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Nadia Bentamansourt

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L’Observatoire tunisien des droits de l’Homme (OTDH) avait à maintes reprises fait savoir que de nombreux enfants tunisiens innocents sont encore en Libye en attente de leur rapatriement par les autorités tunisiennes.

Les parents de ces petits font l’objet de soupçons d’actes de terrorisme ou de meurtres et ces enfants sont principalement détenus dans les prisons libyennes.

Cette affaire avait scandalisé une bonne partie de l’opinion publique en Tunisie et même ailleurs, alimentant les accusations sur l’incapacité des autorités tunisiennes à protéger leurs ressortissants, notamment les enfants.

Et quand ces horreurs se passent dans la zone de non droit qu’est devenue la Libye, l’affaire devient plus inquiétante. Ce pays voisin est en plein chaos même après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011. Les différentes milices armées l’ayant combattu font aujourd’hui la loi dans une nation déchirée, où deux parlements et deux gouvernements se disputent la légitimité politique !

200 enfants tunisiens détenus à l’étranger !

Dans un rapport publié récemment, l’ONG Human Rights Watch( HRW) a affirmé que « environ 200 enfants et 100 femmes se réclamant de la nationalité tunisienne sont détenus à l’étranger sans inculpation, parfois depuis deux ans, en tant que membres de la famille de combattants de l’EI, essentiellement en Syrie et dans la Libye voisine, et pour certains en Irak, a déclaré à Human Rights Watch le ministère tunisien de la Femme et de l’Enfance. De nombreux enfants n’ayant pas plus de six ans, il serait dans leur intérêt de rapatrier également leurs mères ».

Et de confirmer que « les responsables tunisiens ont tardé à faciliter le retour d’enfants tunisiens qui sont actuellement détenus sans inculpation à l’étranger, dans des prisons ou des camps mis en place pour les familles de membres de l’État islamique (EI, ou Daech). La plupart de ces enfants sont détenus avec leur mère, mais au moins six sont orphelins ».

Selon la même source, « la Tunisie n’a autorisé le rapatriement que de trois enfants qui étaient détenus dans une prison libyenne pour familles de membres de l’EI, d’après des responsables du gouvernement, des proches et des défenseurs des droits humains. Les médias libyens ont rapporté que les autorités tunisiennes avaient déclaré qu’elles ramèneraient six orphelins au pays, après que la Société du Croissant-Rouge de Misrata, qui s’occupe de ces enfants, a appelé la Tunisie, le 17 janvier, à les rapatrier dans un délai d’un mois ».

Sur un autre volet, l’ONG a souligné dans son rapport que « l’association de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger (RATTA), non gouvernementale, a rassemblé des informations sur 116 détenus tunisiens, 93 enfants et 23 femmes. Selon elle, plus de la moitié sont en Libye, près d’un tiers en Syrie, et le reste en Irak, en Turquie ou ailleurs. Près de la moitié des enfants suivis par la RATTA n’ont pas plus de deux ans et quatre sur cinq n’ont pas plus de six ans » lit-on dans ledit document.

Vers le retour de dizaines d’enfants en Tunisie

Le délégué général à la protection de l’enfance, Mehyar Hamadi, a souligné son soutien au retour des enfants tunisiens actuellement dans les zones de tension et les camps des réfugiés.
La Tunisie a l’obligation de rapatrier ces enfants conformément au droit et à la législation”, a indiqué Hamadi dans une déclaration faite mardi 19 février 2019 à l’agence TAP, précisant que tous les départements compétents en matière de protection de l’enfance œuvrent, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, à assurer le retour de dizaines d’enfants tunisiens dans leur pays.

Pour sa part, le président de la commission nationale de lutte contre le terrorisme, le colonel Mokhtar Ben Nasr, a confirmé le recours au test d’ADN (ou acide désoxyribonucléique) pour identifier les enfants tunisiens actuellement en Libye, dont le nombre est de 35, sur un total de 85 enfants recensés dans les zones de tension.

Les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères s’emploient à identifier les enfants dans les zones de tension afin de vérifier s’ils sont issus de pères de nationalité tunisienne, a-t-il fait savoir, indiquant que la vérification de l’identité de près de 50 enfants en Syrie et en Irak par un test d’ADN exige l’autorisation des deux pays.

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Le concessionnaire ITALCAR SA, distributeur officiel des marques Fiat, Fiat Professional, Alfa Romeo, JEEP et IVECO en Tunisie, a dévoilé lors d’une cérémonie organisée mercredi 14 février 2019 la toute nouvelle Jeep Compass. Un véhicule très robuste qui offre une technologie améliorée, une superbe fonctionnalité et des caractéristiques de sécurité adaptées à votre style !

La Compass arrive sur le segment des SUV compacts pour répondre aux exigences des aventuriers et des amoureux des grands espaces.

Elle symbolise par excellence le SUV familial compact au sein de la gamme Jeep. Le véhicule affiche un style sculptural incomparable et authentique, avec un design contemporain unique. Jeep Compass répond à toutes les exigences d’une clientèle familiale qui apprécie sécurité et convivialité.

Le modèle offre trois versions essence : Longitude 4*2, Limited 4*2 et une boite automatique Limited 4*4. Le design intérieur de la Jeep® Compass est conçu avec des matériaux raffinés.

Le tableau de bord et la console centrale sont en forme de trapèze. Eléments de design caractéristiques de Jeep®, la console centrale intègre parfaitement l’écran tactile du Uconnect™ en 5,7 ou 8.4 pouces (avec le système de navigation), le levier de vitesses, les commandes Selec-Terrain, le frein de parking électrique, le bouton d’arrêt/démarrage, les commandes audio et de température. Les ports de recharge et de connectivité pour périphériques sont quant à eux facilement accessibles dans le vide-poches.

La toute nouvelle Jeep® Compass dispose de deux nouveaux systèmes Uconnect™, permettant au conducteur comme aux passagers d’accéder aux fonctionnalités de communication, de divertissement et de navigation grâce notamment à un écran couleur LED parmi les plus grands du segment.

Le tout nouveau Compass est doté de 70 éléments de sécurité active et passive disponible de série et en option parmi lesquels on retrouve le système anticollision actif avec arrêt à faible vitesse, le système d’avertissement de franchissement de ligne blanche, le système de surveillance des angles morts et de détection de présence arrière, la caméra de recul ParkView® avec lignes de guidage dynamiques.

A noter que la nouvelle Jeep Compass est désormais disponible en Tunisie, chez Italcar, distributeur officiel des marques Fiat, Fiat Professional, Alfa Romeo, Jeep et Iveco en Tunisie, en 4 versions, à partir de 115.000 dinars.

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Selon des données dévoilées par le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, une série de bureaux de recrutement fictifs à l’étranger ont été découverts. Ces bureaux entrainaient de jeunes Tunisiens dans des réseaux de prostitution, de Mafia…

Ledit département a, dans ce contexte, appelé les demandeurs d’emploi à la vigilance et à exiger une copie de l’autorisation pour vérifier la situation du bureau de l’emploi et le sérieux des offres proposées. D’ailleurs en 2013, 700 Tunisiens ont été victimes des arnaques de la part des bureaux d’emploi fictifs qui recrutent pour l’étranger. Et d’assurer que seulement une dizaine de bureaux possèdent des autorisations pour les recrutements à l’étranger, délivrées par le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi. Néanmoins, et malgré les efforts consentis par le gouvernement et les autorités concernées en termes de contrôle et de répression, force est de constater que les dépassements en la matière existent encore !

