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Nadia Bentamansourt

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Depuis presque neuf ans, des milliers de jeunes Tunisiens quittenet  leur pays dans la foulée  du printemps arabe à la recherche d’opportunités de travail dans de nombreux pays occidentaux à l’instar de la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne…. Un grand nombre de leurs familles cherchent désespérément des informations détaillées sur les circonstances de la disparition et le destin des leurs fils. Aucune information ne leur a été communiquée  de la part de tous les gouvernements qui se sont succédé ces dernières années !

Romdhane Ben Amor, chargé du dossier de la migration au Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a annoncé ce lundi 27 janvier 2020 que plus de 800 migrants tunisiens irréguliers dont des femmes et des enfants sont détenus depuis plus de cinq mois dans des conditions inhumaines et humiliantes au centre d’accueil des étrangers de MELILA en Espagne.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Ben Amor a indiqué que ces Tunisiens qui ont migré en Espagne par voie terrestre à partir du Maroc sont logés dans des tentes en plastique encombrées et insalubres, exposés au froid et manquent de nourriture.

Selon la même source, ces migrants dont certains sont des diplômés du supérieur avaient présenté des demandes d’asile en Espagne mais ils n’ont pas reçu de réponses à leurs requêtes. Ils ont, aussi, observé un sit-in mais ni les autorités espagnoles ni tunisiennes n’y ont réagi, a-t-il dit.

” Les migrants ont contacté le FTDES pour lancer un appel de détresse à l’opinion publique internationale afin de les faire sortir de cette situation lamentable, estimant que leur détention dans ces conditions est une violation aux conventions internationales qui stipulent la mobilité “, a-t-il signalé.
A noter que la TAP n’est pas parvenue à avoir des précisions à ce sujet de la part du ministère tunisien des Affaires étrangères malgré les multiples tentatives de contacter l’un des responsables de ce département.

38 mille immigrants ont débarqué clandestinement sur les côtes italiennes

Selon une étude présentée par l’Institut tunisien des études stratégiques en coordination avec l’Organisation internationale de migration, en six ans, plus précisément entre 2011 et 2017, environ 38 mille immigrants ont débarqué clandestinement sur les côtes italiennes. Le nombre de candidats à l’immigration clandestine, arrêtés sur les côtes tunisiennes  avant leur départ, est d’environ 13 mille durant la même période.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les jeunes Tunisiens continuent de fuir le pays en quête d’horizons plus prometteurs. L’augmentation du taux de chômage estimé à 15,3% ne fait que décourager les jeunes et les inciter encore plus à larguer les amarres et se lancer dans la traversée de la mort.  Plus de 450 Tunisiens seraient portés disparus durant leur tentative de passage en Italie.

Plus il fera beau en Tunisie, plus ils auront le regard rivé sur une Europe prometteuse d’un avenir meilleur. Le contexte socio-politico-économique post-révolution n’est guère rassurant pour la majorité des jeunes (et les moins jeunes aussi) qui continuent de risquer leur vie usant de tous les subterfuges pour atteindre la “terre promise”.

De janvier à juin 2019, ils étaient plus d’un millier à traverser la Méditerranée en direction de l’Italie et l’Espagne, révèle le Forum tunisien des droits économiques.

Aujourd’hui, il est urgent de décréter le problème de la migration clandestine comme étant une réelle priorité et de donner un signal fort sur la volonté d’apporter des solutions aux différents problèmes socioéconomiques. C’est dans ce contexte que le renforcement de la compétitivité de l’économie et l’amélioration de l’efficience du secteur privé restent aussi parmi les meilleures solutions qui pourraient contribuer efficacement à la promotion de l’emploi des jeunes(…)

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Capitale du Sahel tunisien, la ville de Sousse reste toujours la destination  préférée des touristes de différentes nationalités, qui viennent profiter de la douceur du climat, du soleil, de la mer… Malgré les coups portés par l’attaque terroriste en 2015, la « perle du Sahel » est  suffisamment solide et attractive pour surmonter l’épreuve. Au cours de cette saison, la station balnéaire de Sousse a été prise d’assaut par un grand nombre de visiteurs étrangers.

Selon les chiffres présentés par le commissariat régional du tourisme, le nombre de touristes ayant choisi la destination de Sousse-El Kantaoui a enregistré une hausse de 14%, en 2019 par rapport à 2018.

Les hôtels de la région ont accueilli, durant la période du 1er janvier au 31 décembre 2019, un million 310 mille touristes, contre un million 148 mille en 2018 (+ 14%). Le nombre de nuitées étaient en hausse de 14,7 %, soit 5 millions 810 mille, contre 5 millions 67 mille.

Les Tunisiens sont restés en tête avec 366 mille 122 visiteurs, malgré une baisse de 11,5%, suivis des Algériens avec 214 mille 421 touristes (-3%).

Le nombre de touristes russes a augmenté de 30 %, passant de 165 mille 235 à 209 mille 631.Le marché britannique a réalisé une hausse de plus de 372% avec 65 mille 791 touristes, en 2019, contre 13 mille 786, une année auparavant. Les marchés classiques ont amorcé un retour progressif, notamment, au niveau des touristes français (+11%) et allemands (+ 8,7%).

Tourisme : Le secteur a repris de couleurs en 2019

En 2019 et selon les statistiques publiées par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, les entrées touristiques en Tunisie ont dépassé les prévisions, atteignant plus de 9,4 millions de touristes, en progression de 13,6%, au 31 décembre 2019, par rapport à 2018. Cette hausse est expliquée, essentiellement, par une augmentation de 15,9% du nombre des visiteurs en provenance des marchés européens (2 788 706 touristes).

De même, le nombre des touristes maghrébins ayant visité la Tunisie, au cours de l’année 2019, s’est améliorée de 15,5%, pour s’établir à 4 934 826 visiteurs.

Le marché algérien a progressé  de 7,6%, à 2 934 975 touristes, celui de Libye a connu une évolution de 31,1%; à 1 956 060 touristes. Les autres marchés maghrébins ont évolué de 10,5% avec 85 791 entrées.

Le nombre de touristes chinois, marché à fort potentiel, a aussi augmenté de 7,3% pour atteindre 29 974 touristes. Les entrées touristiques de diverses nationalités ont augmenté de 10,3%, s’établissant à 189 010 touristes. Aussi, le nombre des expatriés  tunisiens qui ont visité le pays en 2019 a évolué de 4,8% à 1 444 533.

Pour ce qui est des recettes touristiques, elles ont augmenté, au 20 décembre 2019, de 35,7% en dinars pour s’établir à 5 478,5 millions de dinars, de 28,7% en euros, à 1665,3 millions d’euros et de 21,9% en dollars, à 1865,7 millions de dollars.

S’agissant des nuitées globales, elles ont enregistré, jusqu’au 10 décembre 2019, une hausse de 11,2% pour atteindre 29 080 028 nuitées.

A signaler que les professionnels du tourisme tunisiens ont affirmé que la Tunisie peut s’attendre à un nombre encore plus important de touristes en 2020, étant donné que les conditions générales se stabilisent grâce à une stratégie à long terme de soutien au tourisme par l’amélioration des infrastructures promouvant la Tunisie sur les marchés non traditionnels.

Dans le cadre de la promotion de la destination Tunisie, plusieurs campagnes de communication de grande envergure ont été lancées par le département du Tourisme, en collaboration avec les professionnels du secteur, pour redorer le blason de la Tunisie non seulement en Europe mais aussi dans divers  pays arabes.

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Lors d’une cérémonie organisée ce mardi 21 janvier 2020 à Tunis, Marouane Abassi, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), a annoncé le lancement officiel de la « Sandbox règlementaire », définie comme étant un environnement de test qui permet de surveiller l’expérimentation de solutions innovantes proposées par des Fintech (entreprises de technologie financière) à petite échelle et avec des clients volontaires.

Il a affirmé qu’il s’agit d’une synergie entre le monde de l’innovation et la règlementation qui doit sûrement changer. L’objectif de ce projet est de garantir l’inclusion et l’innovation financière et changer le modèle bancaire en allant vers la restructuration et la digitalisation des banques, pour changer rapidement l’écosystème. Il a, en outre, assuré que l’année 2020-2021 doit être l’année de l’économie du savoir.

