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Nadia Bentamansourt

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La Tunisie est devenue ces dernières années une destination d’excellence du tourisme médical et de la balnéothérapie, surtout pour les pays voisins et les pays européens. Rappelons que la France occupe la première place à l’échelle internationale dans ce domaine.

C’est vrai que le tourisme médical représente l’un des nouveaux fers de lance d’une montée en gamme du tourisme tunisien. Cependant les différentes parties concernées par ce secteur (ministères du Tourisme et de la Santé, les  professionnels…) devront faire encore des efforts en vue d’élaborer de nouvelles législations pour régir l’exportation des services médicaux et développer la formation dans les spécialités chirurgicales et médicales répondant aux besoins de la clientèle étrangère.

Selon des données officielles dévoilées par le ministère du Tourisme, pas moins de 5 millions de personnes visitent la Tunisie pour la balnéothérapie et la bonne qualité des sites et centres de thalassothérapie dans les différentes régions du pays.

De même, le tourisme médical procure des revenus importants : 1 Milliard de dinars annuellement. Environ 20% des touristes français visitent la Tunisie pour profiter des services des centres de thalassothérapie et de bien-être.

Dans une déclaration accordée lundi 3 mai 2019 à African Manager, Zeineb Zouaoui, responsable du tourisme de santé et culture au ministère du Tourisme, a assuré que la Tunisie se positionne dans la deuxième place en matière de tourisme de thalassothérapie après la France. Et d’assurer que la Tunisie compte 60 centres de thalasso et spa et 18 stations d’eaux minérales et chaudes.

Elle a, sur un autre volet, affirmé que le ministère du Tourisme a toute une stratégie globale afin de promouvoir ce genre de tourisme, évoquant ainsi l’importance de la promotion de la destination tunisienne dans les foires, les rencontres et les manifestations organisées à l’étranger.

La Tunisie se positionne déjà comme une destination médicale émergente. Au regard de ses prix compétitifs et de son infrastructure de santé qui n’a rien à envier à celle des pays occidentaux, le pays du jasmin occupe la 2ème place sur le continent africain dans le domaine du tourisme de santé, après l’Afrique du Sud.

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L’affaire des enfants tunisiens emprisonnés depuis des années en Libye avait scandalisé une bonne partie de l’opinion publique, alimentant les accusations sur l’incapacité des autorités tunisiennes à protéger leurs ressortissants, notamment les plus faibles et les plus vulnérables!

Et quand ces horreurs se passent dans la zone de non droit qu’est devenue la Libye, l’affaire devient plus inquiétante. Ce pays voisin est en plein chaos même après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011. Les différentes milices armées l’ayant combattu font aujourd’hui la loi dans une nation déchirée, où deux parlements et deux gouvernements se disputent la légitimité politique.

Selon de récentes données annoncées par l’Association de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger, environ 37 enfants sont en Libye, dont 6 sont des orphelins, ajoutant que plus de 104 autres sont en Syrie.

Il pèse sur les  parents des enfants des soupçons de terrorisme ou de meurtre, alors que leur progéniture est  principalement détenue dans les prisons de Syrte et Sebrata. L’association a affirmé que l’Etat tunisien n’est pas intervenu pour  rapatrier ces enfants, ni en Libye, ni en Syrie.

« Les autorités tunisiennes n’ont pas réagi aux appels lancés par l’association concernant le destin incertain des femmes et des enfants bloqués pendant plus de trois ans dans les zones de conflit à l’instar de la Libye et la Syrie. L’association a appelé les autorités tunisiennes à réagir positivement face au dossier des enfants bloqués à l’étranger » a annoncé l’association dans un communiqué récemment publié.

Les proches, désespérés, en sont réduits à faire des sit-in pour obtenir du gouvernement qu’il fasse enfin la lumière sur cette sombre affaire qui discrédite la diplomatie tunisienne. Peut-être que les parents des enfants détenus en Libye n’auront pas, au moins, à assiéger les bureaux du chef du gouvernement pour obtenir gain de cause !

On rappelle que le délégué général à la protection de l’enfance, Mehyar Hamadi, a souligné son soutien au retour des enfants tunisiens actuellement dans les zones de tension et les camps des réfugiés.
« La Tunisie a l’obligation de rapatrier ces enfants conformément au droit et à la législation. Tous les départements compétents en matière de protection de l’enfance œuvrent, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, à assurer le retour de dizaines d’enfants tunisiens dans leur pays », a-t-il affirmé.

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Dans une déclaration accordée vendredi 24 mai 2019 à Africanmanager, le directeur général de la Sécurité sociale au sein du ministère des Affaires sociales, Kamel Madouri, a affirmé que la situation de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS) est jugée précaire, nécessitant ainsi une intervention urgente, rapide et une série de réformes innovatrices, à l’instar de la mise en place de la loi relative à l’augmentation de l’âge du départ à la retraire.

Et d’affirmer que le décret relatif à l’augmentation de l’âge du départ à la retraite sera bientôt promulgué comme celui qui a été appliqué dans la fonction publique. Le responsable a précisé que cette loi englobe des exceptions, citant à ce propos l’exemple du patron d’une société qui aura le droit d’accepter ou de refuser la demande de la prolongation de l’âge du départ à la retraite de l’employé concerné. Il a précisé que la femme employée dans une entreprise aura également le choix au niveau de l’application de cette loi et n’aura aucune obligation.

De même, la loi sur l’augmentation de l’âge du départ à la retraite dans le secteur public inclura les affiliés de la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS), en attendant l’émission imminente d’un ordre gouvernemental portant sur le secteur privé et les affiliés de la CNSS.

Rappelant dans ce contexte que le gouvernement de Youssef Chahed avait entamé une révision globale et structurelle pour les systèmes des caisses sociales dans les secteurs privé et public, dont l’objectif est d’assurer la bonne gestion au niveau des dépenses sanitaires et lutter contre tout type de dépassement dans le régime sanitaire.

Vers la réduction du déficit des caisses sociales

La loi relative à l’augmentation de l’âge du départ à la retraite en Tunisie est entrée effectivement en vigueur suite à sa publication le 30 avril 2019, au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT).

Selon des données récentes dévoilées par le ministère des Affaires sociales, l’entrée en vigueur de la nouvelle loi permettrait de réduire le déficit des caisses sociales. Les mesures prônées par la loi relative à l’augmentation de l’âge du départ à la retraite permettront de réduire le déficit de la CNRPS de 280 MD fin 2019 et de 60 MD en 2020.

D’après la même source, les efforts sont déployés pour accélérer le payement des dus dans les secteurs public et privé à travers le recouvrement des dettes des employeurs au profit de la CNRPS.
D’ailleurs il a été convenu d’élargir la couverture sociale dans le secteur privé, la création d’un Conseil supérieur de financement de la protection sociale qui assume un rôle de suivi des caisses sociales et présente des propositions concrètes pour la promotion de leurs services.