Emplois fictifs : Plus de 20 plaintes déposées auprès du ministère public

Le directeur général de l’immigration et de la main d’œuvre étrangère auprès du ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Ahmed Messaoudi, a récemment fait savoir sur Express fm que le cadre juridique des bureaux de placement à l’étranger a été publié fin 2010.

Le responsable a précisé que son département est la partie qui accorde des autorisations aux bureaux d’emploi, indiquant que tout demandeur d’emploi pour qui il a été prouvé qu’il a donné de l’argent à un bureau d’emploi autorisé afin d’avoir un emploi, le ministère œuvrera à lui restituer son argent.

Il a, en effet, indiqué que jusqu’à présent, 25 autorisations ont été accordées à des établissements privés de placement à l’étranger et que deux visites leur sont faites par an.

Et d’affirmer que ces établissements privés de placement à l’étranger font entre 1300 et 1400 opérations de placement à l’étranger par an, ajoutant qu’il existe sur le site Web du ministère une liste des établissements privés de placement à l’étranger.

Sur un autre volet, Messaoudi a annoncé que plus de 20 plaintes ont été déposées auprès du ministère public autour des dépassements faits par des établissements privés de placement à l’étranger travaillant illégalement.

Il a aussi indiqué qu’un projet de loi relatif à l’organisation du secteur a été préparé et que ce projet de loi comprend des sanctions telles qu’une peine prison pouvant atteindre 5 ans, des sanctions financières et la fermeture immédiate de l’établissement. Cette nouvelle loi a été transmise à la présidence du gouvernement.

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La Tunisie connaît, ces dernières années, un flux de migrants des pays subsahariens, et bon nombre d’entre eux sont employés illégalement dans des fermes agricoles, des restaurants et les chantiers de construction. De nombreux ouvriers subsahariens subissent des mauvais traitements : Confiscation du passeport, coups, insultes, payes non versées. C’est de l’esclavage moderne.

Même le « marché » des femmes de ménage d’Afrique subsaharienne travaillant essentiellement chez les familles tunisiennes aisées du pays relève d’un véritable régime de traite. Tel est le lot quotidien de ces pauvres migrants…

Dernièrement, un responsable municipal à Sfax a révélé une histoire tragique : un ouvrier de nationalité ivoirienne vient de décéder dans une localité relevant du gouvernorat de  Sfax. Cet homme a rendu l’âme suite à un état d’épuisement, des mauvaises conditions de vie et une surexploitation au travail.

Le responsable a précisé qu’un homme d’affaires dans le gouvernorat en question est suspecté d’avoir séquestré et exploité des ouvriers africains, les faisant travailler plus de 16 heures par jour et les privant de leurs passeports pour qu’ils ne portent pas plainte contre lui. Il les logeait sur les lieux de travail, dans des conditions critiques et inhumaines.

Suite à cette affaire, le porte-parole des tribunaux de Sfax a dénoncé dans une déclaration faite aux médias ce genre de mauvais traitement réservés aux migrants, affirmant qu’il s’agit d’un crime et que ces comportements sont passibles de peines de prison pouvant atteindre la perpétuité.

D’ailleurs, les conditions de travail  des immigrés africains sont souvent pointées du doigt par certaines associations de défense des droits de l’Homme. C’est dans ce contexte que l’organisation « Tunisie terre d’exode et de refuge » a  tiré la sonnette d’alarme quant aux crimes commis contre cette communauté, tout en révélant qu’en 2018, l’association a reçu 410 plaintes de la part de résidents africains, pour mauvais traitements, ajoutant que le quart de ces cas a été signalé dans la région de Sfax.

L’association a appelé le gouvernement et les parties concernées à protéger les employés subsahariens et à poursuivre en justice toute personne ayant exploité ces derniers. Mais malgré le fait que le gouvernement ait adopté une loi pour la « répression » de la « traite des personnes », le démantèlement des réseaux risque d’être compliqué tant le phénomène est enraciné dans la société depuis des décennies.

Aujourd’hui un peu partout dans le monde on reconnaît que le racisme n’a pas d’avenir et que le futur appartient au métissage. La violence, symbolique et physique, contre les Subsahariens en Tunisie est une violation des principes du droit international, il faut le rappeler, et contre la direction dans laquelle évolue notre planète. Il faut le dire à tous ceux qui vivent dans une bulle, avec des pratiques barbares d’un autre temps : Ce que vous faites n’a pas d’avenir !

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Depuis des années, la Tunisie porte un intérêt très particulier à la formation hôtelière et touristique qui représente un secteur économique porteur et à fort potentiel, dont l’objectif est de créer des postes d’emploi au profit des jeunes chômeurs tunisiens. D’ailleurs, le ministre du Tourisme, René Trabelsi, a fait savoir ce jeudi 31 janvier 2019 que la formation dans le secteur touristique permettra de réduire le taux de chômage dans le pays, précisant qu’il y a de nombreux postes d’emplois vacants et que de gros besoins en main d’œuvre ont été recensés.

Lors d’une conférence de presse tenue ce matin à Djerba, Trabelsi a appelé les jeunes chômeurs à rejoindre les centres de formation afin d’intégrer facilement le marché de l’emploi dans le secteur en question.

Il, a en effet, affirmé qu’un accord sera conclu aujourd’hui entre un institut français spécialisé dans la formation en tourisme et le centre de formation professionnelle et du tourisme à l’île de Djerba, précisant qu’il s’agit d’un accord modèle et que plusieurs expériences similaires concerneront bientôt tous les gouvernorats de la République.

Le ministre n’a pas manqué de rappeler qu’il faut développer le secteur du tourisme, l’artisanat afin de remédier aux  problèmes dont souffre le secteur, essentiellement le manque de main d’œuvre qualifiée.

BCT : 6300 emplois démolis dans le tourisme

Selon des données rapportées en 2017 par l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE), en se basant sur des statistiques officielles de la Banque centrale de Tunisie (BCT), le secteur du tourisme a détruit 6300 emplois, en cumulé, sur la période 2008-2016.

L’Observatoire montre comment la création d’emplois dans le secteur du tourisme est exposée aux fluctuations de la demande extérieure provenant des marchés cibles historiques (principalement européens). La phase de destruction d’emplois a été déclenchée par la crise de 2009 (crise des supprimes) et s’est aggravée après la révolution de 2011 jusqu’en 2012 avec une perte cumulée de 21.000 emplois sur 3 ans.

En effet, entre 2013 et 2014, le secteur du tourisme a créé quasiment 20.000 emplois, permettant ainsi de combler les destructions d’emplois subies depuis 2009. En 2015, année des attentats terroristes dans les lieux touristiques (Sousse, Musée du Bardo) , le secteur du tourisme a détruit plus de 21.000 emplois, effaçant ainsi la reprise des deux années précédentes, détaille l’observatoire.

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Le textile-habillement est devenu ces dernières années un secteur précaire, qui n’est pas au diapason des changements internationaux. Cette précarité est expliquée, selon les professionnels du métier, par de nombreux facteurs dont notamment sa faible compétitivité qui ne lui permet pas de faire face à la concurrence mondiale, principalement les marchés européens et asiatiques.

Aujourd’hui, le poids du secteur impose au gouvernement de rechercher les moyens de résoudre ses problèmes structurels et conjoncturels, d’améliorer les conditions de vie des ouvrières du textile, tout en œuvrant à repositionner le textile tunisien sur le marché mondial, en favorisant une meilleure intégration et une montée en gamme de cette filière.