Anouar Maarouf, ministre des Technologies de la communication et de l’économie numérique, a affirmé que cette initiative lancée par la BCT est très importante et qu’elle  va être généralisée à d’autres secteurs comme par exemple le transport.
Le ministre a ajouté que grâce à la Sandbox et d’autres initiatives similaires, les 200 startups labelisées lancées par des jeunes pourront développer leurs activités en Tunisie dans un cadre règlementaire et ne pas être obligées de partir à l’étranger.

Vers l’entrée en vigueur de la première banque 100% numérique

Sur un autre volet, Maarouf a signalé qu’une nouvelle solution pour le paiement international sera annoncée dans les jours à venir, ajoutant que l’année 2020 sera aussi marquée par l’entrée en vigueur de la première banque 100% numérique et sans agences.

Pour sa part, représentant de la Banque Mondiale Onur Ozlu, a souligné que la Sandbox comporte plusieurs d’opportunités notamment pour les jeunes.La Sandbox, selon lui, est une composante d’un axe plus important soutenu par la Banque mondiale pour garantir l’inclusion financière en Tunisie et qui est la fintech et l’innovation.

Il a ajouté que la Banque mondiale soutient, également, le développement du paiement digital et le renforcement du rôle de surveillance de la banque centrale, dans ce nouveau système d’économie numérique.

Habib Ben Hadj Kouider, président de l’association professionnelle tunisienne des banques a, pour sa part, évoqué l’importance de l’entrée en vigueur de la première Sandbox en Afrique du Nord qui intervient dans le cadre des efforts de digitalisation et d’amélioration des processus bancaires.

A noter que la sandbox joue le rôle d’un environnement « sacrifié » pour le bien commun, où le code malveillant et son interaction avec le système d’exploitation sont surveillés. L’objectif est d’améliorer la sécurité en empêchant toute interaction de logiciels malveillants externes, de pirates, de ressources système ou d’autres applications avec l’application protégée…

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Le ministère tunisien de la Santé a annoncé le lancement d’un plan d’action stratégique pour lutter contre une probabilité d’apparition du coronavirus en Tunisie. Il s’agit essentiellement de prendre toutes les mesures nécessaires qui s’imposent face aux personnes en provenance des pays asiatiques et européens, et qui présentent des symptômes de rhume. Le département de la Santé appelle les citoyens tunisiens à la vigilance et à  prendre toutes les précautions, telles que se laver les mains, éviter d’entrer en contact avec les patients, et  ne pas consommer des aliments non cuits…

A noter que la même source assure qu’aucun cas d’infection à ce virus n’a été enregistré en Tunisie et que les citoyens ou autres passagers en provenance de Chine et surtout, de la province de « Wuhan », seront soumis à une surveillance particulière.

Le directeur général de la santé au ministère de la Santé Chokri Hammouda a affirmé ce lundi 20 janvier 2020, sur les ondes de Mosaïque fm que la Tunisie a mis en place un plan de contrôle contre la propagation de ce virus qui est très dangereux, sur ses frontières et au niveau des aéroports.

Coronavirus : L’OMS lance des alertes et appelle à la vigilance !

Ce lundi, Pékin a recensé plus de 200 patients atteints du coronavirus de type jusque-là inconnu qui a été décelé dans la ville de Wuhan avant de se propager à d’autres régions, y compris au-delà des frontières chinoises, contraignant les autorités sanitaires à renforcer leur vigilance pour juguler le risque d’épidémie, nous apprend Reuters.

Pour sa part, le Japon a confirmé jeudi dernier un cas d’infection à un nouveau virus coronarien apparu en Chine où il est tenu responsable d’une épidémie de pneumonie et a fait un mort.

Le ministère japonais de la Santé a précisé qu’un homme âgé d’une trentaine d’années résidant dans la préfecture de Kanagawa, en périphérie de Tokyo, a été contrôlé positif à ce nouveau virus. Le patient présentait une forte fièvre et a été hospitalisé à son retour ce mois-ci de Wuhan, ville chinoise où s’est déclarée une épidémie de pneumonie imputée à un nouveau virus coronarien apparu récemment.

À Washington, le département d’Etat américain a publié, mercredi dernier, une note d’alerte pour la région de Wuhan, appelant notamment les voyageurs se rendant dans la région à éviter tout contact avec les animaux ou des produits animaliers, détaille encore Reuters.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé, depuis la semaine dernière , plusieurs  alertes appelant tous les pays à la vigilance et a prévenu que le nouveau virus pourrait se propager d’une manière très rapide.

Les virus coronariens peuvent provoquer un éventail d’infections allant d’un rhume à des symptômes similaires à ceux du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), dont une épidémie qui s’est déclarée en Chine a fait près de 800 morts à travers le monde en 2002-2003.

L’inquiétude est désormais perceptible non seulement en Tunisie mais aussi à l’étranger où les mesures de prévention se multiplient d’un jour à l’autre !

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Selon des données récemment dévoilées par le département  de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, tous les produits de consommation de base seront disponibles et  les préparatifs vont bon train afin d’assurer le bon approvisionnement des marchés tunisiens notamment à l’approche du mois de Ramadan 2020.

Le ministre Samir Taïeb a, dans ce contexte, annoncé lors d’une conférence de presse  que la viande rouge, les produits laitiers et les légumes seront disponibles en quantités suffisantes au cours de Ramadan prochain (prévu en mai), étant donné que ce mois coïncide avec le pic de production.

Et d’affirmer que « paradoxalement, les marchés pourraient enregistrer un déficit dans l’approvisionnement en fruits, étant donné que le mois de Ramadan 2020 coïncide avec l’intersaison fin de la saison et le début d’une autre », a dit le ministre.

S’agissant des perspectives de cette saison pour les différents produits, il a assuré que les exportations des agrumes devraient s’accélérer, soulignant que la récolte pour cette année est estimée à 360 mille tonnes, contre 440 mille tonnes la saison dernière. Côté qualité, les oranges pour cette année sont de bonne qualité, ce qui encourage leur exportation, notamment pour ” la maltaise “, a ajouté Taieb notant que 500 tonnes d’agrumes ont été exportés vers la France.

Les exportations oléicoles ont atteint 36,6 mille tonnes en 2019

Sur un autre volet, Samir Taïeb a fait savoir que  les exportations oléicoles ont atteint à fin décembre 2019, près de 36,6 mille tonnes (dont 14,6 mille tonnes pour chaque quota), pour un montant global de 267 MD et à un prix moyen de 7,2 dinars le kg contre 33,4 mille tonnes au cours de la même période de la saison dernière, pour 292 MD,  soit à un prix moyen de 8,75 dinars le kg.

Ce fléchissement est expliquée , selon le ministre, par  la baisse du prix de l’huile d’olive sur le marché international.

L’huile d’olive extra vierge conditionnée est vendue au consommateur tunisien dans les centres de l’Office National de l’huile, à 5,600 dinars le litre jusqu’à 15 janvier 2020.

Les ventes ont atteint actuellement 154 mille litres et  ont profité à 5723 bénéficiaires, sachant que l’opération de vente a démarré le 30 décembre 2019 dans les centres régionaux relevant de l’ONH à Tunis, Sousse, Kairouan, Sfax et Zarzis.

Aussi bien, la récolte des dattes pour la saison 2019/2020est estimée à 340 mille tonnes, contre 288 mille tonnes, au cours de la saison dernière, soit une hausse de 18%.

Jusqu’à 9 janvier 2020, près de 39 mille tonnes ont été récoltées pour une valeur de 280,4 MD, contre 36,2 mille tonnes, la saison dernière, pour un montant de 258 MD, soit une hausse de 8% en volume et 13% en valeur.

A noter, en outre,  que les estimations du ministère de l’Agriculture indiquent une amélioration de la production du lait pour atteindre près de 1350 millions de litres contre une production de 1310 millions de litres et une collecte de 602 millions de litres au cours de la même période de l’année dernière. Le stock du lait stérilisé chez les centrales a atteint 22,4 millions de litre, à fin novembre 2019, contre 12,5 millions de litres durant la même période de l’année 2018.

