La classe politique du Mali est outrée par la prolongation de la Transition. Après l’annonce, le lundi 25 septembre, que l’élection présidentielle censée marquer le retour à l’ordre constitutionnel ne se tiendrait pas en février prochain comme prévu -aucune nouvelle date n’a été fixée-, les partis politiques expriment progressivement et unanimement leur indignation sur cette prolongation de fait de la période de transition. Une indignation commune à des tendances pourtant très diverses, rapporte RFI.
« Les autorités de transition ont surtout mis l’accent sur le manque d’anticipation, l’incompétence de leurs hommes et leurs refus d’honorer leurs engagements. » Le parti Yelema de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, habituellement très mesuré, fait part de ses « lourds soupçons sur le caractère prémédité de cette prolongation » de la transition « pour une durée non déterminée, après plus de trois ans et sans atteindre les objectifs » fixés.
Une « transition sans fin et sans résultats tangibles », c’est aussi ce qui désole l’AFD (Alliances des forces démocratiques), qui « regrette » ce report « non consensuel » et « sans date indicative ». L’AFD pointe l’absence de consultation avec la classe politique, mais également avec la Cédéao, qui avait accepté de lever ses sanctions économiques après le compromis trouvé notamment sur la date de cette élection présidentielle.
Mali: La classe politique « outrée » par la prolongation de la transition
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