C’est dans ce contexte que le plan de relance du secteur du textile & habillement (2019-2023) a été lancé depuis 2018. Il vise à instaurer un modèle de gouvernance public-privé adapté au secteur du textile et à lancer une dizaine de projets stratégiques d’intégration.

Selon les données dévoilées par la FTTH (Fédération tunisienne du textile et de l’habillement), ce projet a été élaboré par l’organisation, en collaboration avec le Conseil d’analyse économique (CAE), relevant de la présidence du gouvernement

S’articulant autour de six grands axes, ce plan prévoit, également, une promotion accentuée du secteur sur les marchés traditionnels et nouveaux, une formation co-construite (professionnels-dispositif de formation) adaptée aux filières, l’amélioration des infrastructures et l’instauration de mesures incitatives spécifiques.

Il s’inscrit, en effet, dans le cadre du Plan de relance économique 2019-2020, élaboré par le CAE et présenté au chef du gouvernement en septembre 2018.

Lequel plan comporte 100 mesures de relance à deux dimensions (croissance et emplois/inclusion sociale et régionale).

Le Plan de relance du secteur du textile & habillement prévoit dans son premier axe relatif à la gouvernance la mise en place d’un conseil national stratégique du secteur du textile, le lancement d’un fonds dédié au développement du secteur dont l’enveloppe de départ sera de 50 millions de dinars (MD), assumée en partie (10 MD) par les privés, et la création d’une instance de pilotage de l’exécution de ce plan.

Hausse du volume des exportations de T&H en 2018

Selon des statistiques récemment communiquées par le département de l’industrie, les exportations du secteur textile ont cru, en 2018, de 18% en dinars, et de 3,5% en euros, par rapport à l’année 2017. Les intentions d’investissement ont augmenté de 40% en 2018, permettant la création de 16500 emplois.

On rappelle également qu’en 2010, ce secteur employait 210.000 personnes en 2014 l’effectif a régressé de 16% à 180.000 personnes. 30 mille emplois ont été ainsi détruits.

Au cours de la même année, il y avait 2150 sociétés opérant dans le secteur. En 2014, elles ne sont plus que 1760, soit une baisse de 22%.

En 2010, la Tunisie était le 5e fournisseur en vêtements de l’Union européenne. En 2014, elle a perdu quatre positions. Désormais, nous sommes 9e !

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Conscient du gros potentiel de la croissance économique de l’Afrique subsaharienne, le gouvernement tunisien vient tout récemment d’accorder une attention particulière aux marchés de cette partie du continent à travers le renforcement de la présence des opérateurs tunisiens. Les autorités encouragent de plus en plus les entreprises exportatrices à s’y implanter et à exploiter les opportunités de partenariats et la niche des services dans les pays africains. C’est dans ce contexte que TABC (Tunisia-Africa Business Council) a été la première structure privée en Tunisie à multiplier les efforts afin de soutenir les hommes d’affaires pour conquérir le continent africain. Le but de la manoeuvre est d’organiser des rencontres fructueuses avec leurs homologues en Afrique dans l’objectif de redynamiser une économie malmenée par la révolution.

Lors d’un point de presse qui s’est tenue ce jeudi 24 janvier 2019 à Tunis, Bassem Loukil, président de TABC, a dévoilé les grandes lignes de la conférence internationale “Financing investment and trade in Africa” (FITA), qui se tiendra les 5 et 6 février 2019 en Tunisie.
FITA 2019, d’après Loukil, est une grande manifestation économique qui a de nombreux objectifs fondamentaux, tels que l’évaluation des domaines de financement, du commerce et de l’investissement entre les pays africains et la Tunisie.
Il s’agit aussi de présenter toutes les offres et les mécanismes de financement sur les marchés africains, de rapprocher les banques tunisiennes et leurs homologues panafricaines pour faciliter l’accès aux services financiers…
Loukil a ajouté que cet événement de grande envergure rassemblera plus de 3000 opérateurs économiques tunisiens et subsahariens, et plus de 2000 rendez-vous sont au menu.
Il a annoncé la venue de nombreuses personnalités de haut niveau ainsi que des ministres d’Afrique subsaharienne, venant de la cote-d’ivoire, du Mali et de la Guinée Conakry, avec une centaine d’institutions financières et d’organismes internationaux et panafricains, tels que la BAD, la BID, la BERD, l’ITFC…
Sur un autre volet, le président de TABC n’a pas manqué d’appeler le gouvernement à soutenir les hommes d’affaires désirant conquérir les marchés africains. Et d’affirmer que “seule la volonté politique” sera déterminante pour accéder aux marchés de l’Afrique subsaharienne et tirer profit des avantages économiques offerts par ces pays émergents.
On rappelle dans ce contexte que le Cepex a récemment dévoilé que le soutien financier est désormais plus important pour les actions engagées sur dix marchés du continent (le Kenya, la Tanzanie, le Bénin, le Djibouti, le Ghana, la RDC, le Nigeria, l’Éthiopie, le Cameroun et le Rwanda).
Ces pays, selon le Cepex, représentent plus de 560 millions de consommateurs et ont un taux de croissance très élevé…

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Dans un pays où les indicateurs économiques sont au rouge, «la puissante» centrale syndicale, UGTT, a embarqué ce jeudi 17 janvier 2019 tous ses affiliés dans une grève générale sur toute la République, paralysant ainsi tous les services à l’instar des transports, l’éducation, les hôpitaux, les administrations. La centrale syndicale ne s’est pas gênée pour mettre des bâtons dans les roues du chef du gouvernement, Youssef Chahed, en raison de son entêtement à serrer les cordons de la bourse.

Tout le monde connait la robustesse et le poids de l’UGTT dans le pays, et par là même sa capacité de nuisance. Elle est l’une des rares centrales syndicales au monde à s’asseoir à la table des gouvernants, et même à parler très souvent plus fort que ces derniers. Une spécificité bien tunisienne !

Depuis des années, la centrale syndicale a fait usage de ce pouvoir à mauvais escient, en bloquant par exemple la relance du pays à coups de grèves intempestives, de revendications salariales déraisonnables compte tenu de l’état des finances publiques. Les syndicats forment un véritable groupe de pression qui conduit chaque jour un peu plus le pays à sa perte. Alors question : Est-il concevable de se mettre à genoux devant des personnes qui veulent détruire coûte que coûte un pays qui agonise déjà ? Décidément, les habitudes sont têtues !

Des experts tunisiens ont tiré la sonnette d’alarme sur l’impact de cette grève sur l’économie du pays, notamment pour le secteur et la fonction publics. Elle concerne d’ailleurs plus de 166 institutions et administrations, 24 ministères ainsi que 42 entreprises étatiques.

De même elle ne touchera pas seulement le secteur public mais aussi toutes les entreprises privées qui ont des opérations quotidiennes avec l’administration. Ils estiment que le coût de la non grève, c’est-à-dire la majoration salariale, va aggraver l’inflation et la dépréciation du dinar.

D’ailleurs Houcine Dimasi, un ancien ministre des Finances et ancien conseiller économique de l’UGTT, a mis en garde contre ce mouvement de protestation, affirmant que la grève générale de la fonction publique coûtera à l’Etat 400 millions de dinars.

La Tunisie est malheureusement asséchée jusqu’à la moelle depuis l’ère de la Troïka et affaiblie économiquement par trop de grèves et blocages de centres de production fondamentaux pour ses équilibres économiques et budgétaires; elle est aujourd’hui incapable d’honorer ses engagements envers une population des plus vulnérables : les pauvres, les chômeurs… Huit ans après la révolution, les gouvernants n’ont toujours pas apporté de réponse stratégique et structurelle aux véritables racines de l’instabilité du pays, qui est pris dans un cercle vicieux et peine à en sortir !