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Plusieurs pays, principalement en Europe, fournissent des allocations non contributives et universelles pour enfants. Ce sont des programmes établis par la législation nationale et qui octroient des transferts réguliers à toutes les familles ayant des enfants. L’expérience internationale montre que les conditions économiques et sociales dans lesquelles grandit l’enfant déterminent largement ses capacités à accumuler un capital humain et à développer des aptitudes cognitives.

Selon une étude de faisabilité des garanties du socle national de protection sociale, réalisée en mai 2019 par le centre de recherches et d’études sociales (CRES), la mise en place d’une allocation monétaire en faveur des enfants en Tunisie permettrait de combler plusieurs lacunes. Elle serait un instrument efficace de lutte contre la pauvreté, la vulnérabilité et les privations chez l’enfant et un moyen de promotion du capital humain.

3,2 millions d’enfants ne bénéficient d’aucune protection sociale !

Cette allocation peut être introduite progressivement pour profiter, éventuellement, à tous les enfants tunisiens, a proposé l’étude, précisant que sur une population d’environ 3,2 millions enfants (de moins de 18 ans) en 2018, environ 59% ne bénéficient d’aucune prestation de protection sociale dont 32% sont issus de familles non couvertes par les régimes de sécurité sociale.

Selon l’étude en question, trois variantes pour le montant de l’allocation sont proposées, à savoir des montants suffisants pour augmenter la consommation moyenne dans le premier quintile (plus pauvre) de la population de 5%, 10% et 15%, soit des montants annuels équivalents à 175 dinars, 350 dinars et 525 dinars par enfant (correspondant à 15, 30 et 44 dinars par mois).

Les simulations ont montré qu’un transfert d’au moins 350 dinars par enfant et par an serait nécessaire pour avoir des effets significatifs sur la pauvreté et les privations, lit-on de même source.

L’analyse de l’espace budgétaire montre que même dans un contexte de contraction des dépenses publiques, qui est incontournable pour réduire le déficit budgétaire, il est possible de dégager un espace budgétaire qui serait supérieur aux besoins de financement de l’allocation pour enfants.

L’utilisation de cet espace budgétaire est une question de choix politiques selon l’étude qui a appelé à consacrer une partie des ressources libérées à une allocation pour enfants qui serait plus efficace, plus équitable en termes de distribution et aiderait à renforcer la cohésion sociale, tout en promouvant le développement du capital humain, détaille la même étude.

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De plus en plus de jeunes Tunisiens quittent ou rêvent de quitter leur pays à tout prix. Des sociologues estiment que les causes de ce phénomène sont multiples, et sont principalement liées au fait que les jeunes se sentent mal dans leur pays, et n’y trouvent pas réponses à leurs préoccupations. Les difficultés économiques de la Tunisie, le chômage, le développement inégal des régions, l’injustice sociale ont créé des conditions propices à la migration des jeunes vers les pays européens.

Selon des données récemment dévoilées par l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE), une augmentation de l’exode des compétences a été recensée entre 2000 et 2011; 60% des Tunisiens partis se former ont préféré rester à l’étranger (de 4421 en 2000 à 7243 cadres en 2011). Au cours de la même période, 347 agents des forces de sécurité et des forces armées se sont installés après la Révolution au Qatar, le seul pays qui recrute les unités sécuritaires, a affirmé la même source.

A noter que des statistiques officielles relèvent que le nombre des Tunisiens résidents à l’étranger représente 1 424 386, soit 12% du total de la population tunisienne (la population tunisienne s’élevant ainsi à 11 444 409 tunisiens en 2017), contre 11,3% en 2011.

C’est pas terminé !

Une étude récemment menée par l’institut américain « Pew Reserach Center » conclut que 24% des Tunisiens interrogés ont l’intention de quitter le pays dans les 5 prochaines années. En effet 70% des Tunisiens ont déjà effectué une collecte d’informations utiles pour leur départ à l’étranger, 54% d’entre eux ont économisé pour les frais de l’émigration alors que 52% ont postulé pour l’obtention d’un passeport ou d’un visa pour ce fait, note la même source.

76% prévoient de quitter pour de meilleures opportunités de travail, 66% pour rejoindre des membres de  leurs familles et 79% pour une meilleure éducation.

Des chiffres qui nécessitent, tout de même, une réaction sérieuse de la part du gouvernement et des parties responsables, à travers au moins l’ouverture d’un dialogue sur la question et la mise en place d’une stratégie globale permettant de chercher des solutions et de remédier à la situation !

On rappelle aussi que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait fait savoir en 2017 qu’après la révolution, 94 000 compétences tunisiennes ont quitté le pays, dont 84% sont en Europe. Elles sont, pour la plupart, des chercheurs, des hommes d’affaires, des médecins et des universitaires.

D’après la même source, 7% seulement des étudiants en médecine qui partent à l’étranger reviennent en Tunisie.

Il n’y a pas que les étudiants en médecine qui rêvent de l’émigration, 8 000 cadres, 1200 hommes d’affaires, 1464 professeurs ont déjà quitté le pays en 2014-2015. Les motifs de cette fuite des cerveaux sont essentiellement d’ordre matériel !

Ces migrants qualifiés sont payés 5 à 10 fois mieux à l’étranger. De surcroît, le budget de la recherche scientifique a chuté, ce qui n’encourage pas les chercheurs à rester dans le pays. Ainsi, la Tunisie figure en 2ème position dans le classement des pays arabes exportateurs de compétences, juste derrière la Syrie.

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Au contraire du ressenti produit sur l’opinion publique, les mouvements de protestation en Tunisie ont reculé lors du premier trimestre de l’année en cours, selon le dernier rapport du Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) pour le mois d’avril 2019, où , cependant, la contestation n’a épargné aucune région du pays, en proie à une gronde contre l’aggravation de la crise socio-économique, la dégradation des conditions de vie des citoyens et le déclin des services de base.

Quelque 2324 mouvements de protestation ont été enregistrés durant le premier trimestre de 2019 contre 3315 enregistrés durant la même période de l’année précédente. Mais durant le mois d’avril, ces mouvements sociaux ont perduré, toujours dans une même optique de revendications des droits fondamentaux des individus comprenant l’accès à l’eau potable, l’amélioration de l’infrastructure des réseaux reliant les maisons aux réseaux d’assainissement de l’eau potable et d’électricité sans oublier la mise en place de conditions décentes au sein des services de l’enseignement et de la santé.

Certaines de ces manifestations étaient spécifiques aux régions et d’autres ont pris une dimension nationale avec une grande variation des acteurs selon les secteurs et les individus.

Les mouvements de protestation durant le mois d’avril ont été, essentiellement, de nature collective: 98% des mouvements relevés par l’équipe de l’Observatoire social tunisien, alors que les mouvements individuels se situaient à moins de 2%, lit-on dans ledit rapport.

Les raisons de la colère

L’augmentation du prix du carburant annoncée fin mars a donné le la des manifestations sociales dans les différentes régions durant le mois d’avril qui a enregistré 1338 mouvements de protestation, dont 33 suicides et tentatives de suicide.

