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Nadia Bentamansourt

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Depuis que la Tunisie est frappée par l’épidémie de coronavirus dans plusieurs gouvernorats du pays, des escrocs spécialisés dans la contrebande de masques et de produits médicaux périmés, avaient essayé de profiter de cette situation sanitaire citrique, afin d’inonder tous les marchés en produits dangereux eti mettent en péril les vies des citoyens. Il s’agit de produits qui n’ont pas été fabriqués conformément aux bonnes pratiques et ne satisfont pas aux normes de qualité (des masques, des bavettes…). Ce phénomène est devenu donc le terrain de jeu favori des trafiquants de médicaments, un commerce lucratif pour ces derniers essentiellement au cours de cette période difficile que connaît la République!

C’est dans ce contexte que  les unités de la Douane tunisienne se sont bien mobilisées depuis des semaines et ont préparé toute une stratégie solide visant à lutter contre ce genre de trafic illégal.

Le bureau frontalier des douanes du port de Radès a assuré que la douane a mis en échec, ces derniers jours, de nombreuses opérations de contrebande de produits médicaux périmés. Il s’agit de deux conteneurs transportant une importante quantité d’équipements médicaux dont des gants, des bavettes et des blouses non déclarés, qui ont été saisis.

Les agents de la Douane ont constaté après avoir procédé à une fouille minutieuse, que ces équipements sont périmés. Au total, 233680 équipements ont été saisis dont 133400 gants, 92000 bavettes et 9280 blouses chirurgicales ont été prises.Selon la direction générale de la Douane, cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts visant à lutter contre la contrebande et la fraude commerciale. Il s’agit aussi de combattre les tentatives de certains qui profitent de la crise sanitaire actuelle pour s’enrichir illicitement.

Le porte-parole de la Douane, Haithem Zaned, a précisé, ce lundi 30 mars 2020 sur les ondes de Mosaïque fm que les agents avaient découvert, grâce au scanner, des colis non déclarés avec des dates de validité falsifiées dans des panneaux provenant d’Allemagne. Il a assuré que le procureur de la République auprès du tribunal de Première instance s’est saisi de l’affaire avant de la déférer  au pôle économique, juridique et financier pour trancher, a-t-il ajouté faisant savoir que le représentant de l’entreprise qui avait importé la marchandise a été appréhendé.

On rappelle que Ghazi Chaouachi, ministre des Domaines de l’Etat et des affaires foncières a annoncé dans un post publié, dimanche 29 mars 2020, sur sa page officielle Facebook, que les unités de la Douane tunisienne ont effectué une descente dans des dépôts contenant des équipements et de produits médicaux périmés. Ces dépôts appartiennent à un homme d’affaires tunisien.

C’est vrai que toutes les unités de la Douane tunisienne fournissent d’un jour à l’autre des efforts louables et audacieuses pour protéger l’Etat et les tunisiens contre toute menace, la lutte contre les produits périmés, est d’autant plus complexe que le trafic est organisé par des filières criminelles transnationales éphémères et opaques.

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Avec la crise sanitaire actuelle que connaît la Tunisie comme tous les pays et liée au coronavirus, de nombreux Tunisiens risquent sans doute de perdre leur travail. L’économie tunisienne est en prpoe à des perturbations importantes causées par ce dangereux virus qui ne cesse de se propager d’un jour à l’autre et à           grande vitesse.  Donc l’impact pourrait être significativement plus faible si une réponse coordonnée à l’échelle internationale se mettait en place pour soutenir l’économie et l’emploi en Tunisie !

L’expert économique et ancien ministre, Hakim Ben Hammouda a indiqué qu’une étude a été effectuée pour avoir une meilleure idée sur l’impact et les retombées de l’épidémie du Coronavirus en Tunisie.

 Sur le plan économique, l’expert a estimé dans une interview accordée à Express fm que les pertes au niveau du PIB peuvent aller de 2 à 6 milliards de dinars, et ce si la crise est extrême alors qu’au niveau social, le taux du chômage pourra augmenter  de 1,53 à 4,15%

Hakim Ben Hammouda a ajouté que la même étude a mis au point un « programme de salut national » tout en affirmant que les décisions du gouvernement sont importantes mais certaines d’entre elles peuvent êtres revues dans le sens de la consolidation surtout que les entreprises souffrent, aujourd’hui, d’un problème de liquidités sans oublier que les déclarations annuelles, revues pour le 24 mars 2020 et reportées pour le mois de mai, auraient dû l’être pour six mois.

Et de préciser encore que la participation des entreprises à la CNSS a été reportée concernant le 2ème trimestre, mais on n’a pas évoqué le 1er trimestre tout en appelant à la nécessité de préparer une Loi de finances rectificative et non pas complémentaire qui comprendrait les grandes orientations pour faire face à la crise avant de passer à l’étape de la mobilisation des revenus.

Il a achevé son intervention par annoncer que 70 experts économiques tunisiens mettent leur expérience et leurs relations à la disposition de l’Etat pour en bénéficier.

300 MDT pour aider les travailleurs et les entreprises

Depuis quelques jours, le gouvernement a annoncé qu’il a mis en place une ligne de financement d’une valeur de 300 millions de dinars sous forme d’aides aux travailleurs et aux entreprises afin d’assurer leur pérennité, indique un communiqué publié dimanche par le ministère des Affaires sociales.

Cette ligne de financement sera consacrée à la prise en charge des travailleurs en cas de fermeture de l’entreprise ou de chômage technique en leur accordant une aide sociale selon une procédure simple qui sera définie ultérieurement.

Elle permettra également d’aider les entreprises à reporter le payement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale du deuxième trimestre de l’année 2020 et ce pour une période de 3 mois à condition de préserver les postes d’emploi.

Le gouvernement a encore assuré que des mécanismes de suivi seront mis en place pour l’application de ces mesures, notamment à travers la création d’un comité au niveau de la présidence du gouvernement et des cellules de veille à l’échelle locale et régionale.

Dans le même ordre d’idée, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat a fait savoir, il ya quelques jours que les entreprises nationales sont fortement touchées par la propagation du coronavirus, étant donné que nous échanges commerciaux se font à 75% avec l’Union Européenne qui traverse une crise sanitaire et économique sans précédent.

Des entreprises diminuent leurs effectifs !

Le vice-président de l’UTICA, Hichem Elloumi a récemment assuré à la TAP que « nous sommes en train de recevoir des annulations de commandes et rencontrons des problèmes de paiement au niveau du secteur exportateur. Pour ce qui est des importations, nous avons de grandes difficultés à acquérir certaines matières premières nécessaires à l’activité des entreprises. Tout cela engendre une forte baisse de l’activité de plusieurs entreprises et des problèmes sévères de trésorerie. Et nous commençons à voir des entreprises qui diminuent leurs effectifs (mise en chômage partiel). Certaines envisagement même, de fermer leurs portes pendant des semaines “, s’alarme-t-il.

Il a précisé que «  face à cette crise extrêmement sévère, nous sommes en négociation avec le gouvernement pour le pousser à mettre en place des mesures de soutien et d’accompagnement aux entreprises ».

Hichem Elloumi a fait savoir que «  nous estimons nécessaire d’envisager un soutien immédiat à la trésorerie des entreprises au risque d’avoir des faillites dans les prochains jours. A ce titre, nous proposons un report de plusieurs mois des cotisations sociales et des engagements fiscaux… ».

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De nombreux Tunisiens ont exprimé sur les réseaux sociaux leur grand souci suite l’enregistrement d’un grand manque de médicaments dans plusieurs gouvernorats et qui ne finit pas de susciter des remous auprès des patients.C’est devenu le tourment  numéro un des malades en Tunisie. Il rimait plutôt avec soucis et longues files d’attente en pharmacie pour récupérer, ou pas, une boîte de médicaments pour traiter l’hypertension, le diabète et même des petits bobos du quotidien, à charge pour le gouvernement de prendre ses responsabilités …

Si cette difficulté venait àperdurer, elle dégénérerait sans doute en crise pour déboucher sur une catastrophe sanitaire et sociale qui achèvera ce qui reste du moral des Tunisiens, déjà fragilisé par la propagation de coronavirus. Rappelons que la crise n’a en effet pas été résolue depuis des mois et cela ne concerne pas uniquement les médicaments importés.

D’ailleurs le forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) a appelé, jeudi, le ministère de la Santé à fournir les médicaments du traitement des maladies d’immunodéficience, en particulier celles contre le lupus, en pénurie dans les officines  privées.