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La Tunisie attire chaque année de nombreux touristes de différentes nationalités. Avec ses nombreuses plages, notre pays a développé son tourisme, tout en conservant son identité. Chaque région s’est épanouie en fonction de son histoire et de sa spécialité, en donnant à chaque station balnéaire un style bien spécifique. Il y en a ainsi pour tous les goûts : authentique, branchée ou paradisiaque ! D’ailleurs le dernier classement publié par New York Times sur « les meilleures destinations touristiques à visiter en 2019 » relève que la Tunisie a été cataloguée pays merveilleux disposant de nombreux atouts régionaux très charmants. Le journal américain précise encore que la capitale fait partie des 52 meilleures destinations qu’il faut visiter en 2019.

Selon le New York Times, la Tunisie est caractérisée par l’existence de plusieurs endroits fascinants, à l’instar des ruines de Carthage, la Médina, l’avenue Habib Bourguiba, Sidi Bou Said, la Marsa, les mosquées, les musées, les plages, la notoriété de la cuisine nord-africaine…. Et de préciser que « Huit ans après le printemps arabe, la Tunisie reste le seul pays arabe à disposer d’une réelle liberté d’expression et d’une transition pacifique du pouvoir ».

Il mentionne également que le gouvernement tunisien accorde un intérêt spécifique à la gente féminine, dont une représentante a été élue en 2018 maire de la capitale, Tunis, ce qui prouve que ce pays est vraiment démocrate.

Hausse de plus de 46% des recettes touristiques

Selon des dernières données publiées par la présidence du gouvernement, du 1er janvier au 10 octobre 2018, les recettes touristiques se sont élevées à plus de 3,257 milliards de dinars, soit une hausse de 46,1% par rapport à la même période de 2017.

Les recettes en euro ont progressé de 26,8% pour s’établir à un peu plus de 1 milliard d’euros, et celles en dollar ont enregistré une croissance de 36,4% pour atteindre 1,268 milliard de dollars, au cours de la même période.

S’agissant des entrées aux frontières, le nombre de touristes ayant visité la Tunisie jusqu’au 20 octobre 2018 a augmenté de 17% pour se situer à 6,719 millions de personnes.

Les touristes européens se taillent la part du lion avec 43,9% des entrées. Par nationalité, les Français viennent en première position avec 663.221 touristes, en évolution de 38,5%, suivis par les Russes (591.152) et les Allemands (246.110).

S’agissant des marchés traditionnels de la Tunisie, la première place revient aux Algériens (plus de 1,990 million d’entrées, en hausse de 4,1%), suivis par les Libyens dont les entrées se sont élevées à 1.175.493 touristes (+11,4%).

Le nombre des touristes chinois a augmenté de 43,3% pour atteindre 21.873 personnes, jusqu’au 20 octobre 2018.

En termes de nuitées par région, la zone de Djerba/Zarzis a enregistré le plus grand nombre de nuitées (5,8 millions de nuitées), suivie par Sousse (4,26 millions de nuitées).

Du 1er janvier au 20 octobre 2018, le nombre de nuitées a enregistré une croissance de 24,2% par rapport à la même période 2017 (22,488 millions nuitées).

Seuls 37,9% de cette évolution concernent les nuitées des non résidents, le reste est réparti entre nuitées des Russes (5,486 millions de nuitées), Français (2,691 millions de nuitées), Allemands (2,251 millions de nuitées), Algériens (2,219 millions de nuitées) et autres nationalités (5,1 millions de nuitées).

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La Tunisie s’attend à battre un nouveau record d’affluence touristique en 2019. Déjà, les réservations pour l’année précédente étaient exceptionnelles et ont atteint 100% chez beaucoup d’hôteliers. Selon les projections du département du tourisme, 9 millions de touristes devraient séjourner dans le pays pour cette année.

Lors de l’inauguration du forum annuel des représentants du Tourisme tunisien qui se tient les 9 et 10 janvier, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, René Trabelsi, a fait savoir que la stratégie de son département pour atteindre cet objectif table sur de nombreux axes dont notamment la diversification de l’offre, l’organisation de rencontres avec les représentants de plusieurs grandes compagnies aériennes étrangères désirant introduire la Tunisie parmi leurs clients, etc.

Trabelsi a, sur un autre volet, rappelé que la Tunisie avait accueilli 8.299.137 touristes en 2018, dont 2.726.000 Algériens. En effet, il a souligné l’importance de booster le tourisme saharien et de multiplier les efforts entre tous les intervenants du secteur dans l’objectif d’améliorer ce produit. Il a, en outre, évoqué l’importance de garantir la stabilité sécuritaire et politique afin de confirmer la reprise dans le secteur du tourisme .

La manne de 2018

On rappelle que 2018 a été une année référence pour le tourisme tunisien. D’ailleurs, les dernières statistiques relèvent que les recettes ont dépassé 4 milliards de dinars. En comparaison avec 2017, les revenus ont enregistré une croissance spectaculaire de 44,5%, soit une hausse de 1,26 milliard de dinars. L’an dernier, 8,3 millions de touristes ont visité la Tunisie, soit une hausse de 17,7% par rapport à 2017. Ce sont les touristes maghrébins, 4,3 millions, soit 11% de plus que 2017, qui ont fait exploser le nombre de touristes dans le pays au cours de l’année 2018.

Il convient de signaler que la promotion de la destination tunisienne auprès des pays étrangers demeure l’une des préoccupations majeures des décideurs et des acteurs économiques tunisiens. Un enjeu de taille pour un pays qui est en train de se reconstruire et d’entamer la relance dans tous les secteurs, à l’instar du tourisme, après une crise économique et sociale suffocante. Une lourde responsabilité qui incombe aussi aux professionnels du métier.

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De nos jours, les Tunisiens doivent se montrer très vigilants quant à leur sécurité personnelle, car la criminalité gagne du terrain. Les dernières statistiques officielles ont révélé que la criminalité dans le pays a considérablement évolué durant les dix premiers mois de l’année 2018. Pour ce qui est de la nature des affaires, la majorité des délits sont relatifs au droit commun, le crime organisé.

La criminalité connait actuellement des progressions alarmantes, surtout dans les gouvernorats du Grand Tunis et, respectivement, ceux de Sousse, Nabeul, Sfax et Tataouine. Tous délits confondus, 185.617 affaires ont été recensées entre janvier et octobre 2018.
Les jeunes délinquants représentent 48% du total de ces affaires. Ces jeunes sont à 58% âgés de 15 à 19 ans. Parmi l’ensemble de ces affaires, 8099 concernent des récidivistes. Des chiffres alarmants alimentés par les agressions de toutes sortes, les vols et le trafic de drogue.

42% des prisonniers en Tunisie sont jeunes. 73% d’entre eux ont entre 18 et 25 ans. Un million d’enfants ont quitté l’école depuis 2011. Ils sont en dehors de l’école, de la formation professionnelle.

Tout en veillant à ce que la Tunisie soit aussi sûre que possible, les unités sécuritaires continuaient d’évoluer, tout en adoptant de nombreux changements pour s’améliorer et créer un environnement de travail modernisé pour ses membres.

Un pic des affaires de meurtre et de viol en 2017-2018

C’était un certain 27 décembre 2018, un jeune homme massacra froidement sa mère et ses trois sœurs, dans la délégation d’Oued Ellil, relevant du gouvernorat de La Manouba. Dans un état de colère  hystérique, il a tué d’abord sa mère, puis ses trois sœurs quand elles sont rentrées à la maison.