Cette augmentation a provoqué la colère de l’opinion publique, qui comprenait plusieurs secteurs, dont le plus important était le secteur agricole, les paysans faisant partie des manifestants qui ont refusé l’augmentation du prix du carburant vu leurs répercussions sur un secteur qui vit déjà une crise structurelle remontant à plusieurs années (…).

Sur un autre volet, le rapport du FTDES relève que les cas de suicide et de tentative de suicide durant le mois d’avril se sont ont touché essentiellement la tranche d’Age des 20 à 35 ans, ils représentaient plus de 60% des cas relevés. La proportion d’enfants de moins de 15 ans représentait 21% des cas enregistrés, sans oublier une tentative de suicide chez les personnes âgées de plus de 60 ans.

Les proportions de la violence observées au cours du mois n’ont pas connu un écart remarquable puisque la violence dans sa forme collective constituait 57% des cas enregistrés tandis que la violence dans sa forme individuelle a été de 43%.

Par ailleurs, le genre masculin a constitué l’essentiel des auteurs des agressions relevées avec 89% de l’ensemble de la veille contre 7% d’actes de violence commis par le genre féminin et 4% de violence mixte.

Violences économiques

En effet, la violence de nature économique a connu une recrudescence durant le mois d’avril 2019 et s’est accompagnée d’une nette détérioration de la situation économique et sociale du pays. L’accident qui a provoqué la mort 12 ouvriers et ouvrières du secteur agricole alors qu’elles étaient transportées illégalement par camion fut le cas le plus frappant des violences économiques enregistrées au cours du mois. Ce dernier ne constituait pas un accident isolé puisque des faits similaires se sont également produits à Kairouan, Kasserine et Zaghouan, détaille le FTDES.

Le rapport souligne que la crise du secondaire, à savoir le conflit entre le ministère de l’éducation et le syndicat de l’enseignement secondaire, a été une des causes principales des mouvements de protestation organisés durant le mois de janvier.

En mois de février les protestations ont porté notamment sur le délabrement de l’infrastructure de base et les coupures de l’eau potable ainsi que les revendications en rapport avec le développement et l’emploi.

La crise de l’hôpital de la Rabta et le décès de 11 nourrissons était parmi les causes qui ont attisé les mouvements de protestation en Tunisie avec une série de protestation à l’avenue Habib Bourguiba et devant le siège de la présidence du gouvernement.

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Wadii Rhouma, conservateur de la propriété foncière (CPF) relevant du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières, a affirmé dans une déclaration accordée ce lundi 20 mai 2019 à Africanmanager  que durant les dernières années, les opérations de fraude, de falsification dans le secteur immobilier ont connu une augmentation remarquable.

Il a affirmé que ces dépassements ont notamment concerné des biens immobiliers appartenant à des étrangers, de différentes nationalités, des Tunisiens, précisant que son administration a découvert des contrats qui sont frauduleux (contrats illégaux de vente des biens privés et même publics), dont plusieurs ont été signés par des personnes à deux ou trois reprises pour le même bien immobilier.

Rhouma a, dans ce contexte, appelé les citoyens à la vigilance et à la vérification de la situation juridique de leurs propriétés afin de protéger leurs biens contre certains dépassements .

Par ailleurs le responsable a signalé que l’administration de la propriété foncière a récemment lancé une série de projets innovants afin de renforcer ses capacités dans le domaine de l’informatique, la numérisation de l’administration, ce qui permettra ainsi de faciliter les procédures et les services administratifs.

Il a évoqué à ce titre la réduction des délais de l’enregistrement foncier de 10 à 4 jours, dans l’objectif d’améliorer la qualité des services offerts aux citoyens dans diverses régions.

On rappelle que la mise en place du nouveau concept de numérisation de l’administration s’inscrit dans le cadre du plan national « Tunisie Digitale ». Ce programme a pour objectif de conférer davantage d’efficience à la gestion des correspondances entre les différents ministères et structures publiques.

Sur un autre volet, Wadii Rhouma a assuré que les bureaux régionaux relevant de l’administration foncière sont répartis sur vingt gouvernorats. Il a affirmé que d’autres locaux seront inaugurés à Mahdia, à Zaghouan au cours du mois de décembre 2019, et deux autres seront installés dans les gouvernorats de Tataouine et Tozeur.

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Mohamoud Baroudi, membre fondateur du parti Tahia Tounes, a affirmé que dans le cadre de la campagne qui a été lancée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed entre 2017/2019,  les revenus de la Douane tunisienne ont atteint les 2,5 Milliards de dinars (valeur des marchandises saisies dont 90% ont été revendues par l’Etat).

Il a précisé dans une déclaration accordée ce mardi 23 avril 2019 à Africanmanager que le volume des amendes qui ont été recensées par la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières durant la même période (2017/2019) a dépassé les 16 Milliards de dinars. Précisons que ce montant reste théorique vu que beaucoup de ces sanctions feront l’objet de recours auprès des tribunaux, ce qui se traduit par procédures judiciaires qui pourraient trainer en longueur; donc avant de voir la couleur de cet argent… Par ailleurs ce montant pourrait se dégraisser à l’arrivée.

Il a, en outre, signalé que le nombre de procès verbaux (PV) qui ont été rédigés par les services de la douane tunisienne a atteint les 42 procès répartis sur diverses régions pour diverses marchandises.

S’agissant du nombre des affaires relatives aux saisies des vêtements prêt-à-porter  et usagés, 24 PV ont été enregistrés, pour une valeur de 343 Millions de dinars (MD).

En ce qui concerne les saisies de paquets de cigarettes et les E-cigarettes, elles sont estimées à 200 MD (…). Pour les devises, les bijoux en argent, la joaillerie, le cuivre, elles sont de l’ordre de 105 MD (une valeur de 62 MD dans les marchés parallèles).

A noter que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a affirmé à maintes reprises que son équipe lutte vigoureusement contre toutes les formes de corruption.

Dans une récente déclaration faite  à la Télévison nationale, le 17 avril 2019, Chahed a défendu sa politique de lutte contre la corruption, affirmant que c’est «ce gouvernement qui avait arrêté les barons de la corruption et avait fait adopter six lois révolutionnaires et importantes pour la combattre».

Et d’ajouter que «le gouvernement a transféré des centaines de dossiers à la justice».

Il a également rendu hommage à la justice pour avoir fait preuve d’indépendance et d’engagement dans la guerre contre la corruption.

Youssef Chahed n’a pas manqué d’affirmer que « ce qui s’est passé en deux ans dans la lutte contre la corruption ne l’a pas été en 60 ans et que les sceptiques dans la lutte contre la corruption se sont repliés quand les dossiers étaient entre leurs mains et craignaient de toucher le système et d’être pleinement engagés ». « Nous avons touché au système mafieux, fait preuve d’audace et assumé nos responsabilités et nous continuerons à le faire », a-t-il affirmé.

