement des contrôles des prix en amont et dans les points de vente, le renforcement des contrôles frontaliers, la régulation du marché par l’importation de certains produits et la constitution de stocks de régulation.

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Les professionnels du textile et de l’habillement estiment nécessaire de hâter la mise en œuvre de nouvelles approches et mesures concrètes afin de relancer ce secteur et accéder à de nouveaux marchés étrangers.

Selon eux, si ces mesures étaient appliquées, leurs fruits rejailliraient sur toutes les entreprises actives dans ce domaine et seraient à même d’assurer un saut qualitatif du secteur qui se heurte depuis des années à une multitude de contraintes financières et commerciales.

C’est dans ce contexte qu’une journée de contacts professionnels B to B dans le secteur du textile-habillement a été organisés ce lundi 24 septembre 2018 au Centre de promotion des exportations, où de nombreux professionnels tunisiens et français étaient présents pour exposer leurs divers produits ( lingerie, jeans, maille, les accessoires de confection…). Cette rencontre a pour objectif de renforcer le secteur du textile- habillement tunisien et d’encourager les industriels tunisiens à conquérir de nouveaux marchés et booster les exportations vers l’Europe.

C’est aussi une initiative lancée par le centre de promotion des exportations afin de mieux valoriser l’image de l’industrie tunisienne du textile-habillement notamment en France et d’explorer de nouvelles opportunités et de partenariat sur plusieurs autres marchés.

Interrogés par Africanmanager, de jeunes industriels tunisiens participant à cette journée y ont vu “une rencontre très importante”leur offrant l’opportunité vivement souhaitée de nouer des affaires de partenariat et de coopération stratégique avec leurs homologues français dans le secteur de l’habillement.

D’autres ont appelé les parties concernées par ce domaine à multiplier les efforts et à soutenir davantage les jeunes professionnels désirant conquérir plusieurs autres marchés. Ils ont insisté sur l’importance de la facilitation de procédures administratives et financières pour qu’ils puissent écouler leurs produits à l’étranger.

A vrai dire et après un long déclin, le secteur du textile-habillement a pu retrouver son chemin, grâce aux mesures de redressement qui ont été prises par le gouvernement d’union nationale au profit de secteur qui représente une manne de croissance économique.

En dépit des bouleversements et de changements survenus aussi bien au niveau national qu’ international, ce secteur a pu conserver tout son poids dans l’industrie tunisienne, il joue un rôle primordial dans la réalisation des équilibres économiques et sociaux, l’amélioration de la balance commerciale, les exportations ainsi que la création d’emplois.

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Behi : 10 ML de lait importés pour l'approvisionnement régulier du marché

Lors d’un point de presse tenu vendredi 21 septembre 2018 au palais du gouvernement à la Kasbah, le ministre du Commerce Omar Behi a rassuré les consommateurs tunisiens sur le bon approvisionnement du marché en lait et a catégoriquement démenti les informations selon lesquelles une augmentation des prix de vente de ce produit est envisagée par le gouvernement.

Il a affirmé que la production du lait en Tunisie est à plus de 600 millions de litres annuellement ajoutant que l’Etat vend 1,9 millions de litres de lait vendus par jour.

Et d’indiquer que le pays possède 20 millions de litres de ce produit de consommation de base.
Sur un autre volet, il a précisé que l’importation de 10 millions de litres de lait qui représente 4 ou 5 jours de consommation, soit moins de 2% de la production nationale, a pour objectif d’assurer l’approvisionnement régulier du marché.

En effet, il a signalé qu’en 2017, plus de 20 millions de litres de lait ont été exportés contre plus de 12 millions de litres en 2016.

De même et selon lui, en 2018, nous avons exporté plus de 15 millions de litres et ce en dépit des impacts négatifs de la sécheresse et de la contrebande des bovins sur la production laitière.Le but de cette exportation est de garantir la continuité de l’approvisionnement des marchés extérieurs,a-t-il noté .
S’agissant de la lutte contre la spéculation et les infractions économiques , il a annoncé que 200 mille descentes ont été menées par les brigades de contrôle économique, qui se sont soldées par 24 mille infractions relevées dans plusieurs espaces ( restaurants, hôtels, marchés, petits commerces….).

