AccueilLa UNEInflation: La stabilité des taux s’inscrit dans la durée

Inflation: La stabilité des taux s’inscrit dans la durée

C’est à petit trot qu’il arrive à l’inflation de varier dans un sens comme dans l’autre.  Sous ce rapport, Les taux se comptabilisent en  décimales voire en centiles comme c’est le cas pour le mois  de septembre où la progression de la hausse des prix a été limitée à 0,2%, comparée à un mois plus tôt.

Ainsi le taux d’inflation pour ledit mois  s’est stabilisé à 6,2% après un repli le mois dernier de 0,2 point, comme acté et annoncé, ce mardi,  par  l’Institut national de la statistique, qui explique cette stabilité, à titre principal, d’une part, par l’accélération du rythme d’augmentation des prix de l’enseignement (6,1% contre 5,9%) et les prix des produits et services des loisirs et cultures (5,0% contre 4,1%) et d’autre part, par la décélération observée au niveau du rythme d’augmentation des prix de l’alimentation (7,2% contre 7,4%).

C’est qu’en septembre 2021, les prix de l’alimentation ont augmenté de 7,2% sur un an. Ce taux est expliqué par l’augmentation des prix des volailles de 24%, des huiles d’olives de 21,9%, des légumes frais de 18,1%, des œufs de 11,9% et des poissons frais de 9,4%. Par ailleurs, les prix des viandes bovines et ovines sont en baisse respectivement de (-4,3%) et (-2,2%) sur un an.

En glissement annuel,  les prix des produits manufacturés ont progressé de 7,2% en raison de la hausse des prix des produits pharmaceutiques de 8,6%, des matériaux de construction de 12,6%, des produits d’habillement de 7,8% et des produits d’entretien courant du foyer de 6,0%.

Pour les services, les prix ont augmenté de 4,2% sur un an en raison de la hausse des prix des services des restaurants, cafés et hôtels de 6,9%, des services de santé de 6% et des loyers de 4,5%.

L’inflation sous-jacente à + 6%

Concernant l’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie), elle a augmenté  à 6% après 5,9% le mois précédent. Les prix des produits libres (non encadrés) affichent une hausse de 6,0%. Les prix encadrés ont augmenté, quant à eux, de 6,7%. Les produits alimentaires libres ont connu une hausse de 7,8% contre 4,4% pour les produits alimentaires à prix encadrés.

En septembre 2021aussi, , les prix à la consommation ont augmenté de 0,6% après une stabilité le mois précédent. Cette hausse provient essentiellement du renchérissement des prix de l’alimentation de 1,3% et des prix des services et produits de l’enseignement de 4,0%.

En variation mensuelle, les prix des produits alimentaires ont progressé de 1,3% en raison de la hausse des prix des volailles de 8,1%, des œufs de 5,4%, des huiles d’olives de 2,2%, des fruits frais de 1,7%, des poissons frais de 1,6% et des légumes frais de 1,3%.

En revanche, les prix des viandes ovines et des viandes bovines ont baissé respectivement de (-1,6%) et (-0,7%).

L’effet de la rentrée scolaire

L’INS a fait savoir qu’à l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire 2021-2022, le groupe « enseignement » a enregistré une augmentation de 4,%. Ainsi, les prix des services d’enseignement préélémentaire et primaire privé ont progressé de 2,8%, ceux de l’enseignement secondaire privé de 5,0%, ceux des fournitures scolaires de 3,7%. De même les prix des livres scolaires homologués ont enregistré une croissance de 9,9%.

A quelques décimales près !

Ces chiffres, faut-il le relever, rejoignent à quelques décimales près les projections faites par la Banque centrale de Tunisie dans sa dernière  sa note sur les évolutions économiques et monétaires et perspectives à moyen terme, où  elle soulignait qu’en moyennes annuelles, le taux d’inflation s’établirait à 5,6% en 2021 et à 5,9% en 2022, avant de revenir à 5,2% en 2023.

L’inflation des produits administrés devrait continuer à se maintenir à des niveaux relativement élevés, avoisinant 5,4% en moyenne, en 2021 et 2022, et 3,7% en 2023, et ce, après 5,7% en 2020, ajoute la même source.

Ces perspectives résulteraient, essentiellement, d’après la BCT, de l’intensification des pressions suscitées par les principaux prix administrés sur l’horizon de prévision, dues, particulièrement, à l’envolée des prix internationaux des produits de base et de l’énergie.

L’absence d’un espace budgétaire permettant de limiter le degré de transmission vers les prix à la consommation serait également parmi les causes de ces perspectives.

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