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Nadia Bentamansourt

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L’Association tunisienne pour l’intégrité et la démocratie des élections (ATIDE) a révélé dans son rapport préliminaire sur l’observation du démarrage du vote pour le second tour de l’élection présidentielle anticipée, un certain nombre d’infractions liées principalement aux préparatifs de l’Instance supérieure indépendantes pour les élections (ISIE), à la violation du silence électoral, à l’activité des sociétés de sondage et à l’usage de faux badges de l’ISIE.

En ce qui concerne les préparatifs de l’ISIE, ATIDE a constaté en particulier que certains de ses membres ne savent pas se comporter avec les observateurs et les électeurs (Centre Bourguiba Amdoun).

L’association a, en outre, relevé que des cameramen ne portant pas de badges ont été autorisés à filmer à l’intérieur de bureaux de vote (centre de Baghdadi de Sfax 2).

Les irrégularités relevées concernent, en outre, l’installation de l’isoloir devant des fenêtres ouvertes (centre Al-Oukhouwa Manouba), l’absence de centres aménagés pour les personnes porteuses de handicap (centre Chebaw à Oued Ellil, à titre d’exemple) et la modification des rangs de trois électeurs dans le registre électoral.

S’agissant de la violation du silence électoral, ATIDE a remarqué qu’une électrice a appelé à voter en faveur du deuxième candidat à l’intérieur du bureau de vote 20 mars à Tébourba, et qu’une voiture de location a appelé les électeurs à choisir le premier candidat (Centre Al-Ahd Al-Jadid à Ras Jbel), en plus de l’utilisation de haut-parleurs par le bureau du parti Ennahdha à côté du bureau de vote Al-Battan.

En ce qui concerne les entreprises de sondage, l’association a indiqué que Sigma Conseil a interrogé les électeurs avant leur entrée dans les bureaux de vote au centre de Bab Chamali dans la circonscription de Sousse et qu’un agent d’Emrhod consulting a appelé les électeurs à voter pour le premier candidat.
Par ailleurs, l’association a noté qu’un citoyen a falsifié et imprimé des badges de l’ISIE (Al-Aram à Gabès).

416 infractions lors de la première semaine de la campagne électorale

Pour sa part, Adel Brinsi, membre de l’Instance régionale de l’Instance supérieure indépendante pour les élections a indiqué que l’instance a enregistré un peu plus de 416 infractions électorales lors de la première semaine de la campagne électorale des présidentielles anticipées.

Des infractions qui ne sont pas qualifiées de crimes électoraux, selon lui, et qui caractérisent toutes les campagnes, comme le fait déchirer des affiches des candidats ou de coller des affiches en dehors des espaces réservés ou encore d’organiser des activités sans en aviser l’ISIE.

Il a fait savoir que la plupart des infractions ont été enregistrées dans les circonscriptions Tunis 1 et 2 (80 infractions) et Sfax 1 et 2. Les infractions enregistrées dans les autres circonscriptions oscillent entre 16 et 20 infractions. « Nous n’avons également pas enregistré des cas de violences entre les équipes des candidats, mais seulement quelques petites altercations.

On rappelle que Kaïs Saïed a remporté la présidentielle  avec 76,9% des voix, selon un sondage sortie des urnes Sigma Conseil. Nabil Karoui aurait lui récolté 23,11% des votes selon ce même sondage.

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La Tunisie a enregistré  ces derniers mois notamment une reprise du trafic passagers et du tourisme, grâce à la diminution des craintes liées à la sécurité et la levée d’interdiction de voyage par de nombreux pays européens.

Selon des chiffres récemment publiés par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, les recettes touristiques ont atteintn jusqu’au 30 septembre 2019, plus de 4,4 milliards de dinars, réalisant une hausse de 43,3%, par rapport à la même période de 2018.
En devises, la progression des recettes touristiques est moins importante. Les revenus du tourisme se sont montés à 1,3 milliard d’euros, pour une progression de 31,6% et à 1,5 milliard de dollars, pour une augmentation de 23,6%.

Les entrées touristiques se sont élevées, jusqu’au 30 septembre 2019, à 7,2 millions de visiteurs (+14,8%), dont plus de 2,3 millions de touristes européens.

Quelque 3,5 millions de touristes maghrébins ont visité la Tunisie au cours de cette période, dont 2 millions d’Algériens, 1,4 million de Libyens et 66 mille autres Maghrébins. Viennent ensuite, les Tunisiens résidents à l’étranger (1,1 million de touristes), les Chinois (22,1 mille de touristes) et les autres nationalités (143 mille de touristes).

Les nuitées touristiques globales ont atteint, durant les 9 premiers mois de 2019, 24 millions nuitées, soit une hausse de 12%.

Après sept ans de crise, le tourisme tunisien retrouve sa place sur l’échiquier des grandes destinations mondiales.  Il est vrai que les autorités tunisiennes, tout autant que les professionnels du tourisme et les hôteliers, ont mis les petits plats dans les grands pour qu’il doive être ainsi, en assurant, d’abord, toutes les conditions de sécurité requises aux touristes, et en lançant diverses offensives de charme non seulement en Europe, leur marché traditionnel, mais ailleurs, surtout en Asie et en Russie.

Il est vrai aussi que la conjoncture touristique mondiale y a été pour beaucoup, avec de très nombreux touristes tournant le dos à quelques destinations courues tells que l’Espagne.

L’essentiel, désormais, est de faire en sorte que cette tendance se maintienne et se développe, surtout en s’échinant à ne pas laisser les choses en l’état, et bien plus en engageant les réformes que l’industrie du tourisme dans le pays a cruellement besoin pour faire jeu égal avec les marchés concurrent.

Cela veut bien dire qu’il va falloir s’attaquer, sans plus tarder, aux problèmes structurels  qui subsistent tels que la surcapacité hôtelière sur le littoral, la faible diversification du produit touristique, un pouvoir de négociation des prix de vente défavorable aux opérateurs, l’étroitesse de la stratégie marketing et l’endettement élevé des entreprises hôtelières, constituant autant de freins à une relance de la croissance du secteur et l’amélioration de sa rentabilité.

On rappelle que 7 millions de touristes ont visité la Tunisie à la date du 25 septembre 2019 pour des recettes en hausse de 44% par rapport à la saison dernière. il est d’ailleurs toujours possible d’atteindre l’objectif fixé des 9 millions de touristes et ce, malgré la faillite de Thomas Cook.

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Une large campagne de boycott se poursuit actuellement sur les réseaux sociaux, pour faire baisser les prix des produits de consommation.

Une page facebook intitulée «قاطع الغلاء تعيش بلقدا», (traduisez «boycottez la cherté, vous vivrez mieux»),  a vu le nombre de ses adhérents grimper de 400 000 à 1,2 million en une semaine. Ce sont notamment les bananes et les pommes de terre qui sont ciblées par ces consommateurs en colère, vue la hausse enregistrée récemment de leurs prix.

L’Organisation tunisienne pour l’Information du consommateur (OTIC) a approuvé cette campagne, destinée à encourager les consommateurs à boycotter ces produits dont le prix est hors de portée des bourses moyennes. En attendant des mesures concrètes, le boycott, pour le consommateur, reste un droit que le consommateur semble de plus en plus enclin à revendiquer et à appliquer.

Les prix des pommes de terre ont en effet enregistré une hausse remarquable, atteignant presque les 2,400 D pour  le seul kilogramme. Sur les marchés tunisiens on voit des étals qui regorgent de pommes de  terres de qualité, mais qui n’attirent pas les consommateurs vu la cherté de ce produit, pourtant de base. C’est une première depuis des années. D’ailleurs la crise chez les marchands est palpable et visible à l’œil nu du simple observateur!

Dans une déclaration accordée ce mercredi 9 octobre 2019 à Africanmanager, le président de l’OTIC, Lotfi Riahi, a affirmé que  les prix de pommes de terre  e de bananes ont connu ces derniers jours, une hausse notable, précisant que le phénomène de la spéculation est derrière cette augmentation illégale.