Pour sa part, le ministre de l’Agriculture,des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Bettaieb, présent à cette conférence de presse, a affirmé qu’il n’y aura aucune hausse des prix du lait ajoutant que tous les produits agricoles sont disponibles sur les marchés tunisiens et que la Tunisie a pu réaliser son autosuffisance dans les divers produits agricoles.

On rappelle que la pénurie du lait enregistrée depuis un bon moment, a suscité la colère des consommateurs tunisiens qui ont lancé un cri de détresse sur les réseaux sociaux appelant ainsi le gouvernement à intervenir dans les brefs délais.

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Une conférence de presse a été organisé mardi 18 septembre 2018 au siège de l’IACE pour annoncer les grands axes de la 5e edidtion du forum international DSI (direction de systèmes d’information) “Think digital…Be digital“, qui aura lieu du 16 au 18 octobre prochain à la Medina Yasmine Hammamet.

Il s’agit d’un grand évènement organisé en partenariat par l’association internationale futur network et le club DSI en Tunisie. Intervenant au cours de ce point de presse, Naceur Kchaou, président du comité d’organisation, a annoncé que”plus de 400 participants nationaux et internationaux seront présents à ce forum. De même, plus de 20 conférences et des workshops thématiques seront organisés pas les partenaires de cet événement“.
Et d’ajouter que cette édition accordera un grand intérêt au continent africain afin de nouer des partenariats et d’échanger des expériences et de nouvelles approches entre la Tunisie et les pays africains.
Sur un autre volet, Kchaou a fait savoir que l’Algérie sera représentée dans cette édition par de hauts responsables de DSI dans l’optique de renforcer des coopérations dans le domaine digital et la technologie en général.
Cette rencontre est l’occasion d’échanger les expériences entre DSI, d’aborder les nouveaux enjeux-métiers et de discuter des moyens pour faire face aux enjeux du numérique.
Ce forum qui s’étalera sur trois jours sera marqué par des débats fructueux entre des participants tunisiens et étrangers, traitant ainsi tous les aspects du digital.
Cela débutera par le lancement d’une stratégie digitale qui prendra en considération le coeur du métier de l’organisation, aussi bien que toutes les fonctions de support que sont le concept “Think Digital“.
Cette stratégie, selon les organisateurs, sera détaillée durant le keynote du forum ainsi que lors de la table ronde des CEO.
En effet, le débat portera également sur la transformation digitale qui aura pour mission de traduire la stratégie digitale en un plan d’action pour les différents “business lines” aussi bien que les départements de support. C’est la logique de la stratégie digitale représentée par les deux points successifs du concept “Think Digital“.
On signal également que ce forum va couvrir tous les aspects d’opérationnalisation de la stratégie digitale en abordant l’impact de la digitalisation sur trois axes (people, process, technology)…

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Italcar, concessionnaire et distributeur exclusif de plusieurs marques de voitures et de camions en Tunisie (Fiat, Alfa Romeo, Lancia, Fiat Professional, Iveco et Jeep), a organisé mercredi 5 septembre 2 2018 une cérémonie de la journée du savoir afin de décerner des prix aux enfants des employés d’Italcar ayant obtenu les meilleures moyennes durant l’année scolaire 2017-2018.

Lors de ce meeting qui a été marqué par une ambiance chaleureuse et conviviale,  en présence de nombreux élèves accompagnés de leurs parents, le directeur général d’Italcar, Kais Krima, a déclaré : «Nous sommes très contents d’organiser cette journée du savoir. Nous sommes une grande famille, tous les staffs de la grande société collaborent ensemble et nous sommes très fiers de travailler en tant qu’une équipe. Nous sommes également très heureux d’accueillir nos brillants élèves pour les récompenser. Nous leurs souhaitons toujours beaucoup de succès».

De nombreux parents présents à cette cérémonie et interrogés par Africanmanager ont exprimé leur vive joie pour la grande attention accordée depuis des années par la société Italcar et ont également remercié leurs collaborateurs pour leur soutien, leur générosité et leurs encouragements.

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Depuis quelques jours, de violents affrontements opposent des milices tripolitaines loyales au gouvernement d’union nationale à un groupe armé dans la banlieue sud de Tripoli. Des statistiques officielles rapportées par le ministère de la Santé libyen relèvent que 27 personnes ont été tuées et 91 blessées, dont la plupart sont des civils.

