Les autorités de la transition ont reçu jeudi 31 août une dizaine de responsables religieux pour évoquer la situation au Gabon. Le général Oligui Nguema a aussi rencontré le patronat avec lequel il a évoqué des réformes à entreprendre dans le pays.
Le patronat lui avait fait des propositions de réformes, treize doléances. Il en a retenu quatre : « Le règlement de la dette intérieure par la mise en place du Club de Libreville, même si par le passé à la Direction générale des services spéciaux (DGSS), nous avons enquêté sur le Club de Libreville et nous avons trouvé plusieurs irrégularités, je le sais parce que j’ai été enquêteur dessus ; la restauration de la journée comptable du Trésor pour mettre fin aux petites combines entre copains et coquins ; l’appel systématique au système bancaire lorsqu’il s’agira de financer nos projets ; la mise sous gestion du secteur privé des deux caisses que sont la CNAMGS et la CNSS, afin de mettre fin à la souffrance de nos compatriotes. Je veux que cela soit effectif dès maintenant. »
Le général parle du Club de Libreville. Il avait été mis en place par le patronat comme groupe de pression pour payer la dette intérieure, c’est-à-dire l’argent que l’État doit aux entreprises. Ce sont des arriérés énormes. Il évoque aussi la CNAMGS, la caisse d’assurance maladie. Et la CNSS, la Sécurité sociale qui sert à verser les pensions de retraite. Ce sont les cotisations patronales et salariales qui font vivre ces deux caisses. Or depuis toujours, ce sont des organismes publics. L’État en nomme les dirigeants.