Riahi a dans ce contexte, appelé le gouvernement à mettre en place une stratégie nationale efficace afin de mettre fin à la spéculation et au monopole. Il a également appelé à la nécessité de renforcer le contrôle sur les circuits de distribution des pommes de terre et autres fruits.

Il faut rappeler que l’OTIC avait déjà lancé une application mobile, qui permet d’orienter les consommateurs vers les points de vente de produits qui sont moins chers. De même, un numéro bleu (81104444) a été lancé, à travers lequel l’organisation répond à toutes les interrogations relatives à la consommation.

ONAGRI : Hausse vertigineuse des prix de légumes et  fruits

On rappelle que l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) relevant du  ministère de l’Agriculture), avait aussi annoncé depuis avril 2019, que  les prix de la plupart des légumes et fruits, ont connu un trend haussier au niveau du Marché de gros de Bir El Kassaa.

L’ONAGRI explique cette hausse, par rapport à la même période en 2018, par la baisse de l’approvisionnement du marché en ces produits. Les augmentations des prix les plus remarquables ont été enregistrées pour les dattes (Deglet Nour), de 67 %, à 8,5 DT/Kg et les tomates de 51 %, à 1,384 DT. Le prix des pommes de terre se sont également accrus de 36,4%, pour atteindre 0,966 DT alors que les quantités vendues ont baissé de 7 %. Le prix de l’oignon, s’est envolé de 37 % pour atteindre 0,631 DT. Toutefois et selon la même source, les prix de certains fruits ont marqué une importante baisse à l’instar des pommes (-33 %), les citrons (-25 %) et les oranges Thomson (-18 %). Le boycott semble porter ses fruits. Et le prix (du boycotte), reste moins cher que la consommation à de tels prix !

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La Tunisie œuvre à augmenter la production du gaz naturel et de pétrole ainsi que l’utilisation des énergies renouvelables pour couvrir la demande locale.

Le nombre des permis d’exploration a augmenté, pour la première fois, dans le pays depuis l’année 2011, pour atteindre 30 permis de prospection, en plus du forage de 13 puits.

C’est dans ce contexte que le directeur général des hydrocarbures au ministère de l’Industrie et des PME, Hazem a affirmé dans une déclaration accordée ce vendredi 4 octobre 2019 à Africanmanager, que le champ Nawara entrera en exploitation officiellement en novembre 2019. Et d’ajouter que le gisement de gaz naturel du champ Nawara atteindra 50% de sa capacité de production.

Notons à ce propos que le coût total de ce projet d’investissement mixte entre l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP), partenaire à 50% et la société autrichienne OMV, est estimé à 1,105 milliard de dollars, soit un peu plus de 3,246 millions de dinars.

Ce projet comporte trois composantes: une unité de pré-traitement à Nawara (CPF) d’une capacité de 2,7 millions m3/jour et 7 000 barils de condensat/jour, un gazoduc pour l’exportation du gaz pré-traité (de diamètre 24 et long de 370 km de Nawara) à Gabès et d’une capacité maximale de 10 millions m3/jour, et une unité de traitement de gaz à Gabès.

On rappelle que six conventions relatives à l’octroi de six permis de prospection de pétrole ont été signées en juin 2019. Ces six permis sont répartis sur les régions du Nord (Bizerte), le Centre-ouest et le Sud (Tozeur et Kébili).

Trois compagnies pétrolières étrangères, américaine, britannique et norvégienne, ont obtenu ces 6 permis de prospection qui sont Hizwa, Waha, Swaff, Metline, Teskraya, Kaf Abed.

La compagnie américaine « Hunt Overseas Oil » a obtenu deux permis d’exploration, Hizoua et Waha dans les régions de Tozeur et Kébili, et ce dans le cadre d’un contrat de partage de production avec l’ETAP .La société britannique « Upland Ressources Limited » a obtenu le permis de prospection Swaff dans le Centre du pays, toujours dans le cadre d’un contrat de partenariat avec l’ETAP. L’entreprise norvégienne « Panoceanic Energy Limited », a obtenu, quant à elle, trois permis, Metline, Teskraya, Kaf Abed dans la région de Bizerte.

A signaler que le coût global des travaux de prospection est estimé à 13 millions de dollars.

Un déficit énergétique de 50% à la fin de l’année 2018 

Selon des statistiques officielles récemment annoncées, le taux de l’indépendance énergétique de la Tunisie était proche de 100% jusqu’en 1965. Entre 1966 et 1993, la balance énergétique a été excédentaire. Durant cette période, l’excédent a représenté jusqu’à deux fois la demande nationale d’énergie primaire en 1968, 1970 et 1975.

L’excédent de la balance énergétique a contribué à réduire le déficit commercial national pendant 26 ans d’affilée. En 1981, l’excédent énergétique a comblé à hauteur de 47% le déficit commercial du pays.

Depuis 1994, la dépendance énergétique du pays s’est régulièrement aggravée, passant de 3% en 1995, à 10% en 2010 et 45% en 2015.

Aujourd’hui, la situation a complètement changé. Selon les dernières statistiques de l’INS, le déficit énergétique a représenté 32,4% du déficit commercial global, en 2018, contre 28% en 2015 et 6% en 2010.

Face à cette conjoncture, la réalisation de la transition énergétique en Tunisie n’est plus un choix mais une nécessité. La réalisation de cet objectif impose une nouvelle dynamique à travers le développement des systèmes institutionnels, juridiques et financiers et leur modernisation.

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Le  ministère de la Formation professionnelle et de l’emploi a, à maintes reprises, tiré la sonnette d’alarme sur la prolifération désordonnée des bureaux d’emploi fictifs implantés dans plusieurs régions de la République. Ces bureaux délivrent de faux contrats de travail aux Tunisiens désirant travailler essentiellement dans les pays du Golfe  à l’instar de l’Arabie Saoudite, Qatar…

Selon des chiffres officiels, le nombre des victimes tunisiennes d’opérations d’escroquerie par des contrats de travail fictifs à Qatar est estimé, au début de 2018, à 960 personnes. Les bureaux d’emploi fictifs  entraînaient également de jeunes Tunisiens dans des réseaux de prostitution, de mafia…

Pour lutter contre ces arnaques, le département de la Formation professionnelle et de l’emploi a abondamment lancé des campagnes de sensibilisation via des journaux, télévisions, radios pour alerter les Tunisiens et les inciter à faire attention et faire preuve de prudence et vigilance.

Une batterie de mesures nécessaires a été également prise pour fermer des bureaux de recrutement non autorisés et ce, en coordination avec les autres ministères concernées par ce dossier.

Les jeunes  Tunisiens sont appelés à éviter ces circuits illégaux car de nombreuses agences étrangères frauduleuses ne cessent de publier des offres d’emploi fictives et mensongères tout en exigeant des  demandeurs d’emploi des sommes importantes d’argent sans les placer réellement à l’étranger !

A noter que la Commission du travail à l’étranger avait annoncé en 2018 qu’elle préparait  un nouveau projet de loi régissant l’activité des bureaux d’emploi privés afin de protéger les demandeurs d’emploi des contrats de travail fictifs à l’étranger.

Le projet de loi prévoit l’amélioration du secteur de l’emploi privé à l’étranger et la sanction des bureaux d’emploi illégaux, dont des punitions financières et judiciaires.

Des avantages seront attribués aux bureaux d’emploi privés travaillant d’une manière légale afin de les aider à obtenir des certificats d’accréditation.

De jeunes femmes maltraitées en Arabie Saoudite

La présidente de l’Instance nationale de lutte contre la traite Raoudha Laabidi a récemment annoncé que 35 plaintes ont été déposées par des Tunisiennes qui ont été maltraitées en travaillant en Arabie Saoudite.

Elle a critiqué le système du « garant » que l’Arabie Saoudite adopte pour permettre aux Tunisiens d’y travailler. « Il n’est plus possible d’humilier les Tunisiennes, les maltraiter ou les séquestrer », a-t-elle ajouté.