Croissance de plus de 7% de la production de viandes blanches

S’agissant au secteur des viandes blanches, la production annuelle de poulets de chair est estimée à 137,5 mille tonnes en 2019, enregistrant une croissance de 7,48%, par rapport à l’année 2018. La production annuelle de dindes a atteint en 2019, 71 mille tonnes enregistrant une baisse de 0,95% par rapport à l’année 2018, d’après les données du département ministériel.

Et pour  la production annuelle des œufs de consommation, elle s’élève à 1,825 milliard unités contre 1,81 milliard unités en 2018, soit une hausse d’environ 0,7%(….).

On rappelle que toutes les prévisions astronomiques pointent le 23 avril comme date estimée de début du Ramadan 2020 . Le mois de jeûne  est un moment clé de l’année pour plus d’un milliard de musulmans dans le monde.

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Lors d’une conférence de presse tenue , jeudi 16 janvier 2020 à Tunis,  Basem Loukil , président  du Conseil d’affaires tuniso-africain “Tunisia-Africa Business Council (TABC) a affirmé dans une déclaration  à Africanmanage, que quatre mille opérateurs économiques venant de 20 pays subsahariens ainsi que des représentants d’une cinquantaine d’institutions internationales sont attendus à Tunis, les 4 et 5 février 2020, pour participer à la 3e  conférence internationale sur le financement de l’Investissement et le commerce en Afrique (FITA2020) ou “Financing Investment & Trade in Africa”.

Loukil a, dans ce contexte, précisé  que ” cette nouvelle édition sera marquée par la participation de plusieurs grandes entreprises chinoises, turques et surtout américaines. Ces sociétés ambitionnent d’accéder au marché africain afin de prendre connaissance des expériences tunisiennes; d’ailleurs  50 compagnies américaines seront les invitées d’honneur du FITA  2020a-t-il assuré .

Il s’agit bien évidement, selon Bassem Loukil,  d’une opportunité propice pour faire entendre la voix du secteur privé sur les thématiques de  l’accompagnement financier en Afrique, les grands thèmes structurants pour les économies africaines, et la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale (ZLECAF).

FITA 2020 : Des opportunités d’affaires sont au menu

D’après les données dévoilées aujourd’hui par les responsables du TABC,  cette nouvelle édition est une manifestation importante pour débattre de nombreux  sujets  comme l’environnement des affaires, les stratégies de développement sectoriel, la transformation locale et l’industrialisation, ainsi que des moyens favorisant l’amélioration de la compétitivité…

FITA 2020 constituera aussi l’évènement phare pour mettre en relation les entreprises tunisiennes avec les bailleurs de fonds panafricains et internationaux pour se financer et accélérer leur croissance sur le continent.

De même,  cette nouvelle édition permettra d’identifier de nouvelles opportunités d’affaires avec de futurs et actuels partenaires et apprendre à orienter la stratégie d’entreprise en fonction des tendances économiques actuelles

Le TABC a, en outre, annoncé que de nombreuses  thématiques seront abordées, durant les deux jours de la conférence. Il s’agit, notamment, du “rôle des Assurances dans le développement du commerce interafricain”, de “l’impact de la transition numérique sur l’économie Africaine”, de “CEDEAO-COMESA : échanges avec la Tunisie et retour d’expériences” et “Intégration économique et rôle de la ZLECAF”.

Organisée à l’initiative du Conseil d’affaires tuniso-africain “Tunisia-Africa Business Council (TABC)”, cette rencontre vise à créer un environnement propice aux échanges et un cadre de proximité favorisant un dialogue productif entre décideurs et acteurs clés des secteurs publics et privés…

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Confronté à de nombreux problèmes d’ordre économique et social, le futur gouvernement de Kais Saïed devrait tenter coûte que coûte de réduire le déficit public, redynamiser les investissements étrangers, lutter contre le chômage…Une tâche laborieuse mais pratiquement « impossible » !

Le prochain gouvernement entend ainsi répondre aux exigences de nos partenaires financiers, à l’instar du fonds monétaire international (FMI) qui est toujours en tête, pendant que la chute du dinar tunisien, qui est passé au-dessus du seuil symbolique de trois dinars pour un euro,   ne fait qu’accentuer davantage les difficultés !

Dans une interview accordée ce jeudi 16 janvier 2019 à Africanmanager, Houcine Dimassi, ancien ministre de finances a affirmé que le retard que connait  la formation  d’un autre nouveau gouvernement pèse lourdement sur la situation actuelle du pays dans une Tunisie qui connait déjà une forte crise économique, ce retard ne fait que renflouer les difficultés et donner une image sombre du pays.

Dimassi a, en effet,  précisé que le déséquilibre politique et le fiasco au niveau des concertations pour la formation du nouveau gouvernement, ont généré une mauvaise réputation du pays essentiellement à l’échelle internationale, affirmant, dans le même ordre d’idées, que le changement des ministres et des gouvernements aura un impact négatif et se traduira par la baisse du rythme des investissements internes et externes ainsi que la perte de plusieurs marchés.

«  A vrai dire, le déséquilibre politique et la vision floue ont causé la perte de plusieurs transactions commerciales internationales  comme les phosphates, nous avons perdu des marchés extérieurs étant donné que les clients se sont dirigés vers d’autres pays fournisseurs, ces derniers n’ont plus de confiance dans les entreprises publiques tunisiennes ».a-t-il assuré.

En outre, il a fait savoir que la compagnie aérienne nationale « Tunisair », confronte aujourd’hui de nombreux problèmes notamment au niveau de l’approvisionnement  en pièces détachées et ce suite à la baisse de la confiance chez les entreprises étrangères, et la  situation financière de plus en plus difficile, selon ses dires.

L’ancien ministre de finances, n’a pas manqué de rappeler que la perturbation politique demeure très nocive à l’économie nationale rappelant dans ce contexte que le taux de la dette publique du pays a atteint près de 90 milliards dinars.

A noter que  les données du ministère des finances, révèlent que le projet du budget de l’Etat pour l’exercice 2020, nécessite la mobilisation de crédits d’une valeur de 11248 Millions de Dinars (MD) dont 2400 MD d’endettement intérieur et le reste en endettement extérieur.
Le volume de la dette publique atteindra, à la fin 2020, 74% du PIB, contre respectivement 75% et 77%, en 2019 et 2018.

Le budget de l’Etat pour l’exercice 2020 est estimé à 47,227 Milliards de Dinars, soit une augmentation de 9,5% par rapport à l’exercice précédent.

On rappelle également qu’avec seulement 72 voix pour, sur 219, l’Assemblée des représentants du peuple a largement refusé vendredi dernier sa confiance au gouvernement de Habib Jemli. Le Président Kaïs Saïed a dix jours pour choisir un nouveau chef de gouvernement.

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La Tunisie a mis en œuvre tous les moyens logistiques nécessaires au profit de ses services de la Douane pour faire face aux menaces que représentent la contrebande en général et le commerce illicite en particulier et leurs liens  avec le financement des réseaux terroristes.

Lors d’une conférence de presse récemment tenue au siège de la direction générale de la Douane, le directeur général de la Garde douanière, Mokhtar Fetoui, a affirmé que celle-ci a saisi des marchandises d’une valeur globale de 244,3 MD en 2019 dont 179 kg d’or d’un montant de 19,4 MD, des quantités de tabac et de cigarettes d’une valeur de 17,7 MD.%

Il a, par ailleurs, précisé que près de 29237 patrouilles ont été effectuées par les unités de la Garde douanière au cours de la même période ayant permis de déjouer 8323 opérations de contrebande.

Dans une déclaration faite à la TAP, Fetoui a ajouté que les agents douaniers ont également saisi des marchandises et des véhicules destinés à la contrebande estimés à 129 MD.