Par ailleurs lors des combats, quelque 400 détenus se sont évadés après une émeute dans leur prison située dans la banlieue sud de la capitale libyenne, Tripoli.

Suite à la dégradation de la situation sécuritaire et sociale, l’activiste et président de l’Observatoire Tunisien pour les Droits de l’Homme, Mustapha Abdelkebir, a appelé dans un post publié sur son compte facebook le gouvernement Chahed, la présidence de la République et l’ARP à sauver les Tunisiens détenus dans les prisons libyennes, après les derniers affrontements meurtriers entre des groupes armés rivaux.

Le défenseur des droits de l’homme a, ainsi, appelé les autorités tunisiennes à coordonner avec les organisations internationales, les responsables et tous ceux qui détiennent le pouvoir en Libye à libérer plus de 300 Tunisiens détenus dans les prisons de Tripoli.

Selon Abdelkebir, les affrontements meurtriers en Libye et le contrôle d’une vaste région dans le pays dont la prison de « Rouimi » mettraient en péril la vie de 300 Tunisiens, détenus en Libye.

« Plus de 30 femmes tunisiennes se trouvent actuellement dans les prisons libyennes alors que 40 enfants sont toujours dans des centres d’accueil », a-t-il affirmé.

Dans une Libye en proie au chaos et à la dégradation de la situation sécuritaire, plusieurs Tunisiens ont été incarcérés dans les prisons pour des délits qu’ils n’ont pas commis.

Les arrestations arbitraires de nos ressortissants en Libye avaient scandalisé une bonne partie de l’opinion publique, alimentant ainsi les accusations sur l’incapacité des autorités tunisiennes à protéger leurs ressortissants, victimes d’enlèvements, de torture, de maltraitance, du fait de l’absence d’un Etat digne de ce nom en Libye.

Des proches de ces détenus, démoralisés, désespérés, en sont réduits à faire des sit-in périodiques pour obtenir du gouvernement qu’il fasse la lumière sur cette sombre affaire qui discrédite la diplomatie tunisienne.

Abdelkebir avait affirmé à Africanmanager que de nombreux Tunisiens ont été incarcérés dans les prisons libyennes suite à de fausses accusations. Ces détenus, qui sont issus de différentes régions du pays, étaient dans des conditions inhumaines.

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Les régions du sud du pays ont enregistré le taux de chômage le plus élevé en Tunisie au cours du deuxième trimestre de 2018. Ces régions souffrent également de taux de pauvreté très élevés, de l’absence de vision stratégique et d’un modèle de développement clair et répondant au mieux aux besoins de ces gouvernorats.

Le Sud-est est doté de plusieurs atouts lui permettant de se classer dans les premiers rangs des régions développées, mais ils ne sont pas exploités

D’ailleurs des statistiques de l’Institut national des statistiques (INS) ont révélé en particulier que la région de Tataouine occupe la première place au niveau national avec un taux de chômage atteignant 32,4%. Les mêmes données indiquent que le taux de chômage au niveau national a atteint 15,3% et 626,1 mille chômeurs.

S’agissant de la répartition géographique, il ressort que le sud-est (Gabès, Médenine et Tataouine) est classé en seconde position avec un taux de chômage de 24,3% et plus de 80 mille chômeurs.
En revanche, le centre-est (Sfax, Mahdia, Sousse et Monastir) a enregistré le taux de chômage le plus faible avec 9,7% et 93,3 mille chômeurs. Dans le Grand Tunis (Tunis, Ben Arous, Ariana et Manouba) le taux de chômage enregistré est de 17% et le nombre des sans emploi est de 191,1 mille.

Création de plusieurs postes d’emploi

Selon des données officielles, un accord final a été conclu concernant le projet de Gaz de Tataouine dont les travaux seront lancés le 1er octobre prochain et prendront fin en 2020. Ce pipeline d’une longueur de 94 km permettra l’approvisionnement du gouvernorat de Tataouine et les régions limitrophes, en gaz naturel et gaz mis en bouteille d’une part, et le développement de l’industrie, la relance de l’économie et la réalisation des projets dans la région, d’autre part.