Laabidi  a assuré, par ailleurs, que plusieurs Tunisiennes à l’instar de la citoyenne expatriée Moufida Zayani sont maltraitées en Arabie Saoudite.

Rappelons que la Tunisienne Moudifa Zayani, qui a été séquestrée par une princesse saoudienne, est arrivée en Tunisie depuis une semaine. Cette dernière avait publié une vidéo sur les réseaux sociaux appelant les autorités tunisiennes à intervenir afin qu’elle puisse rentre en Tunisie.

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La Tunisie a mis en place un ensemble de dispositifs pour encourager la bonne gestion de l’énergie. A l’horizon 2030, le pays va devoir faire face à une hausse de ses besoins énergétiques, soutenue par une forte dépendance extérieure, et pour l’affronter, une nouvelle approche a été mise en place en 2016 à travers l’adoption d’une stratégie de mutation énergétique. L’objectif recherché à travers cette stratégie est de rationaliser la consommation et de promouvoir les énergies alternatives.

C’est dans ce contexte que le nouveau site web baptisé «  ta9etna.tn » a été officiellement lancé ce mercredi 2 octobre 2019 à Tunis, par le ministère de l’Industrie et des PME en collaboration avec la présidence du gouvernement.

Taoufik Rajhi, ministre auprès du chef du gouvernement chargé des grandes réformes a annoncé que cette nouvelle plate-forme revêt une grande importance dans le cadre de la transparence, de la bonne gouvernance en matière de l’énergie.

Ce nouveau site sera caractérisé par la disponibilité de toutes les données, informations sur les carburants,  en langue arabe et française. Il sera à la disposition de tous les professionnels, les citoyens, les investisseurs étrangers.

 Le ministre de l’industrie et des PME, Slim Feriani a assuré que l’objectif souhaité par cette nouvelle plate-forme est de fournir toutes les informations nécessaires sur l’énergie en Tunisie et de présenter une série de solutions permettant de maîtriser la consommation de l’énergie, la préservation des ressources naturelles non renouvelables, ainsi que la réduction du coût de consommation de l’énergie pour les familles et les industriels.

Le ministre a, sur un autre volet, évoqué tous les projets énergétiques qui ont été réalisés par son département en collaboration avec toutes les parties prenantes, précisant dans le même cadre que l’année 2019 s’est marquée par le coup d’envoi d’une approche innovatrice au niveau du secteur de l’énergie en Tunisie.

Secteur de l’énergie : lancement d’un ambitieux programme

Le gouvernent a mis en place un ambitieux programme pour le mix énergétique à cause du creusement du déficit énergétique, passant de 0,6 million de tonnes en 2010, à 4,2 millions de tonnes en 2016, soit plus de 45% des besoins en énergie primaire.

Et à l’instar de nombreuses économies de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord et Turquie, la Tunisie a confirmé qu’elle chercherait à accroître les investissements étrangers dans le secteur des énergies renouvelables, car elle envisage de renouveler son paysage énergétique au cours des prochaines années.

La transition énergétique en Tunisie demeure une nécessité impérative imposée par le changement climatique et les exigences économiques, sans compter les opportunités que l’investissement dans ce domaine procure en matière d’employabilité, à l’instar des expériences menées au Maroc et en Italie.

A rappeler que les énergies renouvelables en Tunisie ne représentent que 3% de la production énergétique malgré le grand potentiel que cette filière présente, permettant de couvrir les besoins du pays et même d’exporter. Ce taux pourrait être renforcé pour atteindre 30% en 2030.

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Le ministre des Finances Ridha Chalghoum a annoncé ce lundi 30 septembre 2019 que le budget de l’Etat pour l’exercice 2020 devrait s’élever à 47 milliards de  dinars contre 40,8 milliard de dinars en 2019.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Chalghoum a assuré que l’Etat poursuit ses efforts afin de maîtriser le déficit budgétaire, renforcer le volume d’investissement ainsi que de réduire le taux de l’endettement.

Sur un autre volet, le ministre des Finances a indiqué que le plus important actuellement, c’est de continuer à réduire le déficit budgétaire qui s’est situé à 6,1 en 2016 et 2017, à 4,8 en 2018 et serait de 3,9 en 2019. ” En 2020, on souhaite le réduire davantage et le ramener à3%,  ce qui nous permettra de réduire le taux d’endettement qui a enregistré une baisse de 2 points en 2019 “, a-t-il signalé.

Le ministre a expliqué que la baisse du déficit budgétaire a été rendue possible grâce au développement des ressources de 17%, le paiement des Tunisiens de leurs impôts et les efforts des services de recouvrement.

Chalghoum a mis l’accent sur l’importance d’assainir les finances publiques et de rechercher de nouvelles ressources, estimant qu’il n’est plus possible de continuer avec un taux d’endettement qui dépasse les 70 %. Et d’affirmer que parmi les principales solutions pour limiter le taux de l’endettement, il y a lieu  de rechercher des ressources pour le financement public.

On rappelle que le président de la République Mohamed Ennaceur a reçu  jeudi  26 septembre 2019   au Palais de Carthage, le ministre des Finances Ridha Chalghoum.

Dans une déclaration faite aux médias, Chalghoum a affirmé que sa rencontre avec le chef de l’Etat s’inscrit dans le cadre de la présentation de la mise en œuvre du budget de l’Etat pour l’année en cours et les premières recommandations relatives au budget au cours de l’année 2020.

S’agissant du projet de loi du budget de l’Etat pour 2020, le ministre des finances a assuré que les efforts se poursuivent afin de réduire le déficit budgétaire, le renforcement de l’investissement, le lancement de grands projets d’infrastructure et de développement, l’amélioration du taux de financement, tout en basant sur les propres ressources de l’Etat.

Il a, sur un autre volet, ajouté que le président de la République a insisté sur l’importance de l’accélération des réformes de base, ce qui permettra de restructurer l’économie à travers le renforcement de la contribution des secteurs à forte valeur ajoutée, ainsi que la création de la richesse, de l’emploi, l’éducation et la couverture sociale.

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Noureddine Salmi, ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, a affirmé que de nombreux grands projets (réhabilitation de l’infrastructure, les autoroutes, les logements sociaux) sont en cours d’exécution dans plusieurs régions du pays.

Dans une interview accordée à Africanmanager, il  a assuré que les efforts se poursuivent afin de lutter contre le phénomène de la construction anarchique. Interview :

  1. Quel est le taux d’avancement des travaux des différents projets, et quels sont les autres projets programmés par votre département ?

On est à un stade avancé sur certains projets.A titre d’exemple, au niveau du projet de l’autoroute Gabès-Ras Jedir, les travaux se poursuivent encore et ce projet entrera en exploitation en juin 2020.

S’agissant de l’autoroute de Tunis-Jelma, les travaux sont aussi en cours.Aussi bien, des études ont été menées pour d’autres autoroutes à l’instar de l’autoroute Tunis-Kef, Jendouba-les frontières algériennes.

  1. Le gouvernement n’a pas réussi à mettre fin à la construction anarchique qui représente aujourd’hui 37% ?

C’est vrai que le phénomène de la construction anarchique a pris de l’ampleur dans les différents gouvernorats, mais nous travaillons d’arrache-pied et nous sommes en train de préparer des décisions susceptibles d’éradiquer la construction anarchique. D’ailleurs, un projet de loi a été élaboré et sera présenté lors du congrès des ministres de l’Habitat arabe qui sera organisé à partir de l’année prochaine et ce en collaboration avec la Ligue arabe.

Je tiens à signaler que depuis une année, le code des collectivités locales n’a pas pris des mesures dont l’objectif est de lutter contre ce phénomène, donc en collaboration avec la présidence du Gouvernement et le Tribunal administratif, le ministère de l’Equipementn de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire. 77 décisions seront émises pour la réhabilitation du territoire.

  1. La liste relative à l’attribution des logements sociaux aux bénéficiaires est-elle prête ?

Dans le cadre du programme spécifique des logements sociaux, de nombreux logements  seront remis à leurs bénéficiaires. Nous sommes en train d’élaborer la liste finale des personnes concernées par ces logements.