Et d’ajouter que les opérations de saisie concernent également les monnaies étrangères (euros, dollars, dinars libyens, dinars algériens) d’une valeur de 5,3 MD, le prêt-à-porter (13 MD), des pilules d’ecstasy (294 mille dinars), des carburants (1,5 MD), des chaussures de sport (2 MD), des boissons alcoolisés (1,5 MD) et des produits alimentaires (2,6 MD).

D’autres marchandises non moins importantes ont été saisies, à savoir des câbles  de cuivre et leurs dérivés estimés à 5,3 MD, des roues pneumatiques (1,1 MD), du bétail (6,2 MD), des médicaments (475 MD), des feux d’artifice (656 mille dinars) et des équipements électroniques (4,1 MD), a affirmé Fetoui.

Mise en échec de plusieurs opérations de contrebande en 2019

Pour sa part, le chef de la brigade douanière de Tataouine, Sofiène Ferjanin, a indiqué que la plupart des opérations de contrebande qui ont été déjouées proviennent de la Libye en direction de la Tunisie, affirmant que les personnes impliquées appartiennent sont de nationalité tunisienne et libyenne.

Il a, en outre, souligné que le rythme des patrouilles s’est intensifié surtout pendant les périodes marquées par de grandes menaces sur les frontières, comme c’est le cas pour cette période.

Et de poursuivre que les opérations de surveillance et d’ investigation sont concentrées actuellement sur les frontières tuniso-libyennes, compte tenu de la mauvaise conjoncture dans ce pays frère, affirmant que la Garde douanière poursuit ses efforts à l’effet de protéger l’économie nationale et préserver de la sécurité dans le pays.

Bientôt des caméras fixées sur les uniformes des agents douaniers   

En 2019, l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) avait annoncé que les forces de l’ordre, en particulier les agents et les officiers de la Douane tunisienne auront bientôt des caméras fixées sur leur uniforme lorsqu’ils sont en poste, afin de filmer toute infraction.

Cette initiative offre désormais tous les moyens de justifier les cas d’outrage et de s’assurer de la loyauté des agents lors des contrôles et des interpellations. Ces caméras doivent  également permettre de désamorcer les tensions pouvant naître à l’occasion d’une intervention.

On rappelle qu’en 2019, l’INLUCC avait également choisi la Douane tunisienne comme meilleure administration publique dans le domaine de la lutte contre la corruption.

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En Tunisie, la production actuelle de pétrole varie entre 70 et 80 mille barils de pétrole. Une production qui ne couvre que la moitié des besoins de consommation des Tunisiens. De ce fait, la production d’hydrocarbures connaîtra prochainement un rythme plus ascendant notamment avec l’entrée en service du champ de Nawara.

Une source informée au ministère de l’Industrie et des petites et moyennes entreprises a affirmé à Africanmanager que le champ gazier de Nawara devrait entrer en exploitation, durant le premier trimestre de l’année en cours.

La même source, a expliqué le retard de mise en exploitation de ce champ qui devait augmenter de 50 % la production tunisienne en gaz naturel, par des «problèmes techniques, ainsi que par des tensions sociales ».

Il s’agit d’un mégaprojet gazier entre la compagnie autrichienne OMV et l’entreprise tunisienne ETAP. D’une valeur de 700 millions de dollars, ce projet est destiné à connecter de nouveaux champs de gaz dans le sud du pays à Gabès, sur la côte tunisienne, doublant ainsi la production du pays, de 35 000 barils équivalent pétrole actuellement, à 60 000.

Balance énergétique : L’ETAP annonce un déficit de plus de 6 MDT!

Selon le dernier rapport annuel de l’année 2018, publié par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières « ETAP », le déficit de la balance énergétique s’est aggravé, en 2018, pour se situer à 6 179 millions de dinars (MD), représentant environ 32,4% du déficit commercial du pays (19 049 millions de dinars). Cette situation peut affecter la balance des paiements et par conséquent les avoirs en devises et la valeur de la monnaie tunisienne.

Le déficit énergétique est expliqué, selon ce rapport, par la hausse des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux ainsi que par le niveau limité des ressources en énergie primaire, conjugué à l’augmentation continue de la consommation énergétique.

D’ailleurs, la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) a fait savoir, pas plus tard que ce lundi 13 janvier que le déficit de 2000 Millions de Dinars publié dans le rapport comptable net pour l’exercice 2018, est dû à l’achat de gaz naturel en devises, ajoutant qu’elle prévoit une baisse de ses dettes grâce à l’amélioration du taux de change du dinar. La compagnie rappelé qu’elle traverse actuellement des difficultés au niveau des liquidités, appelant ses clients (publics et privés) à rembourser leurs dettes qui dépassent 1650 MD afin d’honorer ses engagements envers ses fournisseurs.

L’opération d’actualisation des dettes réalisée, le 31 décembre 2018, a révélé des pertes de l’ordre de 1200 MD, ce qui représente un déficit sans compter les dettes de 800 MD. La société rappelle que 70% du coût de production de l’électricité provient de l’achat du gaz naturel en devises et sur la base des prix mondiaux du baril de pétrole.

La STEG a ajouté dans ce cadre que la dégradation du taux de change du dinar, en 2018, a causé des dépenses supplémentaires de 400 MD. A noter que la dette extérieure de la société est entièrement consacrée au financement de l’investissement qui a atteint 1160 MD, en 2018.

Il s’agit, notamment, des projets de la centrale électrique à cycle combiné de Rades (900 MD) et la centrale électrique à turbine à gaz de Mornaguia-Borj Al Amri (660 MD). La société a noté que ses prévisions tablent sur un gain de 500 MD, et ce, en se basant sur les dettes actualisées de la société, le 31 décembre 2019 et suite à l’amélioration du taux de change du dinar, en 2019.

Tendance baissière

La tendance baissière de l’activité s’est manifestée par la régression du nombre de permis en cours de validité (21 en 2018, contre 23 en 2017), l’aggravation du déficit du bilan d’énergie primaire (5 Mtep en 2018, contre 4,7 Mtep en 2017) et l’absence de nouvelles découvertes pour la deuxième année consécutive (2018 et 2017), contre 3 découvertes techniques réalisées en 2016.

L’ETAP a indiqué que l’année 2018, a été marquée par le forage de trois puits d’exploration (2 sur les permis Nord des Chotts et Zaafrane et 1 sur la concession El Borma), contre un seul puits en 2017 .

Pour ce qui est du forage des puits de développement, trois ont été réalisés sur la concession Halk El Menzel et 1 sur la concession Adam en 2018, contre un puits foré en 2017.

Les ressources en énergie primaire accusaient, en 2018, une baisse de 4,6%. Les ressources disponibles en énergie primaire (y compris les redevances en gaz, perçues sur le gazoduc transméditerranéen), ont accusé, en 2018, une baisse de l’ordre de 4,6%, pour atteindre 4581 ktep (kilotonnes d’équivalent pétrole) -PCI (pouvoirs calorifiques inférieurs).

La production nationale de pétrole (y compris le condensat et le GPL) a diminué de l’ordre de 2,4%, à 2070 ktep en 2018.

Cette diminution est expliquée notamment, par le déclin naturel de la production de la plupart des champs, tels que Hasdrubal (-17%), Miskar (-10%), Adam (-14%), Cercina (-13%), El Hajeb/Guebiba (-9%), Rhemoura (-20%), Franig (-9%), Tamesmida (-29%) Maâmoura (-54%) et Beni Khalled (-14%) et l’arrêt de la production de certains champs pour la réalisation des travaux de réparation et de maintenance (la concession Hasdrubal, champ El Ain, champ Baraka ….), détaille l’ETAP.

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Indiscutablement, le port de Radès occupe une place importante dans la chaîne de transport national de par sa spécialisation dans le trafic de conteneurs et unités roulantes (essentiellement le trafic des remorques). Ainsi il assure 21% du trafic global, 79% du tonnage des marchandises conteneurisées, 76% du tonnage des marchandises chargées dans des unités roulantes, 76% du trafic de conteneurs en EVP, 80% du trafic des unités roulantes et 18% du trafic de navires enregistré dans l’ensemble des ports de commerce tunisiens.