Ce projet, dont le coût est estimé à 400 millions de dinars, favorisera près de 250 postes d’emploi, et forme une partie du projet de développement du champ de gaz Naouara à Tataouine dont le coût est estimé à 3000 millions de dinars, a ajouté le responsable, signalant que la capacité de production de ce champ est estimée à 2.7 million m3 par jour.

De même, les travaux de construction d’une usine de production de gypse ont démarré depuis le début de l’année en cours, à Ezzahra, dans la délégation de Tataouine-nord. L’entreprise devra entrer en exploitation à l’orée 2020. D’un coût de 30 millions de dinars, l’usine devra produire, dans une première étape, 300 tonnes de gypse, par jour, et embaucher 70 cadres et agents.

Quatre concessions d’exploitation de gypse accordées, auparavant, ont été retirées par le ministère de l’Industrie, à cause du retard dans l’exécution. La région de Tataouine est dotée du plus grand gisement de gypse, en Tunisie. Elle est classée au 4e rang mondial dans ce domaine.

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Italcar, concessionnaire en Tunisie des véhicules du groupe FCA et ses marques, Fiat, Fiat Professional, Alfa Romeo, Jeep, Lancia et Iveco, a confié à l’artiste et designer d’événements Dali Diva la ustomisation
d’une Fiat 500 sous le slogan « SimplementHappy ».

Pendant deux jours au showroom Italcar sur les Berges du Lac à Tunis, l’artiste a donné libre court à son imagination et a entièrement revêtu le véhicule d’une combinaison de couleurs et de graphiques selon sa
démarche artistique intitulée #SimplementHappy, autrement dit fondée sur la joie et la bonne humeur.

Selon le directeur général d’Italcar Kaïs Krima, “la vision artistique de Dali Diva a retenu notre attention dans le sens où elle correspond parfaitement à la philosophie de la Fiat 500 qui est un véhicule légendaire qui a, depuis toujours, été associé à l’allégresse et à l’optimisme, symboles de la Dolce Vita ».
Le modèle #SimplementHappy, customisé par l’artiste tunisien, sera exposé tout au long du mois de septembre 2018 au showroom du Lac.

« C’est une manière pour moi de toucher à l’intelligence émotionnelle de mon public et partager avec lui un concentré de mon univers en mêlant art, musique et événementiel » a souligné de son côté Dali Diva, qui s’est fait connaître entre autres à travers sa série d’événements intitulés #SimplementHappy et caractérisés par des installations réalisées en résine et fibre de verre telles que #Lalanguedanslesnuages ou encore #Lebisoutier ou #alguerythm.

La Fiat 500 fait régulièrement l’objet de nombreuses actions de personnalisations notamment en Italie, son pays d’origine. Elle est disponible dans le réseau du concessionnaire en Tunisie en plusieurs finitions et options de personnalisation.

A noter que la Fiat 500 a été lancée en 1957 et plus de six millions d’unités ont été vendues depuis cette date. Ces chiffres clés résument sa place dans l’imaginaire collectif ainsi que dans le monde de l’automobile. Elle n’a jamais cessé d’interpeller les générations de conducteurs qui se sont succédé. Elle est à la fois un emblème de la démocratisation de l’automobile et un produit qui a exercé un réel impact social. Ce n’est pas par hasard si une voiture de la série F de la 500, produite entre 1965 et 1972 – la version la plus appréciée jamais produite – a intégré les collections permanentes du MoMA, le célèbre musée d’art moderne de la ville de New York.

La voiture est commercialisée dans plus de 100 pays à travers le monde et 80 % des ventes sont réalisées hors d’Italie, ce qui en fait le modèle Fiat le plus mondialisé.

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Après que l’Algérie avait confirmé depuis le 25 août 2018 que deux personnes sont mortes du choléra alors que 139 autres malades ont été hospitalisés, la Tunisie, la Libye et le Maroc se sont mobilisés et ont annoncé une série de mesures préventives afin d’échapper à la propagation de cette épidémie.

En Tunisie, les craintes se fondent notamment sur la nature des liens avec l’Algérie (à l’instar du flux humain, commerce dans les régions transfrontalières, cours d’eau transfrontaliers), mis en perspective avec les modes de transmission multiples de l’épidémie !