Je précise que le ministère de l’Equipement, de  l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire n’est pas concerné par la préparation de cette liste car elle est préparée au niveau régional par les soins d’une commission présidée par les gouverneurs, en se basant sur une série de critères respectant la loi tunisienne.

Dans ce contexte, j’appelle tous les gouverneurs à accélérer les efforts afin de finaliser la liste en question. Le nombre des demandeurs d’obtention des logements sociaux a atteint les 200 mille dossiers.

  1. En quoi consiste le mémorandum d’entente qui a été signé entre le ministère de l’Equipement et une entreprise coréenne?

Il s’agit d’un mémorandum d’entente sur la mise en place d’un projet de numérisation du patrimoine foncier et qui sera lancé à partir de l’année 2020.

Estimé à un coût global 60 millions dollars, ce projet a pour objectif de lancer un système numérique et intelligent pour la gestion des informations foncières, eu égard à l’importance de ce projet dans le processus de développement.

Il s’agit aussi de mettre la technologie au service de la planification urbaine moderne à l’effet de concrétiser les projets d’infrastructure en Tunisie et de préparer le terrain pour la création des villes intelligentes.

 

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La  Caisse Tunisienne d’assurance Mutuelle Agricole(CTAMA)  a pris part à la 14e  édition du Salon international de l’agriculture, du machinisme agricole et de la pêche (SIAMAP 2019) qui se tient du 24 au 29 septembre 2019 au Parc des expositions du Kram, à l’initiative de l’UTAP.

CTAMA a, dans ce contexte, exposé tous ses produits d’assurances  au profit des visiteurs du salon et qui couvrent tous les risques agricoles et non agricoles.

Lamjed Boukhris, directeur général de la  Caisse Tunisienne d’assurance Mutuelle Agricole, a affirmé dans une interview  accordée à Africanmanager que la CTAMA a bel et bien  gagné  toute la confiance du gouvernement et a également franchi une nouvelle étape au niveau de la gestion du fonds de garantie des calamités naturelles qui a été créé dans le cadre de la loi de finances 2018.

Boukhris  a encore  précisé que ce fonds est un produit d’assurance dédié à la couverture des risques agricoles non encore couverts jusqu’à maintenant et permettra de booster le système d’assurances agricole en Tunisie.

Et d’ajouter que les champs d’intervention du fonds en question sont les catastrophes naturelles qui touchent les agriculteurs et les pêcheurs.Il garantit de même un dédommagement des dégâts intervenus suite à des inondations, des tempêtes, le vent, la mortalité de bétail ,la sécheresse ainsi que le gel.

Il a  assuré que ce produit  a été  alimenté par une subvention de l’Etat dans la limite de 30 MD par année, d’une taxe de solidarité nationale de 1% prélevée sur certains produits ainsi que par une contribution annuelle des agriculteurs déclarants  à hauteur de 2.5% sur le prix de revient ou encore sur la production.

Et de signaler qu’il s’agit d’un fonds de soutien étant donné que les agriculteurs, notamment, les petits exploitants ne sont plus en mesure de trouver ni le temps ni les ressources nécessaires, pour faire face aux difficultés.

Sur un autre volet, le responsable de la CTAMA a affirmé qu’en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, un nouveau produit d’assurance sera bientôt lancé dont l’objectif est de soutenir et d’accompagner  les petits agriculteurs et les employés dans le secteur agricole.

Ce nouveau produit, selon Boukhris ,  consiste à protéger cette catégorie de personnes contre tous types d’accidents de travail et de les indemniser  à hauteur de 10 mille dinars.

Aussi bien , une somme de 2200 mille dinars sera  débloqué  par la CTAMA pour ceux qui sont hospitalisés dans les hôpitaux et même dans les cliniques (…). Et d’ajouter que la CTAMA a mobilisé  des convois sanitaires au profit des agriculteurs dans plusieurs régions.

A propos de CTAMA :

Créée en 1912 , elle offre plusieurs produits d’assurances qui couvres tous les risques agricoles et non agricoles que nous pouvons les diviser en plusieurs secteurs.

La Caisse Tunisienne d’Assurances Mutuelles Agricoles (CTAMA) est une Société à Forme Mutuelle régie par le décret N° 92-2257 du 31 Décembre 1992. Elle est le doyen des sociétés d’assurance en Tunisie.

Spécialisée dans le domaine des Assurances Agricoles, CTAMA  est un grand pôle dans son domaine.Le Groupe des Assurances Mutuelles met à la disposition de ses  assurés des garanties adaptées à leurs besoins, une sécurité au plus juste prix et un réseau de protection dans toute la République…

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Le gouvernement n’a pas réussi à mettre fin au phénomène de la construction anarchique. Une enquête réalisée par le  ministère de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire relève que 37% des constructions dans le pays ne sont pas autorisées et que le nombre de quartiers anarchiques s’élève à environ 1250  sur tout le territoire de la République, un phénomène qui est en forte progression.

Les régions les plus touchées sont Tunis, Ben Arous, Ariana et La Manouba, zones aux grands espaces encore urbanisables. Le manque d’assainissement de base, de services de santé, les canaux d’évacuation des eaux résiduelles et l’exode rural sont dus à la construction anarchique.

Ce désordre a causé des dommages à l’environnement , en raison du dépôt de déchets à grande échelle dans des endroits inappropriés , le manque de moyens appropriés d’élimination des déchets solides , ainsi que le manque de rideaux de protection , des arbres entre autres.

L’habitat précaire continue de proliférer  donnant aux environs dess villes un aspect où l’urbain est en déroute ! Plus d’un observateur s’interroge sur l’ampleur d’une pareille situation alors que tous les services étatiques ont des responsables censés mettre de l’ordre dans leurs secteurs respectifs.

Le ministre de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire, Noureddine Selmi a affirmé dans une interview accordée à Africanmanager, que la construction anarchique a augmenté d’une manière vertigineuse depuis des années et dans les différents gouvernorats de la République.

Il a ajouté qu’une série de décisions seront appliquées afin de mettre fin à cette hémorragie, précisant dans le même contexte qu’un projet de loi en la matière sera présenté lors d’un conseil ministériel arabe et ce en prévision de la prochaine année, en collaboration avec la Ligue arabe.

Le ministre a également affirmé que de vastes campagnes de démolition ont été menées et plusieurs constructions anarchiques ont été  détruites par la police municipale, ajoutant que de nombreux  citoyens ont exprimé leur attachement à l’application de la loi en vue de préserver l’harmonie du tissu urbain.

On rappelle que la Confédération tunisienne des maires a insisté sur  l’organisation d’un dialogue national sur «le rôle de la police municipale dans l’application de la loi et le respect des décisions municipales, en particulier dans la lutte contre les constructions anarchiques dans les zones municipales dans diverses zones du pays. La Confédération a exprimé son mécontentement face à l’incapacité de la police municipale et des agents municipaux de mettre en œuvre les décisions communales prises. Malgré les efforts déployés pour réduire les abus, on constate encore l’existence des constructions anarchiques.

A vrai dire,  il n’existe aucune solution miraculeuse pour lutter contre les constructions anarchiques.Cependant, il est primordial et nécessaire de prendre des décisions efficaces et rigoureuses, agir, rapidement et efficacement contre ce symptôme de désespoir des villes!

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La Tunisie est devenue, en juillet 2018, officiellement, le 20ème membre du COMESA, lors du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres, qui s’est tenu à Lusaka, capitale de la Zambie.Le PIB de la région du COMESA est estimé à environ 1,2 trillion de dollars, se classant ainsi, comme le plus grand des groupements commerciaux dans le monde, avec une valeur des importations annuelles de près de 170 milliards de dollars et des exportations de 120 milliards de dollars.