Le forum a mis en garde contre l’impact de la pénurie du médicament ” Plaquenil ” pour le traitement du Lupus sur la santé des malades, notamment face à la propagation du coronavirus qui menace leur vie en raison d’une baisse de leur immunité. Le FTDES a souligné la détérioration de l’état des patients, d’autant plus qu’ils n’ont pas pu se procurer le médicament depuis deux semaines, ce qui leur a causé de la fatigue, des douleurs osseuses et des éruptions cutanées.

Le Forum a appelé le ministre de la Santé à prendre des mesures pour fournir les médicaments en question dans les plus brefs délais, soulignant que les médicaments génériques disponibles dans les hôpitaux ne leur conviennent pas et peuvent leur causer des effets secondaires.

Aujourd’hui, la Tunisie est profondément préoccupée par la situation sanitaire qui prévaut dans le pays suite à la propagation rapide de coronavirus dans plusieurs gouvernorats du pays. L’essentiel,  c’est de maîtriser la situation et préserver les vies des Tunisiens car ce virus se propage à une grande vitesse.Les autorités concernées se sont penchées depuis plusieurs semaines sur  une série de mesures de prévention. Le ministre de la Santé Abdeltif Mekki a affirmé, ce jeudi 26 mars 2020, que la Tunisie possède une quantité suffisante de la chloroquine pour soigner 20 000 personnes infectées par le coronavirus.

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Mekki : Chahed peut compter sur nous pour son remaniement

Tous les médecins tunisiens exercent leur métier à leurs risques et périls, comme on le constate malheureusement. Ils             continueront à assumer leurs             responsabilités audacieusement en dépit du manque d’ équipements nécessaires et dans l’indifférence, pis, la déinvolture  « quasi-totale » de plusieurs citoyens qui ne sont pas encore conscients que la situation sanitaire du pays va de plus en plus mal.

Plusieurs structures hospitalières ont été infectées par ce virus causant la fermeture de certains services et la mise en quarantaine d’un grand nombre de cadres médicaux et de personnels paramédicaux, ce qui affaiblira davantage les capacités des hôpitaux à faire face à l’épidémie.

Le mardi 24 mars 2020, l’hôpital de la Rabta à Tunis a fermé deux services suite à la prise en charge de cas contaminés par le coronavirus.Il a été décidé également de confiner plusieurs médecins et infirmiers. Deux jours auparaavant, la clinique de la Soukra avait,             pour sa part, annoncé la suspension de ses services  tout en gardant uniquement les patients déjà admis, suite à une contamination au coronavirus qui a été enregistrée chez un malade qui s’est fait opérer dans cette clinique.

Aujourd’hui, le chef du service de néphrologie de l’hôpital Charles Nicolle a été testé positif au Covid. De même, quelques 150 employés du service seront appelés à se prêter à des analyses médicales. En effet, Adel Ben Khalifa, infirmier-chef à l’hôpital universitaire de Sahloul à Sousse a affirmé que le service d’orthopédie avait été fermé suite à une suspicion d’infection par le coronavirus.

La propagation de cas de coronavirus se multiplie à une grande vitesse. Et pour maîtriser la crise, les hôpitaux tunisiens ont défini de nouvelles consignes pour éviter le mauvais scénario italien, protéger ainsi les patients et le personnel hospitalier. Un nouveau protocole préventif et rigoureux est en vigueur essentiellement pour les services d’urgence.

Le directeur général des établissements de santé publique au ministère, Mohamed Mokdad, a dans ce contexte assuré que le ministère de la Santé a pris toutes les mesures nécessaires pour interdire l’accès des patients suspects d’infection au coronavirus aux services d’urgence des différents hôpitaux publics.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le responsable a précisé que le ministère a installé une tente devant chaque hôpital pour trier et dépister les patients afin d’effectuer les analyses nécessaires et s’assurer qu’ils ne sont pas porteurs du virus.D’autres espaces ont été aussi aménagés à proximité des services d’urgence pour effectuer le dépistage final avant de permettre au patient d’entrer à l’un des services de l’hôpital, a-t-il ajoué.

S’agissant des patients porteurs du virus et qui ont pu accéder à certains services hospitaliers causant leur fermeture et le confinement du personnel, il a signalé qu’ils ne présentaient alors aucun symptôme de la maladie à coronavirus COVID-19. «  Il est possible que le patient ne présente aucun symptôme de la maladie et que le résultat des analyses soit négatif et c’est pour cette raison qu’il convient de refaire le prélèvement pour s’assurer de l’état de santé du patient », a-t-il assuré.

A noter que Abdellatif Mekki, ministère de laSsanté a annoncé ce mercredi 25 mars 2020 lors d’une conférence de presse que  59 nouveaux cas confirmés de contamination au COVID-19 ont été détectés sur un total de 229 analyses effectuées portant ainsi le nombre total de personnes atteintes à  173 cas sur un total de 1154 analyses effectuées.

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Après l’instauration du couvre-feu depuis mercredi dernier et l’entrée en vigueur du confinement général, dimanche 22 mars 2020, le gouvernement tunisien a appelé tous les  Tunisiens à respecter toutes les consignes et les mesures de prévention  pour faire face à la propagation du coronavirus.

A vrai dire, la situation sanitaire du pays  cultive ce risque que soit semée une grande panique chez les citoyens tout en inquiètant au fil des jours les autorités.

Jusqu’à aujourd’hui, 25 nouveaux cas de coronavirus ont été détectés dans le pays sur les 124 analyses effectuées ces 24 dernières heures, ce qui porte le nombre total de cas confirmés à 114. S’ajoute à cela, la mise en place de 15952 personnes en auto-isolement.

D’ailleurs,   le ministère de la Santé n’a pas manqué d’exprimer sa crainte profonde évoquant la possibilité d’enregistrer des “pertes humaines, parmi nos proches et nos amis et que nous serons alors tous en danger si le  confinement sanitaire général n’est pas pleinement respecté”.

Et pour garantir la sécurité des citoyens contre tout dépassement  qont se rendent coupables nopmbre de  contrevenants « irresponsables et ignorants », de draconiennes mesures de sécurité ont été prises par le département de l’intérieur en collaboration avec les unités de l’armée tunisienne, dans tous les gouvernorats du pays. Toutes les régions de la République sont désormais sous haute sécurité.

300 patrouilles militaires ont été déployées

Dans le même ordre d’idées, le ministère de la Défense nationale a assuré que 300 patrouilles militaires ont été déployées depuis hier et qu’elles seront doublées à partir d’aujourd’hui et accompagnées de patrouilles aériennes dans les gouvernorats du Grand-Tunis, Bizerte, Sfax, Gabès et dans les régions de Ben Guerdane et de Djerba.

Selon un communiqué publié par l’institution militaire, les forces armées appliqueront la loi avec la plus grande rigueur contre toute personne enfreignant les dispositions du confinement total.

Les patrouilles conjointes mettront tout en œuvre pour appeler les citoyens à se conformer aux règles de confinement total et éviter les rassemblements et les déplacements non justifiés, précise la même source.

Arrestation de 408 individus pour non respect du couvre-feu

Pour sa part, Hichem Mechichi, ministre de l’Intérieur a assuré lors d’une conférence de presse tenue, lundi 23 mars 2020, que 408 individus ont été arrêtés depuis le début de l’application des mesures du couvre-feu et du confinement total.

Il a expliqué que 304 parmi eux comparaîtront devant la justice en état de liberté ajourant que 18 véhicules ont été saisis et plus de 200 procès verbaux ont été inscrits.

Il a fait savoir que ces mesures de préventions ne visent pas à limiter les libertés des individus, mais il s’agit tout simplement de dispositions nécessaires pour préserver la vie de tous.

« Toutes les unités sécuritaires sont prêtes et elles ont l’ordre d’appliquer la loi avec toute fermeté contre tous les contrevenants », a promis le ministre.

On rappelle que  le chef de L’État, Kais Saïed a émis un décret limitant la circulation et les rassemblements, en dehors des horaires du couvre-feu et ce, de 18h00 à 6h00.

Tous les déplacements de tous les véhicules sont interdits sur tout le territoire national en dehors des horaires du couvre-feu. Le décret interdit, également, tout rassemblement de plus de trois personnes dans l’espace public.

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Avec l’augmentation des cas avérés de coronavirus dans plusieurs régions de la République, les autorités tunisiennes (la santé, la sécurité, les ministères, les municipalités…) renforcent d’un jour à l’autre le dispositif de lutte contre le coronavirus dont l’objectif escompté est de maîtriser la situation sanitaire.