De bonnes performances en 2019

Le volume des échanges commerciaux au port de Radès a crû de 5%, en 2019, pour s’établir à 6,474 Millions de Dinars (MD), contre 6,163 MD, en 2018.
Nombre de projets d’investissement ont été exécutés, en 2019, au port, dont la mise en service des nouvelles grues RTG, du nouveau système de gestion de terminaux portuaires ” TOS ” (Terminal Operating System) et du projet smart gate, permettant ainsi de réduire les délais d’attente des bateaux, du nombre de conteneurs sur les quais et d’enlèvement quotidien moyen des conteneurs.
Ainsi, l’activité des conteneurs de 20 pieds a augmenté de 1% (288860 contre 2801004, en 2018) et celle des tracteurs portuaires est passée de 111122 à 112391, en 2019, a déclaré le directeur du port Houcine Jallouli dans une déclaration faite à TAP.

Le rendement du chargement et déchargement des bateaux de conteneurs a atteint, au cours des deux dernières années, 4 bateaux par heure et les délais d’attente des bateaux ont régressé à deux jours contre cinq, en 2018, outre l’augmentation de la moyenne quotidienne d’enlèvement à 451 conteneurs.
Le nombre des bateaux qui ont accosté, en 2019, a atteint 1120 bateaux, enregistrant une régression de 2% par rapport à 2018 (1147 bateaux).

Malgré sa forte contribution dans l’économie du pays, le port de Radès souffre de plusieurs lacunes, à savoir l’incapacité du port d’accueillir des navires de grand tonnage privant ses usagers de réaliser des économies d’échelle importantes. Il s’agit également du problème de la durée, une durée moyenne du séjour des marchandises qui est nettement plus longue au port de Radès. Alors que cette durée n’excède pas deux jours dans plusieurs ports européens, elle est estimée au port de Radès à 12 jours, ce qui engendre des frais supplémentaires non négligeables pour les chargeurs.

L’infrastructure portuaire constitue la clef de voûte de l’ouverture économique du pays. C’est aussi le moyen de porter le développement du pays et l’amélioration de la performance et la compétitivité des entreprises tunisiennes et étrangères implantées en Tunisie. Il est temps de mobiliser tous les moyens nécessaires pour changer la gestion du Port de Radès et booster les exportations tunisiennes à travers de nouvelles technologies.

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Des Tunisiens et des activistes de la société civile ont réitéré ces derniers jours, leur mécontentement suite à l’enregistrement d’une hausse de 30% sur certains prix de produits alimentaires à l’instar du sel, café, thé(…). Des produits, généralement commercialisés essentiellement dans de nombreuses grandes surfaces commerciales.

Contacté ce jeudi 9 janvier 2020 par Africanmanager, le président de L’organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), Lotfi Riahi a affirmé qu’il s’agit d’un dangereux dépassement menaçant le pouvoir d’achat du tunisien. Il a aussi signalé que son organisation avait appelé le ministère du Commerce à fixer un marge de bénéfice pour lutter contre l’augmentation vertigineuses de ces produits et même d’autres. « Cette augmentation de 30% est inacceptable. Une grande majorité de centres commerciaux effectuent des opérations de mise à jour ces derniers temps, sous prétexte que les prix sont libres, et que le département du Commerce n’a pas le droit d’intervenir, sauf pour la fixation de la marge de bénéfice. Nous avons aussi constaté que plusieurs consommateurs tunisiens, ne sont pas conscients de cette récente hausse. Il faut mettre fin à ce genre de dépassement illégale» a-t-il assuré. A l’occasion, Riahi a insisté l’importance du rôle du consommateur-acteur pour prévenir des problèmes liés à la consommation.

  • La hausse des prix, expliquée par la baisse de la compensation

Le président de l’Otic a indiqué que «nous soutenons toujours les consommateurs, mais la mission de l’organisation se limite au niveau de la sensibilisation des clients à leurs droits. Nous expliquons, également, aux consommateurs comment porter plainte en cas d’arnaque… », a-t-il noté.

En effet, le président de l’organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), a souligné l’impératif de l’intervention de l’Etat pour sauver la détérioration du pouvoir d’achat du consommateur. Il a mis l’accent sur l’importance d’engager de grandes réformes pour corriger cette détérioration du pouvoir d’achat du citoyen.  Et de préciser que plusieurs facteurs ont généré un impact sur le niveau de vie du citoyen, notamment celui appartenant à la classe moyenne et celle pauvre.

«Les familles tunisiennes se trouvent dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins sans s’endetter. La classe moyenne est la principale victime de la flambée des prix de plusieurs produits. Nous vivons aujourd’hui une situation économique qui pèse sur la qualité de vie et les opportunités des citoyens tunisiens », a-t-il fait remarquer. Et d’expliquer que c’est «la réduction de la compensation du budget de l’Etat 2020 pour les carburants, explique l’augmentation vertigineuse de plusieurs produits de consommation de base » a noté le président de l’OTIC.

  • INS et BCT, contre Chkoundali

On rappelle que le professeur de l’enseignement supérieur en sciences économiques, Ridha Chkoundali avait annoncé en 2009 que selon les données de la Banque Mondiale, le pouvoir d’achat du citoyen tunisien s’est dégradé de 88%, durant la période 2010-2018. Une dégradation qui s’explique principalement par la dépréciation de la monnaie nationale et la flambée des prix.

D’après lui, la dépréciation du dinar a eu des répercussions négatives, également, sur la société tunisienne, dans la mesure où elle a perdu de sa compétitivité, et aussi sur l’Etat, au vu que le remboursement de ses dettes pèse lourd sur les finances publiques, notamment le remboursement des intérêts.

Nous rappelons, par ailleurs, que Le taux d’inflation en décembre 2019 se replie à 6,1% après un taux de 6,3% le mois dernier et 6,5% le mois d’avant. Malgré une évolution en dents de scie, l’inflation a connu une tendance résolument baissière passant de 7.5% en décembre 2018 à 6.1% en décembre de cette année. En moyenne sur toute l’année 2019, ce taux s’établit à 6,7% contre 7,3% en 2018.

Nous rappelons, aussi, que depuis le début de l’année et jusqu’à fin novembre 2019, le dinar s’est affermi de 2,6% face à l’euro et de 1% vis-à-vis du dollar américain, comparativement aux réalisations de décembre 2018.

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Le touriste algérien est très estimé en Tunisie, à cause de son attitude dépensière, contrairement aux autres visiteurs, notamment européens. Le partage de la même langue, l’histoire et les traditions entre Algériens et Tunisiens représente un facteur essentiel dans le choix de la Tunisie qui présente aussi un produit touristique diversifié qui répond aux attentes.

La zone touristique de Tabarka-Ain Draham enregistre une affluence considérable de touristes locaux et étrangers, notamment, des Algériens. De même pour les passages frontaliers de Melloula (délégation de Tabarka), Babouch (délégation d’Ain Draham) et Jelil (délégation de Ghardimaou). Les réservations dans les hôtels ont enregistré leur pic à la veille du Nouvel an.

Depuis le 1er décembre 2019, le passage frontalier de Melloula enregistre 7 mille arrivées par jour, en hausse de 30%, par rapport à la même période de 2018, fait savoir, mardi, à l’agence TAP le commissaire régional au tourisme, Aissa Marouani.

Du 1er janvier 2019 à ce jour, environ 1 million 10 mille Algériens sont arrivés, en Tunisie, via le seul passage frontalier de Melloula, sur un total d’un million 250 mille entrées, à travers les trois passages frontaliers réunis, Melloula, Babouch, Jelil.

Durant cette même période, les hôtels ont réalisé environ 528 mille nuitées, en hausse de 12,9%, par rapport à 2018, avec un taux d’occupation de 33% (+4% par rapport à 2018). L’année 2019 est la meilleure année, depuis 2011, au niveau de tous les indicateurs touristiques, souligne Marouani.

Vastes campagnes promotionnelles

Le ministère du Tourisme s’est engagé à améliorer l’image de marque de la Tunisie auprès des touristes, à diversifier l’offre touristique et à promouvoir la qualité des services. C’est dans ce contexte que de nombreuses campagnes promotionnelles ont été lancées en 2019 dans plusieurs pays, notamment en Algérie dont le marché demeure très fidèle à la destination tunisienne.