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Le Ramadan et ses prix, redoutés par les consommateurs, étaient en bonne place dans l’intervention télévisée du chef du gouvernement, Youssef Chahed, diffusée mercredi 17 avril 2019 dans la soirée. Ce jeudi, c’est au tour de son ministre du Commerce, Omar El Béhi, de faire le service après-vente. Lors d’une conférence de presse tenue au Palais de la Kasabah, El Béhi a fait savoir que les préparatifs de son département vont bon train afin d’approvisionner les marchés tunisiens en divers produits alimentaires. Il a assuré que les prix vont vers la baisse, en prévision du mois de Ramadan 2019.

Il a affirmé que tous les produits de base seront disponibles et que le gouvernement a lancé une feuille de route visant à assurer le bon approvisionnement des marchés durant ce mois saint et lutter contre les dépassements illégaux commis par certains commerçants. Il a précisé que sous le haut patronage de Chahed, des commissions nationales et régionales ont été mises en place, avec pour objectif principal de bien maîtriser les prix et de protéger le pouvoir d’achat du consommateur tunisien.

El Béhi a ajouté qu’une série de réunions présidées par des gouverneurs, des parties prenantes et des cadres sécuritaires ont été organisées dans de nombreux gouvernorats.

S’agissant des préparatifs, le ministre a assuré qu’il a été décidé de d’importer certains produits à l’instar de la viande rouge, de geler les augmentations des prix de produits subventionnés comme le pain, l’huile végétale, le sucre et le lait.

Des quantités de viande rouge congelée seront importées, l’objectif, selon lui, étant de réguler le marché (près de 140 tonnes de viande ovine surgelée vont être importées d’Espagne et commercialisées au prix de 22,5 dinars le kilo).

Il a, par ailleurs, indiqué que les quantités d’œufs seront suffisantes pour couvrir les besoins des consommateurs durant le mois de Ramadan, précisant que ces quantités sont de l’ordre de 153 millions d’œufs et que le stock compte actuellement 35 millions d’œufs.

S’agissant de la viande blanche, environ 11,8 mille tonnes de poulet seront disponibles durant ce Ramadan. Sur un autre volet El Béhi a annoncé qu’un accord a été conclu avec les propriétaires des grandes surfaces pour baisser les prix de plusieurs produits durant le mois de Ramadan. « L’eau minérale, l’huile végétale, les dattes, les volailles… sont concernées par cette baisse des prix », a-t-il dit, ajoutant que les grandes surfaces vont publier la liste des produits concernés par cette opération.

Le ministre a signalé que les agents de contrôle économique, en partenariat avec des unités sécuritaires, seront mobilisés au cours du mois de Ramadan afin d’inspecter les marchés, tous les réseaux de vente de produits alimentaires et ce, dans plusieurs gouvernorats de la République.

Samir Bechouel, le secrétaire d’Etat au Commerce intérieur, a pour sa part indiqué que des campagnes de contrôle économique sévères ont été menées, visant des spéculateurs et 463 entrepôts anarchiques dans plusieurs régions.

Il a précisé que 2164 tonnes de fruits et légumes, 36 tonnes de produits subventionnés, 26 mille litres de lait, 180 mille œufs et 800 mille litres de boites de conserves ont été saisis par les brigades de contrôle économique.

Bechouel n’a pas manqué de préciser que des sanctions ont été prises à l’encontre de plusieurs spéculateurs pour mettre un terme à ce fléau.

Nous y reviendrons…

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Selon des statistiques officielles dévoilées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, la production nationale de lait est estimée à plus de 600 millions de litres de lait, tous consommés. Cependant et depuis une dizaine d’années déjà, on assiste à une diminution de 7% par an de la production de lait. En 2018, le gouvernement avait importé 10 millions de litres de ce produit dans l’objectif d’assurer l’approvisionnement des marchés en la matière, car les produits laitiers constituent une denrée de première nécessité pour le consommateur tunisien.

Réagissant aux informations récemment relayées par de nombreux supports médiatiques, selon lesquelles les prix de plusieurs produits de base à l’instar du lait, seront revus à la hausse au cours de l’année 2019, le service de communication auprès du ministre du Commerce avait catégoriquement démenti ces «allégations» et confirmé dans une déclaration accordée à Africanmanager qu’il n’y aura pas d’augmentation du prix du lait au niveau du consommateur. La même source avait également affirmé que des rencontres entre le ministre du Commerce, Omar El Behi et des professionnels du secteur laitier sont prévues afin de leur trouver des solutions.

Les agriculteurs réclament une hausse de 180 millimes/litre

A noter qu’en marge d’un rassemblement de protestation des agriculteurs et des professionnels de la filière laitière, le président de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP), Abdelmajid Zar, a affirmé que les agriculteurs réclament une augmentation de 180 millimes par litre, soulignant qu’ils ne pouvaient pas continuer de produire à perte.

On rappelle également que l’UTAP et l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) ont décidé de suspendre la production et la distribution du lait et de ses dérivées du 18 au 20 avril 2019. Dans un communiqué rendu public le 10 avril 2019, les deux organisations ont dénoncé l’indifférence de l’autorité de tutelle, et ont appelé les parties concernées à intervenir en urgence afin de sauver le secteur.

Le pouvoir d’achat du citoyen s’est dégradé de 88% !

Le professeur de l’enseignement supérieur en sciences économiques Ridha Chkoundali a fait savoir dans une déclaration faite à l’agence TAP que selon les données de la Banque Mondiale, le pouvoir d’achat du citoyen tunisien s’est dégradé de 88%, durant la période 2010-2018. Une dégradation qui s’explique principalement par la dépréciation de la monnaie nationale et la flambée des prix.

« Pour retourner à un pouvoir d’achat du citoyen de la classe moyenne, du même niveau que celui de 2010, il est indispensable de doubler le salaire de ce dernier pour passer de 760 dinars, actuellement, à 1500 dinars », a-t-il précisé.

D’après lui, la dépréciation du dinar a eu des répercussions négatives, également, sur l’entreprise tunisienne, dans la mesure où elle a perdu de sa compétitivité, et aussi sur l’Etat, vu que le remboursement de ses dettes pèse lourd sur les finances publiques, notamment le remboursement des intérêts.

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Depuis jeudi dernier, de très violents combats secouent la Libye, suite à l’offensive du maréchal Khalifa Haftar et de ses forces réunies dans l’Armée nationale libyenne (ANL), dans la capitale, Tripoli. Elles s’opposent aux forces loyales du gouvernement dit d’«union nationale» (GNA), reconnu par la communauté internationale, dirigé par Faïez Sarraj et installé dans la capitale. Selon des sources officielles relayées par Reuters, au moins 32 personnes ont été tuées et 50 autres ont été blessées.

Intervenant sur les ondes de la radio Express fm, l’expert dans les affaires de terrorisme Alaya Allani a affirmé que l’intensification des combats entre l’armée nationale libyenne et les forces du gouvernement d’union nationale reconnu à Tripoli auront un impact politique et sécuritaire sur la Tunisie.