D’ailleurs, l’impact de la propagation du virus, selon plusieurs experts tunisiens, se fera sentir par de multiples canaux. D’abord, les fermetures imposées pour contenir la propagation du virus, ont fortement touché de nombreux secteurs, parmi lesquels le commerce de détail, les loisirs, le tourisme…

A cela s’ajoute, indépendamment du secteur, la fermeture des entreprises ne pouvant pas proposer de télétravail ni respecter les mesures de distanciation sociale requise.

A cet effet, un plan de prévention rigoureux a été lancé car la Tunisie est entrée dans une phase développée de sa guerre contre la pandémie du coronavirus, ce qui exige un partage des responsabilités de toutes les parties.

Le ministère de la santé : Nous serons en danger au cas où le confinement ne serait pas respecté

C’est dans ce contexte que  la directrice de l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes, Nissaf Ben Alaya, a annoncé lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 23 mars 2020, que le nombre de cas confirmés a atteint les 89, dont 60 importés, avec l’enregistrement de 14 nouveaux cas, à la suite de 126 analyses.

Sur un autre volet, elle a appelé les citoyens à se conformer aux  consignes de confinement sanitaire général car le virus risque de se propager en cas de non-respect des mesures de prévention.

« La situation risque de devenir catastrophique. Sans oublier que les cas recensés dans certaines régions sont dus à une contamination horizontale. Nous subirons des pertes humaines, parmi nos proches et nos amis, nous serons tous en danger au cas où le confinement sanitaire général n’est pas pleinement respecté », a-t-elle affirmé.

On rappelle que la présidence du gouvernement a annoncé que le chef de L’État, Kais Saïed a émis un décret limitant la circulation et les rassemblements, en dehors des horaires du couvre-feu et ce, de 18h00 à 6h00.

Tous les déplacements de tous les véhicules sont interdits sur tout le territoire national en dehors des horaires du couvre-feu. Le décret interdit, également, tout rassemblement de plus de trois personnes dans l’espace public, précise la même source.

Les contaminations se multiplient chaque jour !

Chokri Hammouda, directeur général de la santé de base au ministère de la Santé Publique a assuré dans la journée du dimanche 22 mars 2020 que trois foyers de contamination ont été découverts sur le Grand Tunis, les Berges du Lac, la Marsa et la Soukra.
Il a précisé que les cas recensés sont dus à une contamination horizontale, sans pouvoir détecter la source de cette contamination. Le ministère de la Santé avait annoncé le passage au stade 3 de la pandémie du coronavirus, a-t-il dit.Une augmentation du nombre des personnes contaminées est prévisible dans les prochains jours, selon ce responsable, qui estime que l’arrivée de rapatriés pourra encore accentuer la propagation du virus auprès des citoyens et même au sein des structures sanitaires.

Hammouda a évoqué les mesures préventives du Covid-19 prises par le ministère de la Santé dans les hôpitaux et la société en général.Il a évoqué à cet effet un plan de prévention réalisé en coordination avec le secteur public. Selon le responsable, de larges prérogatives seront données aux directeurs régionaux afin de prévenir la propagation du virus à une large échelle, a-t-il dit.

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Manifestement, l’épidémie de coronavirus s’accélère d’une manière vertigineuse en Tunisie, plus précisément dans la capitale qui demeure la plus touchée par rapport à d’autres régions du pays.

Les Tunisiens ne peuvent sortir de chez eux et se déplacer que pour aller travailler ou faire leurs courses de première nécessité. Un vent de panique sans précédent a été constaté chez des milliers de citoyens !

Face à cette situation, le président de la République Kais Saïed a tenu à rassurer les citoyens quant à la maîtrise et l’efficacité des mesures prévues pour une riposte adéquate au nouveau coronavirus.

Lors de son allocution, ce vendredi 20 mars 2020 sur la chaîne nationale Watania 1, le chef d’Etat a annoncé une série de nouvelles mesures de prévention plus strictes destinées à protéger les Tunisiens et à lutter efficacement contre la propagation du Covid19.

Il a affirmé que l’approvisionnement en produits alimentaires de base sera assuré dans tous les gouvernorats par les autorités concernées, ajoutant que les grandes surfaces commerciales resteront ouvertes dans tous les gouvernorats du pays.

Il a appelé le ministère public à lutter contre la spéculation indiquant que les forces de l’ordre vont appliquer la loi rigoureusement, dont l’objectif escompté est de faire respecter l’autorité de l’Etat et de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Dans le même ordre d’idées, Saïed a fait savoir que les grandes zones industrielles à grande concentration seront fermées pour prévenir la propagation du virus.

Il a, encore, annoncé l’aménagement d’espaces spécifiques pour le confinement sanitaire et a également appelé tous les Tunisiens à ne quitter leurs domiciles que dans des cas extrêmes.

Sur un autre volet, le chef d’Etat n’a pas manqué de rassurer les citoyens tout en affirmant que la situation en Tunisie n’est pas inquiétante et a précisé qu’il y a des parties qui œuvrent afin de semer la panique chez les Tunisiens.

Il a appelé les citoyens à garder le calme et le sang-froid, précisant que toutes les autorités vont assurer tous les besoins nécessaires (alimentation, sécurité, services sanitaires…).

Le chef de l’Etat a exprimé ses remerciements à tous ceux qui ont fait preuve de bénévolat à l’intérieur et en dehors du pays pour leur élan inédit à travers la collecte de produits alimentaires et de médicaments.

Il a indiqué qu’il va tout mettre en œuvre pour la collecte de dons en principe dans les écoles primaires sous la supervision des forces de l’ordre et de l’armée et en associant les autorités administratives locales…

On rappelle que le bilan des cas de contamination par le coronavirus confirmés en Tunisie, est passé à 54 cas. Il s’agit de 18 cas locaux et de 36 cas importés. A été aussi enregistrée la guérison du premier cas atteint par le virus. Sur 79 analyses effectuées, jeudi 19 mars 2020, 15 cas ont été testés positifs.

Les cas sont répartis entre 13 gouvernorats comme suit : 13 cas à l’Ariana, 2 cas au Kairouan, 1 cas à Gafsa, 3 cas à Mahdia, 17 cas à Tunis, 2 cas à Bizerte, 4 cas à Tataouine, 4 cas à Sousse, 3 cas à Monastir, 2 cas à Ben Arous, 1 cas à Médenine, 1 cas à Sfax et 1 cas à Nabeul.

Sept personnes, parmi les cas contaminés, ont été hospitalisées : 4 l’ ont été  à l’hôpital Abderrahmen Mami de l’Ariana et 3  à l’hôpital Farhat Hached de Sousse.

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En seulement quelques jours, le Coronavirus s’est développé à grande vitesse en Tunisie dans plusieurs gouvernorats en dépit des mesures de prévention ultra coercitives qui ont été prises par le gouvernement en collaboration avec toutes les parties concernées, pour contenir la progression d’une crise sanitaire sans précédent.

Selon des statistiques officielles récemment dévoilées aux Tunisiens, le nombre des personnes placées en auto-isolement en Tunisie s’élève désormais à 8787.Il s’agit d’un chiffre très inquiétant qui sème la panique d’un jour à l’autre chez les Tunisiens !

C’est dans ce contexte la directrice de l’observatoire national des maladies nouvelles et émergentes, Nissaf Ben Alaya, a annoncé ce jeudi 19 mars 2020 que dix nouveaux cas de contamination par le coronavirus ont été enregistrés, faisant état de la guérison du premier malade infecté par le virus (COVID-19).

Ces nouveaux cas, dont neuf sont importés et un seul local, ont été confirmés sur un total de 86 analyses effectuées en laboratoire, a assuré Ben Alaya .

Et d’expliquer que le bilan total des malades par ce virus en Tunisie s’élève ainsi à 39 cas confirmés, dont 25 cas importés, et 14 cas locaux.

La directrice de l’observatoire national des maladies nouvelles et émergentes         a, en effet, affirmé que la Tunisie est encore au stade épidémiologique 2, et les mesures préventives prises visent à empêcher d’arriver à la phase 03.

Pour sa part, le directeur général des soins de santé de base, Chokri Hamouda, a affirmé que le stade 3 de l’épidémie s’approche, suite à la hausse du bilan.

Dans une déclaration accordée à IFM, il a indiqué, ce jeudi 19 mars 2020, que le ministère de la Santé publique s’apprête à renforcer les mesures du niveau 4.
‘’Un confinement total est prévu’’, a-t-il dit.
Chokri Hammouda a, par ailleurs, appelé les médias à sensibiliser les citoyens et à susciter la prise de conscience.

Les cliniques privées expriment leur ferme solidarité

Le président de la chambre syndicale des cliniques privées, Boubaker Zakhama a affirmé, jeudi, la disposition des cliniques privées à accueillir les patients atteints du nouveau Coronavirus, parallèlement à la décision du secteur de reporter les interventions chirurgicales non urgentes à une date ultérieure, afin de prévenir la propagation du virus.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Zakhama a indiqué que la capacité d’accueil du secteur privé est estimée à 450 lits de réanimation.