Ces campagnes promotionnelles ont été axées sur le lancement d’une batterie de mesures, dont notamment la mise en place de plusieurs dispositifs visant à améliorer l’accueil des touristes algériens se rendant en Tunisie par (voie aérienne et terrestre).

Les Algériens mécontents et protestent contre la nouvelle taxe…

Des Algériens en route vers la Tunisie, ont fermé, dimanche 5 janvier 2020, la route menant au point de passage frontalier Om Tboul , en protestation contre l’imposition d’une nouvelle taxe de 1000 dinars algériens dont est tenue de s’acquitter toute personne quittant le territoire algérien, un montant qui passe du simple au double aux termes de la loi de finances 2020 de l’Algérie. Notons également que cette taxe double suivant le nombre de voyageurs présents dans un véhicule. Selon les informations publiées par Mosaïque fm, ce mouvement de protestation a frappé de paralysie totale le trafic des voyageurs de deux côtés du point de passage frontalier.

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La situation sécuritaire et sociale en Libye inquiète chaque jour encore plus la communauté nationale et internationale. De féroces combats se déroulent depuis des jours et nuits dans la capitale Tripoli.  Le général Khalifa Haftar a ordonné à ses milices de bombarder plusieurs villes; elles  ont récemment tué 30 personnes dans une attaque contre le foyer d’élèves d’une école militaire, blessant également 33 personnes. Les responsables d’hôpitaux libyens ont affirmé dans une déclaration accordée aux médias que les victimes sont âgées de 18 à 25 ans.

La chaîne France 24 a, pour sa part, annoncé que près de 146 000 personnes se sont retrouvées obligées de quitter leurs maisons, utilisées par les combattants depuis le début de l’offensive sur Tripoli du maréchal Khalifa Haftar, chef autoproclamé de l’Armée nationale libyenne”, basé à Benghazi. Une bataille qui vise à conquérir Tripoli, où siège le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj reconnu par la communauté internationale.

Pour mettre fin à l’offensive et aux menaces de Haftar, le gouvernement libyen d’union nationale a officiellement demandé l’aide militaire, aérienne, maritime et terrestre de la Turquie.

 Tripoli, cible depuis 10 mois des attaques des milices de Haftar !

Le militant des droits de l’homme, Mustapha Abdelkebir, président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme (OTDH), a critiqué «  l’indifférence » de la Tunisie concernant la crise sécuritaire que vit la Libye essentiellement ces derniers jours, précisant que cela s’explique par l’absence de l’expérience de la diplomatie.

Dans une interview accordée ce lundi 6 janvier 2020 à Africanmanager, Abdelkebir a affirmé que la Tunisie est estrêmement concernée par ce qui se passe en  Libye, qui demeure un pays voisin alors que  les relations entre les deux pays remontent à loin dans le temps.

Il a, dans ce contexte, appelé le président de la République Kais Saïed à collaborer avec des diplomates, des experts sécuritaires afin de savoir comment agir dans ce dossier.

L’expert a, encore, exigé la mise en place d’une diplomatie intelligente, permettant ainsi de lancer une série de mesures visant de protéger notre pays contre toute menace du côté libyen, alors même que les combats entre les différents belligérants se poursuivent.

Et d’insister sur l’importance de prendre des décisions responsables et urgentes pour protéger tous les Tunisiens résidant en Libye et de renforcer également la sécurité des frontières tuniso-libyennes.

En faisant tomber le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, les Libyens craignaient toujours le scénario somalien ou irakien dans un pays plongé dans le chaos et livré aux milices.

De nombreux Libyens avouaient même regretter le passé. Les conflits régionaux, idéologiques et tribaux sont pires que le règne du dictateur.

Les violences quotidiennes et l’insécurité persistante à Tripoli, ont poussé la grande majorité des pays occidentaux à évacuer leurs ressortissants et à fermer ambassades et entreprises, aggravant l’isolement de ce pays !

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Les indicateurs touristiques pour l’année 2019  ont enregistré une amélioration notable aussi bien au niveau du nombre des arrivées que des nuitées dans tous les établissements hôteliers épartis sur toute la République.

Selon les statistiques publiées, ce vendredi 3 janvier 2019, par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, les entrées touristiques en Tunisie ont dépassé les prévisions, atteignant plus de 9,4 millions de touristes, en progression de 13,6%, au 31 décembre 2019, par rapport à 2018.
Cette hausse est expliquée, essentiellement, par une augmentation de 15,9% du nombre des visiteurs en provenance des marchés européens (2 788 706 touristes).

De même, le nombre des touristes maghrébins ayant visité la Tunisie, au cours de l’année 2019, s’est améliorée de 15,5%, pour s’établir à 4 934 826 visiteurs.

Le marché algérien a progressé  de 7,6%, à 2 934 975 touristes, celui libyen a connu une évolution de 31,1%; à 1 956 060 touristes. Les autres marchés maghrébins ont évolué de 10,5% avec 85 791 entrées.

Le nombre de touristes chinois, marché à fort potentiel, a aussi augmenté de 7,3% pour atteindre 29 974 touristes. Les entrées touristiques de diverses nationalités ont augmenté de 10,3%, s’établissant à 189 010 touristes.

Aussi, le nombre des expatriés  tunisiens qui ont visité le pays en 2019 a évolué de 4,8% à 1 444 533.

Des recettes de 5 478,5 millions de dinars

Pour ce qui est des recettes touristiques, elles ont augmenté au 20 décembre 2019 de 35,7% en dinars pour s’établir à 5 478,5 millions de dinars, de 28,7% en euros, à 1665,3 millions d’euros et de 21,9% en dollars, à 1865,7 millions de dollars.

S’agissant des nuitées globales, elles ont enregistré, jusqu’au 10 décembre 2019, une hausse de 11,2% pour atteindre 29 080 028 nuitées.

Il est à noter que le ministre actuel du Tourisme et de l’artisanat, René Trabelsi, a été reconduit dans le gouvernement proposé par le chef du gouvernement désigné, Habib Jemli. Le bureau du parlement se réunira samedi 4 janvier 2020, à partir de 11h00, pour fixer la date de la plénière consacrée au vote de confiance à ce gouvernement.

La Tunisie a enregistré une reprise du trafic passagers et du tourisme, grâce à la diminution des craintes liées à la sécurité et la levée d’interdiction de voyage par de nombreux pays européens.

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En prévision des fêtes de fin d’année, le ministère du Commerce a annoncé que les équipes de contrôle sanitaire et économique ont effectué depuis le 16 décembre courant, 900 opérations de contrôle qui ont permis de saisir 11 tonnes de produits alimentaires avariés (viandes, poissons, gâteaux, matières premières pâtissières, restes de gâteaux, jus, glaces, aromes, fruits secs…), dont 4 tonnes dans le Grand Tunis.

Ces opérations  s’inscrivent dans le cadre d’un plan de contrôle économique intensifié mis en place depuis des mois.

Ce plan, selon ledit département, s’est traduit par un renforcement des contrôles dans les marchés et les commerces afin de garantir un approvisionnement suffisant en produits alimentaires nécessaires et de veiller au respect des prix, et par une intensification des campagnes de contrôle sanitaire des produits alimentaires commercialisés notamment les produits pâtissiers.

La sous-direction de la répression des fraudes au ministère du Commerce a fait savoir que les campagnes de contrôle ont aussi été renforcées au niveau des circuits de commercialisation des produits alimentaires et pâtissiers dans les commerces, les restaurants, les boulangeries, les boucheries et les entrepôts frigorifiques afin de s’assurer du respect des délais de consommation des matières premières, de leurs origines, des normes de stockage, de fabrication et de commercialisation ainsi que celles de pesage et d’étiquetage…

Fermeture de 47 locaux de commerces

Pour sa part, le ministère de la Santé a annoncé que 47 locaux de commerces non conformes aux normes d’hygiène alimentaire ont été proposés à la fermeture et ce, lors de plusieurs campagnes de contrôle effectuées par 100 équipes au cours desquelles 6 tonnes d’aliments impropres à la consommation ont été détruits.

