Au Cameroun, le ministère de la Santé a organisé sa première conférence médicale nationale, une sorte d’états généraux qui a réuni, pendant quatre jours, à Yaoundé, 1 500 participants. L’objectif est d’évaluer la qualité et les avancées du système de santé publique camerounais. Des points comme le coût et l’accès aux soins étaient au menu des discussions.
« Nous voulons bâtir un système avec la participation de tout le monde, un dispositif sanitaire qui soit robuste, résilient », c’est la profession de foi de Malachie Manaouda, ministre camerounais de la Santé, à la sortie du Palais des Congrès de Yaoundé.
Mais pour tenir l’objectif, il faudrait réduire les coûts de soins de Santé, estime le professeur Eugène Sobngwi, directeur de l’organisation des soins et de la technologie sanitaire au ministère de la Santé : « Il y a la question de l’accessibilité financière où la question des paiements directs reste encore un obstacle. Il y a des problèmes d’accessibilité géographique avec l’objectif pour chaque citoyen qu’il soit à un maximum de 5 km de sa formation sanitaire de premier recours. »