Une partie de ces lits pouvait être réservée aux personnes atteintes de coronavirus, si le nombre d’infections en Tunisie augmente, à un moment où la capacité d’accueil des établissements publics ne dépasse pas les 250 lits, a-t-il précisé.
Zakhama a expliqué que les préparatifs ont commencé il y a longtemps en coopération entre les cliniques privées et les services de santé régionaux à travers l’organisation de sessions de formation pour les travailleurs dans les cliniques en matière de traitement des personnes atteintes du coronavirus. Une réunion de travail et de coordination se tiendra, vendredi, entre la chambre et le ministère de la Santé, a-t-il ajouté.

Zakhama a aussi tenu à souligner que les cliniques ont mobilisé, depuis une période, des équipes médicales ainsi que des ” couloirs de passage ” pour assurer le transfert des personnes atteintes sans risque de contagion.

A vrai dire, dans cette situation assez délicate, ce sont les moyens de transport qui inquiètent les citoyens. Encombrés et fréquentés par des milliers de personnes quotidiennement, ces moyens de transport en commun, ainsi que leurs stations, constituent un terrain favorable pour la  propagation de ce virus, notamment dans la capitale Tunis !

Rappelons que le ministre du Transport et de la logistique Anouer Maarouf a récemment affirmé que son département est prêt à suspendre les moyens de transport en commun et le transport interurbain si nécessaire.

Maarouf a ajouté que le ministère proposera la suspension du transport interurbain signalant que toute personne qui n’est pas obligée d’emprunter les moyens de transport publics devrait les éviter immédiatement…A bon entendeur !

Rappelons que le président de la République, Kais Saied, a annoncé , dans la soirée du mardi 17 mars 2020, avoir décrété le couvre-feu sur tout le territoire tunisien, depuis mercredi 18 mars, et ce de 18 heures jusqu’à 6 heures du matin.

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Selon des statistiques officielles annoncées par le gouvernement tunisien, près de 3000 Tunisiens sont actuellement bloqués à l’étranger et leur évacuation s’effectue progressivement. Ces derniers devront se conformer à la mise en quarantaine lors de leur arrivée en Tunisie pour prévenir une éventuelle contamination au coronavirus.

Pour assurer le retour de nos ressortissants, l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE) a annoncé que les ambassades de Tunisie à Berlin et à Londres ont appelé tous les ressortissants tunisiens bloqués en Allemagne et au Royaume-Uni en raison de la fermeture de l’espace aérien tunisien en prévention contre la propagation du Coronavirus, de contacter les bureaux de la compagnie aérienne Tunisair, afin de sécuriser leur retour au pays.

L’OTE a également assuré que le transporteur national mettra deux avions à la disposition des Tunisiens souhaitant retourner au pays, à partir de l’aéroport de Francfort en Allemagne, appelant les Tunisiens dont les vols sont programmés au cours des prochains jours, à communiquer avec les bureaux de Tunisair pour examiner la possibilité d’avancer les dates de leur retour, en prévision de tout imprévu pouvant survenir.

De son coté, l’ambassade de Tunisie à Londres a indiqué dans un communiqué que les ressortissants tunisiens bloqués au Royaume-Unis et en Irlande, sont appelés à contacter les services de Tunisair dans ces pays pour leur évacuation vers la Tunisie.

Par ailleurs, le Consulat tunisien à Rome, a annoncé une série de mesures exceptionnelles dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus, appelant les Tunisiens résidant en Italie à envoyer les demandes relatives à la traduction et à l’attribution des diplômes, par voie postale, avec l’obligation de fournir tous les documents nécessaires, outre les frais consulaires et une enveloppe timbrée portant l’adresse de la personne concernée.

On rappelle que le ministère du Transport a récemment annoncé que 69 Tunisiens bloqués à Rome  ont été rapatriés, dimanche 15 mars 2020, à bord d’un avion militaire, qui s’est posé à l’aéroport de Tunis-Carthage. Ces derniers ont été mis en quarantaine pendant 14 jours, en application des mesures en vigueur contre le covid-19.

Il est à rappeler que le gouvernement tunisien a annoncé que toutes les croisières et les traversées maritimes ont été suspendues. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la prévention contre la propagation du coronavirus dans le pays.

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Au-delà de la crise sanitaire que connaît la Tunisie, ces dernières semaines, l’impact économique du coronavirus se fait déjà lourdement sentir pour de nombreuses entreprises qui souffrent en silence étant donné qu’elles sont menacées de faillite et de fermeture.

D’ailleurs, au moment où le coronavirus recule en Chine, il se répand sur le reste de la planète et perturbe ainsi le fonctionnement de l’économie mondiale. Pour autant, malgré ce choc très sérieux et inquiétant, le nouveau gouvernement tunisien travaille d’arrache-pied afin de trouver des solutions concrètes permettant de « sauver » son économie déjà jugée  très fragile, depuis des années…

C’est dans ce contexte que, le vice-président de l’UTICA, Hichem Elloumi a tiré la sonnette d’alarme et a appelé le gouvernement à lancer un arsenal de mesures concrètes permettant de soutenir toutes les entreprises tunisiennes notamment au cours de cette période inquiétante que traverse la Tunisie.

Dans une déclaration faite ce mardi 17 mars 2020 à la Tap, il a précisé que ” les entreprises nationales sont fortement touchées par la propagation du coronavirus, étant donné que nos échanges commerciaux se font à 75% avec l’Union européenne qui traverse une crise sanitaire et économique sans précédent”.

Et d’ajouter que « nous sommes en train de recevoir des annulations de commandes et rencontrons des problèmes de paiement au niveau du secteur exportateur. Pour ce qui est des importations, nous avons de grandes difficultés à acquérir certaines matières premières nécessaires à l’activité des entreprises. Tout cela engendre une forte baisse de l’activité de plusieurs entreprises et des problèmes sévères de trésorerie. Et nous commençons à voir des entreprises qui diminuent leurs effectifs (mise en chômage partiel). Certaines envisagent même, de fermer leurs portes pendant des semaines », s’alarme-t-il.

Elloumi a , encore , affirmé que «  face à cette crise extrêmement sévère, nous sommes en négociation avec le gouvernement pour le pousser à mettre en place des mesures de soutien et d’accompagnement aux entreprises. Des propositions concrètes lui seront adressées aujourd’hui, mardi, par l’UTICA ».

Et de souligner que «  nous estimons nécessaire d’envisager un soutien immédiat à la trésorerie des entreprises au risque d’avoir des faillites dans les prochains jours. A ce titre, nous proposons un report de plusieurs mois des cotisations sociales et des engagements fiscaux.Nous proposons, également, qu’il y ait un rééchelonnement des dettes bancaires et la non application des pénalités en cas de retard, notamment en ce qui concerne les marchés publics », a-t-il dit.

Sur un autre volet, le vice-président de l’UTICA a fait savoir que « pour ce qui est de la logistique et du transport international, il faut savoir que les entreprises nationales sont en train de rencontrer des difficultés énormes en rapport avec les dispositions européennes visant à contourner la propagation du coronavirus. Nous demandons à ce qu’il y ait ,au moins, une facilitation des opérations de dédouanement au niveau du port de Radès qui connaît aujourd’hui un grand blocage », conclut le Elloumi.

Le Courant populaire appelle à dédommager les employés du secteur privé

Pour sa part, le Courant populaire a appelé l’Etat à verser 75 pc des salaires des employés du secteur privé qui risquent de perdre leur travail ou d’être licenciés en raison de la situation sanitaire dans le pays.
Le parti exhorte le gouvernement  à mettre les cliniques privées à la disposition du ministère de la Santé jusqu’à l’endiguement du coronavirus.Le Courant propose aussi d’exploiter les hôtels comme espaces de confinement sanitaire et d’obliger le secteur privé (banques, sociétés d’assurance, entreprises, usines, grandes surfaces….) à contribuer, activement, aux efforts nationaux de lutte contre le virus. Pour le Courant populaire, il est impératif de décréter l’état d’urgence et de déployer des unités de l’Armée nationale dans le pays.

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Depuis des années, les décideurs n’ont pas cessé d’affirmer qu’un intérêt particulier devrait être accordé au secteur de l’e-commerce compte tenu de son rôle dans le développement et la modernisation du commerce en général. Bien que la Tunisie occupe une bonne position au Maghreb et en Afrique dans le domaine du commerce électronique, de nombreuses lacunes subsistent à ce niveau, qu’il importe de combler, car le commerce électronique est l’une des composantes de base de l’économie numérique. Tout porte à croire que l’e-commerce est en train d’évoluer en Tunisie. Lentement, certes, mais sûrement !