Il a ouvert le gaz et a mis le feu à la maison avant de prendre la fuite. Lors de son interrogatoire, il a avoué que les moqueries de ses parents et de ses sœurs sont à l’origine de ce terrible crime. Cette affaire a crée une grosse polémique sur les réseaux sociaux, des Tunisiens ont dénoncé l’augmentation du phénomène de la criminalité et ont appelé l’Etat à rétablir la pendaison pour mettre fin à ce genre de crime atroce.

Une autre affaire remonte au vendredi 17 novembre 2017, des individus se sont introduits chez une vieille dame âgée de 80 ans et qui habitait tout seule dans sa maison, l’ont violentée, violée puis tuée. Les trois suspects ont été identifiés et l’un d’eux a été arrêté.

Ces viols et crimes reflètent une société sans repères qui crée le vide, un vide éducatif, politique, socio-économique et culturel, chez les jeunes notamment et qui est meublé par la violence. De nombreux sociologues et experts sécuritaires ont, à maintes reprises, alerté sur le fait que la criminalité en Tunisie a augmenté d’une manière notable, surtout après la Révolution du 14 Janvier 2011.

Selon eux, la criminalité constitue invariablement l’une des principales sources de préoccupation locale. La prévention n’est donc pas seulement l’affaire de la police, mais concerne toute la société. La faiblesse des institutions tunisiennes et le dérapage social demeurent un cadre propice incitant les délinquants et criminels à poursuivre leurs sinistres activités (vols, violences, meurtres…). Les grâces présidentielles, essentiellement au cours de ces dernières années, ont aussi une part de responsabilité dans l’augmentation des violences en Tunisie.

Les crimes en général qui ont leur origine dans la société constituent aujourd’hui une menace pour la communauté et nous sommes appelés à combattre ce fléau à tout prix. Et dans cette lutte, les médias doivent être impliqués davantage et collaborer avec les Forces de sécurité afin de mettre l’accent sur l’augmentation du phénomène, mettre le doigt sur ses origines et informer le public sur les efforts mis en œuvre pour le combattre, sachant que la façon la plus efficace et la moins coûteuse pour prévenir le crime, c’est d’intervenir tôt pour aider aussi bien ceux qui risquent de devenir des criminels que les victimes potentielles…

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Des experts sécuritaires ont, à maintes reprises, tiré la sonnette d’alarme sur la possibilité du retour en force du terrorisme  en Tunisie, et ce, à cause de la succession des protestations depuis quelques jours dans quelques régions sensibles à l’instar du gouvernorat de Kasserine, ce qui peut représenter une source de perturbation pour les forces de l’armée et une opportunité pour les éléments terroristes pour se repositionner dans les montagnes et obtenir des provisions, sachant que les terroristes profitent de tels événements pour distraire la sécurité et l’armée afin d’effectuer leurs mouvements.

Bien qu’elles soient jugés légitimes, ces mouvements de protestation ne doivent pas être amplifiés car la Tunisie, indéniablement, vit aujourd’hui sous très haute tension faite de menaces n’épargnant personne.Néanmoins, les unités sécuritaires et militaires ont pris les dispositions nécessaires pour assurer la protection des Tunisiens et des ressortissants étrangers.

Stratégie offensive exceptionnelle pour combattre le terrorisme

Une stratégie offensive exceptionnelle sera bientôt mise en place au profit des gouvernorats de Kasserine, le Kef et Jendouba pour combattre le terrorisme, a annoncé jeudi 27 décembre2018, le ministre de l’Intérieur Hichem Fourati.

Cette stratégie sera basée sur l’anticipation, la prévention et la défense comme alternative au plan d’action en vigueur.Elle tend à offrir les garanties d’accès aux lieux de retranchement des groupes terroristes dans les montagnes frontalières à fin de les neutraliser.

Il s’agit également de renforcer le contrôle à l’entrée et à la sortie des villes et d’appuyer les services de renseignement. Dans un premier temps, la stratégie sera expérimentée dans le gouvernorat de Kasserine, en attendant sa généralisation aux  régions du Kef et de Jendouba.

Il est aussi question de renfort logistique et humain, lequel, sera mis à niveau de manière à garantir la réalisation des objectifs liés à la sécurité et la stabilité, a indiqué le ministre.

Même s’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les forces sécuritaires, la Tunisie n’adoptait pas une stratégie offensive contre les groupes des terroristes retranchés dans les hauteurs, mais se limitait à un contrôle et à des opérations de réaction.

Démantèlement d’une cellule terroriste                                                                                                  

Le ministère de l’Intérieur a récemment annoncé qu’une cellule terroriste a été démantelée à Sfax par l’unité nationale de recherche dans les crimes terroristes à la direction générale des services spécialisés d’El Gorjani.

Les membres de la cellule, qui ont fait allégeance à l’organisation terroriste Daech, ont fabriqué des explosifs pour les utiliser dans des actes terroristes qu’ils ont planifiés pour la période à venir. Ils  ont été arrêtés en possession d’une quantité importante d’ammonitrate et de matières premières utilisées dans la fabrication d’explosifs.

Les forces de l’ordre ont également saisi des armes blanches, ajoute le département qui précise que les investigations se poursuivent. Il s’agit, d’une opération anticipative supervisée par le parquet près le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, en coordination avec la direction de lutte contre le terrorisme, à la direction générale des unités d’intervention, a précisé le MI.

A noter qu’en prévision des fêtes du nouvel an, d’intenses mesures de sécurité ont été prises par le département de l’intérieur et celui de la défense dans tous les gouvernorats du pays.

Les hôtels et les zones touristiques sont toujours sécurisés. Des opérations de « check out » sont faites régulièrement sur les véhicules et des campagnes de sensibilisation des usagers des quatre roues sont lancées. Objectif : limiter les risques d’incidents et de troubles à l’ordre public à l’occasion des fêtes de fin d’année.

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En Tunisie, les agressions verbales et même physiques contre les Subsahariens sont presque journalières, et font partie du comportement du citoyen au quotidien dans les différentes régions de la République. C’est vraiment honteux que certaines pratiques persistent encore dans un pays qui a fait sa Révolution et fait des droits de l’Homme, de tous les hommes et femmes sans distinction, un des piliers de la nouvelle Constitution. Le silence coupable des autorités tunisiennes, la banalisation, la non-reconnaissance de l’existence de la discrimination font que le chemin de la lutte pour des droits égaux est encore très long…

Il est important de traiter la question du racisme à la base, en renforçant l’éducation des enfants et des jeunes pour plus de tolérance et d’ouverture d’esprit. Les comportements racistes et les agressions qui ciblent des étudiants subsahariens ne nous honorent pas. Rien ne doit ébranler notre partenariat avec les pays africains. Nous devons être plus solidaires pour sauver les générations futures.

 La LTDH tire la sonnette d’alarme et dénonce !

 Suite au meurtre d’un jeune Ivoirien, Falikou Coulibaly, poignardé dimanche 23 décembre dans un braquage qui a mal tourné à la Soukra , la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme (LTDH) a appelé les autorités tunisiennes à appliquer immédiatement la loi sur la criminalisation de la discrimination raciale, tout en dénonçant l’impunité de toutes les formes de discrimination.

La LTHD a, également, condamné l’assassinat du président de l’association des Ivoiriens en Tunisie (AIT), Falikou Coulibaly, par un groupe de jeunes délinquants de l’Ariana. Et d’appeler à l’ouverture d’une enquête sérieuse sur cette affaire.

