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Précisions supplémentaires sur l’affaire du trafic d’organes

Intervenant, lundi 14 août sur les ondes de Radio Express FM, Slaheddine Rachdi, procureur de la république et porte parole du tribunal de première instance de Kasserine, a fourni de plus amples précisions sur l’affaire du trafic d’organes humains notamment des reins découvert dans le gouvernorat de Kasserine.

Ila indiqué que l’action a été engagée suite à des informations concernant l’existence d’un réseau de trafiquants d’organes humains, notamment les reins.

Les agents de la Garde nationale ont procédé à l’arrestation de 7 suspects présentés au juge d’instruction pour trafic d’organes humains et constitution d’une entente en vue de porter atteinte aux biens publics et privés. 5 ont été mis en prison tandis que deux autres ont été interdits de voyage à l’étranger. Un suspect avancé en âge a été laissé en état de liberté, car sa culpabilité n’a pas été établie. L’âge des individus arrêtés varie entre 30 et 50 ans.

Slaheddine Rachdi a affirmé que l’affaire est complexe impliquant plusieurs parties de sorte que c’est une affaire extranationale puisque l’Organisation criminelle opère à partir de la Turquie. Les victimes sont attirées via un réseau de trois personnes de nationalités différentes disposant de complices en Tunisie. Les offres de vente ou de don d’organes sont faites à travers les réseaux sociaux de l’Internet, moyennant une somme allant de 25 mille dinars à 30 mille dinars la prise.

Les candidats sont envoyés en Turquie qui n’exige pas de visa d’entrée. L’opération s’y déroule dans un cadre quasi légal avec présentation de dossiers à une commission spécialisée du ministère turc de la santé qui, après l’examen de la demande, peut octroyer l’autorisation. Alors, l’organe est pris.

Rachdi  a mentionné que parmi les arrêtés figurent 3 qui portent les traces d’interventions chirurgicales et qui ont reconnu avoir vendu des reins dans le cadre de ce trafic.

Il a noté qu’une coordination sera effectuée avec la partie turque. Les pages utilisées par les trafiquants sur l’Internet feront également l’objet de recherches approfondies en vue de prendre les dispositions nécessaires à cet égard.

La partie étrangère de ce trafic opère à travers 10 comptes. D’autant que les coupables appartiennent à diverses nationalités, turque, jordanienne, syrienne.

Rachdi a affirmé que les peines encourues selon la législation tunisienne vont jusqu’à 10 ans de prison et des amendes de l’ordre de 50 mille dinars, outre le dédommagement des victimes.

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