Khabbab Hedhri, directeur du développement du commerce électronique et de l’économie immatérielle au ministère du Commerce a affirmé dans une déclaration  à  Africanmanager, que près de trois millions 800 mille transactions commerciales en ligne avaient eu lieu en 2019. La valeur globale de ces transactions atteint 271,5 millions de dinars, soit une hausse de 21% par rapport à 2018.

Le responsable a ajouté que le nombre de sites web marchands adhérents aux systèmes de « Clic To Pay et de l’e-dinar » de la Poste tunisienne en 2019 était de 1864. Il s’agit d’une hausse de 13% par rapport à 2018.

Hedhri a, encore, indiqué que plusieurs projets ont été lancés pour booster l’e-export. Toutefois, le cadre législatif doit être revu et amélioré, et ce, en vue de l’adapter au contexte de la mondialisation.

Commerce électronique : la Tunisie classée 4ème en Afrique

Le dernier rapport publié en 2018 par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) , a relevé que la Tunisie a été classée 4ème en Afrique et 79ème au monde.

Selon la même source, le Top 10 des performances en matière de e-commerce en Afrique est l’Ile Maurice (55ème mondial), le Nigeria (75ème au monde), l’Afrique du Sud (78ème), la Tunisie (79ème), le Maroc (81ème), le Ghana (85ème), le Kenya (89ème), l’Ouganda (99ème), le Botswana (100ème) et le Cameroun (101ème).

La Tunisie doit sa performance à son taux de pénétration d’internet estimé à 66 % grâce à un nombre d’abonnés qui s’élève à 7,65 millions (Mai 2018). Son classement s’explique aussi par l’évolution du nombre des sites marchands qui s’est élevé à 1423  en 2017 contre 1202 en 2016.

Elle a été aussi évaluée sur la base du nombre des transactions commerciales en ligne qui ne cessent d’augmenter. Ce nombre a atteint en 2017, une valeur de 166 M TND (soit 52 M EUR), dont un montant de 36 M TND (soit 11 M EUR) de transactions internationales.

Une responsabilité incombe donc au nouveau gouvernement qui ne semble  pas jusqu’à ce jour intéressé par ce secteur important, qui reste malheureusement marginalisé, manquant de soutien et surtout de visibilité. Un secteur qui reste aussi sous l’’emprise du secteur privé, peu ou pas organisé pour exercer un lobbying positif pour faire bouger les choses. À cela s’ajoute le rôle limité des banques tunisiennes qui ne financent que timidement des projets d’’e-commerce.

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Cinquième puissance économique mondiale, l’Inde est considéré comme le pays le plus dynamique. De plus en plus d’entreprises internationales souhaitent investir dans ce marché prometteur. Toutefois, afin d’évaluer et de comprendre la viabilité de la création d’une entreprise en Inde, il est essentiel de bien comprendre ce marché et les opportunités que le pays offre pour réussir.

Il est aussi très important pour les entreprises tunisiennes désirant conquérir les marchés indiens, d’approfondir leur partenariat avec ce pays dans plusieurs domaines fondamentaux et influents pour l’économie nationale.

La recherche de nouvelles destinations et d’expériences uniques et originales est devenue une priorité pour les professionnels.

D’ailleurs, l’Inde, qui est déjà un client majeur de la Tunisie en industrie des phosphates où il importe 50 % de ses besoins en   phosphate diammonique et en acide phosphorique, accorde une grande priorité au renforcement des relations économiques et énergétiques avec les principaux pôles économiques mondiaux (États-Unis, Asie orientale, Europe, monde arabe…) et à la promotion des investissements…

Dans une récente interview accordée à Africanmanager, l’ambassadeur de l’Inde en Tunisie, Puneet Kundal, a évoqué les fortes relations bilatérales existant entre la Tunisie et l’Inde ainsi que la possibilité de les développer dans tous les domaines, y compris dans le domaine de l’éducation.

Il a souligné la nécessité de développer les échanges économiques et commerciaux entre les deux pays, et de stimuler l’échange d’expertise académique entre les universités indiennes et tunisiennes.

Kunda, nous a également affirmé que les échanges commerciaux entre l’inde et la Tunisie sont de l’ordre de 445MDT.

Et d’assurer que l’Inde désire investir en Tunisie, entre autres, dans les énergies renouvelables, l’industrie automobile et les pièces de rechange, la santé et les produits pharmaceutiques.

Présence massive des entreprises indiennes en Tunisie

A noter  que plusieurs entreprises indiennes opèrent en Tunisie depuis presque 10 ans. Les plus notables sont Mahindra et TATA qui disposent de leurs usines d’assemblage de voitures à Sousse, les sociétés de lignes de transport d’électricité Jyoti Structures et KEC International, une entreprise spécialisée dans les produits cosmétiques qui a implanté un centre de production à  Enfidha, une entreprise de produits agricoles et agroalimentaires “Tunisie-Inde Fertilizer” (TIFERT) opérationnelle depuis 2013 qui est aussi une joint-venture tuniso-indienne représentant une valeur de 450 millions de dollars(…).

Il ne reste plus maintenant qu’à convertir cette volonté manifeste de partenariat en projets et transactions commerciales fructueuses pour consacrer la politique de diversification des marchés extérieurs et s’ouvrir vers des destinations encore peu explorées.

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Tous les gouvernements qui se sont succédé ces dernières années en Tunisie  n’ont pas réussi à mettre fin au phénomène de la construction anarchique.
Selon des chiffres officiels plus de 37% des constructions en Tunisie ne sont pas autorisées et e nombre de quartiers anarchiques s’élève à plus de 1250 sur tout le territoire de la République, un phénomène qui est en exponentielle progression.

Houda Miaoui, directrice générale adjointe de la Société Nationale Immobilière de Tunisie (SNIT), a annoncé que le stock foncier relevant de la SNIT connaît des difficultés et souffre d’une situation délicate suite à l’augmentation du phénomène de la construction anarchique.

Dans une interview accordée ce mercredi 11 mars 2020 à Africanmnager, elle a précisé que des quartiers populaires ont été construits illégalement sur des lots de terrains appartenant à la SNIT et que la société n’a pas pu récupérer ses terrains jusqu’à présent, soulignant que les décisions de démolition n’ont pas été appliquées de la part des parties concernées par cette affaire.

La responsable a, dans ce contexte, expliqué à titre d’exemple que 77 hectares de terrains de la société en question ont été squattés dans plusieurs régions (Mhamdia), plus précisément dans le gouvernorat de Ben Arous, la Manouba (…).

« Le plus grave,  c’est le squatt des terrains relevant de la SNIT. Nous avons encore 77 hectares squattés, dont la récupération sera difficile, parce qu’à défaut d’intervention au début, tout un village y était installé anarchiquement et illégalement. Les autorités sont appelées à intervenir dans les brefs délais et à régler la situation de la société », a-t-elle insisté.

Sur un autre volet, elle a affirmé que les pertes financières de la SNIT sont énormes et  sont chiffrées à plus de 50 MDT, ajoutant que l’épuisement du stock de la société en question pèsera lourd sur l’exécution de leurs projets à venir.

Dans le même ordre d’idées, Houda Miaoui a tiré la sonnette d’alarme et a exigé l’intervention immédiate de l’Etat tunisien afin de sauver la Société Nationale Immobilière de Tunisie et la sortir de l’ornière.

Force est de relever que des milliers d’arrêtés de démolition ont été pris par les autorités municipales pour juguler la prolifération des cas d’occupation de sols et d’emprises du domaine public, mais peu, très peu ont été exécutés . Pourtant, les violations commises, dans leur majorité, l’ont été contre des riverains, des voisins, des emprises du domaine public, notamment les espaces verts,  les berges des cours d’eau…

Ce qui ajoute à la gravité de la question, c’est que les constructions sont érigées au mépris de toutes les règles et les normes de sécurité, ce qui représente un réel danger pour les occupants et même pour le voisinage, sans parler des revendications que ne tarderont pas de brandir les propriétaires de ces constructions sauvages, comme l’adduction d’eau, les infrastructures d’assainissement, le raccordement au réseau électrique, et bien d’autres commodités dont le financement n’est pas à la portée de l’Etat ni des municipalités dont les caisses sont pour la plupart à sec, faute de rentrées et de recettes fiscales.