C’est dans ce contexte que le directeur de l’hygiène du milieu et de la protection de l’environnement au ministère de la Santé, Mohamed Rabhi, a affirmé que les autorités tunisiennes suivent de près l’évolution de la situation au sujet de l’épidémie du choléra en Algérie. Il a précisé que «le ministère de la Santé est en train de suivre la situation, compte tenu de la proximité géographique entre la Tunisie et l’Algérie, mais également des échanges entre les deux pays au niveau commercial et touristique», a-t-il dit.
Et d’ajouter que «le choléra se propage à travers les eaux. De ce fait, nous surveillons minutieusement les eaux tunisiennes. D’ailleurs, une cellule spéciale a été créée pour suivre l’évolution de la situation. Aucun cas de choléra n’a été enregistré» dans le pays jusqu’ici, a-t-il affirmé.

Pour se protéger du virus en question, Rabhi recommande de mettre l’accent sur une bonne hygiène de vie et d’éviter les eaux en provenance de sources non sécurisées et non contrôlées. «Nous recommandons de se laver régulièrement les mains, au même titre que les fruits et légumes», a-t-il encore ajouté.

A noter que le choléra est une maladie diarrhéique aiguë, provoquée par une bactérie, le Vibrio cholerae. Ses principaux symptômes sont des vomissements, de violentes diarrhées et des douleurs abdominales. Dans près de la moitié des cas, elle entraîne la mort si aucun traitement n’est dispensé à temps. Chaque année, elle tue jusqu’à 143.000 personnes dans le monde, sur près de 4 millions de cas recensés, principalement dans les pays où sévissent les guerres, la pauvreté et les catastrophes naturelles.

On rappelle également que le dernier cas confirmé du choléra en Algérie remonte, quant à lui, à 1996. En juin 2003, la banlieue d’Oran connut même 14 cas de peste bubonique, provoquant ainsi la mise en quarantaine d’un village entier, comptant 1.200 personnes. Des carences au niveau du système de santé, mais aussi la défaillance des autorités locales à assurer des conditions d’hygiène correctes dans leurs circonscriptions respectives, sont régulièrement relevées.

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La Chambre syndicale de la parfumerie et de la cosmétique a, à maintes reprises, lancé un cri de détresse quant à la survie de certaines entreprises du secteur, suite à l’augmentation de plusieurs taxes relatives au secteur de la parfumerie et de la cosmétique, appliquées dans le projet de la loi de finances 2018, tant au niveau des matières premières qu’à celui des produits finis.

Suite à cette mesure, le marché parallèle a profité de la situation avec des produits moins chers ou de contrefaçon privant ainsi l’Etat des ressources fiscales qu’il escomptait, sans parler des risques sur notre santé !

Hatem Meziou, président de la Chambre syndicale des industriels de parfumerie et de cosmétique, a indiqué dans une interview accordée à Express fm que «la consommation des produits cosmétiques et de parfums a baissé cette année d’environ 20 % en volume» et que les prix de ces produits ont augmenté d’environ 50%, “bien que les industriels aient beaucoup réduit leurs marges de profit».

D’après Meziou, la loi de finances de 2018 et l’inflation ont leur part dans la hausse des prix de ces produits. «Lorsque l’écart de prix entre l’informel et le formel devient important, on ouvre la porte à l’informel», a-t-il indiqué.

Il a, également, déclaré que «la loi qui régit la distribution est non conforme aux besoins du marché dans la situation actuelle», qu’elle doit évoluer et que le secteur des produits cosmétiques et de la parfumerie souffre d’une asphyxie financière. «La Banque centrale depuis une année exige le financement intégral des factures» aux industriels de ce secteur lors de leurs opérations d’importation.

Le président de la Chambre syndicale des industriels de parfumerie et de cosmétique a, aussi, souligné que les produits issus du circuit de distribution légal sont soumis au contrôle et portent des mentions permettant leur traçabilité et a déconseillée l’achat des produits cosmétiques et de parfums en cas d’absence de ces mentions.

Le secteur de la parfumerie et des cosmétiques assure entre 9 mille et 10 mille emplois directs et, d’après Meziou, il pourvoit au moins 10 mille emplois indirects dont une main d’œuvre hautement qualifiée.

Les produits cosmétiques de contrebande envahissent les marchés !