La Tunisie est animée par la volonté enracinée dans sa profondeur africaine et soucieuse de développer la complémentarité et l’intégration continentale, à contribuer d’une manière efficiente, à impulser l’action de cet important groupement régional, à lui conférer davantage de rayonnement et à consacrer la voie du partenariat et de la coopération économique et commerciale entre les pays membres, dans le cadre de l’intérêt mutuel.

Lors d’un atelier de haut niveau sur les modalités pratiques de l’adhésion de la Tunisie au Comesa tenu ce mercredi 25 septembre 2019 à Tunis, le ministre du Commerce, Omar Béhi, a affirmé qu’actuellement, une liste de produits à exporter vers le Comesa est en cours de préparation, par un comité regroupant le secteur privé et les différents représentants des ministères tunisiens concernés.

Cette liste, selon les dires du ministre, regroupera une variété de produits agricoles, transformés et industriels, et elle sera envoyée au Comesa, à Lusaka ,au mois d’octobre, pour sa ratification lors du conseil des ministres du Commerce des états membres, devant se tenir au mois de novembre 2019.

« Une fois cette liste approuvée, nous nous mettrons d’accord sur les produits qui bénéficieront d’une exonération des droits de douane et ceux qui feront l’objet d’un démantèlement tarifaire. L’avantage de cette intégration pour la Tunisie, consiste dans le fait que notre production et celle des pays membres du Comesa, sont complémentaires, notamment dans le domaine agricole, ce qui facilitera la commercialisation de nos produits », a t-il dit.

La secrétaire générale du Comesa, Chileshe Kapwepwe, a , pour sa part, souligné l’importance de l’adhésion de la Tunisie à ce grand marché, regroupant 21 pays et comptant plus de 500 millions de consommateurs.

« Cette adhésion offrira à la Tunisie d’importantes opportunités commerciales et lui permettra de bénéficier d’avantages douaniers, mais aussi de conquérir de nouveaux marchés, par l’intermédiaire du Comesa, et de conclure des accords de partenariat tripartite ».

La responsable, qui s’est félicitée des avancées accomplies par la Tunisie, dans sa transition démocratique, a fait savoir que le Comesa s’engage à appuyer le pays pour booster son développement commercial et économique, à travers une collaboration fructueuse avec les secteurs public et privé.

L’adhésion de la Tunisie au COMESA constitue une opportunité prometteuse pour les secteurs, public et privé, les investisseurs et les chefs d’entreprises industrielles et financières, pour la réalisation de partenariats avec leurs homologues dans le reste des pays membres de cet important groupement économique.

Ce dernier constitue un marché important pour de nombreux produits tunisiens et entreprises actives dans les domaines de l’infrastructure de base, des TIC, de l’enseignement et l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle, de la santé, des industries alimentaires, de l’ingénierie, de la comptabilité et des finances et autres.

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Un séminaire sur le thème ” Solutions énergétiques- Made in Germany – efficacité énergétique dans l’industrie “, a été organisé ce mardi 24 septembre 2019 par la Chambre tuniso-allemande de l’Industrie et du commerce (AHK) en collaboration avec le ministère de l’Industrie et des PME.

Intervenant au cours de ce meeting, le ministre de l’Industrie, Slim Feriani, a assuré qu’une série de réformes ont été engagées dont l’objectif est d’aider le pays à accélérer sa transition énergétique.

Il n’a pas manqué de rappeler que la Tunisie souffre d’un déficit énergétique qui a impacté directement  le budget et la balance commerciale du pays, handicapant ainsi l’économie tunisienne.

« Nous vivons dans un état d’urgence énergétique. En 2009, notre taux d’indépendance énergétique était de 93%. Il n’est plus aujourd’hui que 49% », a-t-il déploré.

Il a , dans ce contexte, précisé que le gouvernement d’union nationale a fait de la transition énergétique du pays une priorité absolue, affirmant que la feuille de route pour le secteur en question  repose sur trois principaux axes à savoir, la relance de la production nationale d’hydrocarbure, l’augmentation de la part des énergies renouvelables à hauteur de 30%  et un investissement massif d’une capacité de 3500MW, dans la production énergétique d’une manière différente, ce qui permettra à la Tunisie de consommer sa propre production(…).

Il a, en outre, ajouté que le gouvernement n’a épargné aucun effort afin de renforcer les investissements relatifs à ce secteur afin de réduire  la consommation en la matière de 30% par rapport aux projections des besoins du pays d’ici 2030.

Et pour atteindre cet objectif, Feriani a estimé  que le rôle du secteur industriel est très crucial étant donné qu’il représente 49% du potentiel d’économie de cette énergie primaire.

Et d’ assurer que «  comme l’énergie la moins chère est celle que nous ne consommons pas , et que les coûts d’énergie nécessaires à l’exploitation industrielle dépassent dans certaine branches 50% des coûts de production, il est dans l’intérêt de nos entreprises de continuer leur engagement pour l’amélioration de la performance de l’outil de production en optant pour des équipements de haute technologie et économes en énergie et de profiter des différents mécanismes d’accompagnement mis à leur disposition tels ,que les programmes d’audits énergétiques pour les industriels, l’élargissement du cadre de l’autoproduction industrielle tel que prévu par la nouvelle loi transversale pour l’amélioration du climat des affaires ou encore les différentes aides et subventions qui ont été mises par le fond de transition énergétique », a-t-il expliqué.

On rappelle qu’ un récent rapport publié par la Banque mondiale traitant des ” Indicateurs sur les politiques publiques en matière d’énergie durable ” , relève que si la Tunisie ne dispose actuellement que d’une capacité de production limitée, le cadre législatif régissant le secteur devrait lui permettre de tirer le maximum de profit des projets d’énergie renouvelables et d’attirer davantage d’investissements.

La Tunisie affiche de bons résultats dans le domaine de la planification de l’efficacité énergétique, avec notamment la mise en place de mesures incitatives et de directives pour le secteur public et l’industrie , des facteurs qui devraient apporter un solide soutien aux fournisseurs de services de la filière renouvelable, indique le même rapport. La Banque mondiale classe ainsi la Tunisie parmi les trois pays où le développement des cadres règlementaires, fiscaux et infrastructurels nécessaires au déploiement des énergies renouvelables a connu la plus forte amélioration.

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Lors d’un point de presse organisé ce lundi 23 septembre 2019, l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a dévoilé la quatrième édition  du Rapport National de l’Emploi. Ce document  démontre que les scores sont encore plus satisfaisants au niveau de l’adéquation globale entre les compétences requises et les compétences présentées en comparaison avec à l’année dernière. Il s’agit d’une analyse des profils demandés qui fait apparaître que les compétences techniques et numériques sont les plus demandées (77,5%).

Par rapport à l‘adéquation entre les besoins et l’offre du marché de l’emploi, le document relève que la plupart des gouvernorats ont obtenu  la moyenne, mais ceci n’empêche pas que dix gouvernorats n’atteignent pas la moyenne nationale à l’instar des ceux de Gabès, Kairouan, Siliana, Nabeul, Tozeur, Kebili, Tataouine, Gafsa et Bizerte. Le Kef est lanterne rouge avec un score égal à 0. (La moyenne nationale de ce score s’élève à 0,43).

 80% des employés travaillent dans les secteurs de l’industrie et des services. Ces deux secteurs sont en tête de liste en matière de recrutement : l’industrie (16936) et les services (5602), selon le rapport en question. Une analyse régionale des postes occupés a permis également de relever les disparités au niveau des gouvernorats.

Sur un autre volet, la plupart des postes occupés sont concentrés dans le Grand Tunis ( 43,5%) suivi du Nord-est (18%), le Nord-ouest (6%), le Centre-est (28%). Les pourcentages les plus faibles concernent notamment le Centre-ouest (1,3%), le Sud-ouest (1%) et le Sud-est (2,2%).

S’agissant de la perception des chefs d’entreprise de la situation de l’emploi dans les douze prochains mois, 4% d’entre eux, interrogés,  pensent que l’emploi va baisser dans les entreprises alors que 24,3% pensent que la situation de l’emploi s’améliorera.