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Le conseil de sécurité nationale a décidé lundi lors de  sa réunion au palais de Carthage d’avancer les vacances scolaires, prévues le lundi 16 mars, au jeudi 12 mars dans tous les établissements scolaires publics et privés et ce, à titre préventif,  après l’enregistrement de 5 cas confirmés d’infection au nouveau coronavirus en Tunisie, auxquels s’en est ajouté un 6ème rapporté ce mardi.

C’est dans ce contexte que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a annoncé que les vacances de printemps démarreront jeudi 12 mars 2020 dans tous les établissements universitaires publics et privés et prendront fin le 30 mars 2020.

Ledit département a souligné son engagement à suivre toutes les mesures prises pour prévenir le nouveau coronavirus et ce, en coordination avec le ministère de la Santé, signalant l’absence, jusqu’à présent, d’infection par ce virus dans l’ensemble des établissements universitaires.

Coronavirus : Absence d’infection dans les établissements éducatifs

Le ministère de l’Education a réaffirmé mardi l’absence d’infection au nouveau coronavirus parmi les élèves, le cadre éducatif et le cadre administratif dans tous les établissements éducatifs. Et de redire  son souci de garantir la sécurité de toute la famille éducative et son engagement total à respecter toutes les dispositions prises dans le cadre du plan national de prévention et de riposte au virus.

Dans ce cadre, il a signalé la poursuite des campagnes de sensibilisation et d’information en milieu scolaire pour prévenir l’infection au nouveau coronavirus, faisant remarquer que la communication est permanente entre tous les départements ministériels pour recevoir toutes les nouveautés sur l’évolution de la situation sanitaire en milieu scolaire.

Des manifestations culturelles annulées !

Dans le cadre des mesures préventives du coronavirus, le ministère des Affaires culturelles et autres organismes et institutions culturelles tunisiennes ont, pour leur part, annoncé le report de plusieurs manifestations culturelles et artistiques prévues pour les mois de mars et avril,  apprend l’agence TAP.

Aurang des  manifestations concernées la Foire internationale du livre Tunis (FILT), les journées poétiques de Carthage, la semaine de la Journée internationale du Théâtre et le Festival Ezzedine Gannoun pour le théâtre. Cette mesure concerne des événements annuels qui sont organisés par ou avec le soutien du ministère. De nouvelles dates pour ces manifestations seront communiquées ultérieurement, indique la même source.

Le ministère a, également, fait savoir que les reports pourraient couvrir plusieurs autres manifestations culturelles et artistiques d’envergure nationale et internationale. Elles seront soit reportées, soit  annulées, en fonction de l’évolution épidémiologique dans le pays.

La Fédération tunisienne des éditeurs a , pour sa part, annoncé que la FILT aura lieu au mois de novembre prochain. Une décision préventive prise en concertation avec le ministère de tutelle.

La FILT devait se tenir dans sa 36e édition du 8 au 19 avril. Ce rendez-vous annuel qu’abrite annuellement le parc des expositions du Kram à Tunis accueille des centaines d’exposants et d’éditeurs du monde entier.
La 2ème édition du festival Ezzeddine Gannoun pour le théâtre était programmée du 22 au 29 mars. Cet événement se tient en partenariat avec la semaine de la Journée Mondiale du Théâtre qui devait se tenir dans sa 6ème édition du 22 au 30 mars.

L’Union des artistes plasticiens tunisiens (UAPT) a aussi annoncé le report de La conférence annuelle des plasticiens tunisiens qui devrait avoir lieu les 21 et 22 mars courant. Ces reports interviennent dans le cadre de la stratégie nationale préventive du nouveau Coronavirus ou ce qui est scientifiquement désigné Covid 19.

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Les résultats de la veille sur les supports usuels de l’Observatoire Social Tunisien relèvent que le mois de février 2020 a connu une moyenne quotidienne d’environ 24 mouvements protestataires. Mais  cette fréquence des protestations collectives dans diverses régions n’a connu aucune réaction de la part des des autorités locales, régionales ou centrales. En effet, une justification logique de cette absence d’interaction durant ce mois de février, peut résider dans le fait que ce fut un mois de mutation du gouvernement par excellence.

Durant ce mois, le gouvernement d’expédition des affaires courantes s’acquittait normalement des tâches qui étaient les siennes et les attentes étaient plutôt liées aux concertations politiques autour de la formation d’un nouveau gouvernement, environ quatre  mois après les  élections.

Selon  une copie du rapport du  FTDES consultée par Africanmanager, cette situation est incontestablement incompatible avec ce que prétendent les responsables, tant au niveau régional que central, à propos de “la continuité de l’Etat”, concept complètement contraire à la réalité des institutions qui ont connu une grande perturbation tout au long du mois de février.

À Mdhila, par exemple, le sit-in des chômeurs a repris depuis le 10 février et la production de phosphate du deuxième plus grand site du bassin minier a été interrompue en raison de l’atermoiement des autorités à appliquer l’accord signé avec les sit-inneurs depuis mai 2018.

Cette interruption de la production n’a entraîné aucune réaction de la part des autorités, à l’exception de la convocation judiciaire des sit-inneurs sous l’accusation d’entrave à la liberté de travail.

En effet, cette accusation est couramment utilisée par les autorités pour poursuivre les militants du mouvement social et les manifestants dans diverses régions, estimant que les procès pourraient résorber l’état actuel de tension sociale.

FTDES : Les établissements éducatifs protestent et revendiquent leurs droits

Les établissements éducatifs ont également vécu tout au long du mois de février, dans le sillage des mouvements de protestation et de l’interruption des cours en raison des protestations des enseignants suppléants. Ces derniers revendiquent la régularisation de leur statut professionnel selon les accords précédents avec le gouvernement.

Ce mouvement de protestation a généré des mouvements importants de parents d’élèves et a alimenté le phénomène de la violence scolaire en accroissant l’hostilité et l’agression entre les élèves et le cadre éducatif d’une part, et entre les parents et le cadre éducatif d’autre part.

Cela a poussé le cadre éducatif à entreprendre des mouvements de protestation dans plusieurs régions afin de stopper cette vague de violence scolaire. Les incertitudes politiques se sont  également reflétées sur le cours général de la vie des Tunisiens.

La « continuité de l’État» a été interrompue, au fil des concertations politiques sur la formation du gouvernement, à travers l’interruption du travail administratif dans les ministères et, par effet d’entraînement, dans les administrations régionales, en attendant la résolution de la situation politique et les nouvelles nominations de ministres. Cela est démontré par l’absence absolue d’interaction avec les protestations des citoyens dans diverses régions, malgré l’importance de leurs demandes.

Il est à noter  le volume important des manifestations sociales en février 2020 (705 mouvements de protestation), malgré sa baisse relative par rapport à février 2019 (716 mouvements de protestation).

Le FTDES relève surtout une variation qualitative dans le sens où les manifestations caractérisées par la violence ont augmenté de manière significative de 144 mouvements de protestation en février 2019 à 168 mouvements de protestation en Février 2020.

L’institution éducative a donc été au cœur de la gronde sociale qui a sévi en février, du fait de l’abandon officiel de la régularisation des situations professionnelles des enseignants suppléants, ainsi que du non-pourvoi des postes vacants, ce qui a rendu impossible à un grand nombre d’élèves de différentes régions d’étudier certaines matières ou les a empêchés de poursuivre carrément la totalité des cours. Cette situation a eu un impact négatif sur l’école et ses environs, puisqu’on a remarqué une augmentation de la violence dans l’enceinte éducative et une grande tension dans la relation entre le cadre éducatif et les parents.

Le nombre de mouvements de protestation relevé au cours du mois de février 2020 a atteint 705 actions de protestation dont environ 11% (77 mouvements de protestation) dans le secteur éducatif, sachant que les manifestations dans ce même secteur en février 2019 étaient de l’ordre de 5% (36 protestations).

Les mouvements de protestation d’origine économique et sociale ont représenté également une grande part des manifestations de février avec environ 31,6% du total des manifestations observées. La plupart de ces manifestations ont été menées par des familles, des habitants ou des chômeurs, ainsi que par des travailleurs cherchant à régulariser leurs situations, à réclamer un emploi ou à améliorer les services de la santé, les transports, la protection de l’environnement ou les services de base qui représentent l’essence même des droits de l’homme (….)

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D’après les chercheurs tunisiens , l’analphabétisme touche encore plus la population des régions internes du pays et concerne notamment les femmes. Mais il n’existe pas de données actualisées pour cerner le phénomène, ce qui rend les réponses formulées par les différents acteurs, dont le gouvernement, inadaptées…L’accès à l’école demeure encore et toujours une priorité pour la Tunisie rurale. Il est largement temps pour qu’on s’y penche de près, loin de tout discours démagogue ou généraliste !

