La 9ème édition du Salon de l’entrepreneuriat a été lancée hier mardi à la cité de culture de Tunis. Cet évènement de deux jours, les 15 et 16 mars, a été organisé par Tunisie Place de Marché TPM en partenariat avec l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation APII, et en association avec des institutions nationales telles que comme la BNA, la BTS et internationales à l’instar de la GIZ.
Une forte présence ministérielle y était également notée au travers de la participation du ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi Nasreddine Nsibi, de celui de l’Economie et de la planification, Samir Saied, et de celle de l’industrie de l’Energie et des mines Neila Nouira Gonji.
Un aréopage qui témoigne, si besoin est, de l’extrême importance attachée à cette manifestation et aux inflexions qu’elle a vocation à donner à l’entreprenariat e tant que moteur de croissance et vecteur d’emplois pour des centaines de milliers de jeunes en rupture d’embauche .
Surtout, ce rendez-vous a offert l’opportunité pour certains jeunes entrepreneurs de présenter leurs prototypes avant de se lancer dans la réalisation des projets et de la production et ce dans des domaines variés tels que les produits naturels, les huiles essentielles et l’artisanat…
Le ministre de la Formation professionnelle et de l’emploi a affirmé l’engagement ferme et tangible du gouvernement d’apporter des solutions à la problématique de l’emploi dans le pays et de la création de la richesse .
« Notre objectif principal est d’amorcer une relance économique et de permettre à la Tunisie d’exprimer son vrai potentiel », a-t-il déclaré.
Parlant de l’administration tunisienne et de la bureaucratie, le ministre ne s’est pas gardé de critiquer la lenteur dont sont entachées ses prestations et son manque de réactivité dans ses relations avec les jeunes.
Nsibi a souligné la nécessité de « s’inscrire dans une écoute proactive et dans une logique prospective afin de pouvoir apporter des solutions tangibles pour les questions qui fassent grief notamment pour les start-uppers, habités par la même ambition d’entreprendre que leurs semblables en Europe ou dans d’autres pays partout dans le monde, et ce surtout par rapport aux problèmes liés à la règlementation ou aux changes.
« Notre objectif est de permettre au jeune d’entreprendre depuis la Tunisie dans les mêmes conditions en termes de levées de fonds, de réglementation, de possibilité de paiement et de crowdfunding… », a-t-il souligné.
Une enveloppe de plus de 100 millions de dinars pour les jeunes
Le ministre a assuré de l’engagement de son département de déployer un surcroît d’effort au titre de son budget pour accroître les financements dédiés à l’entreprenariat.
« Aujourd’hui, nous avons allouons un budget conséquent sur les fonds propres du ministère qui dépasse les 100 millions de dinars pour faire confiance au jeunes tunisiens et afin de les encourager à entreprendre… », a-t-il expliqué.
D’autres encouragements au niveau de la soumission des dossiers aux banques notamment la BTS et au niveau du financement surtout pendant les 2 ou 3 premières années du lancement du projet, ont été parmi les promesses du ministre.
Riyeda est le premier événement dédié à l’écosystème de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Il rassemble les acteurs du secteur public, privé, de la société civile, les universitaires, les décideurs publics, les financiers, les experts, mentors et coachs, avec les PME, les startups, les jeunes entrepreneurs, les étudiants et les diplômés passionnés par l’initiative privée.
Ce rendez-vous regroupe plusieurs activités, notamment des espaces d’exposition, offrant l’opportunité aux professionnels de présenter leurs services et solutions les plus innovantes, un espace de conférences avec la participation de plus de 90 entrepreneurs et conférenciers nationaux et internationaux, et des ateliers axés surtout sur le développement des techniques de communication et de management.
A l’ordre de jour de Riyeda, un Hackathon qui permet d’attirer et de connecter les futurs entrepreneurs tunisiens les plus talentueux, et les porteurs de projets innovants.
Les organisateurs du salon proposent aussi l’organisation de Riyeda Challenge, qui se présente comme un “Pitch Competition” visant à identifier des futurs startuppeurs qui ont un besoin d’accompagnement ou de financement pour la création et le développement de leurs entreprises.