71,7% prévoient la stagnation de l’emploi au cours des douze prochains mois (pas de nouveaux recrutements). En ce qui concerne les postes vacants, une analyse par secteur a permis de conclure que le nombre de postes vacants s’élève à 47 026  qui  sont concentrés dans les deux secteurs « Industrie » et « Services ». Interrogés sur les difficultés de recrutement, les chefs d’entreprise estiment que les postes les plus difficiles à pourvoir sont les professions intellectuelles et scientifiques ainsi que les directeurs, cadres de direction et gérants.

Concernant les postes susceptibles de disparaître, le rapport a révélé que le nombre total de ces postes s’élèvent à 7 819 et sont répartis comme suit : l’industrie (6630), les services (583) le commerce (247), l’agriculture, la sylviculture et la pêche (86), information et communication (75), l’hébergement et la restauration (98), la construction (86) et les transports et l’entreposage (14).

En 2017, une baisse de 1644 a été enregistrée par rapport à 2016. Cette tendance baissière s’explique principalement par l’accroissement du nombre de bacheliers qui choisissent de poursuivre leurs études dans les universités privées.

S’agissant des moyens utilisés pour décrocher le premier poste d’emploi, plus que 1/3 des personnes interrogées déclarent qu’ils décrochent leur premier poste de travail via des parents et amis (36,40%).Le reste évoque des candidatures spontanées (28,10%), bureau d’emploi (20,20%), cabinet de recrutement (11,20%) et institution de formation (4%)…

A noter que plusieurs personnes interrogées ont affirmé avoir refusé une ou plusieurs offre(s) d’emploi, représentant ainsi 40,64%. Ce refus s’explique par de nombreuses raisons. Cependant la rémunération reste toujours la raison principale (44,7%).

A travers ce rapport, l’IACE veut mettre en œuvre un aperçu général visant à améliorer la situation de l’emploi en Tunisie.

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Depuis plusieurs années, la société des transports de Tunis (Transtu) souffre de nombreux problèmes d’ordre financier et structurels entravant sa capacité à garantir la qualité de ses services et la sécurité de ses passagers dans le Grand Tunis.

Il est plus judicieux de parler aujourd’hui d’un plan de sauvetage plutôt que d’une restructuration. Sur 119 entreprises publiques, 102 établissements requièrent une réforme urgente !

Anis Maloulchi, président directeur général de la Société des transports de Tunis (TRANSTU)  a affirmé dans une déclaration accordée ce vendredi 20 septembre 2019 à Africanmanager que la dette de la société a atteint les 800 millions de dinars, les causes en sont multiples à savoir l’augmentation de la masse salariale des employés, la hausse des prix de carburants, la maintenance (…).

C’est dans un contexte qu’un un plan de restructuration et de réforme  globales  de la Transtu a été lancé dont l’objectif est de sauver la société de ses contraintes financières.

Maloulchi a, sur un autre volet, évoqué un le phénomène de resquille qui constitue une menace réelle pour la durabilité du service public de transpor;  la Transtu exhorte tous les concernés par l’intérêt général à soutenir les efforts déployés afin de sauvegarder ce service.

On rappelle que selon des données officielles annoncées, le phénomène de resquille est à l’origine d’un manque à gagner estimé à environ 20 millions de dinars (MDT) par an, contre environ 10 MT de pertes par an avant 2011.

Le président directeur général de la Société des transports de Tunis, a  ajouté que malgré les problèmes financiers de la Transtu, les tarifs des tickets de transport n’ont pas enregistré d’augmentation, ue la dernière hausse ayant été appliquée en 2010.

160 agents touchent leurs salaires sans travailler !

D’après des données récentes qui ont été annoncées par l’organisation I Watch, 160 agents des syndicats de base de la société TRANSTU, sont payés pour un travail de 8 heures par jour, sans qu’ils ne soient actifs depuis environ un an et demi.

L’ONG en question avait précisé qu’elle possède de documents qui révèlent un certain nombre d’abus et de violations au sein de cette société. Elle a cité l’exemple du dépôt de Bab Saadoun, où 14 agents sont payés sans accomplir leur travail, et bénéficient de tous les avantages dont bénéficient leurs collègues.

146 fonctionnaires sont rémunérés sans exercer réellement leurs fonctions, ajoute l’ONG en question.

I Watch indique que de nombreuses parties syndicales et non syndicales ont déposé des plaintes auprès de l’ancien directeur général de la société, le ministre du Transport et le chef du gouvernement, afin de trouver des solutions aux absences persistantes des employés.

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Force est de constater que le secteur du transport devrait faire l’objet d’un grand programme de mise à niveau pour améliorer ses performances. Il s’agit essentiellement de restructurer plusieurs sociétés de transport public, dont notamment la Société du transport de Tunis (Transtu), la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), la Société nationale du transport interurbain (SNTRI), la Société régionale du transport du Sahel, la Société régionale du transport de Sfax (SORETRAS), la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) et la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM).

C’est dans ce contexte que le ministère du Transport a toujours annoncé que ses efforts seront axés sur la restructuration du secteur, l’organisation et la sécurité dans les stations, l’amélioration des conditions de travail des agents…

Dans une interview accordée ce jeudi 19 septembre 2019 à Africanmanager , Hichem Ben Ahmed, ministre du Transport, a affirmé que son département a entamé une série de mesures afin de restructurer le secteur du transport et renforcer sa forte contribution dans l’économie du pays.

Il a, a cet effet, précisé que la flotte de Tunisair Express a programmé l’acquisition de trois avions ATR. Avec l’exergue « Chose promise Chose due », il a ajouté que le 1er appareil arrivera en octobre 2019, le 2ème un mois plus tard et le 3ème en avril 2020.

Et d’ajouter que la compagnie aérienne Tunisair compte  louer dix avions dans le cadre du renforcement de sa flotte et par la suite une série de réformes sera entreprise au niveau de la restructuration des ressources humaines de la compagnie nationale.

Sur un autre volet, le ministre a  souligné que le projet du métro de Sfax a franchi un grand pas vers la concrétisation, précisant qu’une réunion entre les municipalités et la société civile a été tenue dont l’objectif escompté est d’élargir les routes, la construction des ponts.

La première ligne du projet du Métro léger de Sfax qui s’étendra au total sur 75 kilomètres entrera en exploitation à partir de la fin de l’année 2020. Notons que le parachèvement de la totalité du projet (70 km) est prévu, en 2030, pour un coût global estimé à plus de 2,8 milliards de dinars…

 Ben Ahmed a assuré que plusieurs dossiers de corruption ont été transmis à  l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC)  aussi bien qu’à la justice.

A vrai dire, le transport public en Tunisie connaît  depuis des années une très mauvaise qualité du service, ce qui explique son état actuel et la domination de plus en plus importante du transport privé qui pose de sérieux problèmes de mobilité. En attendant,  le calvaire continue pour les citoyens, avec des projets qui avancent à vitesse d’escargot, s’ils ne sont pas carrément à l’arrêt !

Il convient de signaler que, actuellement, le secteur du transport représente environ 8,5% du PIB, assure 130 mille emplois directs, génère près de 1 500 millions de dinars de devises (près de 980 millions de dollars) et constitue 15% du total des investissements du pays.

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De nos jours, les Tunisiens doivent se montrer très vigilants quant à leur sécurité personnelle, car la criminalité à l’instar des actes de braquage et de violences gagne du terrain. Les dernières statistiques officielles ont révélé que la criminalité dans le pays a considérablement augmenté durant les dix premiers mois de l’année 2018. Pour ce qui est de la nature des affaires, la majorité des délits sont relatifs au droit commun et au crime organisé.

De nombreux sociologues et experts sécuritaires ont, à maintes reprises, alerté sur le fait que la criminalité en Tunisie a augmenté d’une manière notable, surtout après la Révolution du 14 Janvier 2011. Selon eux, la criminalité à l’instar des opérations de braquage constitue invariablement l’une des principales sources de préoccupation locale. La prévention n’est donc pas seulement l’affaire de la police, mais concerne toute la société. Les villes Tunisiennes les plus frappées par le crime sont, dans l’ordre: Tunis, Sousse, Nabeul et Sfax. La dernière est Tataouine. La pauvreté et le chômage ne sont pas toujours les principales causes du crime.