La Ligue a fustigé le phénomène croissant de la discrimination raciale à l’encontre des Subsahariens vivant en Tunisie, ainsi que la communauté noire autochtone.

En signe de protestation contre l’assassinat de Falikou Coulibaly, une centaine de ressortissants subsahariens ont manifesté hier à Tunis. Ils se sont rassemblés à l’avenue Habib Bourguiba et devant l’hôpital Mongi Slim dans l’arrondissement de Sidi Daoud, où la victime agressée à l’arme blanche avait été transportée la veille. Les manifestants ont appelé les autorités tunisiennes à garantir leur protection et à réagir concrètement afin de mettre fin aux actes de violence à leur égard.

6000 étudiants subsahariens ont quitté la Tunisie

L’Association des étudiants africains en Tunisie a révélé dans son rapport publié en 2017 que six mille étudiants subsahariens ont quitté la Tunisie au cours de ces dernières années pour des raisons d’insécurité. Ils étaient plus de douze mille étudiants subsahariens en Tunisie en 2013. Aujourd’hui, ils ne se sentent plus en sécurité. Des étudiantes subsahariennes sont violées, d’autres étudiants sont agressés physiquement ou verbalement. La conséquence : De nombreux Subsahariens ont choisi de poursuivre leurs études dans des pays voisins, tels que le Maroc, qui a pris des décisions sans précédent, même à l’échelle du continent, pour l’accueil et l’intégration des migrants. Le roi du Maroc, Mohammed VI, a martelé il y a quelques mois qu’il ne conçoit pas l’avenir du royaume ailleurs que dans son continent, l’Afrique, et cette dernière lui rend bien ses gestes en réservant le meilleur accueil aux investisseurs et étudiants marocains. La Tunisie, qui nourrit les mêmes ambitions en Afrique, qui veut intégrer prochainement la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et qui a déjà paraphé le document instaurant la ZLECA (Zone de libre-échange continentale africaine), ne pourra pas faire l’économie d’avancées tangibles dans les droits des Subsahariens. A un moment ou à un autre, les autorités tunisiennes rendront des comptes à leurs pairs du continent sur l’accueil qui est réservé aux ressortissants subsahariens…

Aujourd’hui un peu partout dans le monde on reconnaît que le racisme n’a pas d’avenir et que le futur appartient au métissage. La violence, symbolique et physique, contre les Subsahariens en Tunisie est une violation des principes du droit international, il faut le rappeler et contre la direction dans laquelle évolue notre planète. Il faut le dire à tous ceux qui vivent dans une bulle, avec des pratiques barbares d’un autre temps : Ce que vous faites n’a pas d’avenir.

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Selon des statistiques récemment avancées par l’Association de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger, jusqu’à présent 105 dossiers de ressortissants tunisiens bloqués dans des zones de conflit armé, dont 83 enfants et 22 mères, ont été collectés. 50% des enfants bloqués dans les zones de conflit armé sont actuellement en Libye, 32% en Syrie, 4% à Mossoul, en Irak et 7% dans d’autres régions. 26% de ces enfants sont âgés de moins de deux ans, 24% sont âgés entre deux et quatre ans, 34% sont âgés entre 4 et 6 ans et 16% sont âgés de plus de 6 ans.

Ces gamins sont des Tunisiens et ne sont pas des terroristes, ils ont été tout simplement entrainés par leurs parents. Il faut intervenir dans les plus brefs délais et résoudre ce problème. Les parents des enfants font l’objet de soupçons d’actes de terrorisme ou de meurtres, et ces enfants sont principalement détenus dans les prisons de Syrte et Sebrata.

D’après l’association en question, les autorités tunisiennes n’ont pas fourni suffisamment d’efforts pour rapatrier ces personnes, malgré le fait que de nombreux mouvements de protestation ont été organisés par les familles de ces enfants afin de réclamer l’intervention des autorités concernées par cette affaire.

L’association de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger a appelé, dans ce contexte, à la création d’une commission permanente au ministère des Affaires étrangères pour examiner ces dossiers, connaitre le sort de ces personnes et faciliter, par la suite, leur intégration sociale.

Dans une Libye en proie au chaos et à la dégradation de la situation sécuritaire, des Tunisiens ont été incarcérés dans les prisons et même torturés pour des délits qu’ils n’ont pas commis. Plusieurs autres sont portés disparus et les associations tunisiennes de protection des droits de l’Homme n’ont pas pu collecter des informations sur le sort de ces personnes étant donné qu’il n’y a pas une large coopération bilatérale entre la Libye et la Tunisie. On rappelle dans ce contexte que le gouvernement tunisien n’a de cesse de renouveler ses appels à ses ressortissants en Libye à la prudence, à quitter le territoire si nécessaire, et à ne pas se rendre dans ce pays dans les conditions actuelles, sauf nécessité absolue.

Pour sa part, le ministère des Affaires étrangères avait annoncé depuis quelques années la formation d’une cellule de crise pour le suivi de la situation des Tunisiens en Libye. Cette cellule doit protéger les vies des Tunisiens en Libye et garantir, entre autres, leur sécurité pour parer à toute éventualité durant la prochaine période.

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La pauvreté s’est «confortablement» installée en Tunisie, essentiellement dans les régions intérieures du pays, comme par exemple à Kasserine, Sidi Bouzid, Gasfa… La situation s’est dégradée davantage ces dernières années. Elle est accentuée en particulier par la précarité de l’emploi et l’érosion du pouvoir d’achat des Tunisiens.

Le gouvernement est appelé ainsi à revoir sa stratégie de développement et à se mettre au travail afin d’assurer prioritairement les conditions d’une vie digne à ses citoyens.

D’après des statistiques officielles récemment dévoilées, le taux de pauvreté en Tunisie est fixé sur la base du calcul du taux de la pauvreté monétaire, selon des critères définis. Est considéré comme pauvre celui qui, dans le milieu urbain, dépense annuellement 1085 dinars, 1050 dans une circonscription municipale et 952 dans le milieu rural. Ainsi, au-delà de cette somme, la personne en question n’est pas considérée comme pauvre.

Le calcul du taux de pauvreté se fait tous les cinq ans sur la base d’enquêtes relatives aux dépenses et consommation des ménages, soulignant que le dernier recensement effectué en 2015 a donné une proportion de 1 million 700 mille pauvres en Tunisie.

Ainsi, cela donne un taux de 15,2% de pauvres en milieu urbain, 10,1% dans les circonscriptions municipales et 26% en milieu rural. Limiter le taux de pauvreté dans les régions intérieures figure parmi les priorités de la Stratégie nationale d’intégration sociale et de lutte contre la pauvreté.

Cette stratégie se base sur deux dimensions dont la garantie de complémentarité entre les différents intervenants sur plusieurs plans, central, régional et local, et une nouvelle dynamique à travers la rénovation sociale et la lutte contre la pauvreté.

D’ailleurs, le gouvernement de Youssef Chahed avait annoncé que dans le cadre de la loi de finances pour l’exercice 2019, une série de mesures ont été prises, visant à soutenir les catégories aux faibles revenus.

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La Tunisie a enregistré, notamment ces derniers jours, une reprise du trafic passagers et du tourisme, en dépit du récent attentat-suicide qui a eu lieu à l’Avenue Habib Bourguiba, à Tunis. Les professionnels du secteur ont martelé que les attaques de ce type peuvent survenir dans n’importe quelle ville, Berlin, Paris, Nice, etc., nous le rappellent au quotidien. C’est comme tirer le mauvais ticket à la loterie. Signalons qu’aucune annulation de réservation touristique n’a été enregistrée et de nombreux visiteurs comptent passer leurs vacances hivernales dans notre pays, comme si rien ne s’était produit le 29 octobre 2018 au centre ville de la capitale.