Il a précisé que la frontière tuniso-libyenne devrait connaître un grand afflux de Libyens qui arriveront en Tunisie pour éviter les affrontements. Cela nécessite une vérification plus méticuleuse des identités au niveau des frontières, et ce pour éviter la fuite de terroristes sur notre territoire.

La Tunisie appelle à la réconciliation

Dans un communiqué rendu public ce lundi 8 avril 2019, le ministère des Affaires étrangères a réitéré son appel à l’arrêt immédiat des combats dans la capitale libyenne.

« A la lumière de l’escalade militaire dangereuse dans la capitale libyenne, Tripoli, la Tunisie réitère son appel à toutes les parties pour mettre un terme immédiatement aux combats, pour épargner au peuple libyen la violence ».

La Tunisie rappelle qu’aucune solution militaire ne peut sortir la Libye de cette crise, appelant toutes les parties à privilégier le dialogue entre tous les intervenants.

Le ministère des Affaires étrangères tunisien avait exprimé, un peu plus tôt, sa profonde préoccupation quant aux graves développements en Libye et sa profonde inquiétude face aux événements.

On rappelle dans ce contexte que le gouvernement tunisien n’a de cesse de renouveler ses appels à ses ressortissants en Libye à la prudence, à quitter le territoire si nécessaire, et à ne pas se rendre dans ce pays dans les conditions actuelles, sauf nécessité absolue.

Pour sa part, le département de la Défense nationale a annoncé, vendredi 5 avril 2019, avoir pris toutes les précautions nécessaires pour sécuriser les frontières au sud-est après l’escalade en Libye.

Le ministère a appelé les militaires à la vigilance et a fait savoir que des instructions avaient été données pour renforcer le dispositif militaire aux passages frontaliers Dhehiba et Ras Jedir. Le contrôle aérien de la zone frontalière et l’observation électronique ont été renforcés pour faire face aux mouvements suspects.

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Lors d’une journée d’étude tenue mardi 02 avril 2019 à Tunis, autour de la gouvernance du secteur de la santé, Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), a affirmé que l’affaire du décès des nourrissons résulte d’erreurs, d’un crime, affirmant que même si les enquêtes et les rapports n’ont rien dévoilé sur les auteurs et les vraies causes de cette tragédie, nous sommes conscients qu’il y a de gros problèmes dont les principaux sont «l’abandon, la corruption, l’absence de la gouvernance, les ressources ainsi que le déséquilibre des politiques (…)“.

Tabib a aussi indiqué qu’après la tragédie survenue au Centre de maternité et de néonatologie de la Rabta, les propositions de l’instance ont été adoptées par le ministère de la Santé.

Il a insisté sur l’importance de l’activation de ces propositions, tout en poursuivant le dialogue national participatif sur le secteur de la santé. Il a  affirmé que les réformes ne peuvent pas être menées de manière unilatérale, et qu’il faut associer toutes les parties.

Sur un autre volet, il a déclaré : «En tant qu’instance nous étions les premiers à tirer la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation de la santé publique en Tunisie, la prolifération du phénomène du vol de médicaments et des équipements.

Il existe des pratiques scandaleuses, comme ce qui se passe dans les recrutements, les concours, les promotions illégales“…

Et d’ajouter que ces cas ont été signalés dans les rapports annuels de l’instance et que plusieurs notes ont été envoyées aux ministres de la Santé, au chef du gouvernement et même à la justice.

On rappelle que la Tunisie a connu ces dernières années de nombreux scandales à l’instar des stents périmés, le vol des médicaments et équipements dans des hôpitaux publics, le décès en série de 11 nourrissons à La Rabta, dans des conditions très obscures !

L’autre son de cloche !

Lors de son intervention, la ministre de la Santé par intérim, Sonia Ben Cheikh, a indiqué que le gouvernement en collaboration avec toutes les parties concernées œuvre afin d’améliorer le secteur de la santé en Tunisie.

Interrogée sur les résultats de l’enquête de la commission sur l’affaire du décès des nourrissons, Ben Cheikh a affirmé : «nous n’avons rien à cacher, il y a deux commissions qui travaillent d’arrache-pied sur ce dossier afin de récolter toutes les données nécessaires, nous promettons aux citoyens, aux familles des victimes qu’ils auront tous les détails et les résultats des enquêtes qui sont toujours en cours“.

Elle a par ailleurs confié qu’un projet de loi concernant l’agression des professionnels de la santé dans les secteurs public et privé sera bientôt présenté lors d’un conseil ministériel.

On rappelle que la ministre de la Santé par intérim a annoncé plusieurs mesures au profit du secteur de la Santé publique et des hôpitaux.

Il s’agit notamment d’injecter la somme de 100 millions de dinars dans le fonds d’appui au secteur de la santé, mais aussi de décaisser 200 millions de dinars pour éponger les dettes des hôpitaux publics auprès de la Pharmacie centrale.

Elle a annoncé également qu’une somme de 107 millions de dinars sera consacrée à l’achat d’équipements pour les différents hôpitaux.

La modernisation de l’infrastructure informatique des hôpitaux et la digitalisation des données, dans le cadre d’un projet s’élevant à 80 millions de dinars, figure également au menu.

Il a aussi été décidé de procéder à 2000 recrutements d’ici la fin de l’année courante, ainsi que le lancement immédiat du programme de prise de rendez-vous à distance, dans 12 CHU…

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Le président de la Chambre nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI), Fahmi Chaâbane, a affirmé dans une déclaration accordée ce lundi 1er Avril 2019 à Africanmanager que les coûts de construction en Tunisie ont augmenté de 90%, en comparaison avec l’année de 2011, ajoutant que les prix des métaux ont également connu une hausse de l’ordre de 45%, au cours des derniers mois de l’année précédente.

Il a, en outre, ajouté que le secteur de l’immobilier agonise et qu’il faut trouver d’urgence une issue aux problèmes qui ne cessent de s’aggraver.

Chaâbane a également passé en revue les problèmes de tous les intervenants du secteur, précisant que des promoteurs immobiliers n’arrivent plus à couvrir les coûts de leurs propres projets, suite à l’augmentation des prix de produits de base, la dépréciation du dinar, l’augmentation du taux d’intérêt directeur (…). Il a, sur un autre volet, affirmé que de nombreux architectes ont fermé leurs locaux en raison de la baisse des projets.

Le président de la CSNPI a, dans ce contexte, appelé le gouvernent à intervenir dans les brefs délais afin de faire sortir le secteur de l’immobilier de la crise qu’il connaît. Et d’assurer que la crise du secteur en question s’explique par la baisse des ventes des biens immobiliers suite à la dégradation du pouvoir d’achat du citoyen.

Chaâbane a, en effet, estimé que les prix des biens immobiliers connaîtront encore une augmentation dans les années à venir, notamment à cause de « l’indifférence du gouvernement ».

Par ailleurs il a insisté sur la suppression de l’autorisation délivrée par le gouverneur aux Libyens et Algériens, leur permettant ainsi d’acheter des maisons  en Tunisie. «J’appelle à ce que cette décision soit généralisée à tous les étrangers, comme c’est le cas en Turquie, aux Emirats, en Egypte et d’autres pays. Le projet de loi en la matière doit être adopté par les députés de l’ARP».