 Il reste à signaler, que selon les explications des spécialistes en sécurité, l’augmentation du taux de criminalité et la gravité de ses formes seraient la conséquence directe de la dégradation de la situation sécuritaire observée après les évènements du 14 janvier 2011. Cette tendance se justifie également par la consommation de drogue, dont le taux est en perpétuelle hausse, outre la tension sociale, la pression et le stress dans certains milieux familiaux et sociaux.

Selon une statistique officielle récemment publiée par le journal de langue arabe Alsarih, en moyenne 48 braquages sont recensés quotidiennement en Tunisie.

A signaler que le ministère de l’Intérieur procède quotidiennement aux multiples campagnes sécuritaires sur tout le territoire tunisien dont l’objectif est de limiter le phénomène du crime et à imposer la loi.

On rappelle aussi que le chef du gouvernent Youssef Chahed avait annoncé le renforcement de la police de proximité auprès de citoyens afin de lutter contre la petite délinquance, les braquages et autres violences. Chahed a aussi fait part de son intention d’installer 100.000 caméras de surveillance dans les bus et hôpitaux afin de contribuer à faire baisse le taux de criminalité, à l’instar d’autres pays comme la Grande-Bretagne.

Les crimes en général qui ont leur origine dans la société constituent aujourd’hui une menace pour la communauté et nous sommes appelés à combattre ce fléau à tout prix. Et dans cette lutte, les médias doivent être impliqués davantage et collaborer avec les forces de sécurité afin de mettre l’accent sur l’augmentation du phénomène, mettre le doigt sur ses origines et informer le public sur les efforts mis en œuvre pour le combattre, sachant que la façon la plus efficace et la moins coûteuse pour prévenir le crime, c’est d’intervenir tôt pour aider aussi bien ceux qui risquent de devenir des criminels que les victimes potentielles…

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Ils sont près de 2 millions, élèves, collégiens et lycéens à retrouver depuis ce mardi 15 septembre 2019 les bancs de l’enseignement en Tunisie. Tous les intervenants dans le secteur du transport, de l’éducation, de la sécurité se sont mobilisés depuis des mois afin d’assurer le bon retour de nos enfants sur toute la République de la Tunisie.

C’est dans ce contexte que Anis Maloulchi,  président directeur général de la Société des transports de Tunis (TRANSTU) a annoncé que 168 nouveaux bus ont démarré leurs activités afin d’assurer le transport des élèves et des étudiants l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire.

Maloulchi a précisé à Mosaïque fm que le nombre des dessertes  quotidiennes pour les lignes régulières atteindra 8381 voyages et 833 autres pour les élèves et les étudiants, ainsi que 202 bus conventionnés.

Par ailleurs, le PDG de la TRANSTU a fait savoir que le réseau ferroviaire comportera 134 nouveaux wagons prêts à l’exploitation pour assurer 1164 voyages quotidiens. 15 autres wagons renforceront la ligne TGM pour assurer 66 voyages.

Pour sa part, la direction générale de la garde routière, relevant de la direction de la Garde nationale a appelé les usagers de la route à faire preuve de vigilance et à respecter le code de la route, en vue des fortes affluences prévues ces prochains jours.

Ladite direction a rappelé la nécessité de porter la ceinture de sécurité à l’intérieur des zones urbaines, de s’abstenir de transporter des voyageurs à bord d’un véhicule de transport non convenable et d’éviter la conduite en état de fatigue afin de préserver les vies humaines et les biens matériels.

Tous les moyens matériels et humains seront mis à la disposition des citoyens afin de les renseigner et les assister, assure la direction générale de la G   arde nationale dans une déclaration accordée à Jawhara fm.

Rentrée scolaire : Les parents dépensent plus de 420 millions  de dinars

A vrai dire, les Tunisiens dépenseront la somme de 420 millions de dinars (MD) à l’occasion de la rentrée scolaire, pour l’acquisition des fournitures scolaires, des tenues et chaussures de sport ainsi que pour payer les frais d’enregistrement et d’abonnement scolaire. Le coût estimatif de la rentrée scolaire et des prix des fournitures scolaires a été déterminé compte tenu des prix de ces produits sur les marchés.

En ce qui concerne le coût de la rentrée pour chaque élève, cela diffère d’un élève à un autre selon le cycle, et ce, en prenant en considération le coût des livres, des cahiers, des fournitures, du tablier et du cartable uniquement.

On rappelle que selon les données de la Banque Mondiale, le pouvoir d’achat du citoyen tunisien s’est dégradé de 88%, durant la période 2010-2018.Une dégradation qui s’explique principalement par la dépréciation de la monnaie nationale et la flambée des prix.La dépréciation du dinar a eu des répercussions négatives, également, sur la société tunisienne, dans la mesure où elle a perdu de sa compétitivité, et aussi sur l’Etat, au vu que le remboursement de ses dettes pèse lourd sur les finances publiques, notamment le remboursement des intérêts.

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Le Centre Carter a déployé une mission d’observation électorale en Tunisie pour observer les élections présidentielles du 15 septembre ainsi que les élections législatives du 6 octobre.
Après la révolution, le Centre a surveillé plusieurs processus législatifs et politiques au cours de la transition démocratique du pays en commençant par l’observation des élections de l’Assemblée Nationale Constituante en 2011.

Cette année, l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) a invité et accrédité le Centre Carter pour observer les élections nationales.

L’équipe d’observation de longue durée conjointe est composée de 16 observateurs. Ces observateurs ont été déployés le 22 juillet par équipe de deux dans huit régions du pays pour évaluer les préparatifs électoraux aux niveaux régional et local. Les observateurs, qui ont rejoint une équipe d’experts basés à Tunis depuis le 10 juin, ont travaillé dans chacune des 27 circonscriptions électorales de Tunisie.

Selon la mission du Centre Carter pour le contrôle et l’observation des élections en Tunisie, le scrutin présidentiel s’est déroulé sans faille. Le centre  avait participé à l’observation des élections législatives et présidentielle de 2011 et 2014 et observé 108 élections dans 39 pays.

Journaliste et ancien membre du parlement italien, la deuxième responsable de la mission Tana De Zulueta a relevé une présence intensive des divers intervenants pour assurer le bon déroulement du vote.

Les observateurs du centre Carter sont déployés dans 27 circonscriptions électorales et assisteront au scrutin ainsi qu’à l’opération de dépouillement des bulletins de vote.

IRI : La Tunisie est un rare phare de la démocratie dans le monde arabe

La mission conjointe d’observation internationale des élections de l’Institut républicain international (IRI) et de l’Institut national démocratique (NDI) a publié aujourd’hui une déclaration préliminaire contenant les conclusions et recommandations de l’élection présidentielle en Tunisie. La délégation, dirigée par le président de l’IRI, Daniel Twining , ancien membre du Parlement du Parti travailliste écossais, Margaret Curran, et le directeur du NDI pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Les Campbell , a formulé des recommandations sur la nécessité de lois de campagne claires et systématiquement appliquées, de mobilisation des électeurs, et une gouvernance réactive qui puisse répondre aux préoccupations économiques et de sécurité des citoyens.

Les élections présidentielles en Tunisie ont été marquées par de nombreuses étapes démocratiques, notamment les premiers débats présidentiels télévisés dans le monde arabe et un nombre record d’électeurs inscrits. Les Tunisiens ont pu participer à des élections bien organisées malgré un calendrier électoral raccourci.

Cependant, des règlements de campagne peu clairs et appliqués de manière inégale ont empêché les électeurs de dialoguer directement avec les candidats. L’élection très disputée s’est également déroulée dans un climat de stagnation économique et de déception quant au rythme des réformes.

