AccueilLa UNENawara : L’épilogue est proche, février 2020 !

Nawara : L’épilogue est proche, février 2020 !

Incalculable est le nombre de fois où la date de l’entrée en exploitation du champ gazier Nawara a été renvoyée à des échéances ultérieures, en tout cas, guère en 2019, comme se succédaient à l’annoncer tous les responsables liés de près ou de loin à ce projet salvateur, y compris le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

L’année 2020, du moins son prélude, ne semble pas échapper à cet exercice, mais avec l’assurance que l’épilogue est proche. Une source informée au ministère de l’Industrie et des PME, a avancé, dans une déclaration à Africanmanager ar, le premier trimestre de l’année en cours, comme date à ne pas dépasser pour la mise en service de Nawara, précisant que tout est mis en œuvre pour que les travaux n’aillent pas au-delà de février prochain.

Des problèmes techniques sont invoqués pour expliquer ce contretemps autant que les tests qu’il est indispensable d’effectuer pour l’intégrité de l’ouvrage. Mais s’y ajoutent des aléas liés à l’environnement social avec des grèves comme celle décidée le 2 janvier 2019 par les employés du gisement Nawara pour protester contre « le manque de sérieux » de l’entreprise autrichienne OMV Petroleum Company dans les négociations avec la partie syndicale concernant le statut des agents de l’académie de Nawara et la révision de leurs contrats de travail.

L’adieu au déficit énergétique !!!

Par-delà ces péripéties qui tôt ou tard auront trouvé une formule de règlement, le projet gazier de Nawara sera d’une importance cruciale pour la résorption du déficit énergétique croissant de la Tunisie, et bien davantage pour la crise budgétaire qui plombe sa croissance et ses équilibres financiers. On s’attend à ce que, avec l’entrée en production de champ Nawara, le gisement de gaz et condensat, la production de carburant du pays s’améliore, portant la capacité de production à environ 7 000 barils de pétrole brut et à 2,7 millions de mètres cubes de gaz naturel, par jour.

En outre, le projet de développement de Nawara est un projet d’infrastructure stratégique pour la Tunisie permettant la valorisation des ressources en gaz du Sud de la Tunisie. Pour OMV, ce projet conjoint avec l’ETAP (50/50% ETAP / OMV) est une partie importante de sa stratégie de croissance en Tunisie et dans son portefeuille d’activités a l’international.

Le projet permet, à la fois, d’exploiter les infrastructures existantes telles que les puits de production de la concession et le pipeline de la TRAPSA, et d’accroître le potentiel d’exploitation des ressources énergétiques du pays. Il Le projet s’inscrit dans le cadre de la politique de la Tunisie qui encourage la valorisation des ressources naturelles et notamment dans le domaine de l’énergie.

Bénéfices pour l’économie nationale et régionale

Étalé sur au moins 30 ans, le projet de développement de la concession Nawara aura des répercussions directes et indirectes sur l’économie nationale et régionale. Il permettra ainsi de valoriser les ressources du pays, d’aider à combler le déficit du pays en matière d’énergie, à améliorer le bilan devise du pays et à développer le secteur industriel en général.

Surtout, il contribuera à l’amélioration et le renforcement de l’exploitation des réserves de gaz et va développer les activités de production et de services. Ce projet permettra à la Tunisie d’avoir accès à une énergie plus propre par l’utilisation du gaz naturel et répondre à ses besoins en énergie. Le surplus de gaz sera par ailleurs exporte aux pays méditerranéens.

Ce projet favorisera la création d’activités génératrices de revenus ce qui va entrainer une augmentation des revenus des ménages. Des évaluations environnementales et sociales ont été réalisées dans le cadre de ce projet conformément à la règlementation tunisienne et aux politiques et procédures de la Banque Africaine de Développement.

L’électricité, surtout !

La Tunisie est parvenue, jusqu’au début des années 2000, à assurer l’équilibre de sa balance énergétique. Toutefois, la croissance soutenue de la demande de gaz naturel, conjuguée au déclin de la production locale, a engendré un déficit qui atteint à présent la moitié des besoins environ. Une situation est d’autant plus préoccupante que le gaz naturel représente aujourd’hui 50% du mix énergétique, principalement du fait du secteur électrique, dont c’est le combustible quasi exclusif. D’ailleurs, le gaz convient particulièrement bien à la production d’électricité, qu’il s’agisse de passer la pointe journalière avec le maximum de souplesse (turbines à gaz), ou bien de produire en base au moyen de centrales à cycle combiné, moins coûteuses et plus efficaces que les centrales thermiques « à vapeur » classiques.

Enfin, il convient de souligner que si le gaz naturel a acquis une telle importance dans le mix énergétique tunisien, c’est du fait de l’heureuse conjonction de deux facteurs, d’abord la disponibilité de la ressource sur le territoire national, sans marché au départ, avec la perspective de rentrées fiscales liées à la production gazière, et ensuite, la volonté du producteur d’électricité de saisir cette opportunité avec la célérité et pour le volume requis.

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