INS : Hausse de l’indice des prix de l’immobilier en 2018 !

Selon des données publiées en 2018, par l’Institut national de la statistique (INS), “l’indice des prix de l’immobilier a augmenté de 5,2% au quatrième trimestre de 2018 par rapport au troisième trimestre de la même année, après avoir enregistré une baisse de 4,1% au cours du troisième trimestre de 2018».

L’INS a expliqué cette hausse par celle des prix des appartements de 6,5% et les maisons de 9,10% après une chute de 2,5% des prix au troisième trimestre de 2018.

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De plus en plus de jeunes Tunisiens quittent ou rêvent de quitter leur pays à tout prix. Des sociologues estiment que les causes de ce phénomène sont multiples, et sont principalement liées au fait que les jeunes se sentent mal dans leur pays, et n’y trouvent pas réponses à leurs préoccupations. Les difficultés économiques de la Tunisie, le chômage, le développement inégal des régions, l’injustice sociale ont créé des conditions propices à la migration des jeunes vers les pays européens.

Une étude récemment menée par l’institut américain « Pew Reserach Center »,  conclut que 24% des Tunisiens interrogés ont l’intention de quitter le pays d’ici les 5 prochaines années.

 68% d’entre eux comptent voyager en Europe tandis que 10% prévoient de s’installer au Moyen-Orient.

En effet, 70% des Tunisiens ont déjà effectué une collecte d’informations utiles pour leur départ à l’étranger, 54% d’entre eux ont économisé les frais de l’émigration alors que 52% ont postulé pour l’obtention d’un passeport ou d’un visa pour ce fait, note la même source.

76% prévoient de quitter pour de meilleures opportunités de travail, 66% pour rejoindre des membres de famille et 79% pour une meilleure éducation.

Des chiffres qui nécessitent, tout de même, une réaction sérieuse de la part du gouvernement et des parties responsables, à travers au moins l’ouverture d’un dialogue sur la question et la mise en place d’une stratégie globale permettant de chercher des solutions et de remédier à la situation !

OCDE : 94 000 Tunisiens ont quitté la Tunisie en six ans !

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait fait savoir en 2017 qu’après la révolution, 94 000 compétences tunisiennes ont quitté le pays, dont 84% sont en Europe. Elles sont, pour la plupart, des chercheurs, des hommes d’affaires, des médecins et des universitaires.

D’après la même source, 7% seulement des étudiants en médecine qui partent à l’étranger reviennent en Tunisie.

Il n’y a pas que les étudiants en médecine qui rêvent de l’émigration, 8 000 cadres,  1200 hommes d’affaires, 1464 professeurs ont déjà quitté le pays en 2014-2015. Les motifs de cette fuite des cerveaux sont essentiellement d’ordre matériel.

Ces migrants qualifiés sont payés 5 à 10 fois mieux à l’étranger. De surcroît, le budget de la recherche scientifique a chuté, ce qui n’encourage pas les chercheurs à rester dans le pays. Ainsi, la Tunisie figure en 2ème position dans le classement des pays arabes exportateurs de compétences, juste derrière la Syrie.

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La société Sotudis, filiale du Groupe Automobile Zouari, a récemment inauguré son nouveau Showroom et a officiellement présenté la marque Geely dont elle est le concessionnaire. Le clou de l’événement était assurément le premier véhicule particulier assemblé en Tunisie dans les usines de la société Medicars à Sousse.

Hafedh Zouari, président et fondateur du groupe Zouari, a affirmé dans une récente déclaration accordée à Africanmanager que la Geely est une voiture très robuste, classe et qui se présente avec diverses caractéristiques dont une carrosserie tri-corps, un moteur très puissant, cinq places; elle allie performance et efficacité pour un très bon rapport qualité/prix. De plus la Geely est très stable sur la route !

Le nouveau showroom Geely, qui s’étale sur plus de 1000 m² à Ben Arous, offre aux clients une gamme complète de services. Il est aussi parfaitement conforme aux standards internationaux. La Sotudis a un grand projet d’expansion progressive de son réseau avec l’ouverture programmée dans les 12 mois à venir de deux succursales 3 S à Sousse et à Sfax.

 Premier véhicule particulier à être monté en Tunisie, le projet Geely GC6 a pu être mené à terme en quelques mois et selon les strictes normes du constructeur grâce au savoir-faire des équipes de l’usine Medicars.

En amont, un investissement du groupe Zouari de 21 Millions de dinars (MD) ayant pour ambition de contribuer efficacement à la dynamique économique régionale et nationale et participer à la création d’emplois sur le long terme. Les fonds déjà injectés s’élèvent à 21 MD dont 1 MD dédiés à l’équipement de la chaîne de montage et 20 MD à la mise en place de la plateforme logistique de livraison et de réparation. L’investissement global de Medicars avoisine les 40 MD, pour une capacité totale de production de 2750 unités par an tous produits confondus, et un effectif estimé en régime de croisière à 200 employés. La capacité de production pourra passer au double en adoptant un système de deux équipes en rotation.

A noter que Sotudis est le concessionnaire officiel de la marque Geely en Tunisie. La société dispose d’une plateforme logistique de livraison et de réparation de la marque et est chargée du volet commercialisation et service après-vente.

Geely Automotive Holdings est le premier constructeur automobile privé en Chine basée à Hangzhou avec plus de 1,5 million de voitures vendues en 2018. Le groupe a racheté nombre d’entreprises et non des moindres et a passé des alliances stratégiques avec des leaders européens du secteur.

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Le ministère des Affaires Locales et de l’Environnement organise les 26 et 27 mars 2019 les journées « Pour des municipalités actives dans le développement Local », sous le haut patronage du chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Ces journées sont organisées dans le cadre du suivi de l’exécution des programmes d’investissements des municipalités et de l’étude des pistes d’amélioration du travail des municipalités et de leur participation dans le développement local, à travers l’appui à l’investissement, le renforcement des ressources humaines et le développement des compétences.

L’objectif souhaité est l’appui à la démarche de la décentralisation et l’accompagnement des collectivités locales afin de leur permettre de réaliser leurs programmes et projets.

Lors de la première journée du mardi, 533 appareils et équipements de propreté ont été distribués à 158 municipalités.

Ces équipements, acquis dans le cadre d’un appel d’offres groupées, organisé par la Caisse des prêts et de soutien des collectivités locales, ont nécessité un budget de 90 millions de dinars.

Lors de son intervention, Youssef Chahed a salué les efforts menés par les cadres et les agents municipaux; il a également appelé les conseils municipaux à adopter de nouvelles approches innovatrices, dont l’objectif est d’assurer non seulement de bonnes prestations pour les citoyens mais aussi de garantir le développement global et durable.