Selon la dernière enquête menée sur le terrain par l’Institut national de la statistique (INS), le taux d’analphabétisme en Tunisie affiche un état stable, avec un léger recul en 2018 de l’ordre de 0.3% (18,1% en 2018 contre 18,4% en 2017).
Le nombre de personnes analphabètes en Tunisie en 2018 s’est établi à environ un million 746 mille analphabètes, contre un million 752 mille analphabètes en 2017, sur une population de 11 millions 700 habitants, selon le recensement général de la population et de l’habitat.

Malgré un léger recul du taux d’analphabétisme en Tunisie en 2018, le nombre d’analphabètes a augmenté par rapport à l’année 2016, (un million 742 mille analphabètes, soit 18,5%), et l’année 2015, lorsque le nombre d’analphabètes ne dépassaient pas un million et 735 mille (18,7%).

Le gouvernorat de Jendouba vient, selon l’enquête, en tête du classement avec un taux d’analphabétisme de 31,6%, suivi du gouvernorat de Kasserine (30,2%) et Siliana (29,7%). En revanche, le gouvernorat de Ben Arous a enregistré le pourcentage le plus bas d’analphabétisme (9,7%), suivi du gouvernorat de Tunis (10,1%) et du gouvernorat de Monastir (10,5%), selon la même source.

L’enquête de terrain de l’INS a également noté que le taux d’analphabétisme général dans les zones rurales en 2018 est plus élevé que dans les zones urbaines (28.6% contre 13.4%).

L’Etat tunisien a cherché à réduire le taux d’analphabétisme en mettant en place un programme d’alphabétisation et d’enseignement des adultes à partir de l’an 2000. Le programme a cependant connu une révision à la baisse de son budget après la révolution de 2011, passant de 16 millions de dinars en 2011 à 9 millions de dinars en 2019.

Le nombre de centres d’alphabétisation et d’enseignement des adultes en Tunisie est de 950 centres, tandis que le nombre d’enseignants exerçant dans le cadre de ce programme s’élève à 1200 . Le nombre de Tunisiens inscrits au programme d’alphabétisation en 2019, étaient de 22 mille 500 Tunisiens.

Les besoins financiers pour lutter contre l’analphabétisme en Tunisie, sont situés, selon une source responsable, entre 25 et 30 millions de dinars, ce qui a incité le ministère des Affaires sociales, qui supervise ce programme, à entrevoir des sources de financement dans le cadre de la coopération internationale.

En conclusion, onn peut avancer qu’actuellement en Tunisie, se trouve une fracture (qui s’ajoute à d’autres, ou génère d’autres fractures)  entre les milieux urbain et rural en matière d’alphabétisation ou d’accès à l’école, la base de tout accès à une citoyenneté accomplie.

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Le Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME) a vocation à soutenir et à encadrer les entreprises industrielles qui sont pour la plupart exportatrices. Le Cetime s’emploie à s’adapter aux nouvelles orientations industrielles aussi bien sur le marché extérieur qu’à l’échelle locale. C’est là  l’une des missions auxquelles s’attèlent  Amel Ben Farhat, directrice générale du centre depuis son arrivée, il ya un an , à la tête du Cetime. Elle s’en explique dans l’interview que voici :

1. Quelles sont les principales missions et activités du centre technique des industries mécaniques et électriques ?

Le CETIME est le partenaire technique des entreprises industrielles d’une manière générale et des entreprises du secteur mécanique, électrique et électronique en particulier. Il appuie les entreprises industrielles auxquelles il offre des prestations d’expertise et de conseil, des prestations d’accompagnement, des prestations de formation, des prestations d’analyses et essais et des missions d’études sectorielles et stratégiques. Le CETIME offre aussi un service de veille économique et sectorielle aux entreprises.

2. Le Cetime participe ces jours à la première édition du salon Elek Ener 2020, quel est l’objectif escompté à travers cette participation ?

Au égard  à son rôle de partenaire, le CETIME ne peut qu’être présent au  salon ELEK ENER. C’est une opportunité de mise en relation avec des nouveaux clients, un contexte propice pour présenter ses nouvelles offres de prestation et ses nouveaux moyens technologiques. Il contribue aussi à l’animation du salon par la présentation de conférences sur des thématiques up- to- date , fort utiles pour les visiteurs et les entreprises exposantes au salon .

3. Depuis votre arrivée à la tête du Cetime, avez-vous lancé de nouvelles approches et initiatives permettant de renforcer le rôle du centre dans le tissu électrique et mécanique ?

A mon arrivée, j’ai commencé par un diagnostic des points forts et des points faibles du CETIME, ainsi que les opportunités et les menaces du marché. J’ai procédé aussi à une enquête sur les besoins des entreprises dans les secteurs électriques, électroniques et mécaniques.

Ceci a été incontournable,pour que je puisse arrêter ma vision, recadrer les missions de CETIME et définir mes axes stratégiques. Ce travail de réflexion m’a permis d’établir un contrat objectif 2020-2022, qui va être le cadre de travail et d’investissement au CETIME pour une durée de trois ans. Ceci constitue la base d’un management par objectifs, impératif pour une bonne gouvernance.

Pour ce faire,  nous avons mis en place une nouvelle politique commerciale et marketing, une politique de communication véhiculée à travers les divers canaux, qui va nous permettre une meilleure visibilité sur le marché. Nous avons aussi procédé à la refonte de notre système d’information dans l’objectif de préparer une transformation digitale et une meilleure aide à la prise de décision. Nous avons profité du salon pour dévoiler le nouveau logo de CETIME.

Ce changement véhicule le message fort : le CETIME évolue et se modernise pour mieux répondre aux besoins de ses clients.

4. Le centre organise des sessions de formation.En quoi consistent ces formations ( l’importance de ces sessions, la cible) ?

En matière de formation, le CETIME propose des actions de formation pour tous les secteurs industriels. Il propose une palette de thèmes et peut répondre à des besoins spécifiques et sur mesure des clients.

Les thèmes de formation qu’il propose revêtent des aspects pratiques, parce qu’ils intègrent l’utilisation des plateformes d’essais et des plateformes de simulation disponibles au CETIME. Nous formons dans des domaines transversaux qui intéressent toutes les entreprises industrielles : les techniques de soudage , les techniques de contrôles non destructifs , les techniques de maîtrise de l’énergie et de l’efficacité énergétique , les techniques d’amélioration de la productivité , les bonnes pratiques du Lean Manufacturing , du management de la qualité , de l’environnement et de la métrologie . Nous offrons aussi des formations techniques spécifiques aux secteurs électriques, électroniques et mécaniques.

5. Le Cetime entretient des relations de coopération avec des organisations internationales spécialisées, pourriez-vous nous donner plus de détails sur ce volet, sachant que vous-avez récemment reçu une délégation tchadienne au centre.

Le CETIME entretient des relations internationales aux  trois niveaux suivants : dans le cadre des accords de coopération internationale, le CETIME gère des relations avec des institutions techniques dans plusieurs pays.

Ces relations ont permis un développement des compétences au niveau de CETIME et un transfert de savoir-faire. Ces relations concernent notamment la France, le Canada, l’Allemagne et la Belgique.

En parallèle, le CETIME est présent dans les instances internationales en relation avec ses domaines de compétence .Il représente la Tunisie à l’Institut International de Soudage, IIW et est désigné le Centre de Formation Habilité à Certifier des personnes en matière de Contrôles non Destructifs, pour les pays francophones, par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, AIEA . Par ailleurs, et dans le cadre de sa politique d’ouverture à l’internationale, le CETIME reçoit souvent des délégations africaines et arabes en vue d’établir des opportunités d’exportation de ses prestations et de son savoir-faire.

6. Quelles sont les futures perspectives du centre?

Le centre continuera à évoluer selon les besoins du secteur industriel et à s’ouvrir encore plus sur les opportunités d’exportation de son savoir-faire.

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De nombreux Tunisiens ont exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux  du fait que plusieurs pharmacies font face à une rupture de stock des masques spécialement conçu pour protéger contre les virus dont le Covid 19 , affirmant dans le même contexte, que les prix de cet accessoire  médical flambe d’un jour à l’autre d’une manière vertigineuse, en l’absence d’un contrôle rigoureux de la part des autorités concernées !

Le port de ce masque a été conseillé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour éviter la propagation rapide du coronavirus.

L’information nous a été confirmée par le vice-président du syndicat tunisien des propriétaires des pharmacies d’officine, Naoufel Amira, qui a affirmé qu’un manque flagrant des masques de protection été enregistré dans les pharmacies au cours de cette période, ainsi que l’augmentation de leur prix de vente, face à une forte demande sur le marché, en raison des informations relatives à la propagation du coronavirus dans des pays voisins comme l’Italie.