Le phénomène du marché parallèle et de la contrebande de produits cosmétiques a connu, depuis 2011, une ampleur sans précédent, profitant de l’instabilité du pays, du manque de réactivité des autorités concernées et de l’absence de mesures adéquates et efficaces pour contrer son expansion.

Les gens à faible revenu ne prennent pas en considération la qualité encore moins les dates de péremption des produits. Pour des raisons on ne peut plus compréhensibles, seul le prix de vente compte pour eux. Selon des experts, ce commerce de contrebande pour le moins douteux, et qui devrait être sérieusement contrôlé, menace la santé des consommateurs. L’utilisation des produits cosmétiques périmés ou de contrebande peut causer l’apparition de boutons, de squames ainsi que de taches sur la peau…

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Selon le dernier rapport publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), 258 900, c’est le nombre d’immigrés «permanents» qui sont arrivés en France, dont 10,8% au titre de l’immigration économique, contre 38% pour l’immigration familiale, nous apprend le site d’information marocaine Yabiladi.

Les immigrés des pays extra-européens arrivant pour motif économique viennent essentiellement des États-Unis, du Maroc et de Tunisie. «Les Algériens et les Marocains représentaient chacun environ 12% des titulaires d’un premier permis de séjour, suivis des Chinois et des Tunisiens (environ 7% chacun)», indique le rapport de l’OCDE.

«Les titres familiaux sont concentrés sur un nombre plus réduit de nationalités, puisque les trois principales nationalités (Algérie, Maroc, Tunisie) représentent à elles seules 45% des premiers titres délivrés», précise la même source.

L’OCDE relève également que «cette concentration est bien moindre pour les titres économiques ou les étudiants, où les trois principaux pays d’origine représentent environ un tiers des titres (États-Unis, Maroc, Tunisie pour la catégorie économique ; Chine, Maroc, Algérie pour la catégorie «étudiants»).

Toujours selon la même source, “la catégorie où les nationalités sont les plus diversifiées concerne les titres humanitaires, où les trois principales nationalités (Sri Lanka, République démocratique du Congo et Russie) représentent moins d’un quart des titres».

OCDE : 94 000 Tunisiens ont quitté la Tunisie en six ans !

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait fait savoir en 2017 qu’après la révolution, 94 000 compétences tunisiennes ont quitté le pays, dont 84% sont en Europe. Elles sont, pour la plupart, des chercheurs, des hommes d’affaires, des médecins et des universitaires.

D’après la même source, 7% seulement des étudiants en médecine qui partent à l’étranger reviennent en Tunisie. Il n’y a pas que les étudiants en médecine qui rêvent de l’émigration, 8 000 cadres,  1200 hommes d’affaires, 1464 professeurs ont déjà quitté le pays en 2014-2015. Les motifs de cette fuite des cerveaux sont essentiellement d’ordre matériel.

Ces migrants qualifiés sont payés 5 à 10 fois mieux à l’étranger. De surcroît, le budget de la recherche scientifique a chuté, ce qui n’encourage pas les chercheurs à rester dans le pays. Ainsi, la Tunisie figure en 2ème position dans le classement des pays arabes exportateurs de compétences, juste derrière la Syrie.

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Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a récemment annoncé qu’un million 390 mille têtes de moutons de sacrifice sont disponibles en prévision de Aid Al-Idha, contre un million 211 mille têtes de moutons au cours de l’année précédente, soit une hausse de 15%.

Le prix du mouton, de moins de 40 kg, est fixé à 11,5 dinars tunisiens (DT) par kilogramme et à 11 DT/kg pour les moutons de plus de 40 kg.

En Tunisie, les prix du mouton ont connu ces dernières années une augmentation vertigineuse. Il faut débourser entre 350 et 450 dinars pour un mouton de taille moyenne, et entre 500 et 700 dinars pour un plus gros. Résultat : Une bonne frange de la population tunisienne recourt à l’endettement pour l’achat du mouton, pour l’accomplissement du sacrifice, lequel est une “sunna confirmée” !

Des vendeurs de moutons ont récemment fait savoir que «coïncidant avec le mois de Ramadan, la rentrée scolaire, l’affluence des Tunisiens dans les points de vente des moutons de sacrifice de l’Aïd el Idha est très faible cette année, malgré la baisse des prix par rapport à l’année dernière».