Il a, sur un autre volet, annoncé une série de décisions qui concernent les municipalités de la République dont notamment : le lancement du programme de développement pour les nouvelles municipalités qui ont déjà élargi leur périmètre communal, d’une valeur global de 855 Millions de dinars. Pour le suivi de l’exécution du programme gouvernemental local au profit des municipalités, il est prévu que le volume global de l’investissement atteigne 1450 Millions de dinars. Est également prévu l’octroi de locaux de manière temporaire et exceptionnelle pour le ministère des Affaires Locales et de l’Environnement, lequel se chargera par la suite de les attribuer aux nouvelles municipalités, jusqu’à ce que ces dernières obtiennent des biens immobiliers appartenant à l’Etat.

Il s’agit aussi de mettre en place un fonds pour le renforcement de la décentralisation et la régularisation avec les collectivités locales et ce, dans le projet de loi pour l’année 2020.

La multiplication des programmes de formation pour les conseillers et les agents municipaux (10 mille conseillers) entre l’année 2019 et 2020, le lancement du haut comité des finances locales et ce fin juin 2019, le renforcement des ressources humaines à travers l’augmentation graduelle du taux d’encadrement dans les municipalités (1039 cadres) et ce au cours de l’année en cours en font aussi partie…

A noter que la seconde journée, celle du mercredi 27 mars 2019, sera réservée à des visites de terrain pour le suivi de projets municipaux et environnementaux qui sont en cours de réalisation.

Lors d’une conférence de presse tenue vendredi 22 mars 2019, la société SOTUDIS, filiale du Groupe Automobile Zouari, a officiellement présenté la marque Geely dont elle est le concessionnaire. Et comme on pouvait s’y attendre, le premier véhicule particulier assemblé en Tunisie dans les usines de la société MEDICARS à Sousse a fait sensation.

Le concessionnaire a annoncé le démarrage de la commercialisation du modèle GC6 sur le marché de l’automobile en Tunisie à un prix particulièrement compétitif pour ce segment, à savoir 42.800 DT, assorti d’une garantie de 3 ans (ou 100.000 km). D’autres modèles de la marque seront par ailleurs introduits prochainement afin de compléter l’offre.

Lors de son intervention, Farès Zouari, directeur du Pôle automobile du groupe, a déclaré que « la marque Geely est peut-être méconnue dans notre pays, mais c’est un géant mondial de l’automobile qui a noué des liens avec des groupes de notoriété internationale à l’image de Volvo, de Daimler AG ou encore de Proton ».

La Geely : Robuse…Rafinée…Elégante!

La Geely GC6 est une berline qui mesure 4,342 m de long et 1,692 m de largeur avec un empattement de 2,502 m, ce qui permet d’avoir un confort optimal à bord pour tous les passagers et notamment ceux assis aux places arrière.

Le véhicule se présente avec une carrosserie tri-corps en phase avec l’air du temps et se distingue par des lignes élégantes marquées à l’avant par des phares habilement dessinés, tandis qu’à l’arrière, ses traits spécifiques et épurés permettent de la distinguer aisément.

« La Geely GC 6 est un modèle qui s’adresse à tous les besoins et à tous les goûts en termes de mobilité ; elle correspond aux attentes de la famille tunisienne grâce à son confort, à son large coffre de 468 litres, mais aussi aux jeunes par le biais de son dynamisme, de ses fonctionnalités et de son caractère bien trempé » a également ajouté Zouari.

Sur le plan motorisation, la Geely GC 6 est dotée d’un moteur essence développant 1498 cm3 à la fois puissant et économique de 100 ch din pour une puissance fiscale de 6 CV. Sa consommation moyenne en carburant a été mesurée à 7,2L/100 km.

Au niveau des équipements, le modèle peut s’enorgueillir de disposer d’une large panoplie proposée : feux halogènes, feux de jour Led, feux anti-brouillard arrière sont disponibles de série, outre des rétroviseurs dégivrants à réglage électrique et rappel de clignotants. Les jantes sont en alliage 15 pouces sur lesquelles sont montés des pneus 185/60 R15. A noter que les poignées de portes et les pare-chocs adoptent le même ton de couleur que la carrosserie.

Un aménagement intérieur étonnant…Performant

A l’intérieur, le conducteur bénéficie de la direction assistée hydraulique et du radar de recul pour lui faciliter les manœuvres en marche arrière. Les sièges sont en similicuir bicolore tandis que les vitres arrière et avant sont toutes électriques.

La sécurité n’est pas en reste sur la Geely GC 6 puisqu’en plus des systèmes ABS et EBD, les airbags frontaux protègeront les passagers à l’avant.

Par ailleurs, système anti-démarrage, verrouillage sécurité-enfants, alerte porte ouverte, équipement Isofix et autre indicateur de ceinture de sécurité complètent le tout.

 Premier véhicule particulier à être monté en Tunisie, le projet Geely GC6 a pu être mené à terme en quelques mois et selon les strictes normes du constructeur grâce au savoir-faire des équipes de l’usine MEDICARS. En amont, un investissement du groupe Zouari de 21 MD ayant pour ambition de contribuer efficacement à la dynamique économique régionale et nationale et participer à la création d’emplois sur le long-terme.

Les fonds déjà injectés s’élèvent à 21 millions de dinars dont 1 MD dédiés à l’équipement de la chaîne de montage et 20 MD à la mise en place de la plateforme logistique de livraison et de réparation.

Il est à noter que l’investissement global de MEDICARS avoisine les 40 millions de dinars, pour une capacité totale de production de 2750 unités par an tous produits confondus, et un effectif estimé en régime de croisière à 200 employés. La capacité de production pourra passer au double en adoptant un système de deux équipes en rotation.

Nous  y reviendrons

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L’artisanat tunisien génère 350 000 emplois en Tunisie, il contribuait auparavant à hauteur de 4% au PIB contre seulement 2% depuis 2013. Le volume des exportations a enregistré, en 2018, une amélioration pour se situer à 80 millions de dinars, contre 60 millions en 2017.

Le volume des investissements dans l’artisanat est estimé à 18 millions de dinars annuellement. Plusieurs produits artisanaux sont exportés vers les Etats-Unis d’Amérique, le Canada et les pays européens tels que l’Italie, la France, l’Espagne et l’Angleterre.

Ce secteur se distingue par son fort potentiel en matière de création d’emplois et son implantation essentiellement dans les régions intérieures du pays où les femmes rurales accordent un grand intérêt à ce secteur.

D’ailleurs des statistiques récemment dévoilées par le ministre du Tourisme, René Trabelsi, relèvent qu’environ 80% des artisans, en Tunisie, sont des femmes dont 60% vivent et produisent dans les zones rurales. La femme rurale est un élément moteur dans le développement économique et touristique en Tunisie ! Néanmoins malgré son importance, ce secteur est confronté depuis des années à de multiples difficultés en raison du problème de la disponibilité des matières premières et de leur qualité, du manque de moyens pour la commercialisation du produit artisanal et du manque flagrant de main-d’œuvre qualifiée. Il est également fortement affecté par la crise sans précédent qui a touché le secteur touristique ces dernières années, notamment depuis les attentats terroristes qui ont eu lieu à Bardo et à Sousse.