«La Tunisie est un rare phare de la démocratie dans le monde arabe et le pays a fait des progrès impressionnants dans la bonne direction depuis la révolution de Jasmin. Les électeurs ont eu le choix véritable dans un environnement de concurrence politique forte », a déclaré Twining. “Cependant, dans certains cas, des lois électorales peu claires et appliquées de manière arbitraire ont limité le droit des candidats à la liberté d’expression et à la possibilité de communiquer avec les électeurs.”

«Les élections ont été remarquables dans la mesure où le processus électoral s’est déroulé sans incident majeur en matière de sécurité ni irrégularité majeure», a déclaré Curran. “Cela étant dit, les citoyens méritent des conditions égales et une application cohérente des règles à tous les candidats.”

«La démocratie ne concerne pas seulement les élections», a déclaré Campbell. “Les citoyens ont exprimé le souhait d’élire un candidat qui puisse faire en sorte que la démocratie soit au rendez-vous et améliore la vie des Tunisiens ordinaires.”

Dans l’esprit de la coopération internationale, la mission conjointe  reconnaît que, finalement, ce sont les Tunisiens qui détermineront la crédibilité de ces élections.

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Pour assurer la transparence et le bon déroulement de la campagne électorale en Tunisie, l’instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) travaille d’arrache-pied à travers la formation depuis des mois, des équipes mobiles d’observateurs des élections accrédités auprès de l’ISIE pour l’observation des infractions électorales.

C’est dans ce contexte que l’instance en question a recensé de nombreux dépassements dans diverses régions de la République et a également affirmé avoir reçu une dizaine de dossiers concernant « l’argent sale de la politique », dont la plupart ont fait l’objet d’une dénonciation pour suspicion de corruption.

Elle a précisé qu’elle est en train de mener les investigations et les vérifications nécessaires avec l’Isie, la Haica et la Cour des comptes, tout en prenant en considération la présomption d’innocence et les tentatives de certains candidats de porter préjudice à leurs rivaux. Et d’ajouter que s’il y a des cas avérés de corruption en lien avec la campagne électorale, les listes ou encore les lois qui régissent l’opération électorale, ils relèveraient, alors, des prérogatives de l’Isie et de la responsabilité de la Cour des comptes.

A noter qu’en cas de crime électoral commis pendant l’opération électorale notamment durant la campagne ou encore le jour de scrutin, l’Isie a le pouvoir d’annuler les listes ou de faire tomber un candidat même s’il n’a obtenuqu’un seul siège au parlement, affirme l’INLUCC.

Une salle des opérations pour la collecte des résultats du suivi des infractions

L’instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) va mettre en place à son siège à Tunis, une salle des opérations qui sera en état de réunion permanente, les 14 et 15 septembre, afin de collecter les résultats du suivi des infractions électorales et ce,  à l’occasion de la tenue, le 15 courant, de la présidentielle anticipée 2019.

L’instance a expliquè que cette initiative intervient dans le cadre de ses,  à savoir détecter et enquêter sur les cas de corruption et lutter contre cette dernière, dans le souci de garantir la crédibilité du processus électoral.

Un numéro vert a été ouvert par l’INLUCC, le 80102222, et de manière exceptionnelle, pendant la journée du samedi, date du silence électoral, et la journée du dimanche, jour du scrutin, pour recevoir les appels des citoyens et des dénonciateurs des dépassements et des infractions électorales.

L’instance a, aussi, fait savoir que ses bureaux régionaux continueront de travailler à leurs sièges dans les régions (Nabeul, Sfax, Sidi Bouzid, Kairouan, Sousse, Monastir, Gabès, Medenine, Gafsa, Tozeur, Jendouba, Mahdia, Kasserine et Le Kef) exceptionnellement, les 14 et 15 septembre, pour recevoir les plaintes et les appels des dénonciateurs des dépassements et des infractions électorales.
Par ailleurs, des équipes mobiles ont été créées et formées, elles sont composées d’observateurs accrédités par l’Instance supérieure indépendantes pour les élections (ISIE), pour assurer le suivi et l’archivage des infractions électorales.

L’INLUCC va publier un rapport préliminaire sur les infractions électorales, à l’occasion d’une conférence nationale prévue le 18 septembre courant.

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L’Observatoire social Tunisien relevant du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) vient d’annoncer dans son dernier rapport publié ce mercredi 11 septembre 2019 que le mois d’août 2019 a enregistré 636 mouvements de protestation (contre 581 au mois d’août 2018) dont 97% (621) sont des mouvements collectifs et le reste (15) des protestations individuelles à savoir les suicides et tentatives de suicides.

La crise de la soif, la pénurie en eau potable, la problématique de la maîtrise des ressources hydriques ont touché la majorité des gouvernorats du pays et spécialement les zones rurales et les zones reculées.

Le gouvernorat de Kairouan a occupé la première position enregistrant 196 mouvements de protestation, suivi de ceux  de Nabeul et de Sidi Bouzid avec respectivement 69 et 67 mouvements et des gouvernorats de Gafsa et de Sfax qui ont enregistré 43 mouvements sociaux. Viennent ensuite les gouvernorats de Sousse avec 35 protestations, de Tataouine avec 31 mouvements et de Tunis avec 29 contestations, lit-on dans ledit document.

La plupart des mouvements enregistrés au mois d’août 2019 ont été de nature instantanée puisque près de la moitié des mouvements enregistrés ont éclaté  en réaction immédiate à une problématique donnée contre 147 mouvements de nature spontanée et 150 de nature violente.

Violences et suicides !

Toujours selon le rapport du FTDES,  le mois d’août 2019 a enregistré 15 actes de suicide et tentatives de suicide dont 13 sont de sexe masculin et deux de sexe féminin.Deux cas de suicide et tentatives de suicide ont été enregistrés chez les personnes âgées de plus de 60 ans (un homme et une femme) et quatre cas parmi les enfants de moins de 20 ans, le reste des cas relevés appartiennent à la tranche d’âge comprise entre 25 et 50 ans.

Pour ce qui est de la violence, les espaces résidentiels ou habitations ont été ceux qui ont connu le plus d’actes de violence durant le mois d’août 2019, selon les cas relevés par l’unité de veille de l’Observatoire Social Tunisien.

La violence dans ces espaces représente 28,33% des 62% cas de violence collective et 38% de violence individuelle. Les routes viennent en deuxième position concernant les cas de violence signalés avec 21,7%. La troisième place est occupée par les espaces publics (13,3%), suivis par les transports en commun (6,7% des violences observées au cours du mois d’août). Viennent ensuite les espaces de travail et de santé avec 5%, suivis des espaces touristiques, éducatifs et administratifs de 3,33%. Dans la même position, se situent les espaces de sécurité et de loisirs occupant 1,7% des actes de violence relevés.

55% de violences criminelles

De nombreuses régions ont été le théâtre d’attaques par arme blanche et d’assassinats, lors de mariages en raison de désaccords entre certaines des personnes présentes. La violence a été absente des espaces sportifs en raison de la diminution des compétitions durant la saison estivale.

Le genre féminin a représenté 3,33% des auteurs des actes de violence contre 95% du genre masculin et le reste ont été commis conjointement par les femmes et les hommes.
La violence de nature criminelle a représenté la forme de violence observée la plus importante (55%), suivie de la violence relationnelle et de la violence sociale (environ 8%). La violence conjugale a chuté de 3,3% par rapport aux mois précédents et les violences liées aux manifestations et à la santé sont approximativement inchangée.

Le gouvernorat de Tunis occupe le premier rang en termes de violence enregistrés, avec 14,3% du nombre total de cas de violence relevés durant le mois d’Août 2019, suivis des gouvernorats de Kairouan avec 16,7%, Nabeul et Sousse avec 10% et Monastir 8%.

Ensuite viennent les gouvernorats de Mahdia, Sfax, Médenine, Gafsa, Ben Arous et Kasserine. Il est à qu’aucun acte de violence n’a été enregistré dans les gouvernorats de Kébili, Tozeur, Tataouine, Jendouba, Ariana, Manouba, Sidi Bouzid, Gabès, Kef et Siliana.

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