Le pouvoir d’achat des Tunisiens est grevé par l’augmentation spectaculaire des prix de plusieurs produits et services, à l’instar de l’électricité, du loyer, des télécommunications, des médicaments, du tabac. Envolée des prix, inflation, chômage, pertes d’emploi, endettement, appauvrissement… Rien n’est épargné aux citoyens ces dernières années !

Selon les estimations de l’Organisation de Défense du Consommateur (ODC) , 55% des Tunisiens n’achèteront pas le mouton d’Aïd Al-Idha cette année. D’ailleurs, depuis la dite Révolution du 14 janvier 2011, près du quart de la population tunisienne est considérée comme pauvre et subit de plein fouet le renchérissement du coût de la vie.

L’offre a, cette année, dépassé la demande et de nombreux paysans ont préféré retourner chez eux avec leurs moutons plutôt que “de vendre à perte“.

Bettaieb : Le prix d’un mouton oscille entre 250 DT et 280 DT !

Lors de sa visite hier 16 août 2018 dans l’un des points de vente sis au gouvernorat de Ben Arous, le ministre de l’Agriculture, Samir Bettaieb, a affirmé que le citoyen peut s’offrir un mouton à 250 ou 280 dt pour fêter l’Aid Al-Idhha, ajoutant qu’en cas de maladie détectée, le mouton pourrait être remplacé.

Bettaib a, sur un autre volet, indiqué que 136 points de vente répartis sur 19 gouvernorats ont été mis en place contre 48 points de vente répartis sur 18 gouvernorats l’année dernière.

Et d’ajouter que quelque 367 vétérinaires sont chargés du contrôle sanitaire dans ces points de vente, outre une liste de médecins vétérinaires disponibles dans 24 gouvernorats le jour de l’Aid, a indiqué le ministre à l’agence TAP.

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La Tunisie est devenue officiellement le 20ème membre du COMESA (Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe). Elle ys avait entamé les procédures d’adhésion à ce groupement économique africain en janvier 2016 et a parachevé l’accord d’adhésion en octobre 2017.Le ralliement au COMESA a été acté en présence du ministre du Commerce, Omar Behi.
C’est dans ce contexte qu’une conférence de presse a été organisé ce vendredi 20 juillet 2018 au palais de la Kasbah par Omar El Behi afin de passer en revue l’importance de cette adhésion qui constitue une opportunité propice pour redynamiser l’économie nationale au niveau des exportations  et  soutenir les investisseurs tunisiens.
Intervenant lors de cette rencontre avec les médias, El Behi a assuré que la Tunisie accorde un grand intérêt pour le contient africain et est soucieuse de développer la complémentarité et l’intégration continentale, d’y contribuer d’une manière efficiente, d’impulser l’action de cet important groupement régional, de lui conférer davantage de rayonnement et de consacrer la voie du partenariat et de la coopération économique et commerciale entre les pays membres, dans de l’intérêt des uns et des autres.
Il a précisé que l’adhésion de la Tunisie au COMESA, constitue une opportunité prometteuse pour les secteurs public et privé, les investisseurs et les chefs d’entreprises industrielles et financières, pour la réalisation de partenariats avec leurs homologues dans le reste des pays membres de cet important groupement économique.
Et d’ajouter que ce marché commun qui regroupe 19 pays compte près de 500 millions d’habitants , totalise pas moins de 75 milliards de dollars de transactions commerciales par an entre les pays membres.
Le PIB de la région du COMESA est estimé à environ 1,2 trillion de dollars, se classant ainsi, comme le plus grand des groupements commerciaux dans le monde, avec une valeur des importations annuelles de près de 170 milliards de dollars et des exportations de 120 milliards de dollars.
Cette adhésion au « bloc régional le plus grand d’Afrique » témoigne de la volonté de la Tunisie de consolider ses échanges avec le reste du continent africain. L’objectif étant la libéralisation du commerce intérieur et un marché plus concurrentiel à l’étranger, via notamment une union douanière lancée en 2009.
Dans le même sillage, il a rappelé que le Conseil supérieur des exportations, qui a été réactivé en janvier 2018, vise à soutenir la présence des institutions tunisiennes en Afrique, où 20 décisions ont été prises, dont un tiers pour l’Afrique incluant l’assurance, le transport, le financement institutionnel…
L’Afrique est un véritable chantier !
Alors que le Maroc, la Turquie et l’Egypte ont misé depuis des années sur les pays africains comme terrain d’investissement, les autorités tunisiennes ont pris du retard sur le continent africain, qui regorge pourtant d’opportunités. Les participations tunisiennes se faisaient rares dans une région en construction, en quête d’investissements et de ressources humaines.