Dans une déclaration à la TAP, il a souligné que les masques de protection, utilisés généralement en guise de prévention pour les personnes non atteintes, sont vendus quatre fois leur prix (de 160 millimes à 600 millimes) alors que le prix des masques médicaux destinés aux personnes présentant des symptômes d’infection, est passé de 2 dinars à 6 dinars la pièce.

Naoufel Amira a indiqué que la Pharmacie centrale est appelée à assumer sa responsabilité pour pallier l’insuffisance des masques médicaux sur le marché et assurer l’approvisionnement des établissements de santé et des pharmacies.

Bechikh appelle les tunisiens à éviter le port des masques!

L’ex ministre de la Santé par intérim, Sonia Bechikh avait appelé, mercredi, à éviter le port des masques de protection contre le coronavirus,  qui ne font pas partie des mesures de prévention.Elle a souligné que seules les personnes atteintes du coronavirus sont concernées par le port de ce masque.

Bechikh avait rappelé les mesures préventives supplémentaires prises par le ministère de la Santé dans le cadre de la lutte contre le coronavirus dont notamment l’envoi d’une équipe médicale sur tous les bateaux à destination de l’Italie afin d’accompagner les voyageurs en provenance des zones infectées.

Elle a dans ce contexte fait savoir que la stratégie nationale de prévention du coronavirus comprend un renforcement du contrôle sur les différents passages maritimes, aériens et terrestres.

Hors de Chine, le coronavirus touche une cinquantaine de pays dans le monde, avec un bilan de plus de 4.000 contaminations et plus de 60 morts. Les mesures radicales se multiplient pour tenter d’endiguer l’épidémie. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que l’épidémie «s’aggrave». L’OMS coopère étroitement avec les experts, gouvernements et partenaires du monde entier pour rapidement élargir les connaissances scientifiques sur ce nouveau virus, surveiller la propagation et la virulence du virus, et fournir des conseils aux pays et à la communauté internationale sur les mesures visant à préserver la santé des populations et à empêcher la propagation de cette épidémie…

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Houssine Dimassi, ancien ministre des Finances, a assuré que le gouvernement d’Elyes Fakhfakh est confronté à de nombreux problèmes d’ordre économique et social, précisant que la nouvelle équipe est appelée à résoudre plusieurs gros dossiers afin de sauver l’économie tunisienne qui souffre depuis des années.

Dimassi a précisé, dans une interview exclusive accordée ce jeudi 27 février 2020 à Africanmanager, que les finances publiques connaissent une situation très difficile, qui pèse lourdement sur le secteur économique, social et politique.

Il a dans ce contexte, insisté sur l’importance de la mise en place d’une batterie de réformes novatrices, dont l’objectif escompté est de rationaliser les dépenses, améliorer les ressources propres de l’Etat, et réduire le déficit budgétaire.

Et l’ancien ministre des finances d’ajouter qu’il est urgent de maîtriser la masse salariale qui a atteint, selon ses dires, des niveaux spectaculaires, passant de 7,680 milliards DT en 2011 à 20 milliards de dinars.

Dimassi a, sur un autre volet, indiqué que les caisses sociales devraient être parmi les grandes priorités du nouveau gouvernement, estimant que le déficit des caisses sera de l’ordre de 3 mille milliards.

Dans le même ordre d’idées, Dimassi a évoqué l’importance de réviser le système sanitaire en Tunisie, à travers le lancement de nouvelles approches et initiatives permettant de sauver le secteur et améliorer ses prestations.

Notre interviewé n’a pas manqué d’assurer que la nouvelle équipe gouvernementale est appelée à compléter la stratégie des réformes des entreprises publiques, aussi bien que l’instauration de la bonne gouvernance afin de garantir une meilleure gestion au niveau de la finance publique.

En effet, il a insisté sur l’importance de la résolution des problèmes de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) qui connaît un déficit financier inquiétant,et qui est menacée par la faillite, à cause de nombreux facteurs qui ont fortement impacté sa production et son rôle dans le tissu économique, suite à la prise de « mauvaises mesures et décisions ».

L’expert économique et financier a encore estimé, que le secteur banquier n’a pas accompli sa mission au niveau du renforcement et du financement des investissements, étant donné qu’il est devenu un secteur qui finance « le déficit budgétaire de l’Etat », signalant qu’il est temps d’annoncer une série de réformes pour le secteur en question afin qu’il puisse récupérer son vrai rôle dans l’économie tunisienne.

On rappelle qu’après plus de 13 heures de débats, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avait accordé, dans la nuit de mercredi à jeudi, sa confiance au gouvernement d’Elyes Fakhfakh avec 129 voix pour, 1 abstention et 77 voix contre. Les nouveaux membres du gouvernement de Fakhfakh ont prêté, ce jeudi 27 février 2020, le serment devant le président de la République Kais Saïed au Palais de Carthage.

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Le salon de l’Électricité et des Énergies Renouvelables «  Elek Ener 2020 » a ouvert ses portes, ce mercredi 26 février 2020, au Parc des Expositions du Kram à Tunis, avec la participation de plus 200 exposants tunisiens et internationaux. Cette première édition a été marquée par une présence massive de hauts responsables relevant de plusieurs ministères outre les professionnels du secteur de l’énergie, des industries mécaniques et électrique tunisiens et étrangers, et de nomreux visiteurs…

A cette occasion, le centre technique des industries mécaniques et électriques(Cetime) a aménagé un stand d’exposition spacieux  et  mobilisé toute une équipe spécialisée relevant du centre, afin d’exposer tous leurs divers services au profit de toutes les entreprises industrielles et d’exporter le savoir-faire tunisien vers le continents, européen et africain.

Dans une déclaration exclusive accordée à Africanmanager, Fadhel Guesmi, responsable de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables au  centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime)  a affirmé que « le Cetime est un centre technique tunisien qui a été créé depuis 1982  et placé sous la tutelle du ministère de l’Industrie. Nos principales activités sont multiples à savoir, l’efficacité énergétique, le diagnostic, l’audit, les différents usages dans l’entreprise industrielle que ce soit l’éclairage, le vapeur, le froid industriel, les centrales de traitement d’air (…), selon la configuration énergétique de l’entreprise. Nous sommes concernés par les divers essais de contrôle et de vérification des modules photovoltaïques en se basant aux normes internationales et tunisiennes en vigueur . Nous œuvrons davantage afin de satisfaire tous les besoins de nos clients », a-t-il précisé.

Et d’ajouter « Nous disposons également  d’une nouvelle activité qui concerne le contrôle des pièces frigorifiques, d’autant que la Tunisie est signataire d’un accord international y afférant depuis 2007.D’ailleurs, le Cetime est en phase de préparation de la mise en place d’un laboratoire de vérification de ce type d’engin .Nous travaillons également sur le côté management de l’énergie, sur le volet de l’assistance, la formation et la mise en place de systèmes de management de l’énergie selon les exigences de la norme ISO 50001 »,a-t-il ajouté.

Fadhel Guesmi a précisé que l’objectif escompté de la  participation du Centre au  salon “Elek Ener 2020” est d’offrir aux entreprises industrielles  des prestations et des solutions techniques adaptées à leurs besoins pour qu’elles soient plus compétitives et plus performantes.

« Notre objectif est de présenter les multiples services du Cetime comme la  formation,  l’assistance, le diagnostic, les essais dans nos laboratoires qui sont bien équipés et ce pour gagner plus de clients et conquérir  les différents secteurs que ce soit, industriel, institutionnel ou les écoles de formation pour mieux vendre nos services… », a conclu le responsable.

A noter que le Centre technique des industries mécaniques et électriques(CETIME) ambitionne de répandre tous ses divers services dans toutes les entreprises tunisiennes installées à travers tout le territoire de  la République  pour une amélioration continue de la productivité, de la formation, du savoir-faire, la redynamisation du secteur …

On rappelle que la 1ère édition du salon de l’Electricité et des Energies Renouvelables ” Elek Ener 2020 ” se tient du 26 février  au 1er mars, au Parc des Expositions du Kram , avec la participation de 200 exposants tunisiens et internationaux. Plus de 20 000 visiteurs professionnels et particuliers tunisiens et internationaux sont attendus à ce salon. Organisée par la chambre syndicale Nationale de l’Électricité (CSNIE) et le Centre Tunisien des Foires, cette  manifestation pour vocation d’attirer les professionnels du secteur et de permettre aux industriels du bâtiment de présenter leurs nouveautés en matière d’industries électriques(…)

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