Quelque 1,7 tonnes de pâtisseries et 1,1 tonnes de viande de volailles et 3,4 tonnes de produits alimentaires ont été saisies et détruites, précise la même source. Environ 1278 infractions ont été relevées également durant cette période par les équipes de contrôle sanitaire ainsi que la proposition de fermeture de 47 locaux en infraction aux normes d’hygiènes.

A noter que cette campagne de contrôle se poursuivra avec la prise des mesures nécessaires pour mettre fin à la commercialisation des produits alimentaires impropres à la consommation.

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Le ministère des Domaines de l’Etat et des affaires foncières organise, hebdomadairement, des opérations de contrôle en collaboration avec celui de l’Intérieur, pour lutter contre l’utilisation indue et illégale des voitures administratives. Ces opérations qui ont concerné les différentes régions de la République ont permis de réduire d’une manière considérable le taux des infractions enregistrées.

Radhouane Ayara, ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières par intérim, a indiqué lors d’un point de presse tenu récemment à Tunis, que les infractions liées à l’usage des voitures administratives ont enregistré une baisse significative en 2019 atteignant 3,4% contre 7,3% en 2016 grâce au renforcement des patrouilles qui ont permis de contrôler 101.296 véhicules cette année sur tout le territoire tunisien.

Ayara a insisté sur la nécessité de renforcer les structures chargées de cette opération dans le but de minimiser les infractions liées aux manquements de l’utilisation des véhicules administratifs.

Ce résultat a été aussi favorisé par l’application d’amendes aux contrevenants en vertu du décret gouvernemental n° 647 du 26 mai 2017 concernant le contrôle de l’utilisation des voitures administratives.

 11 mille voitures administratives exploitées illégalement !

Selon une étude menée par l’Association tunisienne de lutte contre la corruption, l’utilisation des véhicules administratifs a augmenté d’une manière considérable entre 2012 et 2015, en comparaison avec le nombre d’employés dans la fonction publique. Ce sont 11 mille voitures administratives qui ont été exploitées durant cette période.

Des experts tunisiens ont affirmé, à maintes reprises, que la rationalisation des dépenses publiques à travers l’annulation des bons d’essence et des voitures de fonction accordés aux agents de l’Etat, permettra de réaliser un gain de 1.5 milliard de dinars par an pour l’Etat tunisien.
La prolifération du phénomène de l’exploitation des véhicules administratifs à des fins personnelles a attiré l’attention d’un grand nombre de Tunisiens qui ont lancé des appels à la publication de photos illustrant ces dépassements sur les réseaux sociaux. Cette initiative a pour objectif d’inciter les parties concernées (ministère de l’Intérieur, de l’Equipement, de l’Agriculture, de la Défense….) à sanctionner les auteurs des infractions.

Les voitures administratives coûtent à l’Etat 760 MDT par an

760 millions de dinars par an, tel est le coût des voitures administratives, selon un rapport de l’Association tunisienne de lutte contre la corruption, qui a été publié en 2016.

Le rapport précise que le nombre de véhicules utilisés par l’Administration a augmenté de  11 000 de 2012 à 2015 pour se situer à 84 000 unités actuellement, soit  une moyenne d’une voiture pour 8 fonctionnaires.

La même source indique que 64% des subventions aux carburants vont aux voitures administratives, y voyant une dilapidation des deniers publics.

Les dépenses se répartissent comme suit : assurance (500 dinars au minimum par voiture), vignette (400 dinars), entretien et maintenance (1200 dinars), mécanique et réparation (1080 dinars), soit 3200 dinars de dépenses supplémentaires par voiture outre le carburant.

On rappelle que le programme d’intervention du ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières a été axé  en 2019 sur une nouvelle approche qui consistera à procéder au contrôle de la gestion du parc auto dans les différents services de l’Etat, des établissements et des entreprises publiques et ce dans le cadre de la bonne gouvernance de la gestion des véhicules administratifs.

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L’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) et le réseau africain pour la justice fiscale, ont organisé ce jeudi 26 décembre 2019, une conférence panafricaine sur la justice fiscale et les flux financiers illicites. Le sujet, est d’une actualité brûlante en Tunisie, pour des gouvernements qui ont fait de la lutte contre la fraude fiscale et l’économie parallèle, une priorité qui n’est pas toujours mise au concret.

Kamel Amine, coordinateur de projets au sein de l’observatoire Tunisien de l’Economie, a annoncé dans une déclaration faite à Africanmanager, que le volume de flux financiers illicites en Afrique a atteint les 50 milliards de dollars, affirmant que ce phénomène a pris de l’ampleur et pèse lourdement sur l’économie des pays africains.

Il a, par ailleurs, assuré que la Tunisie est le premier pays arabe en termes de flux financiers illicites, et ce sous forme de fausses facturations. Et de préciser que les fausses déclarations douanières, l’évasion fiscale, la traite des êtres humains, la contrebande des armes, sont derrière l’augmentation vertigineuse de ce phénomène dans le continent africain.

Pour lutter contre ce fléau, le responsable a fait savoir que l’OTE a recommandé la mise en place d’une série de nouvelles lois et approches innovatrices, afin de détourner les fruits de cette activité, économique et financier, à caractère criminelle, dans de projets de développement en Tunisie.

« L’Observatoire Tunisien de l’Economie a présenté une batterie de projets de lois aux députés de l’assemblée des représentants du peuple. La lutte contre le flux financiers illicites, notamment les fausses facturations du commerce extérieur, permettrait à la Tunisie de réduire sa dépendance aux prêts extérieurs et leurs conditionnalités. Le classement de la Tunisie en tête des pays arabes en termes de flux financiers illicites, devrait porter la lutte contre ce fléau en priorité absolue du gouvernement… ».

Kamel Amine a, en outre, évoqué les efforts qui ont été menés par les pays africains afin de lutter contre cette « hémorragie » financière, signalant que la Tunisie a participé à cette campagne. « Depuis l’année 2015, une large campagne africaine composée de 42 pays a été lancée avec la participation de la Tunisie. Notre pays a, dans ce contexte, présenté des recherches, des études et de nouvelles visions, permettant ainsi de renforcer le rôle de notre pays dans leur lutte contre les flux financiers illicites. Tous ensemble, nous œuvrerons à éradiquer ce fléau qui menace non seulement l’économie du continent africain, mais aussi qui génère de grosses pertes financières pour la Tunisie» a-t-il affirmé.

On rappelle que les experts de l’OTE affirment que les flux financiers illicites correspondent à tous les fonds obtenus, transférés ou utilisés, de façon illicite au-delà des frontières d’un pays. C’est l’illégalité qui est ici la principale caractéristique de cette activité, et qui se retrouve dans la façon dont les fonds ont été acquis, par exemples, par des activités criminelles, dont ils sont transférés, par exemple la fraude fiscale, ou dont ils sont utilisés pour le financement du terrorisme. La fuite des capitaux, quant à elle, correspond aux fonds qui sortent d’un pays ou du continent, souvent en raison d’instabilités économiques, mais il n’y a pas nécessairement de caractère illicite !

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Selon des statistiques publiées ce mercredi 25 décembre 2019 par le Centre national du cuir et de la chaussure(CNCC), le volume des exportations des industries de cuir et de la chaussure (ICC) a atteint 1 516,6 millions de dinars (MD) à fin novembre 2019, contre 1390,7 MD enregistrés au cours de la même période de l’année 2018, soit une hausse de 9,1%.

D’après le CNCC, la filière habillement en cuir s’atrroge  la part du lion dans ce domaine. Ses exportations ont atteint durant les 11 premiers mois de 2019, 27,1 MD, soit une hausse de 96,4% par rapport à la même période de l’année écoulée.
Les autres filières ont connu, également, une progression atteignant 18,1 % pour les accessoires et composants (44,4 MD) et 17,7% pour les tiges de chaussures (340,1 MD). Cependant, la filière cuirs, peaux et pelleterie a connu, à fin novembre 2019, une régression de 22,2% pour atteindre 54,2 MD contre 69,7 MD, à fin novembre 2018.