Les investisseurs tunisiens  ont un appétit pour l’Afrique, surtout depuis que les horizons se sont bouchés en Europe, le souci, c’est que les hommes d’affaires espèrent bénéficier d’une réelle volonté politique.

Rappelons dans ce contexte qu’un grand intérêt a été accordé par le secteur privé, notamment par l’organisation non gouvernementale Tunisia-AfricaBusiness Council (TABC), qui œuvre depuis longtemps pour s’implanter en Afrique, dans le but de s’introduire auprès des réseaux d’affaires africains et mobiliser les entrepreneurs tunisiens prêts à s’investir, à s’installer en Afrique, à analyser les obstacles et identifier des solutions pour faciliter le commerce et l’investissement sur le continent, essentiellement pour les entreprises tunisiennes…

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Indiscutablement, le port de Radès occupe une place importante dans la chaîne de transport national de par sa spécialisation dans le trafic de conteneurs et unités roulantes, essentiellement le trafic des remorques.

Selon des données officielles, ce port assure 21% du trafic global, 79% du tonnage des marchandises conteneurisées, 76% du tonnage des marchandises chargées dans des unités roulantes, 76% du trafic de conteneurs en EVP, 80% du trafic des unités roulantes et 18% du trafic de navires enregistré dans l’ensemble des ports de commerce Tunisiens.

Malgré sa forte contribution dans l’économie du pays, le port de Radès souffre de plusieurs lacunes, à savoir, son incapacité à accueillir des navires de grand tonnage privant ses usagers de réaliser des économies d’échelle importantes.

Il s’agit également du problème de la durée, une durée moyenne du séjour des marchandises qui est nettement plus longue au port de Radès. Alors que cette durée n’excède pas deux jours dans plusieurs ports européens, elle est estimée au port de Radès à 12 jours, ce qui engendre des frais supplémentaires non négligeables pour les chargeurs.

De nouvelles mesures lancées par le ministère du Transport

Le ministère du Transport a annoncé dans un communiqué rendu public jeudi 19 juillet 2018, une amélioration notable au niveau des services portuaires, durant ces dernières semaines.

Ledit département a également annoncé de nouvelles mesures permettant ainsi de renforcer l’activité du port en question, dont notamment  la réduction spectaculaire des délais d’attente des bateaux dans la zone franche. De ce fait, le délai d’attente des navires ne dépasse plus les 24 heures alors qu’il était autour de 25 jours auparavant.

De plus, la résolution du problème lié à l’encombrement des postes d’accostage des bateaux le long des quais et l’entassement des marchandises dans les sphères de stockage du port.  Il s’agit aussi de la mise en place de nouveaux équipements, d’un coût dépassant les 80 millions de dinars, afin d’améliorer le rendement du port.

Le ministère a également évoqué l’élargissement des quais pour accueillir 12500 conteneurs au lieu des 8000 actuels, et l’acquisition de nouvelles grues de type RTG outre l’entrée en service du système informatique pour la gestion des conteneurs (TOS)  “Terminal Operating System”, qui permettra aux agents de traiter les escales commerciales des navires, dans des conditions opérationnelles idéales.

Le port sera ainsi doté d’un système efficace facilitant la logistique et améliorant la compétitivité du port au niveau méditerranéen.

Il est à noter qu’en 2015, selon les chiffres de la Banque Mondiale, le déficit annuel du port de Radès a dépassé les 300 millions de dollars. Ce déficit est dû au coût du temps d’attente des navires (7 mille dollars/jour), ainsi qu’aux frais de surestaries (indemnités à  payer si le délai de déchargement dépasse le temps autorisé). Cette année là, les conteneurs stockés dans le port de Radès ont atteint le nombre de 12 mille, dont 10 mille remplis de produits importés, et plus de 500 remorques.

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