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Les banques font du bien à la bourse de Tunis

Les huit premiers mois de l’année 2021 ont été porteurs à la place de Tunis. La bourse a enregistré une performance de 6,8%, contre une correction de 4,9% au cours de la même période de l’année 2020.

Ceci est le reflet d’une reprise quasi-généralisée de l’activité pour la majorité des sociétés cotées, après une année 2020 éprouvante sur fond de confinement général, mais aussi de la bonne orientation des valeurs bancaires qui ont propulsé l’indice de référence. Les valeurs bancaires, poids lourd de la cote, ont été, en effet, favorisées par la levée conditionnée de la suspension de la distribution des dividendes relatifs à l’exercice 2019 et décidée en 2020.

Dans une place dominée par les investisseurs particuliers, les annonces de dividendes revêtent un intérêt capital, et la reprise de la distribution des dividendes par les banques, en 2021 au titre des exercices 2019 et 2020, a créé un effet d’entraînement sur l’ensemble du marché.

  • Une performance au tempo de la BCT

L’essentiel de la performance de l’indice de référence a été réalisé sur le mois de mars (+6,2%), mois qui a été marqué par la publication de la note de la BCT, levant la suspension de la distribution des dividendes par les banques et les établissements financiers.

Les huit premiers mois de 2021 ont été marqués par l’absence du papier frais. Aucune introduction en bourse n’a été constatée, depuis le début de l’année. En revanche, le mois de janvier a connu la radiation des actions de la société STEQ dont la capitalisation boursière à la veille de sa radiation s’est élevée à 9,1 MDT. Le nombre de valeurs admises à la cote de la bourse est ainsi ramené à 79. Malgré la baisse du nombre de sociétés cotées, la capitalisation du marché a légèrement progressé de 3,6% à 23,9 milliards de dinars.

Depuis le début de l’année, les volumes d’échanges se sont nettement améliorés comparativement aux huit premiers mois de 2020. Les capitaux transigés se sont envolés de 33,9% à 1,2 milliard de dinars, soit une moyenne quotidienne de 7,2 MDT.

Le marché des blocs continue à jouer son rôle de tremplin des échanges sur le marché. Ce compartiment du marché a cumulé des capitaux de 432,7 MDT, à la fin du mois d’août, contre un flux de 181,2 MDT pour la même période de 2020.

Depuis le début de 2021, tous les titres négociés sur le marché alternatif ont été transférés au marché principal. On attend toujours le lancement de la nouvelle version du marché alternatif qui sera réservé aux sociétés qui ont choisi l’accès à ce marché par l’admission à la négociation de leurs titres au moyen d’une augmentation de capital sans recours à l’appel public à l’épargne au profit d’investisseurs avertis, ou dans le cadre d’une cession des participations détenues par les acteurs du capital risque au profit également d’investisseurs avertis. Depuis juillet dernier, la BVMT a mis en place un nouveau compartimentage du marché principal.

  • Gourmandes en BTA

Sur le marché obligataire, les banques, les compagnies de leasing et les institutions de microfinance ont retrouvé leur appétit pour les émissions obligataires. 13 émissions obligataires, dont 10 émissions sans appel public à l’épargne, ont pu être clôturées depuis le début de l’année (du 1er janvier au 31 août 2021) pour une enveloppe totale de 430,1MDT (contre onze levées pour 228,2 MDT pour la même période en 2020).

Malgré l’annulation du relèvement du taux de retenue à la source définitive de 20% à 35% pratiquée en 2020 (sur les intérêts des certificats de dépôt, des billets de trésorerie et des dépôts à terme), par la loi de finances de 2021, le marché primaire a retrouvé une nouvelle dynamique soutenue par le plafonnement des rémunérations des comptes à terme et autres certificats de dépôt à TMM+1%, depuis avril 2020.

Nonobstant la morosité ambiante, l’industrie de la gestion d’actifs confirme sa pleine forme. L’actif net de l’épargne collective a, par ailleurs, repris du poil de la bête (+9,6%), dépassant même la barre de 5 milliards de dinars, avec une collecte additionnelle nette de 450 millions de dinar).

  • Le point sur ce qu’a pu ramasser le Trésor chez les banques

Le Trésor a effectué depuis le début de l’année, 9 adjudications en BTA (y compris deux adjudications d’échange). Ceci lui a permis de lever 1.817 MDT contre un besoin annuel en BTA initialement prévu de 3000 MDT.

Sur le court terme, le Trésor a levé 2948 MDT par le biais des BTCT (contre un budget annuel initialement prévu de 450 MDT). Ce montant tient compte de deux émissions exceptionnelles faites exclusivement auprès des banques et qui sont assorties de la garantie pour le rachat par la BCT, et ce pour 2,4 milliards de dinars.

Outre les adjudications, ordinaire et d’échange, l’Etat a mobilisé des ressources internes, courant les mois de juin et août, par le biais d’un emprunt obligataire national émis en deux tranches. La première tranche (dont les souscriptions ont été ouvertes le 21 juin et clôturées le 28 juin) a permis au Trésor de lever 715,6 MDT sur le marché et la deuxième tranche (dont les souscriptions ont été ouvertes le 18 août et clôturées le 24 août) lui a valu de lever une enveloppe additionnelle de 467,9 MDT.

*Résumé de l’étude de Tunisie Valeurs (T.)

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