La politique de développement du secteur de l’artisanat s’insère dans le cadre d’un plan d’action s’appuyant notamment sur la mise à niveau des entreprises artisanales, le financement des projets innovants dans les zones rurales, la formation et le développement des compétences et la facilitation de la commercialisation des produits de l’artisanat au double plan national et international !

Le ministre du Tourisme, René Trabelsi, a affirmé que son département est en train de préparer trois plans et des projets de lois qui seront soumis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), lesquels visent à organiser les secteurs de l’artisanat et de la bijouterie, outre la commercialisation de nos produits à l’étranger.

Il a également évoqué la réhabilitation du secteur artisanal, qui constitue l’une des priorités futures. Et d’annoncer la programmation de foires de l’artisanat dans toutes les manifestations touristiques internationales et l’aménagement d’espaces dédiés à ce secteur dans les aéroports, ainsi que sa valorisation en tant que symbole de l’authenticité nationale dans les écoles et les institutions…

Gare aux produits artisanaux de contrebande !

De récentes données dévoilées par la Fédération Nationale de l’artisanat démontrent que les produits d’artisanat de contrebande contiennent un taux de plomb pouvant aller jusqu’à 85% et un taux minimal estimé à 0,25% alors que la proportion tolérée ne dépasse pas 0,04% dans les pays européens et 0,02% aux Etats-Unis.

Le taux élevé de plomb, surtout dans les bijoux, pourrait provoquer le cancer de la peau. La fédération, a dans ce contexte, appelé le ministère de la Santé Publique à entreprendre des inspections et à adopter des mesures draconiennes avant de dédouaner les marchandises à travers les ports tunisiens.

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L’huile d’olive tunisienne est très appréciée non seulement au niveau local mais également au niveau international pour sa qualité, son goût et son prix. Aujourd’hui, la promotion de l’huile d’olive tunisienne et sa valorisation demeurent  une nécessité incontournable pour faire face à l’agressivité des concurrents et pénétrer de nouveaux marchés.

Selon des informations dévoilées par l’Office National de l’Huile (ONH), de nombreuses contraintes et défis se posent à la filière de l’huile d’olive tunisienne et il est important aujourd’hui de trouver les solutions adéquates. Au niveau mondial, le secteur a enregistré ces dernières années un grand développement au niveau des plantations, de la production et de l’exportation.

Il est donc important aujourd’hui de prendre les mesures nécessaires pour permettre à l’huile d’olive tunisienne de maintenir sa bonne position dans les classements mondiaux et de progresser notamment en s’orientant vers des marchés prometteurs.

Une stratégie nationale pour le développement de l’exportation de l’huile d’olive conditionnée a été élaborée, laquelle vise à atteindre, à l’horizon 2024-2025, 70 mille tonnes d’huile d’olive conditionnée labellisée.

Il s’agit, en outre, de diversifier les marchés d’exportation de l’huile d’olive conditionnée qui sont limités actuellement à quatre pays, à savoir l’Arabie Saoudite, le Canada, les Etats-Unis et la France.

D’après des données récemment dévoilées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, la Tunisie se place aux premiers rangs mondiaux pour la culture de l’huile d’olive biologique avec 7900 oléiculteurs  qui se consacrent à cette activité. Notre pays est dans le peloton de tête des producteurs d’huile d’olive biologique au niveau arabe et africain.

Les oliveraies tunisiennes comptent aujourd’hui plus de 86 millions de pieds d’oliviers et occupent 30% des terres cultivables (1,8 million d’ha) dont la production moyenne est de 190 mille tonnes, durant ces cinq dernières années.

Les quantités exportées d’huile d’olive ont enregistré un record de 2 milliards de dinars de recettes. Ces exportations représentent 57% des exportations agricoles et 7% du total des exportations globales. Les oliveraies tunisiennes, qui sont présentes dans toutes les régions du pays, regroupent plus de 300.000 exploitants.

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Mohamed Acheb, président du Syndicat national des agents généraux d’assurance de Tunisie (SNAGAT), a affirmé lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 27 février 2019 que la deuxième mouture du projet du Code des assurances préparé par le Comité Général des Assurances (CGA) ne plait pas aux agents d’assurance. Ces derniers estiment que la manière dont la réforme a été conduite ne les a pas suffisamment impliqués et que le projet qui en a résulté est destructeur pour leur profession et l’intérêt des assurés.

«Ce projet menace les intérêts de 1100 petites et moyennes entreprises qui emploient environ 5000 personnes, contribuent à raison de 60% au marché des assurances, collectent plus de 50% des primes et servent plus de 80% des assurés», a-t-il dit.

Il a rappelé « que l’étude qui a servi de base pour le projet de loi a été unilatéralement élaborée par un cabinet étranger déconnecté des réalités du marché tunisien ». Et d’ajouter qu’ «après une première mouture largement contestée par les acteurs du secteur, nous avons été reçus par le CGA mais nos propositions n’ont pas été prises en compte. La deuxième mouture ne nous a carrément pas été communiquée et le CGA s’est contenté de consulter la fédération tunisienne des sociétés d’assurances, malgré l’exigence faite par le ministère des Finances d’élaborer un projet consensuel».

Il a, sur un autre volet, signalé qu’au niveau du fond, c’est surtout l’autorisation donnée, en vertu de ce projet de loi, à d’autres intermédiaires (banques, sociétés de leasing, banques d’affaires, sociétés de factoring, sociétés de téléphonie…) pour vendre des services d’assurances qui inquiète les agents d’assurances.
« Outre le fait qu’elle autorise des établissements non spécialisés à vendre des services d’assurances, cette mesure ouvre la voie à toutes sortes d’abus graves, tels que la vente forcée ou l’application de tarifs beaucoup plus chers que ceux pratiqués par les agents d’assurances », a précisé le président de la Chambre.

Pour sa part,         Moncef Felli, secrétaire général du SNAGAT, a déclaré que « toute extension de l’intermédiation en assurance doit être précédée d’une étude sérieuse quant à l’impact sur les réseaux existants, surtout celui des agents, et sur les apports des nouveaux réseaux ».

Il aussi épinglé la disposition relative au retrait d’agrément de l’agent d’assurances dans les conditions décrites par l’article y afférent (article 75). « Une sanction disproportionnée d’une infraction très vague. Ce n’est vraiment pas sécurisant pour l’agent d’assurances ».

Le responsable fustige, par ailleurs, l’interdiction faite aux agents d’assurances de vendre certains produits à l’instar de l’assurance islamique, alors que cela est permis aux courtiers, aux banques, à la poste et à tous les autres nouveaux réseaux. « Cela est inique, inefficace, et n’a aucun sens ».

Le Syndicat se dit ainsi déterminé à poursuivre sa mobilisation contre le projet de loi en question par tous les moyens légaux, tout en restant ouvert à toute proposition de concertation. Des mouvements de contestation sont aussi prévus à l’échelle régionale.

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