S’agissant des importations des ICC, elles ont progressé de 5,6%, au terme des 11 mois 2019, atteignant 1083,5 MD, contre 1025,6 MD, durant la même période de l’année dernière. Les produits les plus importés sont les tiges de chaussures (127,2 MD), les cuirs, peaux et pelleterie (551,6 MD) et les accessoires et composants (206,7 MD).Par contre, les importations de la maroquinerie ont enregistré, à fin novembre 2019, une baisse de 3% par rapport à la même période 2018 ou la valeur des importations pour cette filière a atteint 78,3 MD, contre 80,7 MD en 2018.

Toujours selon le CNCC, la balance commerciale du secteur a affiché, au cours des 11 premiers mois 2019, un taux de couverture des importations par les exportations de 140%.

Le secteur fait face à de nombreuses difficultés !

En 2017, le secteur comptait quelque 36.800 emplois dans l’industrie et 10.000 emplois dans l’artisanat. Sachant que la valeur de la production du secteur s’est établie à 1,5 milliard de dinars répartis entre les cuirs et peaux (100 millions de dinars), les chaussures, les tiges et les accessoires (1 milliard de dinars) et la maroquinerie et l’habillement (400 millions de dinars).

Concernant les investissements déclarés, ils ont atteint 11 MDT, en  2017, d’après l’agence de promotion de l’industrie et de l’innovation.

Les professionnels du secteur ont à maintes reprises annoncé que le secteur fait face à une insuffisance au niveau de la main-d’œuvre qualifiée, de la matière première locale et du matériel adéquat au niveau des abattoirs et des collecteurs de peaux. Le secteur a également enregistré un recul de la production et de la productivité à cause des problèmes sociaux, la non application ou parfois l’absence des prix de référence à l’importation et l’absence de rigueur dans l’application des textes réglementaires.

De même, la croissance des importations illégales notamment les articles de friperie (chaussures et articles en cuir), l’insuffisance des opérations de contrôle à l’importation et la prolifération du marché parallèle, outre l’insuffisance du nombre d’entreprises certifiées selon les normes de qualité, expliquent la dégradation du secteur en question.

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Le secteur phosphatier occupe une place très importante dans l’économie tunisienne, tant au niveau de l’emploi qu’à celui de la balance commerciale. Il assure l’emploi direct de plus de 4300 personnes et l’emploi indirect a également bénéficié du secteur en question, notamment le transport ferroviaire et maritime, la sous-traitance ainsi qu’un grand nombre d’activités annexes…

A l’échelle mondiale, l’industrie tunisienne des phosphates occupe la 5ème place parmi les plus grands opérateurs internationaux dans cette activité. En effet, le phosphate naturel ainsi que ses dérivés (acide phosphorique, DAP, TSP, DCP…) sont exportés actuellement versune cinquantaine de pays répartis sur les cinq continents.

La production de phosphates pourrait augmenter en 2020

Le ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani, a récemment annoncé que   la production nationale de phosphates pourrait augmenter en 2020 à 6 millions de tonnes, contre 4,1 millions de tonnes en 2019, ce qui générerait des revenus supplémentaires en devises équivalents à 1000 millions de dinars. Et d’ajouter que le volume de production attendu en 2020 est le plus important depuis 2011 et est de nature à booster la croissance de 1 %.

Le ministre a fait remarquer que le gouvernement a rouvert la mine de phosphate de Meknassy (gouvernorat de Sidi Bouzid) bloquée depuis 2013, d’un coût de l’ordre de 135 millions de dinars avec des projections d’une production de l’ordre de 600 mille tonnes et la création 460 emplois.

Il a, par ailleurs, fait savoir que l’usine M’dhilla II de production de triphosphate supérieur, du Groupe chimique tunisien (GCT), dont le coût d’investissement s’élève à 791 millions de dinars, entrera en production en mars 2020, ce qui permettra de générer l’équivalent de 360 millions de dinars en devises et de créer 739 postes d’emploi.

Le ministre a, en outre, signalé que l’année 2019 a connu la fermeture de la SIAP et la création, sur son site, de projets alternatifs, moyennant des investissements de l’ordre de 145 millions de dinars, marquant le démarrage de la mise en place d’un complexe économique intégré.

Contestations et blocage de production depuis des années !

Depuis plus de huit ans, les quatre districts appartenant à la Compagne Phosphate Gafsa, à savoir Métlaoui, Om Laarayes, Mdhila et Redeyef  ont connu à maintes reprises, des paralysies totales à cause des protestations des ouvriers réclamant des primes et l’amélioration de leurs conditions. Ces protestations ont pesé très lourd sur la production du phosphate et ont fortement nui à l’économie tunisienne.

La CPG pourrait réaliser le niveau de production enregistré en 2010, soit 8 millions de tonnes, si la stabilité sociale dans le bassin minier retournait à la normale, en mettant fin aux obstacles extérieurs, tels que les demandes d’emploi, les coupures d’eau et des voies ferrées,  pourvu que  le nouveau gouvernement soit en mesure d’assurer la stabilité et de renforcer les exportations…

A noter que la  Compagne Phosphate Gafsa (CPG)  avait augmenté ses effectifs depuis la Révolution de 2011 pour passer de 4898 à 7036 employés en 2014, sans compter les 1600 emplois créés pour le transport minier et les quelque 4700 agents recrutés par les sociétés d’environnement affiliées à la CPG et créées après la Révolution.

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Le secteur de l’artisanat tunisien se distingue par son fort potentiel en matière de création d’emplois, et son implantation dans les régions intérieures du pays. Il peut constituer le fer de lance d’une nouvelle approche de développement régional qui s’inscrit dans les priorités du ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

  • Des actions et des chiffres

C’est dans ce contexte, qu’un plan national stratégique visant le développement du secteur de l’artisanat a été lancé.  Ce nouveau programme permettra la création, annuellement, de 30 mille emplois sur 5 ans et va contribuer au développement du secteur en question.

Selon un document publié ce lundi 23 décembre 2019 par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, les exportations des produits de l’artisanat devraient générer 80 millions de dinars (MDT) en 2019, contre 79 MDT en 2018.

D’après la même source, le volume des investissements dans le secteur devrait atteindre 24,4 MDT en 2019, contre 22,134 MDT en 2018, 22,608 MDT en 2017 et 16 MDT en 2016. En effet, le nombre des entreprises artisanales qui sont implantées dans diverses régions a atteint les 96 entreprises en 2017 contre 59 en 2016.

Le nombre d’artisans ayant participé aux salons et foires est passé de 3124 en 2017, à 4438 personnes en 2018. Ce nombre devrait atteindre les 5000 participants vers la fin de 2019.

S’agissant des manifestations dédiées à l’artisanat, leur nombre a atteint 92 contre 32 manifestations en 2016.

En ce qui concerne, le label de qualité attribué aux produits artisanaux du secteur du tissage et de la tapisserie en 2019, la même source indique qu’il sera généralisé à tous les autres secteurs de l’artisanat, et ce, à partir de janvier 2020, précise la même source.

Toujours selon le département du tourisme, plusieurs produits artisanaux ont été exportés vers de grands marchés internationaux à l’instar des Etats-Unis d’Amérique, le Canada et les pays européens tels que l’Italie, la France, l’Espagne et l’Angleterre(…).

  • Ouverture prochaine de villages artisanaux

Sur un autre volet, le département du Tourisme, a annoncé que l’année 2020 sera également marquée par l’ouverture de villages artisanaux dans les gouvernorats de Kasserine, Gafsa, Tataouine et Ben Arous.

Cette initiative a pour objectif de redynamiser la politique de développement du secteur de l’artisanat  et s’insère ainsi dans le cadre d’un plan d’action s’appuyant notamment sur la mise à niveau des ateliers et entreprises artisanales, le financement des projets innovants, la formation et le développement des compétences et la facilitation de la commercialisation des produits de l’artisanat au double plan national et international.

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