Le secteur du tourisme a pu sortir du creux de la vague deux ans après l’attentat perpétré dans la station balnéaire de Sousse, lequel avait provoqué la mort de 38 touristes. Cette lâche opération terroriste n’a pas pu abattre le secteur, tous les cadres et agents relevant des ministères de la Défense et de l’Intérieur ayant apporté la preuve de leurs compétences dans la lutte contre le terrorisme.

Selon des données publiées par la présidence du gouvernement, du 1er janvier au 10 octobre 2018, les recettes touristiques se sont élevées à plus de 3,257 milliards de dinars, soit une hausse de 46,1% par rapport à la même période de 2017.

Les recettes en euro ont progressé de 26,8% pour s’établir à un peu plus de 1 milliard, et celles en dollar ont enregistré une croissance de 36,4% pour atteindre 1,268 milliard, au cours de la même période.
S’agissant des entrées aux frontières, le nombre de touristes ayant visité la Tunisie jusqu’au 20 octobre 2018 a augmenté de 17% pour se situer à 6,719 millions de personnes.

Les touristes européens se taillent la part du lion avec 43,9% des entrées. Par nationalité, les Français viennent en première position avec 663.221 touristes, en évolution de 38,5%, suivis par les Russes (591.152) et les Allemands (246.110).

En ce qui concerne les marchés traditionnels de la Tunisie, la première place revient aux Algériens (plus de 1,990 million d’entrées, en hausse de 4,1%), suivis par les Libyens dont les entrées se sont élevées à 1.175.493 touristes (+11,4%).
Le nombre des touristes chinois a augmenté de 43,3% pour atteindre 21.873 personnes, jusqu’au 20 octobre 2018.

C’est vrai que le secteur du tourisme avait subi de lourdes pertes depuis les attaques de Sousse et du Bardo, néanmoins le gouvernement d’union nationale a multiplié ses actions et ses efforts pour corriger la trajectoire, notamment la mise en place de l’état d’urgence, pour tenter de rassurer les voyageurs et les partenaires étrangers. Et manifestement ça paye!

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La Tunisie a été fortement touchée ces deux derniers jours par des pluies diluviennes provoquant d’importants dégâts matériels et des pertes en vies humaines. Les zones les plus sinistrées sont les gouvernorats du Grand Tunis, Nabeul, Kasserine, Sidi Bouzid, le Kef et Jendouba.

Selon un dernier bilan annoncé par les services de la protection civile, 6 personnes sont décédées suite aux crues. Un homme de 40 a été retrouvé mort à l’Oued Skhirat à Firiana (gouvernorat de Kasserine). Un petit garçon de cinq ans est mort noyé à Sabalet Asker (Sidi Bouzid) et un citoyen de 48 ans est décédé dans la ville de Nawar, à Nabeul.

De même, deux corps ont été retrouvés à Sidi Asker et Dahmani dans le gouvernorat du Kef. De plus, deux personnes sont portées disparues après avoir été emportées par les eaux, à El Ayoun (Kasserine) et par l’Oued Hnaynia à Nadhour (Nabeul). Ces inondations ont également causé d’importants dégâts, dans l’activité agricole et notamment les cultures des fruits, légumes, arbres fruitiers et l’élevage du bétail.

Inondation : Évaluation des dégâts causés aux citoyens

Le ministre du Commerce Omar Behi a annoncé, dans une déclaration  aux médias, qu’une commission technique chargée de l’évaluation des dégâts causés aux citoyens par l’inondation d’oued Tessa lié au barrage Mallague survenue dans la nuit de mercredi au jeudi et dont le débit moyen s’élève à plus 1000m3/mn, sera formée.

Ila précisé que la commission évaluera les dégâts des agriculteurs dans les régions de Lâazima, Mnasria, Souk Essebt et Trakhana, aux fins de leur dédommagement. Il a été dans ce contexte, décidé d’accélérer le travail de cette commission de manière à tenir compte du fait que ces inondations coïncident avec les préparatifs de la saison céréalière et des pâturages.

Et d’ajouter que le fonds national de solidarité se charge de distribuer des aides aux personnes dans le besoin, dès ce soir.
La situation socioéconomique des agriculteurs oblige la commission formée par le ministre du Commerce à accélérer son travail et à débourser les dédommagements dans les plus brefs délais afin d’assurer le bon déroulement de la saison de l’emblavage.

On rappelle que l’UTAP avait annoncé que les pertes causées par les inondations aux agriculteurs de Nabeul s’élèvent à 150 têtes de bétail, en plus des pertes matérielles…Les agriculteurs eux-mêmes  dans cette région ont pu constater l’ampleur des dégâts qu’ils ont subis. Un agriculteur a affirmé sur une radio privée que 45% des plantations d’agrumes à Bouargoub ont été emportées par les eaux des dernières pluies.

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Des pluies diluviennes font des dégâts terribles depuis ce matin du mercredi 17 octobre 2018 dans le gouvernorat de Kasserine. Les cours d’eau ont débordé et ont engendré des inondations qui ont tué deux personnes. Selon des données rapportées par les médias tunisiens, les unités de la protection civile dans cette région sont en train de chercher un citoyen qui a été emporté par les eaux de pluie sur l’un des fleuves de la délégation de Laayoune. Un bilan, hélas, provisoire puisqu’on s’attend à une montée exceptionnelle aujourd’hui…

A titre préventif, les autorités locales ont décidé de suspendre les cours dans tous les écoles et lycées du gouvernorat de Kasserine en raison de l’augmentation de la crue de l’eau dans plusieurs délégations et notamment, la délégation de Majel Belabas, Feriana, Aoun. Des écoliers et des lycéens ont été secourus par les unités de l’armée et de la protection civile.

Des photos publiées en ce moment sur les réseaux sociaux, par des habitants du gouvernorat de Kasserine, font état de la gravité de la situation de l’infrastructure, dont l’effondrement d’un pont dans la région de Majel Bel Abess. Les eaux ont également envahi les rues, entrant dans les maisons, les institutions publiques, des points de commerce, des boutiques…

A noter que le ministère de l’Intérieur a publié, ce mercredi, une liste d’une quinzaine de routes sur lesquelles la circulation a été coupée à cause des fortes pluies s’abattant sur le pays.

Pour sa part, la direction générale de la garde nationale a appelé les usagers de la route à faire preuve de circonspection en raison d’importantes chutes de pluies sur plusieurs régions ayant causé la suspension de la circulation sur plusieurs routes.

Elle a également attiré l’attention des usagers de la route sur la nécessité de prendre les précautions nécessaires et de respecter les distances de sécurité et de ne pas prendre de risques dans les cours d’eau, de réduire la vitesse et de respecter les règles du code de la route. Deux numéros ont été mis à disposition pour toute demande d’aide : 71.963.512,  71.960.448.

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A vrai dire, les opérateurs tunisiens ont longtemps privilégié les relations économiques avec les marchés traditionnels européens et ce, au détriment d’autres marchés qui offrent, pourtant, beaucoup opportunités. Nul doute que les marchés africains sont à la tête de ces marchés “fortement négligés”.

Aujourd’hui des hommes d’affaires dont certains très en vue font tout pour rattraper ce retard, conscients de ce qu’ils ont à gagner. Cependant, ce retard est-il rattrapable aussi facilement ? Avons-nous nos chances dans un marché où sont déjà solidement campés d’autres pays concurrents de la région, à l’instar du Maroc, sans parler des géants (Chine, France, Turquie, etc) ?

La Tunisie est appelée, aujourd’hui, à relancer le partenariat avec les pays africains, notamment à travers la multiplication des missions économiques dans plusieurs pays du continent, ainsi qu’à travers l’engagement des entreprises tunisiennes opérant dans le secteur des services à investir en Afrique et à créer des joint-ventures en coopération avec des entreprises africaines, dans le cadre d’une approche basée sur l’échange d’expertises et l’interdépendance des intérêts.

Il est à signaler que le taux d’exportation tunisien vers les pays africains est en évolution. En 2007, la Tunisie a exporté pour 277 millions de dinars (MD), 357 MD en 2008, 407 MD en 2009 et 530 MD en 2010. D’une année à l’autre, le volume dépasse les exportations vers les autres continents de l’ordre de 30%. Trois secteurs sont déterminants : celui des industries diverses qui représentent 36.5% du total des exportations tunisiennes vers l’Afrique, les produits agroalimentaires qui pèsent 30%, et les produits mécaniques 25%. Le textile ne représente que 6% et 0,8% pour le cuir et chaussures… Pour 2010, les principaux clients de la Tunisie sont l’Éthiopie, le Sénégal, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Congo, et le Gabon.

C’est dans ce contexte que depuis sa création, le Conseil des Affaires Tuniso-Africaines (Tunisia-Africa Business Council, TABC) a été l’une des rares organisations du privé à multiplié les efforts afin d’encourager les investisseurs tunisiens à conquérir l’Afrique. TABC a mis à la disposition des entreprises tous les outils leur permettant de prendre des décisions et d’adopter de nouvelles stratégies de développement dans leurs différentes activités, ce qui va améliorer leur visibilité et leur compétitivité en intégrant les marchés africains et en exploitant de nouvelles opportunités d’investissement.

Convaincu de l’importance du confinent africain, TABC a, à maintes reprises, organisé des missions d’affaires dans plusieurs pays (Mali, Cameroun, Burkina Faso, Guinée-Conakry, Djibouti, etc.), dans l’optique de renforcer davantage la coopération économique entre la Tunisie et son continent, l’Afrique, et de promouvoir des relations fructueuses entre les investisseurs tunisiens et leurs homologues africains.

Il ne reste que le gouvernement se mobilise rapidement et soutienne les efforts de TABC, avec notamment la résolution de plusieurs problèmes d’ordre financier, administratif, logistique entravant l’accès des investisseurs locaux au contient africain.

Récemment approché par Africanmanager lors de l’organisation du Forum économique tuniso-djiboutien organisé par TABC au siège de l’UTICA, Mohamed Alexis, chargé de Mission auprès du Président de la République du Djibouti, a salué les efforts considérables qui ont été toujours consentis par le président de TABC, Bassem Loukil, affirmant que «TABC parcourt aujourd’hui le contient africain, il déploie des efforts considérables en se déplaçant continuellement sur le contient africain. Nous savons que malheureusement et pendant des décennies les relations Nord-Sud n’ont rien donné“.

Aujourd’hui nous sommes dans une dynamique d’émergence du contient africain et que quand supportés par une communauté comme ça et avec de la valeur reconnue nous réussissions l’organisation d’un tel forum, c’est un moyen de permettre à chaque acteur africain de collaborer, de travailler avec les autres parce qu’il revient d’abord aux Africains de croire en l’Afrique tout en tissant un partenariat sain et une relation de bonne intelligence qui permet aujourd’hui de miser non seulement sur les compétences mais aussi sur les diverses expertises», a déclaré Alexis.

Et d’ajouter : «La visite du chef de l’Etat Djiboutien ici en Tunisie, qui a rencontré son homologue tunisien, représente le début d’un remariage ; il n’y a eu pas de divorce mais c’est un remariage entre les deux pays, après il s’agit bien évidement pour nos acteurs à la fois politiques et économiques de promouvoir justement les relations tuniso-djiboutiennes et d’encourager les acteurs économiques tunisiens à visiter le Djibouti».

On rappelle que le président du Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, a effectué une visite de travail en Tunisie du 2 au 4 octobre 2018 pour assister entre autres au Forum économique tuniso-djiboutien qui s’est tenu au siège de l’UTICA. Guelleh était accompagné d’une délégation multisectorielle d’hommes d’affaires djiboutiens.

Lors de cette visite, six accords de partenariat ont été signés entre la Tunisie et la République du Djibouti, ces accords concernent plusieurs secteurs à l’instar du transport maritime, du tourisme, de l’économie numérique, de l’exemption mutuelle de visas d’entrée pour les titulaires de passeports diplomatiques ou de service…

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Les travaux de la première édition du Forum économique tuniso-libyen ont débuté aujourd’hui jeudi 27 septembre 2018 à Tunis. De hauts responsables et plus d’une centaine d’hommes d’affaires tunisiens et libyens étaient présents pour discuter des opportunités de partenariat dans divers secteurs.

Intervenant au cours de ce forum, Bassem Loukil, président de TABC (Tunisia-Africa Business Council), a déclaré : «Nous entretenons de très bonnes relations avec la Libye et nous devons soutenir notre voisin et partenaire historique, et œuvrer ensemble pour la relance économique tuniso-libyenne et l’intégration maghrébine, relance libyenne qui se confirme et qui contribuera aussi à la relance de l’économie tunisienne».

Et d’appeler à l’instauration d’un canal privilégié pour tous les secteurs de l’économie tunisienne auprès des autorités libyennes compétentes, et inversement, afin de relancer les échanges commerciaux et l’investissement en Libye notamment en facilitant le financement des opérations entre les deux pays.

Sur un autre volet, Bassem Loukil a affirmé que la Banque tuniso-libyenne compte signer plusieurs accords avec des investisseurs tunisiens pour la création en Tunisie de plusieurs usines (transformation de produits agricoles et des cimenteries).

Quant au chef du gouvernement, Youssef Chahed, il a affirmé que les domaines de partenariat entre la Tunisie et la Libye sont multiples et remontent à plusieurs années. Il a ajouté que le gouvernement d’union nationale œuvre à renforcer sa coopération avec la Libye qui demeure un partenaire stratégique, ajoutant que de gros projets sont prévus entre les deux pays dans divers domaines à l’instar de l’énergie, l’électricité (programmes de production et d’importation d’énergie) et la création de la zone de libre-échange à Ben Guerdane.

Pour sa part, le ministre tunisien du Commerce, Omar El Behi, a indiqué lors de son intervention que le gouvernement est en train d’examiner la possibilité d’instaurer le projet “pétrole contre marchandises tunisiennes», avec la Libye, précisant que la Tunisie souffre d’un déficit énergétique et la Libye importe de grandes  quantités de marchandises. Il a ajouté que la Tunisie œuvre afin d’augmenter la valeur de ses échanges commerciaux (transport maritime, aérien) avec la Libye, rappelant que les échanges étaient de plus de 3 milliards de dollars en 2011.

A noter que les travaux de la première édition du Forum économique tuniso-libyen s’étaleront sur deux jours, le forum a pour objectif de permettre aux chefs d’entreprises tunisiennes et libyennes de se retrouver, de se concerter mais aussi et surtout d’améliorer les échanges très importants qui existaient déjà avant 2011.

Organisée à l’initiative de TABC, la rencontre vise également un meilleur rapprochement industriel et économique entre la Tunisie et la Libye et apporte tout le soutien nécessaire pour booster la coopération, les échanges commerciaux ainsi que les investissements entre pas moins de 200 hommes d’affaires tunisiens et libyens.

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